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"Les oubliés de l’histoire", note d'intention et synopsis

"Les oubliés de l’histoire", note d'intention et synopsis

Après la sortie de  « Où vas-tu Moshé ?», le cinéaste Hassan Benjelloun repart de plus belle.« Les oubliés de l’histoire », un film qui met le focus sur les affres de l’immigration, un thème qui revient assez souvent au cinéma. Thème récurrent certes, mais cette fois le metteur en scène marocain Hassan Benjelloun, aborde le sujet sous un nouvel angle à travers une production maroco-belge : ’’Les oubliés de l’histoire’’ qui raconte le drame de deux jeunes Marocains venus tenter leur chance à Bruxelles. Ils tomberont dans les circuits de l'immigration clandestine et leur quotidien deviendra un enfer.  

Le long-métrage, écrit et réalisé par le même H. Benjelloun, apporte un élément de plus que l’Europe est loin d’être ce paradis que les jeunes ’’crédules’’ : exploitation, racisme, maltraitance, traite des blanches, entre autres en sont les tristes réalités. 

Cette thématique, bien qu’elle soit déjà traitée dans d'autres réalisations cinématographiques, est évoquée sous un nouvel angle. Cet opus s’efforce de rendre compte de la complexité du sujet. Ce faisant, Hassan Benjelloun aspire à donner une vision plus globale et entière sur la question. Aussi, tente-t-il d’approcher tous les aspects de l’immigration, mettant la lumière sur les raisons de ce choix forcé et les conditions de départ des candidats à l’immigration. Le film traite, également, la condition sociale des jeunes immigrés en abordant leur vécu dans les pays d’accueil. Il y sera, notamment, question des difficultés de leur insertion socio-culturelle. Ce film compte, également, véhiculer l’image de leur multiple exploitation. En somme, c’est quand l’espoir et l’aspiration à une vie meilleure céderont la place au malaise et à l’incompréhension.

Hassan Benjelloun

 

Hassan Benjelloun, scénariste, réalisateur et producteur met en scène son premier long métrage en 1990 « La Fête des autres ». En 1994, suit « Yarit », puis, « Les amis d’hier » en 1997, « Les lèvres du silence » en 2000 et « Jugement d’une femme » en 2001. Ce dernier qui parle de la situation de la femme au Maroc, reçoit plusieurs prix dans différents festivals internationaux.

En 2004, « La chambre noire » qui traite des années de plomb, les années ‘70 au Maroc, lui a valut entre autres, le grand prix du Festival Africain de Khouribga, l’Étalon d’Argent de Yennenga du Festival de Fespaco, et remporte une mention spéciale du jury du Festival de Carthage de Tunisie. En 2007 « Où vas-tu Moshé ? » qui porte sur l’exode des Juifs marocains dans les années 1960. Lui a valu le Prix de l’image et du son au "Festival national de Tanger, le Prix de la réalisation de "Cinemar Marokans film festival de Rotterdam, le Prix de l’image du Festival Africain de Khouribga 2008.

Le dernier film de Hassan Bejelloun en 2009 « Les oubliés de l'histoire » met l ‘accent sur la problématique de l’immigration des marocains à l’étranger. …

 

Présentation

Nous sommes deux ASBL, 3G production et Risque Zero Prod. qui se sont associées afin de répondre à la demande de Hassan Benjelloun pour coproduire sa partie belge de son nouveau long métrage « Les oubliés de l’histoire ».

Hassan Benjelloun (né le 12 avril 1950)  à Settat. Pharmacien passionné du 7ème art, il a réalisé entre 1976 à 1979 des reportages et films médicaux avant de retourner s’inscrire au Conservatoire Libre du Cinéma Français (CLCF) de Paris. Diplômé, il réalisa en 1983, son premier court métrage : Sens unique. A compter de 1990, Hassan Benjelloun enchaîne plusieurs longs métrages: La Fête des autres (1990), Yarit (1994), Les Amis d'hier (1997), Les Lèvres du silence et Jugement d'une femme (2000), et Le Pote (2002). Sélectionné en compétition officielle au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) de 2005, La Chambre Noire (2004) y a reçu l'Etalon d'argent (2ème prix) du long métrage. Ce film est une adaptation du livre portant le même nom de Jaouad Mdidech. Plus récemment, il réalisera Où vas-tu Moshé ? (2007), qui relate l'exode massif des juifs marocains en Israël et dans d'autres pays.

L'histoire touchante et émouvante, du thème abordé et si actuel des sans-papiers et de leurs sort ainsi que les réseaux de prostitution dans lesquelles sont force les jeunes filles a se prostitué fait qu’on ne pouvait laisser passer cette occasion de montre cela au cinéma.

