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Flamenco

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Le Flamenco - Le Flamenco est une expression artistique qui résulte de la fusion du chant (cante), de la danse (baile) et de l’accompagnement musical (toque). L’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, est le berceau du Flamenco, bien qu’il ait également des racines dans d’autres régions telles que la Murcie et l’Estrémadure. Le cante est l’expression vocale du flamenco : il est chanté par un homme ou une femme, de préférence assis, sans chanteurs d’accompagnement. Toute la gamme des sentiments et des états d’esprit – chagrin, joie, tragédie, allégresse, peur – s’exprime à travers des paroles sincères d’une grande expressivité qui se caractérisent par leur concision et leur simplicité. Le baile est une danse de passion, de séduction, qui traduit un large éventail de situations allant de la tristesse à la joie. Sa technique est complexe et diffère selon que le protagoniste est un homme (davantage de vigueur dans les pieds) ou une femme (plus douce et sensuelle dans ses mouvements). Le toque,ou art de jouer de la guitare, a depuis longtemps dépassé son rôle initial d’accompagnement. D’autres instruments, parmi lesquels les castagnettes, ainsi que les claquements de mains et les martèlements des pieds, sont également utilisés. Le Flamenco est joué lors des fêtes religieuses, des rituels, des cérémonies sacramentelles et des fêtes privées. Il est le marqueur d’identité de nombreux groupes et communautés, en particulier la communauté ethnique des Gitans (Roms) qui a joué un rôle essentiel dans son évolution. La transmission s’effectue au sein des dynasties, des familles, des groupes sociaux et des clubs de Flamenco qui sont tous des acteurs déterminants de sa préservation et de sa diffusion.

Influences

Le flamenco, selon certains auteurs, trouverait son origine dans trois cultures : musulmane, juive et andalouse chrétienne. L'origine arabo-musulmane n'est cependant pas démontrée, et peut être contestée. Les conquérants arabes almohades préconisaient en effet l'orthodoxie religieuse sans complaisance lyrique, ils n'ont pas emporté avec eux l'art du flamenco. La véritable origine de cette musique doit être recherchée dans l'ethnologie du peuple qui l'a conservée et transmise, c'est à dire le peuple Gitan. Les Gitans, originaires de l'Inde, ont conservé de larges franges de leur culture d'origine, à savoir la langue (le Calé et la musique). Une étude comparative de la danse indienne (Barathanatiam, Mudras) et la danse flamenca (par exemple Carmen Amaya) permet de dégager des similitudes exactes. Exégètes, musicologues, chercheurs, s'accordent à penser aujourd'hui que Triana (quartier de Séville), est le berceau du flamenco. C'est en effet dans cette ville que poètes et musiciens trouvèrent refuge vers le xvie siècle. D'autres sources, telle la bibliothèque de Séville, fait remonter la venue de troubadours « réfugiés » en raison de persécutions au xiiie siècle.

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Le Flamenco est issu d'une tradition qui remonte certainement à l'Antiquité, même si ses origines sont méconnues. À l'origine, il consistait en un chant sans accompagnement (cante). Puis la guitare est apparue comme accompagnement (toque), suivie des mains (palmas) et de la danse (baile). La guitare et la danse s'expriment désormais souvent seules, bien que le chant soit toujours considéré comme le cœur de la tradition.

Plus récemment, des instruments comme le cajón (un instrument de percussion provenant du Pérou), les palillos (castagnettes), et la guitare basse, ont été introduits. Le flamenco est probablement l'un des arts populaires les plus créatifs et les artistes qui s'y expriment permettent de mesurer la haute technicité nécessaire à son interprétation.

 

À l'origine, le flamenco consistait en un chant sans accompagnement (cante). Puis la guitare est apparue comme accompagnement (toque), suivie des mains (palmas) et de la danse (baile). La guitare et la danse s'expriment désormais souvent seules, bien que le chant soit toujours considéré comme le cœur de la tradition. Plus récemment, des instruments comme le cajón (un instrument de percussion provenant du Pérou), les palillos (castagnettes), et la guitare basse, ont été introduits. Le flamenco est probablement l'un des arts populaires les plus créatifs et les artistes qui s'y expriment permettent de mesurer la haute technicité nécessaire à son interprétation. Il contient une incomparable complexité de rythme, avec la précision du jeu de guitare qui suit à la fraction de seconde le chanteur et toujours cette voix rauque qui est comme un cri primitif, comme une plainte que chacun peut comprendre. Et c'est en entrant dans ce monde fascinant qu'on découvre des émotions nouvelles, enfouies au fond de soi.

Histoire et évolution musicale

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Le flamenco trouve ses origines dans les trois cultures monothéistes violemment combattues et persécutées par l'Église catholique romaine : Musulmane, JuiveAndalouse.

Exégètes, musicologues, chercheurs, s'accordent à penser aujourd'hui que Triana (quartier de Séville), est le berceau du flamenco. C'est en effet dans cette ville, que poètes et musiciens trouvèrent refuges vers le XVIe siècle. D'autres sources, telle la bibliothèque de Séville, fait remonter la venue de troubadours.

