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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 10:13

Le Raï (راي)  est le  mouvement musical  populaire de référence pour la jeunesse du Maghreb depuis les année 70. Chanté en algérien dialectal, il est caractérisé par la synthèse qu'il opère entre l'improvisation traditionnelle déclamée en arabe dialectal, le rock et le blues, et par des paroles au contenu satirique puis plus nettement contestataire.

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Il s'inspire actuellement de diverses sources comme le rock, les musiques orientales, mais surtout bédouines rurales. Son développement est aussi indissociable de l'apparition de la cassette audio. En France, on a coutume de désigner par le vocable raï (qui signifie, en arabe, « l'opinion » ou « point de vue ») l'ensemble des musiques algériennes populaires et électriques(...) Mais il faut chercher ses sources beaucoup plus loin....

Comme le flamenco, le fado, la chanson napolitaine, la rebetika, le raï, avant d'être un genre musical est une manière de sentir la musique. C'est une expressivité vocale particulière au caractère à connotation ethnique, avant d'être un type de musique ou un rythme caractérisé par des contours changeants.

Cette musique est la plus jeune des musiques urbaines de la Méditerranée. Son espace créatif est construit sur une tension dialectique des contradictions qui caractérisent le rapport entre l'Europe et le monde arabe, entre modernité et tradition orale, entre pratique musicale pré-industrielle de la fête familiale, divertissement et consommation du spectacle musical.

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Histoire

Certains auteurs fantaisistes on déjà écrit des perles sur l'histoire de cette musique digne parfois  du fruit de l'imagination des Contes des Mille et Une Nuits.Citons par exemple  une publication de 1993 en langue arabe, consacrée à cheb Khaled, où on pouvait lire approximativement : Lors de l'occupation espagnole du 16ème siècle de la Région d'Oran, le Raï serait la déformation du mot rey (roi en espagnol) en Raï.   Il en est rien, l’origine du mot raï, a pour origine l’époque où le cheikh (maître), poète de la tradition du melhoun, prodiguait sagesse et conseils sous forme de poésies chantées en dialecte local. Cependant, dans le contexte de la complainte populaire, le chanteur qui se plaint de ses propres malheurs sans vouloir accuser personne s'accuse lui même. Et plus exactement, il s'adresse à sa propre faculté de discernement, à son raï qui, cédant aux sentiments, l'a conduit à prendre les mauvaises décisions. Le chant commence par l'invocation : Ya Raï (ô mon discernement), semblable à un cri, une valeur sémantique complexe.

A comparer avec d'autres registres tel que le Mawwâl où le chanteur s'adresse à son maître et seigneur; ou encore les Layali où il s'adresse à la nuit, et Ya 'Ayn, ... le plus cher de ses organes, le phénomène raï s'inscrit dans un processus de modernisation de la musique algérienne, à travers lesquels sont introduits des nouveaux instruments de musique, et de nouvelles formes d'organisation du discours musical.

De la musique bédouine au contexte du raï oranais

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Son foyer, Oran, un port méditerranéen où vécurent ensemble Nords-Africains, Espagnols, Italiens. Par ses contenus transgressifs par rapport aux codes de la culture traditionnelle maghrébine, il est comparable par certains aspects à la Rébétika[1]..., même si les artistes ne sont pas tous des marginaux comme les rebetes du Pirée dans les années 30.

Courant les esplanades des villes et les souks des villages, les bédaouis sont réputés pour leurs improvisations musicale de chansons présentant des thématiques, des formules, des clichés puisés dans la vie quotidienne, dans la langue quotidienne. Ces chants sont créés et diffusés dans les milieux populaires et rompent avec le langage précieux et la pratique codifiée des musiques établies. Ils privilégient la fusion de genres musicaux et la liberté de ton, cultivent l’irrévérence, voire la provocation, en évoquant des passions impossibles, des amours grivoises, ou en prenant l’allure de satires désabusées et de prophéties alarmistes.

