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Blues touareg

Blues touareg


Le Blues touareg est un genre dérivé du blues. C'est la musique des ishumars (du français chômeur) c'est-à-dire de la génération de Touaregs qui a connu la sécheresse, l'exil, puis les camps d'entraînement en Libye dans les années 1980-1990. En tamasheq, il existe un mot pour désigner ce courant musical : Assouf, qui signifie la nostalgie.

Face aux bouleversements que vivent les communautés touarègues, la musique, les fêtes rituelles autour du tindi, de la tazengharet et, plus rarement, de l'imzad semblent réunir ces populations et leur offrir un espace de « défoulement ». C'est ainsi qu'elles expriment leur bonheur de se retrouver, mais aussi leurs angoisses. Le son de la tazengharet, qui rompt le silence de la nuit, et le bruit grave du tambour-mortier tindi agissent comme un aimant. Le rituel musical est un moment où se partage une même émotion. Plus les choses vont mal, plus on entend la musique qui chasse les Kel essuf, ces mauvais génies, afin de retrouver l'harmonie dans l'espace et le temps. Cette musique, traditionnellement réservée à un groupe dominant, se trouve réappropriée par l'ensemble de la société touarègue, toutes catégories confondues, qui en fait son principal vecteur culturel et identitaire. Ici peut-être plus qu'ailleurs, la musique, comme les autres arts, par sa finalité symbolique et médiatrice entre les hommes, se prête volontiers à des représentations du sacré.

Les précurseurs de ce style musical sont Abdallah ag Oumbadougou au Niger et Ibrahim ag Alhabib, Alhassane ag Touhami et Entayaden au Mali. Au son des guitares accoustiques et électriques, ils ont porté les revendications de leur peuple pendant la rébellion touarègue des années 1990, faisant ainsi de la musique une arme si puissante que les gouvernements du Mali et du Niger en avaient interdit l'écoute. Malgré les menaces, les cassettes clandestines ont circulé dans tout le pays touareg, répandant des messages de révolte en tamachek, appelant les jeunes hommes à prendre les armes. Aujourd'hui, les accords de paix ont été signés et c'est en légendes vivantes qu'ils donnent des concerts dans leur pays, dans le monde entier pour les membres du groupe Tinariwen et pour Abdallah.

Ils ont créé un style unique, mélange de musique moderne (blues, rock, ...), de musique arabe et de musique traditionnelle touarègue, qui parle aussi bien d'amour et d'honneur, que de politique et de faits guerriers. Dans leur lignée, de nombreux groupes sont nés et la guitare est devenue très populaire chez les Touaregs, remplaçant peu à peu l'inzad, préservant une culture traditionnelle orale en l'ancrant profondément dans le présent.

En 2008, la compilation, Ishumar, musique touarègue de résistance réunit pour la première fois sur un même CD les principaux artistes de blues touareg.


Groupes et chanteurs de blues touareg

  • Tinariwen
  • Takrist n'Akal (groupe d'Abdallah ag Oumbadougou)
  • Toumast
  • Tidawt (Hasso Akotey, Oumar al Moctar dit "Bambino", Alhassane Foungounou)
  • Gountou
  • Inerane (groupe de Bibi Ahmed)
  • Oyiwan
  • Koudede
  • Etran
  • Terakaft (groupe de Kedhou)
  • Etran Finatawa
  • Tamikrest
  • Taflawist
  • Imawalanes (groupe de Mouma Bob)
  • Tarha System
  • Kel Assouf (groupe d'Anana)
  • Mohamed Gourmou
  • Mohamed Hattahi
  • Arodéni
  • Maouli
  • Hami Ekawel
  • Koutana
  • Kel Aïr
  • Al-Hawa
  • Aminatou Mohamed
  • Les Tendistes
  • Tarbiyat
  • Innouré
  • Rissa Ixa
  • Tittit
  • Sidi de Tombouctou



Liens externes




Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Blues_touareg »

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