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Religion

Jeudi 12 novembre 2009

Aid al Mouloud, Fête du Mouloud au Maghreb et en Afrique, Mawlid ennabaoui ou mawlid nabawi en Algérie, Mawlid an Nabi, Milad al-Nabi en Égypte, Mevlid Kandili (la naissance du Prophète) en Turquie.

 


Dates de la fête

  • 9 mars 2009
  • 26 février 2010
  • 16 février 2011
  • 5 février 2012

Signification de la fête

Le Prophète Sidna Mohamed (Que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui) est né à La Mecque, an 570 ap.J.C. La célébration de la naissance du Prophète n’était pas connue dans les premières années de l’Histoire Islamique. Cette fête a été instituée au XIème siècle en Égypte. Certains la considèrent comme une innovation. Maintenant c'est une fête nationale dans la plupart des pays arabes.

 


Célébration

L'anniversaire de la naissance du Prophète se fête par des processions, des conférences et des récits sur la vie du Prophète. C'est aussi, en Algérie et en Afrique, une grande fête populaire qui anime de gaieté, de lumières et de chants tout un quartier jusqu’à l’aube.

Ce bel édifice, restauré et embelli, se signale à l’attention des visiteurs. Le tombeau de Cheïkh El Kamel est devenu le lieu annuel de pèlerinage de milliers de fervents des Aîssaoua, qui considèrent le Mouloud comme un passage de l’obscurité à la lumière.

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Articles connexes

Par Last Night in Orient
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Dimanche 4 octobre 2009


La Rencontre Culturelle et Islamique devient désormais un évènement culturel annuel. La deuxième édition se déroule au cœur de l'Europe, à Bruxelles. Le défi consiste à rassembler, tout au long d’une journée, des artistes originaires de différents pays, de toutes disciplines et de tous genres prônant un message de tolérance et d’ouverture, sur des thèmes tels que l’islam, la culture ou la société.

Les artistes présents se partagent donc la scène sur plusieurs arts : chants spirituels en arabe (amdah, anachid), chants islamiques en français, rap, slam, théâtre, tajwid..

La journée est également représentée par des stands associatifs et des stands d’exposition (calligraphie, associations caritatives, services…).



Présences confirmés des artistes pour l'édition 2009

  • Ismael Bellouch
  • Groupe Hassan Boufous
  • Ryad Hammany
  • Ahmed Boutaleb (Maroc)
  • Khalid Mossayd (ex-membre et voix principal du groupe Le Silence des Mosquées)
  • Amine et Rachid
  • Réalité Anonyme (Rap - France)
  • Rasheed (Chants - France) 



INFOS : 0487 605 829

www.momobladi.com

 

Les préventes sont disponibles

BRUXELLES : HNA, chaussée de Gand 126 Molembeek

BRUXELLES : LINA, chaussée de Gand 143

BRUXELLES: IQEA, rue Wayez 18 Anderlecht

ANTWERPEN : Iqra, Abdijstraat.

LIEGE, VERVIERS : 0486 60 22 29

TUBIZE : 0493 043 679

Par Last Night in Orient
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Mardi 15 septembre 2009


LE CONSEIL EUROPEEN DE LA FATWA ET LA RECHERCHE déclare que

le dimanche 20 /09/ 2009 sera jour de fête de l'Aïd al-fitr

 

Selon les observatoires astronomiques ce jour sera le début du mois de SHAWWAL / l'Aïd al-fitr dans la majorité des pays musulmans. Et c'est pour la première fois depuis quarante ans que la vision de la lune et les calendriers astronomiques tombent d'accord. Les spécialistes montrent qu'il est possible de voir la lune samedi 19/09 à l'aide des télescopes électroniques installés dans les observatoires un peu partout dans le monde.