Il est souvent dit que le flamenco est né des Gitans.

Ce qui, comme le souligne Michel Dieuzaide n'est pas tout a fait exact, et de nuancer : « Le Flamenco ne se confond pas avec les gitans, il s'en faut ; les payos (ou gadgés pour les Manouches), y jouent un rôle important, mais les gitans lui donnent son style » .Certains historiens considèrent que les gitans par nomadisme, ont fortement contribué à la dispersion et diffusion du flamenco.

"Cantaores" absolument prodigieux, les gitans intègrent alors les diverses sonorités musulmanes, telles que nous pouvons encore les entendre de nos jours, avec l'immense Haj Abdelkrim Raïs (dépositaire de la musique arabo-andalouse à Fès) tout en en modifiant le rythme.

Ils s'inspirent également des cantiques liturgiques chrétiens Mozarabes, ou « rites Mozarabes », dont la présence est attestée dès le début du IXe siècle. Ces liturgies seront remplacées (pour ne pas dire interdites) vers le début du XIe siècle par les papes qui se succèderont, ainsi que par les rois de Castille et d'Aragon. Elles seront de nouveau autorisées au XVIe siècle par l'évêque Cisneros de la cathédrale de Tolède, qui voit là une bonne façon de ramener au bercail les « Infidèles ». Il est par ailleurs intéressant de noter, que le Mozarabe apparaît pleinement dans la poésie des troubadours.

muwachchaha », terme que l'on retrouve déformé dans la langue Rom sous la forme « mouwachaha ».

Enfin, la profonde sensibilité musicale des gitans, puise également dans la douceur, l'exil et la tristesse des berceuses des mères juives.

À côté des instruments de musique traditionnels utilisés, un seul parmi eux semble ne pas avoir changé. Il s'agit du « rebab », ancienne vielle à deux cordes en boyau de mouton, dont on tire les sons avec un archet en crin de cheval. Le son mélodieux de cet instrument, peut, sans autres précisions, d'après le musicologue Garcia Matos, avoir été utilisé pour accompagner ceux que nous pouvons, nommer les « premiers » Cantaores. Il semblerait que la mandoline ait pu être utilisée, mais ce, sans autre forme de précision notable, si ce n'est quelques très vieilles photos datées des années 1900.

À la fin du XVIIè début du XVIIIè, le Flamenco commence à être reconnu et revendiqué par les exclus, les déshérités. Le chant seul, comme dans la tonà servait à dissimuler des remarques et critiques d'ordre politique. Ce n'est qu'au milieu du XVIIIè et au XIXè siècle, que ce dernier commencera à être reconnu, et à avoir un rôle social et culturel, qui s'exprimera d'abord dans les lieux de travail, entre amis, ou dans les réunions familiales. Et c'est à Triana, que s'ouvriront les premiers « tablaos », ancêtres de nos cafés-concerts. Mais le succès du Flamenco à aussi son revers. Il perdra dans les années 1920, jusqu'à environ 1950, voire 1960 - date de son renouveau - son âme. Mêlé à un pseudo folklore de « bas étage », il ne servira qu'à plaire à un public toujours plus nombreux, en recherche de trivialités.

Il faudra attendre les années 1980, afin que soit entrepris un travail important pour faire découvrir aux amateurs, les plus belles et vibrantes pages du flamenco passé. On le doit notamment à Mario Bois, qui propose en 1985 à « Chant du Monde » de créer une anthologie.

De nos jours, pour ce qui est de l'enseignement, des écoles prestigieuses, des académies - Jerez, Séville, Grenade entre autres - offrent à cette musique exceptionnelle, la place qui est enfin la sienne.

Ce qui fait dire beaucoup de justesse et d'émotion à Sophie Galland, in Le Courrier N° 66, de janvier 1993 : « Il renferme aussi et surtout les trois mémoires de l'Andalousie, mêlées de façon inextricable : la Musulmane, savante et raffinée ; la Juive, pathétique et tendre ; la Gitane enfin, rythmique et populaire ».

En ce qui concerne aujourd'hui le quartier populaire de Triana, les choses sont un peu moins belles. Depuis 2000-2001, le gouvernement espagnol a lancé une « grande réhabilitation » du quartier à de tristes fins touristiques, ce qui implique la destruction des logements populaires, et donc, le disparition progressive des musiciens.

Certains attribuent la création de cette musique aux gitans, un peuple provenant d'Inde - jusqu'à récemment, on croyait qu'ils étaient égyptiens- et dispersé, en raison de sa condition de peuple errant, partout en Europe. Ils sont arrivés en Espagne, au début du XVè siècle, à la recherche de climats plus chauds que ceux qu'ils avaient connus jusqu'à lors sur le continent.

Selon les avis les plus répandus, au début il n'y avait ni danse ni guitare, seulement le chant, de sorte qu'on est arrivé à la conclusion que le premier genre de l'histoire fut la toná, et que celle-ci s'est établie dans le triangle formé par Triana, Xérès et Cadix.