En effet l’histoire montre que l’Europe n’est cet « Eldorado doré » qu'on imagine, et on montre aussi le sort qu’est réservé aux filles trop crédules ou avides de l'Europe.

 


Khalid Fakir pour 3G production

 

Les deux associations  sont  :

  • 3G Production représenté par Khalid Fakir (Vice président et administrateur)

Les oubliés de l'histoire est un récit réunissant trois jeunes filles qui vont se retrouver projetées dans une cruelle réalité à laquelle elles ne s'attendaient pas en étant plongée dans la mafia de la prostitution.

La prostitution forcée, commune dans le monde entier est un fléau que les médias tentent de cacher. En Europe les journaux, la télévision, la radio et les états et les mouvements humanitaires et les ONG tentent de jeter la lumière sur ce fléau et d'y faire face tandis que dans nos pays du sud où la pauvreté fait rage, nos états ne veulent rien savoir et n'essayent même pas de reconnaître l'existence de ce problème et de réduire l'exode des victimes potentielles. Les véritables facteurs restent ignorés, les coupables sont impunis et les victimes demeurent victimes.

Les oubliés de l'histoire raconte le destin de trois filles marocaines piégées par le rêve, déçu par une société intolérable et agressive, le film raconte aussi le destin de quelques immigrés Azouz et Said et avec les autres les sans papiers qui se font exploités jusqu'à la mort.

Tous ces exploités sont conscients que leur unique voie de survie est de bien gérer leur réalité équilibrée entre le cauchemar et l'espoir. C'est la vérité de ces êtres au milieu des chaînes de l'esclavage.

Yamna s'accroche à la vie espérant retrouver son amour Azouz . Ce dernier travaille, se sacrifie pour ramasser suffisamment d'argent pour rentrer et se marier avec sa bien aimée Yamna.

Le personnage d'Azouz montre ce jeune garçon courageux qui essaie de rester debout au milieu de mille épreuves de faire face à son patron, de rendre sa dignité à l'émigré, de courir tous les dangers pour libérer sa bien aimée et ses compatriotes des griffes de la mafia.

Nawal refuse de céder au chantage et se suicide le jour même de la mort de Hayatou, le vieil l'Africain.

Ces deux morts déclenchent des prises de conscience et lancent des prières pour sortir de ce monde misérable et de briser une des chaînes de la prostitution et de l'exploitation du corps et de l'esprit.

Amal représentera le parcours banal et courant de toutes les victimes de cette exploitation.

On va essayer de filmer avec une caméra audacieuse et pudique en même temps. De temps en temps, on va donner des images crues d'une réalité abominable pour que le spectateur sente qu'il participe à une tentative commune, qu'il se sente concerné pour lire avec nos personnages et haute voix les prières des prières adressées à des êtres humains.

La ligne directrice est le néo-réalisme, mais aussi avec la recherche psychologique et intérieure de chaque personnage, ceci est possible avec un cadrage et une focalisation du regard, on aura le regard de et tout ce qui intéresse Yamna.

La caméra va suivre tout ce qui donne un sens au monde intérieur et extérieur de Yamna et qui la bouleverse.

La caméra ne tombera pas dans la facilité de la scénographie (on ne montrera pas les filles nues en train de faire l'amour des bagarres dans le bar, ...).

L'image doit avoir un caractère presque religieux avec des ombres expressionnistes claires et une image sombre sera le concept de l'immeuble délabré.

Une image chaude et forte pour toute la partie de l'Atlas et  Fès et le bar.

Une image lessivée va caractériser la partie de la ferme (prison des filles).

Le film bilingue arabe et Français.

La musique sera originale, une musique africaine d'Ismailo (Africa) sur la traversée de Gibraltar, une musique turque avec Mowel au moment de la veillée de la mort de Yahatou. El Houari Sghir, pour la musique dans la discothèque à Bruxelles ainsi que le chanteur de raï  tunisien cheb Wissem.

 

Argument

La jeune Yamna, petite paysanne du Moyen-Atlas, a perdu sa virginité depuis qu'elle a roulé dans l'herbe fraîche avec Azouz, le jeune berger. Azouz part pour l'Europe, en promettant de revenir vite, une fois fortune faite, demander sa main à son père.

Plusieurs mois plus tard, tandis que Yamna n'a toujours aucune nouvelle d'Azouz, son père la donne à un riche marchand du village. Lors de la nuit de noces, on découvre que Yamna n'est plus vierge. Répudiée, elle est envoyée chez une tante à Fès qui a déménagée. 

Esseulée, Yamna ne veut pas retourner au village. Elle fait part de son désarroi à son chauffeur, qui lui propose d'entrer dans une troupe de danseuses du ventre en partance pour la Belgique. 

