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Vin marocain

Vin marocain

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Vignes de Meknès

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Il est temps d'en finir avec l'image en désuétude des vins-couscous pour désigner les vins marocains. Les terroirs marocains ont réalisés des progrès dans le domaine de la viticulture et certains crûs ont déjà été primés.

Depuis la plus haute Antiquité, le raisin est consommé dans tout le Maghreb. Il s’agissait essentiellement de vignes sauvages dont les petites grappes, aux grains compacts et au goût âpre, étaient dégustées fraîches ou séchées au soleil. Les Romains ont apporté les premières techniques viticoles comme le montrent les nombreuses mosaïques d’époque représentant, notamment, des scènes de vendanges. Par la suite, l’extension de la religion musulmane a mis de côté la culture de la vigne. Il faut attendre le XIXe siècle, période de la colonisation, pour voir la France développer à nouveau la production de vins.

Les vins d’Afrique du Nord conservent, en général, un certain attrait chez les Français, même s’ils restent assez méconnus du grand public. Les vins algériens, marocains ou tunisiens méritent pourtant d’être dégustés et apportent, le temps d’un repas, un peu de soleil à votre table… Le Maroc a toujours été une terre de vigne, pour preuve il est référencé comme l'un des derniers foyers de Vitis Silvétris dans les régions de l'Atlas.

Pour l'élaboration du vin il faudra attendre -500 avant Jésus-Christ et l'installation des comptoirs phéniciens et grecs qui développeront la production de vin. Ce sont les Romains dans la région de Volubilis qui intensifieront le phénomène, et bientôt l'on verra les amphores de Maurétanie Tingitane envahir les tables patriciennes de l'empire romain.

L'influence arabe a marqué de son empreinte la viticulture nord-africaine. Lors de leur arrivée en Espagne les Arabes ne manqueront pas d'y planter leur cépage, Le Faranat de Tunis, seul cépage autochtone encore usité au Maroc et connu aujourd'hui en Andalousie sous le nom de Majorquin. La production de vin ne disparaîtra pas du Maroc puisque la forte communauté juive du Maroc fera perdurer la conduite de la vigne et la production de vin dans ses jardins.

Les Portugais, lors de leur installation à Azemmour, Safi et El Jadida planteront quelques vignes qui préfigureront les futurs vignobles des Doukkala. 

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Maroc : vin trois étoiles et potentiel mondial

Le domaine, propriété de Zniber (les Celliers de Meknès), premier groupe viticole du pays, s'étend sur plus de 2 000 hectares, dont 450 hectares de vignes. La première expérience d'oenotourisme a été lancée l'an dernier à destination des professionnels et d'un public d'amateurs. Au programme : visites du domaine et de la cave, découverte des métiers et techniques de la vigne, dégustations. Thalvin souhaite aussi y intégrer le patrimoine naturel et culturel, en organisant des randonnées à pied, à cheval ou en VTT. Pour l'heure, le domaine accueille essentiellement des oenophiles, nationaux et étrangers, ainsi que des séminaires ou événements sportifs (raid Hummer, rallye aérien Saint-Exupéry). Une route des vins au Maroc ? Les Celliers de Meknès et Thalvin y réfléchissent. « Le Maroc s'y prête bien, remarque Boris Bille. On peut imaginer un circuit vin-gastronomie-découverte, entre Essaouira - Oualidia - Benslimane -Rabat et les villes impériales de Fès-Meknès. » Cette dernière, capitale du vin, a d'ailleurs renoué en novembre dernier avec la « Fête des vignes ». La région de Meknès représente 70 % de la production nationale et abrite la seule AOC du pays, les Coteaux de l'Atlas.

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Les producteurs soignent le marché chérifien en misant sur la qualité avec pour objectif d'atteindre à terme, une place de choix à l'international. Si leur réputation internationale reste encore à asseoir, les vins marocains (100 millions d’euros de chiffre d’affaires) ont déjà eu l’occasion de faire leurs preuves en s’invitant à quelques tables gastronomiques. « Pendant longtemps, le tandem a figuré sur notre carte », confirme ainsi le sommelier du Plaza Athénée, restaurant trois étoiles du 8e arrondissement de Paris. Le tandem, un syrah dont le premier millésime date de 2005, est le fleuron de la société Thalvin, qui exploite un certain nombre de vignobles au Maroc, dont l’historique domaine des Ouled Thaleb, à Ben Slimane, à 50 km à l’est de Casablanca.