Ces chanteurs, souvent accompagnés de danseuses, interprètent aussi les succès de la poésie bédouine, des textes à la métrique rigoureuse, à la langue métaphorique et au vocabulaire recherché. On affuble du nom de cheikh, maître, les auteurs interprètes des personnalités distinguées de l’art bédouin. Ils ont influencé des générations de chanteurs raï. Animateurs de cafés maures, ces cheikhs (ou chioukh, en arabe) se produisent souvent chez leurs compatriotes juifs, tenanciers de débits de boissons où l’on sert de l’alcool (l’administration coloniale interdisait aux cafetiers musulmans de se procurer la licence pour en vendre). On croise souvent les compositeurs bédouins dans le café du virtuose de la musique arabo-andalouse Saoud Médioni, dit l’Oranais, un séfarade et chanteur violoniste virtuose du style hawzi qui tenait un café à Oran, - qui était le rendez-vous de tous les mélomanes, les musiciens, les paroliers et les vedettes locales (les théâtres étaient sous contrôle colonial et interdisaient à cette époque toute expression algérienne) et le mentor de Reinette l’Oranaise, ou dans les bistrots qu’animent Maâlem Zouzou ou Eue Moyal alias Lili Labassi, autres maîtres juifs de l’art hérité de l’Espagne arabo-musulmane.

Vivant dans le milieu urbain, les plus célèbres des poètes bédouins s’appellent Cheikh Hachemi Bensmir (1877-1938), dit "Taïr Labiadh" (l’Oiseau Blanc), Cheikh Benyekhlef Boutaleb (1883-1957), Cheikh Madani (1888- 1954), Cheikh Hamada (1889-1968)[2], Cheikh Khaldi[3] qui se singularise par des poèmes raffinés qui vantent ses multiples conquêtes. Parmi elles, la fameuse Bakhta, à qui il consacrera plus de cinquante poèmes! Il figure comme l'une des références majeures pour les chanteurs de raï ancien, mais aussi pour les nouvelles stars du genre, à l’exemple de Khaled influencé par les chanteurs comme Ahmed Wahby qui reprend Bakhta sur l’album N’ssi n ‘ssi. Plusieurs de ses morceaux sont aujourd’hui des standards: tous les chanteurs de raï ont repris ce qui est considéré comme un classique du genre, Yad del marsam (Ô Sanctuaire), chant composé dans les années 20 par le barbier Cheikh M’hamed dit " Er-Rouge " (le Rouge): " Ô sanctuaire, redis-moi ce qui s’est passé ici/Car c’est bien ici que nous avons vécu des instants merveilleux/Ma gazelle et moi/Je te tiens un langage gracieux/Mais tu restes sourd et muet et ne me réponds pas. " C’est grâce à ce poème qu’un adolescent au seuil d’une immense carrière se fera connaître dans tout le pays dès 1982.

Respectueuses d'une poésie écrite et complexe, des femmes souvent déracinées, délaissées, veuves, divorcées ou répudiées, et régulièrement sans ressources, donnent au raï ses aspects les plus sensuels en parlant de sexe sans fioritures ni préciosité. Les anciens Oranais se souviennent de ces chanteuses aux voix sulfureuses : Zohra bent Ouda, Soubria bent Menad, Bnat (les filles de) Baghdad, Kheira Guendil, Snabbiya, Fatma el Khadem, Mama e! Abassia, Cheikha Aïchouch, Zohra el Relizania ou Aïcha e! Wahrania qui chante à la fin des années 20: " Mama tu as le vin mauvais/Et ça te rend querelleur/Tu m’as habituée à tes visites/Puis tu as cessé de venir/Marna qui t’a poussé à me tourmenter/Tu me plonges dans l’inquiétude. " . En raï ancien ou en version électrique, ce type de chant fait partie jusqu’à aujourd’hui du patrimoine féminin, surtout celui des meddahates. Ces orchestres traditionnels féminins se produisent exclusivement pour un public féminin lors des fêtes familiales où seuls les petits garçons accompagnant leurs mères et sœurs sont admis, comme au hammam. Plusieurs chanteuses de raï actuel ont fait leurs classes au sein des meddahates.

