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LNO

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Târ

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Certains bendirs sont équipés de cymbalettes en métal, parfois découpées dans de vieux plateaux en laiton. On nomme ces cymbalettes « tismammayin » littéralement « celles qui se plaignent ». Le bendir prend alors le nom de târ ou tara. On en joue debout pour accompagner la musique arabo-andalouse et les rituels des confréries soufies.

Les taras s'apparentent plus à des tambourins. Les frappes font vibrer les sonnailles et selon que l'on tienne le tara verticalement ou horizontalement, elles produisent un son clair ou étouffé. Il ne faut cependant pas confondre le tara du Maghreb avec le riqq égyptien qui est plus petit et qui développe une technique différente et spécifique de roulements de doigts ponctués de frappes sur les cymbalettes. De plus, le riqq égyptien est visuellement reconnaissable à sa riche décoration de motifs nacrés. Le riqq intervient dans les grands ensembles de la musique arabe classique. Il en est la pierre angulaire du rythme. Ce petit tambourin est présent au Maghreb dans la musique arabo-andalouse entre autres ou encore dans les ensembles Jbela  qui puise ses racines dans les montagnes du nord-ouest du Maroc

On peut retrouver le tara dans beaucoup de formations, notamment dans certaines formes d'Ahwach ou dans La daqqa : tambours sacrés de Marrakech qui a prospéré dans les quartiers, dans les endroits fréquentés par les artisans, qui sont les artistes des "D'Kaykiya". Ces troupes ont montré leur capacité à ne devenir qu'un seul corps, solide et uni, autour de leur devise traditionnelle et sacrée "un pour tous et tous pour un".