Haut de gamme

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Celliers de Meknès

Le potentiel commercial haut de gamme des vins marocains n’a pas échappé longtemps aux grands groupes. En 1991, Thalvin est racheté en totalité par son compatriote Ebertec, distributeur de vins et spiritueux. Dix ans plus tard, Ebertec tombe à son tour dans l’escarcelle de Diana Holding, présidé par l’incontournable Brahim Zniber, le Monsieur Vin du royaume, également propriétaire des Celliers de Meknès. Une acquisition qui permet à ce dernier de compléter sa gamme par le haut, avec, en plus du tandem, des vins fins tels qu’aït souala, S de siroua ou CB initiales. Aujourd’hui, la consommation « hors domicile » haut de gamme – grands restaurants et chaînes hôtelières internationales en tête – représente environ 30 % des 9 millions d’euros de chiffre d’affaires de Thalvin.

Face au poids lourd Brahim Zniber, qui accapare près de 80 % de part de marché au plan national, d’autres vignobles tirent progressivement leur épingle du jeu, à l’image de Val d'Argan, dans la région d’Essaouira, dans le sud du pays. Créé en 1994 par le Français Charles Mélia, propriétaire du Château de la Font du Loup, à Châteauneuf-du-Pape (dans le Vaucluse, en France), le domaine a donné en 2000 sa première cuvée. Il en sort quelque 120 000 bouteilles par an, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 450 000 euros en 2010. Là aussi, la qualité constitue le maître-mot, avec notamment une cuvée « spéciale » (20 000 bouteilles par an à 150 dirhams, soit environ 13 euros) déclinée en blanc, en rouge et en rosé. Miser sur le haut de gamme a permis à Val d’Argan de conquérir une clientèle « hors domicile » comme le groupe Accor, avec ses hôtels Sofitel d’Essaouira, de Fès et de Marrakech.

Encore peu d’exportations

La qualité des vins marocains est de surcroît un atout qui pourrait leur permettre de se faire une place de choix à l’export. De plus, confronté à une croissance du marché national qui s’effrite (+ 1 % en 2010), Ebertec fait de l’international un « axe de développement prioritaire », selon Jean-Pierre Dehut, son responsable export. Mais la capacité de production est pour l’heure insuffisante. « Il est inutile d’avoir une croissance de 100 % en Chine si, derrière, notre production ne peut pas suivre », explique Nicolas Chain, responsable marketing chez Ebertec.

De fait, le marché marocain accapare aujourd’hui la majeure partie des productions haut de gamme de Brahim Zniber : sur les 4 millions de bouteilles produites annuellement par Thalvin, les exportations se limitent à environ 500 000 bouteilles. Mais l’obtention récente d’un bail emphytéotique de 2 500 ha (portant son total à 4 000 ha) pourrait permettre à la société d’atteindre les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixés : + 30 % d’exportation par an d’ici à 2017. Les pays de l’Est (Pologne, Estonie, Lituanie) et d’Asie (Japon, Chine) sont les principaux relais de croissance en ligne de mire.

  • Source

Autour du vin

À Benslimane, entre Rabat et Casablanca, au domaine des Ouled Thaleb, exploité par Thalvin, la notion de terroir prend tout son sens. Plaisirs de la table, autour de vins généreux et authentiques (Cuvée du président, Siroua, Médaillon) et d'un menu du vigneron, qui puise son inspiration dans les produits régionaux. « Une cuisine bourgeoise de terroir, confie Boris Bille, sommelier de Thalvin. Nous avons notre propre potager et nos propres arbres fruitiers. Les agneaux sont élevés ici, sur le domaine. Nous travaillons avec les pêcheurs de Mohammedia, à quelques kilomètres. Les huîtres proviennent de Dakhla et de Oualidia. Notre fromager est installé à Essaouira. »

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Poires pochées dans du Vin marocain avec de la cannelle, de la cardamome, et de la vanille.

Château La Migraine

Château La Migraine, vous connaissez ? Rappelez-vous, ce Boulaouane ou ce Sidi-Brahim qui allait si bien avec le couscous que vous en avez repris deux bouteilles ! Rouge ou rosé, il s'avalait comme un loukoum. Casque intégral garanti au réveil. A sa décharge, reconnaissons qu'il ne cachait pas son origine : il venait du Maghreb, produit, transporté et distribué avec les moyens du bord. L'autre, planqué au fond de la cuve et vendu sous de belles étiquettes, vous en avez bu des litres "à l'insu de votre plein gré". Dans les chais, on l'appelait le "vin médecin". Celui qui soigne les anorexiques, met du rouge aux jus et donne du degré au picrate.