Ces femmes, qui vantent les embrasements charnels, les infidélités cruelles, la griserie éthylique, chantent aussi les odes mystiques musulmanes, d’où d’ailleurs leur nom de laudatrices, meddahate. Nombre de stars féminine du raï en sont issues commeZahouania[4], Fadela, et même le fameux chanteur Cheb Abdou  ou cheb Madona qui exercent leurs talents en assumant discrètement leur féminité et  amours impossibles.(5)

Leur répertoire religieux a été largement nourri par les poèmes mystiques de Abdelkader Bentobji (1871-1948), auteur du fameux chant interprété jusqu’à nos jours par les chanteuses et chanteurs de raï, y compris ceux nés en France comme Faudel : Abdelkader ya bou el aâlem (Abdelkader l’homme à l’oriflamme). Cet éloge du saint Sidi Abdelkader El Djilani (XVe siècle), créateur de l’obédience soufie la plus populaire du Maghreb, ouvre généralement les prestations des meddahate tout comme le poème mystique de Kheïra Essabsajiya, décédée en 1940, célébrant le saint patron d’Oran, Sidi El-Houari: " El Houari seigneur des meilleurs/M’a appelée d’urgence/ Après m’avoir ravi l’esprit il s’en est allé/Me laissant anéantie (d’amour) pour lui/El Houari est trop loin de moi/ Alors que son amour dans mon coeur est si puissant. "

Parfois la poésie chantée croise la politique. En 1931, Houari Hanani écrit S’hab el baroud (Gens de la poudre), une réponse patriotique aux commémorations du centenaire (1930) de la colonisation de l’Algérie. Cette chanson exaltant les vertus et la fierté des vaincus d’hier, le courage des guerriers affrontant l’armée coloniale, deviendra l’un des plus grands succès de Cheb Khaled en 1983 à cause de son refrain prophétique: " Les gens de la poudre avec leurs fusils/Portent les bouches de canon la mèche allumée/Nos chefs ont délibéré et décidé/Ils ont voulu réaliser ce jour de célébration. "[6]

Parmi les diverses sources qui ont alimenté le raï, retenons le melhoun, souvent porté par des accompagnements bédouins traditionnels (tambours sur cadre, percussions guellal, flûtes droites en roseau); cette poésie chantée qui avait fini par subir l'influence de la musique orientale populaire égyptienne va servir de réservoir thématique principal du style musical.

Par rapport à l'occidentalisation progressive de la musique du Machrek, et en particulier à la modernisation de la musique égyptienne le raï réussi à s'imposer comme un phénomène original plein de potentialités nouvelles. Un certain caractère d'authenticité, que les autres expressions modernes de la musique arabe ont perdu, dérive de son urgence de communiquer.

Identité arabo-musulmane et la nouvelle création musicale

En 1935, le film égyptien La Rose blanche, dans lequel le chanteur Mohammed Abdel Wahab[7] figure comme une vedette incontestable, tient l’affiche pendant plusieurs mois dans les grands centres urbains en Algérie. Du coup, la chanson nouvelle du Caire supplante l’engouement pour les répertoires locaux. Arabe et moderniste, la musique du Moyen-Orient, notamment propagée par la firme discographique libanaise Baïdaphone, fait à ce moment-là une percée spectaculaire. Très vite, elle constitue un véritable danger pour l’administration coloniale qui y voit les germes d’un nationalisme exacerbé. Lors d’une conférence en février 1937, le bachagha Smati s’insurge, considérant cette musique comme une " forme de propagande antifrançaise d’autant plus dangereuse qu’elle s’exerce sur un terrain neuf et par des moyens insidieux. Je veux parler de la propagande par le disque en faveur des idées nationalistes et panarabes d’importation orientale "[8].

Entre la promotion de l’identité arabo-musulmane et la nouvelle création musicale, les artistes vont de plus en plus s’intégrer dans le réseau de la production moderne de la musique. Ainsi, Cheikh Hammada va réaliser en 1930 un disque chez Gramophone à Berlin (où il rencontra le grand compositeur égyptien Mohammed Abdelwahab) avant d’enregistrer avec Abdelkader El­Khaldi à Paris, chez Pathé-Marconi, en 1938. Cette même année, on dénombre quatre-vingt mille neuf cent un postes récepteurs radio déclarés en Algérie dont deux mille neuf cent soixante-six pour les indigènes, qui peuvent suivre, dès 1935, les concerts de musique arabe donnés en direct par Radio-Alger[9]..