Yamna accepte: la Belgique, c'est là que se trouve Azouz...en Belgique, pas loin de Bruxelles, en effet. Son rêve de fortune s'est effondré. Ici, il est traité comme un esclave: sans papiers, donc sans droit, il travaille pour un argent dérisoire, et partage, dans un immeuble délabré occupé par de nombreux autres immigrés clandestins de toutes nationalités, un minuscule studio avec Saïd, la quarantaine bien tassée, dont une vingtaine en Belgique, Saïd, peu aimable au début, finit par prendre Azouz sous son aile. Quand ce dernier lui parle avec nostalgie de sa fiancée restée au bled, Saïd lui répond avec amertume: lui, il a fait depuis longtemps une croix sur un retour au pays et l'idée même de revoir sa femme et ses enfants. Hayatou, un africain malade suite à un accident de travail, les enjoint de déguerpir vite fait de ce "piège".Les maigres payes d'Azouz commencent à le miner.

Pour lui changer les idées, Saïd l'invite à passer du bon temps avec une prostituée. Le jeune homme refuse... Pourtant, un soir où la mélancolie est plus forte, il accepte de suivre Saïd. Après un tour du quartier "chaud" de Bruxelles, ils finissent dans une boîte de nuit... où Azouz suit une prostituée marocaine, Amal. 

Une fois en Belgique, la troupe de Yamna se révèle être, comme un malheur n'arrive jamais seul, la couverture d'un réseau de prostitution. Dans un premier temps, Yamna s'effondre lorsqu'elle apprend la vérité. Puis elle reconnaît, parmi toutes les filles (essentiellement des pays de l'Est) à qui tous papiers a été confisqués, deux autres marocaines, piégées comme elle, Nawal, à qui on a fait croire, par le biais d'un faux site Internet, qu'elle trouverait un travail et un mari en Belgique, et Amal (celle avec qui Azouz a couché), résignée depuis qu'elle a subit dans son propre pays un viol resté impuni. 

Une hypothétique libération est promise à ces filles lorsqu'elles auront remboursé avec leurs passes, l'argent du voyage, le logis et le couvert. Aucune n'y croit vraiment... Et pourtant, malgré les violences, malgré les humiliations et les soumissions corporelles des truands, malgré les ricanements, et les haussements d'épaule désabusées des autres filles, Yamna croit au miracle: Azouz n'est pas loin, elle le sent, et elle sait, qu'un jour ou l'autre, bientôt, leurs routes se croiseront de nouveau. 

A la ferme, les refus de se soumettre de Nawal finissent par agacer l'un des chefs de l'organisation. Il presse Slim, le rabatteur marocain, d'y remédier. Après une accoutumance forcée à la drogue, Nawal semble accepter les "règles du jeu". 

Comme les autres filles, elle se rend dans la boîte de nuit où elles dansent et vendent leurs corps. Et c'est justement un de ces soirs que le miracle a lieu, même si les choses ne se passent pas comme Yamna les avait prévues. Azouz est revenu prendre du "bon temps" avec Amal. 

Avant d'entrer dans la chambre, il reconnaît, sortant d'une autre, Yamna, sa Yamna... Azouz, sonné, au lieu de la prendre dans ses bras, lui tourne le dos, et s'enfuit dans Bruxelles. Il erre toute la nuit.

Lorsqu'il finit par rentrer dans le petit studio de Saïd, à l'aube, sa décision est prise: il ne peut pas rester là, son rêve évaporé. Il ne lui reste plus qu'à faire ses bagages, oublier Yamna et retourner au bled... 

Dans la nuit qui précède son départ, une rumeur venant du couloir, puis des coups frappés à la porte le réveillent. Hayatou est mort. 

Tandis que les immigrés, affolés à l'idée que la police n'intervienne et ne fasse des contrôles, s'apprêtent à se débarrasser du corps, Azouz prend les choses en main. Hayatou aura droit à un enterrement digne. 

Pendant ce temps, de retour à la ferme, dégoûtée par ce qu'elle a fait une fois de plus, Nawal se défenestre. 

Son corps est immédiatement jeté dans un trou sous les yeux de toute la colonie, et de Yamna, dont les larmes disent autant le désarroi devant tant d'horreur que la perte de son amour. 

Dans l'immeuble délabré, Azouz mène les opérations de recueillement. Il s'affronte au "marchand de sommeil" (l'homme qui loue ses appartements vétustes) venu pour faire disparaître le corps, l'obligeant à déguerpir face aux grondements des immigrés, enfin derrière Azouz. 

Cette tâche accomplie, Azouz s'effondre, en larmes. Ce n'est pas la mort de Hayatou qu'il pleure, c'est la perte de son amour. 