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Tendances : Produits locaux et vodka low cost

Local de préférence, pas cher et de qualité modeste. Ce sont les principales caractéristiques de la consommation des Marocains en boissons alcoolisées.

Sur les 86 millions de litres consommés en 2010, 83,9 millions correspondent à des produits locaux. La bière totalise 81 millions de litres (l’équivalent de 321 millions de bouteilles de 25 cl). En tête des ventes figure Flag spéciale avec 49 millions de litres suivie de Stork (21 millions) et Heineken (8,3 millions). Les vins produits localement dominent aussi la consommation de ce produit. Le rouge y représente 74% contre 22% pour le rosé et 4% pour le blanc. Sur les 29,63 millions de litres écoulés sur le marché, 96,5% sont produits au Maroc. Et Moghrabi, le moins cher, arrive très largement en tête avec 20 millions, soit plus de 80% des ventes de vin. Guerrouane occupe la 2e place avec 3,5 millions de litres.

Troisième produit local prisé : la “mahia” (eau de vie) classée dans la catégorie anisette, et dont les ventes ont atteint 103 500 litres produits par 26 grandes unités légalement répertoriées. Ce volume n’inclut pas les ventes informelles réalisées par des dizaines de petites unités clandestines.

Enfin, la vodka devient une boisson de plus en plus prisée par les consommateurs marocains. Alors qu’en 2001, les ventes de ce produit totalisaient à peine 195 750 litres, soit 9% des ventes de spiritueux (2,26 millions de litres), elles sont passées, dix ans plus tard, à 1,53 million de litres (29% du total des spiritueux). A l’origine de cette performance, les vodkas à bas prix -mais pas de mauvaise qualité- et aromatisées qui ont conquis le marché marocain ces dernières années. 969 750 litres de cette boisson, dont le prix de vente commence aujourd’hui à 59?DH la bouteille, ont été commercialisés en 2010 contre seulement 81 000 litres seulement en 2001.

Mercredi 19 / Jeudi 20 Janvier 2011 : Nîmes / soleil et mistral

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"Soleil et mistral sur la garrigue, accentuant l'impression de froid. Au régime sec depuis samedi, après cette périodes de fêtes et d'alcoolémie en tous genres, je ne sors plus de l'Alhambra où je passe mon temps, sans aucun ennui. Et, à la lecture du Dictionnaire Amoureux de l'Italie de Dominique Fernandez, je m'interrogeai sur mon degré de « latinité », que je pensai total. « La pensée de Pascal, écrit Dominique Fernandez, qui exalte l'isolement de la chambre ne pouvait venir que d'un auvergnat. L'italien subit la privation de tout ce qui l'attend au dehors : les échanges de regards, les frôlements, les promesses innombrables du hasard et de la vie. Rester chez soi serait une erreur, une faute, une manifestation d'égoïsme et de mesquinerie. La Place italienne, le lieu où l'on vit, symbolise le programme italien de solidarité affectueuse entre tous les membres de la communauté, autant que la chambre symbolise le programme français d'ascèse individuelle et de perfectionnement par l'effort. » Bon : je dois être un Latino Auvergnat... Y'à pire ! Cependant, abstinent de vin, je me dois honnêtement de dire que çà me déprime sur les bords en m'isolant de mes lieux préférés de débauche vineuse de l'Ecusson, mon centre-ville de Nîmes unique et préféré. Mais, comme dirai mon compère Jp2t, rien de tel qu'une petite cure de jouvence pour repartir du bon pied, et profiter ainsi pleinement de la sixième semaine de l'année qui nous transportera de l'Alhambra à Mogador, dans la douceur de vivre, à l'ombre des remparts d'Essaouira où, noblesse oblige, nous devrons bien faire honneur aux vins les plus représentatifs des terroirs, cépages et Domaines du Maroc. Les blancs se nomment Beauvallon, Guerrouane les trois Domaines, La Gazelle du Mogador, l'Orient du Val d'Argan, et les gris, transparents : Domaine de Sahari, Domaine Rimal, les Raisins Maures d'El Mogador, Larroque ou Volabilia. Rien qu'à l'énoncé de ces domaines, j'imagine en salivant...Je pastille, je tajine, je couscous, j'harira, je tangia, je poissonne sur le grill des produits achetés au Marché aux poissons, je rêve.... Tandis que dans le Nouvel Observateur de ce matin, Aboubakr Jamai, le fondateur du » Journal hebdomadaire », dénonce, après la Révolution du Jasmin, les dérives à la tunisienne dumonarque Marocain et de la cour : « ce qui est nouveau, c'est que les élites, qui pensent que la démocratie conduirait un état comme le Maroc au chaos, commencent à s'inquiéter. Car les mêmes systèmes autoritaires ont besoin d'être bien gérés. Mohammed VI a commis une série de fautes politiques : il a été actionnaire des brasseries du Marocet de casinos àMacao, lui le commandeur des croyants ! Les élites marocaines qui jouent aujourd'hui leur survie, doivent choisir : démocratiser ou périr ! Et si le Maroc s'embrase, la disparité des richesses est telle que la révolution y serait beaucoup plus sanglante qu'en Tunisie. » Bigre... J'ai été obligé de négocier pour que rien ne bouge avant la 8ème semaine de l'année. On a topé."