La modernisation de la musique algérienne touche essentiellement la composition orchestrale, influencée par la nouvelle chanson égyptienne. La musique occidentale, de plus en plus présente, marque aussi de son empreinte cette rénovation musicale algérienne. Maurice Chevalier, Édith Piaf, Luis Mariano, Tino Rossi ou Joséphine Baker sont loin d’être des inconnus pour les jeunes mélomanes indigènes. Le piano(riental) devient même un des instruments de musique à la mode chez les musiciens de cette nouvelle génération, tandis que l’accordéon impose petit à petit ses sonorités aux oreilles de la jeunesse oranaise[10]. 
Depuis les années 20, les maîtres et maîtresses du raï traditionnel oranais tels Cheikh Khaldi, Cheikh Hamada, Cheikha Remitti, représentent la culture bédouine traditionnelle. Leur répertoire est double. Le registre officiel célèbre la religion, l'amour et les valeurs morales lors des fêtes des saints des tribus, les mariages ou les circoncisions. Le registre irrévérencieux (une échappatoire aux rigueurs de la morale islamique) est interdit et chanté essentiellement dans les souks et les tavernes. Danseuses et musiciens ambulants y parlent de l'alcool et des plaisirs de la chair. Ces deux formes sont à l’origine du raï moderne.

Dans les années 30, on chante le wahrani, adaptation du melhoun accompagnée à l’oud, à l’accordéon, au banjo et au piano. Cette musique se mélange aux autres influences musicales arabes, mais aussi espagnoles, françaises et latino-américaines. C’est ainsi que, vers les année 1950, avec Cheikha Remitti (Charak gataâ), cette musique qui, à l’origine, ne rassemble que quelques chanteurs, finit par s’étendre, après l’indépendance, à l’ensemble de l’Algérie. Les instruments traditionnels du raï (nay, derbouka et bendir) s’accommodent de la guitare électrique et sa pédale wah wah comme chez Mohammed Zargui.


Dans les années 1960 apparaissent deux orchestres qui font bouger la ville d'Oran: l'orchestre  « Les Adam's » et l'orchestre  « Les Student's » .

Popularisation et avènement du pop raï

Dès la seconde moitié des années 70, le Raï devient l'un des espaces des référence essentiel pour la majeure partie des jeunes Algériens. Cette forme musicale représente une rupture avec les litanies rassurantes et ronronnantes qui monopolisent les médias algériens, tous entre les mains du pouvoir de la fin des années 70. Le son du raï subit également l'influence du rock (les accompagnateurs sont souvent d'anciens rockers), de la soul et du reggae extrêmement populaire en Algérie. Par ailleurs, celle qui sera une des références majeures des chebs ("jeunes"), Cheikha Djenia, a beaucoup écouté la musique populaire égyptienne, celle de Farid el Atrache, notamment. l'Égypte ayant été longtemps le pays le plus en pointe du monde arabo-musulman dans les domaines musicaux et cinématographiques) .

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par meg_16

 

À la fin des année 1970, les synthétiseurs et les boîtes à rythmes font leur apparition, le raï s’imprègne des styles rock, pop, funk, reggae et disco avec notamment Mohammed Maghni, mais aussi Rachid Baba-Ahmed (assassiné le 15 février 1995), Fethi Baba-Ahmed et surtout Bellemou qui développent la production musicale.

 C'est depuis les années 80 que le raï va véritablement être catapulté au rang de musique nationale avec l'arrivée de nouveaux chanteurs, les Chebs (« jeune », féminin cheba) : Cheb Hasni, Cheba Fadila (You Are Mine, 1988), Cheb Khaled (Kutche, 1989), Cheb Mami (Let Me Rai, 1990), Cheb Sahraoui, Cheba Zahouania, Cheb Kader (From Oran to Paris), Abdel Ali Slimani, Ahmed Saber, Bouchnak Brothers, Houari Marsaoui ou plus récemment  Cheb Najim,..Cette nouvelle musique mélange instruments traditionnels, synthétiseurs, batterie électronique et basse, remettant au goût du jour de vieilles mélodies.

 


Il existe également des groupes comme Raïna Raï (Hagda, Zina), très populaire en Algérie, qui colore ses morceaux avec d'autres genres musicaux.

La fin des années 80, a vu le Raï oranais s'imposer durablement au Maroc, pays à forte personnalité musicale et qui a durant des siècles, influencé les musique populaires algériennes.