Cette nuit-là, enfin décidé à faire un geste héroïque, il attend avec Saïd à la sortie de la boîte de nuit. 

Ils suivent le mini-bus qui ramène, à l'aube, la petite colonie de prostitués jusqu'à la ferme. Impossible d'y pénétrer sans se faire arrêter. 
De retour dans le studio, et malgré les injonctions de Saïd, Azouz compte son argent : aura-t-il assez pour racheter Yamna ?

Azouz pousse la porte de la boîte de nuit et demande à être reçu par le patron. Une fois l'argent déposé sur le bureau de celui-ci, ce sont des coups qu'Azouz reçoit en échange.
Il est embarqué dans le coffre d'une voiture, direction la ferme. Sous les yeux de Saïd, qui assiste à la scène impuissant. 

A la ferme, pointé par l'arme de Slim, Azouz creuse le trou dans lequel il va disparaître. Au moment où Slim s'apprête à tirer le coup fatal, c'est Slim qui s'effondre, mortellement blessé. 

La police, conduite par Saïd, entre dans le corps de la ferme. Tandis que les truands sont arrêtés et sortent menottés de la ferme, Azouz est pris en main par un médecin. 
En présence de Yamna, qui est conduite, comme les autres filles, dans une ambulance, il ne sait pas quoi dire. 

Un long échange de regards, jusqu'à ce que la porte de l'ambulance se referme. 
Azouz et Yamna vont-ils se retrouver ?  

 

Risque Zero

2009
P
roduction

  • Risque Zero clip réalisé par Chakir Amrani Khalidi
  • Said CM de Marwane Rouas

Coproduction
Festival d’Agadir 2009 « Cinéma et immigration » de Khalid Fakir (Production 3G Prod.)
« Thé Laayoune » Publicité réalisé par Khalid Fakir (Production 3G Prod.)
Les oubliés de l’histoire de Hassan Benjelloun (Production Bentaqerla, 3G prod, Almoravid Production, CCM, 2M, SNRT)
Limbus Impia CM d’Alexandre Dinaut (Production Bad Boys Production et Denver concept)
Rapt CM de Marwane Rouas (Coproduction Bad Boys production)

2008 
Production
Risque Zero CM de Marwane Rouas 
Anges et démons CM d’Alvaro Mora 
Alice MM de Christopher Marquez Gonzalez
Coproduction
Echange équitable NORD/SUD documentaire d’El Houcine Oilil et Khalid Fakir 
(Production 3G Prod., ASB Declik)
Le peloton de l’espoir reportage de El Houcine OILIL et Khalid Fakir (Production 3G Prod.)

2007
Coproduction
Rendez-vous au paradis CM d’El Houcine Oilil (Production 3G Prod.).
Un dernier verre CM de Khalid Fakir (production 3G Prod.)

 

Equipe artistique

  • Amine Ennaji : Azouz
  • Meriem Ajadou : Yamna
  • Abderrahim : El Meniari Said
  • Amal Setta : Nawal
  • Youssef Joundy : Slim
  • Leila Laaraj : Amal
  • Asmaa Khamlichi : Aicha
  • Claire Helene Cahen : Titiana
  • Abdellah Chakiri : Abdou
  • Jalil Daoud : Kader
  • Sacre Benoit : Claude
  • Céline France : Céline
  • Marie Paul Manin : Jacques
  • Beye Diooye : Hayatou
  • Anaiss Moreau : Polonaise
  • Khalid Fakir : le sbire
  • Mario Scolas : Client
  • Virginie Gardin : Roumaine
  • Sara Sif : Suedoise
  • Sanaa Bahaj Tunisienne
  • Amelie Amalhau : Française
  • Fadwa Taleb : Algérienne
  • Hanane Ennaqi : Ouzbeque
  • Hasna Laagoubi : Libanaise

Equipe technique

  • Réalisateur : Hassan Benjelloun
  • Productrice déléguée : Rachida Saadi
  • Co-production3G production
  • Production executive : Khalid FakirMarwan Rouas
  • 1er assistant réalisateur : Zakaria Atifi
  • Assistant réalisateur : Amina Saadi
  • Script : Fatiha Ennaciri
  • Chef opérateurXavier Castro
  • Cadreur : Ali Benjelloun
  • Preneur de son : Faouzi Thabet
  • Costumière : Amal Benayad
  • MaquilleuseRachida Rateb
  • Chef décorateur : Karim Sallahi
  • Monteur : Julien Fouré
  • Musique : Youssef El idrissiEl-Houari SghirCheb Wissem et Louis Mancaux.

 Cinéma marocain sur 2 M : la nouvelle vague !