27/02/2009 Brahim Zniber, un viticulteur marocain au service de Sa Majesté le Roi Mohammed VI

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Brahim Zniber et SM le Roi Mohammed VI

Lorsqu'on parle de vin marocain on pense au clan des Zniber, qui règne presque sans partage sur le marché viticole du Royaume chérifien. Le patriarche Brahim Zniber est même appelé "Le seigneur des tonneaux" : Ce clan dirige tout à travers un groupe tentaculaire, Diana Holding, qui détient 80% d'un marché local de quelque 38 millions de cols (bouteilles).

Selon de nombreux magazines, il fait partie des hommes les plus influents de la scène économique marocaine. Il est aussi une véritable "rock star" du milieu viticole dans tout le royaume.

L'empire financier qu'il a créé s'étend de la vigne, à la grande distribution en passant même par le textile. Il a créé les Celliers de Meknès dans les années 1960 en conquérant environ 85 % du marché des vins consommés sur le territoire. En 2009, il produisant environ 28 millions de bouteilles.

Brahim Zniber a aussi permis le développement et l'implantation de l'oenologie au Maroc avec tout ce qu'elle comporte en terme de qualité, de performance, de compétitivité et surtout de savoir-faire, sans jamais perdre de vu sa passion.

Au début des année 1970, le personnage fait partie de ces notables dévoués corps et âme à la monarchie. Via la Chambre d'agriculture de Meknès, il est propulsé député dans un parlement qui vient de rouvrir ses portes après des années d’état d’exception proclamé par Hassan II.

A cette époque, l’exploitant obtient des milliers d’hectares des domaines étatiques pour diversifier son arboriculture. Abricotiers, pistachiers, amandiers, poiriers, pommiers...les plantations Zniber poussent comme deschampignons. Le revers de la médaille : la Sodea récupère les caves données en concession une décennie auparavant. “On ne m’a laissé que trois caves”, se rappelle-t-il. Ses vignes résistent bon an mal an, ses cuves continuent à se remplir et ses affaires à fructifier.

Nouveau grand coup de pouce pour ériger son empire au milieu des années 1990 : Hassan II, outré de l’état de la filière viticole, demande du renfort à son ami Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux. Trois grands noms de vignerons français reçoivent alors des terres de l’Etat à travers un partenariat avec la Sodea et la Caisse nationale du crédit agricole. Et lors de ces “vendanges”, Zniber a sa part. “Quelques semaines après la signature de ces accords, Hassan II m’a téléphoné pour me dire : Brahim, je t’ai oublié. Je vais alors te donner 1100 hectares de vignes et tu n’auras pas à t’associer avec les entreprises publiques”, nous narre l’intéressé.

Le businessman et le roi se sont longuement côtoyés du temps où Zniber se mêlait de politique. “Nous avons beaucoup travaillé avec Sa Majesté quand il s’agissait de la réforme fiscale du début des années 1980, se souvient-il. Nous l’avons rencontré au moins trois fois pour le tenir informé de nos propositions quant à la fiscalité de l’agriculture. Lorsque notre lobby agricole n’a pu convaincre les parlementaires, le souverain a fait son fameux discours de 1984 pour décréter l’exonération du secteur jusqu’en 2010”. Et de renchérir : “Hassan II était un grand roi”. Petits compliments entre grands fellahs…

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