 

Le premier festival raï a lieu à Oran en 1985. Face à l'engouement des jeunes Algériens, le gouvernement reconnaît officiellement le raï comme forme musicale nationale, une reconnaissance jugée intolérable par certains groupes islamistes qui vont jusqu'à assassiner certains artistes de raï dont le Rossignol du Raï  Cheb Hasni.

Mais plus stratégiquement encore, depuis le festival du Raï de Bobigny en janvier 1986, le premier hors d'Algérie, le style oranais est devenu un genre musical français parce que produit en France et consommé par un large public français composé notamment de beurs.

 

 

Le  29 septembre 1994, Cheb Hasni est assassiné dans son quartier natal à Oran. Ce meurtre qui s'ajoute aux milliers d'assassinats d'hommes et de femmes de culture, des journalistes, d'universitaires et d'autres citoyens. Ce sera un nouveau instant transitoire de cette musique vers l' Internationalisation du Raï .

Voir aussi

Internationalisation du Raï

Messaoud Bellemou : le père du Raï

 

Notes et références de l'article

  1. Parmi les différents styles musicaux Grecs, ils existent des chansons que l’on appelle Rébétika. Ce sont des chansons simples, que chantaient il y a très longtemps les gens simples, pauvres du peuple. Selon les informations que l’on a retrouvé, les premières chansons de style Rébétika sont apparues vers la fin du 19e siècle, même si personne ne sait exactement. On dit par contre que ces chansons sont nées dans les régions du vieux Athènes, à Constantinople, à Evroupoli (île de Syros aujourd’hui), à Alexandrie, et Thessalonique.
  2. Il est une illustration parfaite des racines du raï pop/modern actuel qui a connu ses débuts dans la province d’Oran (Algérie). Ami intime de Mohamed El Anka, autre artiste algérien de référence, ils avaient pour habitude, lors de dîners philosophiques avec les poètes, les musiciens comme Hadj Lazoughli, Hachemi Bensmir, Abdelkader El Khaldi, d'échanger, de travailler ensemble des qaçayds.
  3. Son répertoire va du registre officiel, célébrant la religion, l’amour et les valeurs morales jusqu’au registre irrévérencieux (interdit par la morale islamique rigoureuse) parlant de l'alcool et des plaisirs de la chair.
  4. De son vrai nom Halima Mazzi est née en 1959 à Oran d'un père marocain et d'une mère algérienne. D'abord chanteuse dans un ensemble féminin de meddahates, c'est en 1981 qu'elle réalise son 1er enregistrement. La reconnaissance arrive 5 ans plus tard avec "Khâli ya khâli" (Mon oncle, oh mon oncle, 1986) qu'elle interprète en compagnie de Cheb Hamid. 1987, c'est le succès avec "El Barraka" (La Baraque), une chanson sulfureuse qu'elle chante en duo avec Cheb Hasni
  5. Avec des ondulations frénétiques, des déhanchements saccadés, se présentant maquillé, portant des bijoux, et de la lingerie fine, Abdou reprend avec succès en 1997, Madre Madre une chanson du répertoire féminin. Il n'hésite pas à déclarer sa passion amoureuse pour un homme : « Aimer les filles ou les garçons, c'est aimer de toutes façons... ». Le thème de ses chansons évoque régulièrement ses relations avec les hommes, et ses amours impossibles.
  6. Mohammed Abdelwahab (1907-1991), chanteur, compositeur, oudiste et acteur égyptien, considéré comme l’un des principaux artisans du renouveau de la musique arabe. Il a joué dans plusieurs films et a composé dix chansons pour Oum Kalsoum et d'autres pour Warda Al Jazairia.
  7. http://laconscience.canalblog.com/archives/musiques___artistes/index.html extrait de extrait de "Le Rai" par Bouziane Daoudi, Editions Librio (www.librio.net)


Bibliographie

  • Bezza Mazouzi La musique algérienne et la question raï, Richard-Masse, Paris, 1990
  • Marie Virolle-Souibes, «Le Raï entre résistances et récupération», Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Les prédicateurs profanes au Maghreb
    pp 47-62.




Voir aussi


Liens internet

Par Mario Scolas - Publié dans : Raï - Communauté : Musiques algériennes
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