Mercredi 8 mai 2013
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Frigide Barjot, meneuse contestée de la revue d’opposition au mariage pour tous, en France, se rendra au
Maroc, les 14 et 15 mai prochains, pour y semer des graines de son activisme, pardon…homophobie. Ce déplacement soulève une levée de boucliers.

Au même moment, des gays marocains lancent une campagne sur internet en vue de mieux défendre leurs droits. Ils ne réclament pas
le mariage pour tous, loin de là, mais “l’Amour pour tous”.
Le Palais ne veut pas de Mustapha Ramid
comme ministre de la justice
« Sa visite a été organisée suite aux nombreuses sollicitations et interrogations des parents d’élèves français mais aussi
marocains dans les écoles françaises au Maroc », explique Hugues de Monterno membre de « Manif pour tous » Maroc. Selon lui, les parents sont très préoccupés par
la volonté du gouvernement français de faire la « promotion de la théorie des genres, dès le primaire ».
La théorie du genre ou “gender” est apparue, dans les années 1970 aux Etats-Unis, notamment sous la plume de Judith Butler. Son
livre intitulé Trouble dans le genre – Pour un féminisme de la subversion a été traduit en français en 2005. Selon l’auteure, la distinction entre homme et femme, ainsi que l’hétérosexualité, est
avant tout une construction sociale et culturelle. En somme, au delà des seules différences biologiques, il existe des interactions psychiques données par l’entourage ou la société dans le but
d’assigner des rôles à chacun.
La visite marocaine de Frigide Barjot vise également à interpeller directement les Marocains car des couples gays ou lesbiens
franco-marocains pourront se marier en France.

L’Amour pour tous
L’ «L’Amour pour tous», c’est le thème de la cyber-campagne que viennent de lancer des militants LGBT (Lesbiennes, gay, bi et
trans) au Maroc. En prévision de la Journée mondiale contre l’homophobie qui se célèbre le 17 mai prochain, la campagne appelle tous les homosexuels et les gay-friendly marocains à des
«manifestations paisibles», à travers tout le pays. Objectif, réclamer la dépénalisation de l’homosexualité dans le royaume chérifien.
Dans un communiqué publié en arabe par la revue gay homo en ligne Aswat et repris par le magazine d’information
Le Mag, le plan d’action de la cyber-manif est détaillé: communiqués, messages et photos via les réseaux sociaux.
Dans son communiqué, Aswat explique le bien fondé de son action: «Libérer et protéger par le droit, les minorités sexuelles de la
société, n’est en rien violation des libertés, des droits ou des valeurs religieuses d’autrui.»
L’article 489 du code pénal marocain condamne «les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe». Sur cette
base, l’homosexualité est passible de 6 mois à 3 ans de prison et d’une amende allant de 12 à à 1.200 dirhams. Selon l’association KifKif (principale association LGBT au Maroc, encore illégale),
près de 5.000 personnes seraient passées devant les tribunaux, depuis 1956 (indépendance du Maroc) pour des accusations d’homosexualité.
Les LGBT ont enfin annoncé être protégés par le droit international notamment la reconnaissance en 1993 par l’OMS que
l’Homosexualité était une nature humaine et non une pathologie physique ou psychique.

Source: www.maglor.fr
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