Chavela Vargas (Isabelle Vargas Lizano) est une chanteuse costaricienne née le 17
avril 1919 au Costa Rica dans la province d'Heredie. Elle est également sous le nom de la Llorona (la Pleureuse).
Débutant au milieu des années 50 grâce à José Alfredo Jiménez, autre chanteur célèbre, elle connaît une période de gloire durant les années 60 et 70, effectuant des tournées dans le monde entier. Elle a cotoyé entre autres Juan Rulfo, Diego Rivera et Frida Kahlo.
La chanson ranchera est un genre musical très prisé par les hommes et sensuel à la fois. Elle reste une exception très remarquée ! Vétue avec les ponchos rouges très masculins, fumant comme un homme, buvant comme un homme et portant le pistolet. En 2000, devant la télévision colombienne, elle fait son coming out et affirme notamment sa préférence sexuelle.
Figure d'indépendance et de force, Chavela Vargas est une des premières femmes à porter des pantalons et à rendre publique son homosexualité : « J'ai du me battre pour être moi-même et pour être respectée. Je suis fière d'assumer que je suis lesbienne. Je n'en parle pas trop, mais je ne nie pas. J'ai du affronter la société et l'église, qui dit que les homosexuels sont condamnés. C'est absurde ! Comment peuvent-ils juger quelqu'un qui est né comme ça ? Je n'ai pas appris à être lesbienne, personne ne m'a appris à être comme je suis. Je suis née comme ça. Je n'ai jamais couchée avec un homme. Jamais. Oui, je suis vierge et je n'ai pas honte. Mes Dieux m'ont fait comme ça » confie-t-elle au journaliste Vange Leonel
Sa conduite extrêmement libérale, son extravagance et son franc parlé lui ont valu d'être haïe par certains de ses contemporains et adulé par d'autres : l'écrivain Juan Rulfo, le compositeur Agustin Lara, ou encore les peintres Frida Khalo et Diego Riveras, la présentent comme leur muse. La diva Vargas mène une vie mondaine et fréquente également Bette Davis, ou Elizabeth Taylor..."
Parmi ses interprétations les plus remarquables, il y a celle de "Tú me acostumbraste" de Frank Dominguez dans le film Babel.
Une chanson de Chavela Vargas dit : « On revient toujours sur les lieux du passé où l'on a aimé la vie » .
Elle est immortalisé par une chanson de Joaquín Sabina dans le titre "Por el boulevard de los sueños rotos". ici en vidéo

Sur cette photo de Bernardo, vous la voyez apparaître à la Gay Pride organisée en mai 2006 près de la
Puerta de Alcala pour y chanter notamment Luz de Luna.
La llorona, légende ou réalité
?
Je suis sûr que Rachid pourrait m'en raconter plus en faisant des
paralèlles avec le monde obscur berbère. le poncho rouge de Chavela me fait penser un peu au habits porté par les berbères d'une certaine époque...Cette histoire serait-elle une variante de
Aïcha Kandicha au Maroc ?
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