Un autre aspect selon lequel cet art est un véritable mystère réside dans le fait de définir quelle est la provenance exacte du terme « flamenco ». Il existe de nombreuses théories concernant la genèse de ce vocable, même si la plus répandue est peut-être celle que défend Blas Infante dans son livre « Origines du flamenco ». Selon le père de l'autonomie andalouse, le mot « flamenco » dérive des termes arabes « Felah-Mengus », qui associés signifient « paysan errant ».

De nombreux adeptes connaissent également la curieuse théorie affirmant que le flamenco était le nom d'un couteau ou d'un poignard. C'est la raison pour laquelle, dans la saynète « El Soldado Fanfarrón », écrite par González del Castillo au XVIIIe siècle, on peut lire: « El melitar, que sacó para mi esposo, un flamenco » (Le militaire, qui sortit pour mon époux, un flamenco). Dans une autre copla (chanson) reprise par Rodríguez Marín, il dit : « Si me s'ajuma er pescao (Si le poisson brûle) / y desenvaino er flamenco (et si je sors mon flamenco)/ con cuarenta puñalás (avec 40 coups de poignard)/ se iba a rematar el cuento (allait se terminer l'histoire) ». Cependant, cette hypothèse ne s'est jamais fait une place, de même que l'hypothèse selon laquelle le nom avait été donné au genre pour l'oiseau appelé flamenco (flamand).

L'autorité de ce précepte est également due à Rodríguez Marín, qui justifia sa position en argumentant que les chanteurs interprétaient le chant avec une veste courte, qu'ils étaient grands et brisés à la taille, et c'était la raison pour laquelle ils ressemblaient à l'échassier du même nom.

De même que les précédentes, la théorie dirigée par des experts tels que Hipólito Rossy ou Carlos Almendro dans laquelle on affirme que nous devons le mot flamenco à la musique polyphonique de l'Espagne au XVIe siècle qui s'est accentuée avec les Pays Bas, c'est à dire, avec les anciennes Flandres, n'a toujours pas été vérifiée. Cette théorie fut également défendue, bien que nuancée, par le voyageur romantique George Borrow et par Hugo Schuchard, entre autres. Selon ces écrivains, anciennement on croyait que les gitans étaient d'origine germanique, ce qui explique qu'on aurait pu les appeler flamencos.

Enfin, il existe deux hypothèses moins engagées, mais assez intéressantes. Antonio Machado et Álvarez, Demófilo, dit que "les gitans appellent les Andalous gachós et que ceux-ci appellent les gitans flamencos, sans que nous sachions la cause de cette dénomination". Et Manuel García Matos affirme : « Flamenco provient de l'argot employé à la fin du XVIII siècle et au début du XIXè pour cataloguer tout ce qui signifie ostentatoire, prétentieux ou fanfaron ou, comme nous pourrions le déterminer d'une façon très andalouse, "echao p'alante" (débrouillard) ». Pour ce même auteur, ce serait un mot germanique qui signifierait « flamboyant », « ardent ».

Le flamenco fut popularisé à la fin du XVIIIe siècle à Jerez-de-la-Frontera en Andalousie, par Tio Luis el de la Juliana. C'est en transportant de l'eau depuis la source des Albarizones jusqu'à Jerez que le troubadour créait ses chants. Un nom qui a créé de nombreux conflits entre les flamencologues d'antan, car sa biographie n'a jamais pu faire l'objet d'un consensus. Aujourd'hui, cette discussion n'a plus la même importance car il est toujours impossible de démontrer le fait même qu'il ait existé.

Formes du flamenco

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Le cante flamenco consiste en un certain nombre de formes traditionnelles (et d'autres plus modernes), ayant des structures rythmiques et harmoniques différentes. Le rythme (compas) est sans doute la caractéristique la plus importante pour distinguer les différentes formes du flamenco. Les pièces sont composées de plusieurs « phrases » ou falsetas dont la sensation intense, rythmique est définie par la forme principale du morceau.

Certaines formes sont chantées sans accompagnement, alors que d'autres utilisent une guitare, voire un autre accompagnement. Certaines formes ne s'expriment que par la danse. En outre certaines danses ou chants sont traditionnellement le privilège des hommes, et d'autres sont réservés aux femmes. Cependant de nombreux aspects traditionnels perdent de leur rigidité. La farruca par exemple, traditionnellement une danse masculine, est aujourd'hui également pratiquée par les femmes.

Classification du Cante

La classification des formes du flamenco fait l'objet de débats, mais une approche classique et pratique est de les séparer en trois groupes. Les formes les plus profondes et les plus « sérieuses » sont connues sous le nom de cante jondo (ou cante grande), alors que les formes relativement plus légères et frivoles sont nommées cante chico. Les formes intermédiaires sont appelées cante intermedio (par exemple, la rumba est une forme de fandango). De nombreux artistes de flamenco, gherbas y compris ceux considérés comme les plus grands, se sont spécialisés dans une forme unique.

Voir aussi