Cela suppose que le mois de ramadan prendra fin au bout de 29 jours seulement cette année. Tandis que l'œil nu ne peut voir la lune qu'au sud de l'Afrique

 

http://www.e-cfr.org/ar/index.php?ArticleID=548

 


Voir aussi

Par Last Night in Orient
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Vendredi 11 septembre 2009

La prière est ce qui nous différencie des non-croyants. Nous nous prétendons être musulmans, littéralement: soumis, soumis à qui? Soumis à notre Seigneur Tout-Puissant et non pas soumis à nos tentations



 

“En vérité, la prière empêche de se livrer à la turpitude et de commettre des abominations. Et certes, la mémorisation de Dieu est très grande. Dieu sait ce que vous faites”. (Coran, 29/45)

 

 

“Prospérera celui qui se purifie, se rappelle le nom de son Seigneur et prie.” (Coran, 86/14-15)

 

 

"En vérité, Je suis Dieu. Il n’y a pas de divinité, hormis Moi ! Accomplis la prière, pour te souvenir de Moi !” (Coran, 20/14)

 

 

“Accomplissez la prière et acquittez-vous de l’aumône !” (Coran, 2/110)

 

 

“Cherchez du secours dans la patience et la prière. La prière est, certes, une charge considérable pour les hommes, à l’exception des humbles.” (Coran, 2/45)

 

 

 

“Adresse ta prière à Dieu et sacrifie !” (Coran, 108/2)

 

 

“Dis:”Ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur des mondes. Il n’a pas d’associé. Il m’a été ordonné de le confesser et je suis le premier Musulman”. (Coran, 6/162-163)

 

 

“Heureux sont les croyants qui prient humblement... qui prient aux heures fixes ! Ce sont eux les héritiers du Paradis; ils y demeureront éternellement.” (Coran, 23/1,2,9 à 11)

 

 

Dans le dessein de prendre en grande considération la prière et d’en préserver son accomplissement, quelles que soient les conditions et les circonstances où l’on se trouve, Dieu ordonne :

 

 

“Accomplissez assidûment vos prières aux heures fixées ainsi que la prière médiane et levez-vous pieusement devant Dieu”.

 

 

“Si vous vous sentez en danger, priez en marchant ou sur vos montures. La sécurité retrouvée, souvenez-vous de Dieu selon ce qu’Il vous a enseigné et que vous ne connaissiez point.” (Coran, 2/238-239)

 

 

“Quand tu te trouves parmi eux (les combattants) et que tu diriges pour eux la prière, qu’une partie d’entre eux se tienne munie de leurs armes, à tes côtés. Après s’être prosternés, qu’ils se tiennent derrière vous et que vienne alors une autre partie, n’ayant pas encore prié, pour prier avec toi, vigilante et armée. Les mécréants voudraient bien que vous oublier vos armes et vos bagages pour pouvoir fondre massivement sur vous. Il n’y a pas d’inconvénient toutefois à ce que vous déposiez vos armes, si vous êtes incommodés par la pluie ou si vous êtes malades. Néanmoins soyez sur vos gardes tout en étant assurés que Dieu réserve aux mécréants un châtiment avilissant.” (Coran, 4/102)

 

 

“Ayant ainsi prié, pensez sans cesse à Dieu, que vous soyez debout, assis ou couchés. La tranquillité retrouvée, priez alors normalement, car la prière est pour le croyant une prescription à des moments déterminés.” (Coran, 4/102-103)

 

 

Dieu est sévère à l’égard de ceux qui dénient l’obligation de la prière ou, admettant son opportunité, en négligent néanmoins son accomplissement. Il menace même ceux qui ne s’y conforment pas.

 

 

“Ceux qui vinrent à leur suite renoncèrent à la prière pour suivre leurs passions: ils se trouveront en face de Ghayy (le feu de l’Enfer).” (Coran, 19/9)

 

 

“Malheur aux orants, insouciants de l’office, qui prient par ostentation et refusent obstinément le strict nécessaire !” (Coran, 107/ 4 à 7)

 

 

La prière relève de questions qui ont besoin d’une guidance particulière. Ce n’est pas sans raison qu’Abrahâm implora son Seigneur de sorte qu’il soit à même, lui et sa descendance, de s’acquitter de cette pratique cultuelle dans les meilleures conditions spirituelles.

 

 

“Fais que j’accomplisse la prière et qu’une partie de mes descendants l’accomplissent également ! Seigneur, agrée mon invocation !” (Coran, 19/40)

 


Viendra un jour où l'ange de la mort viendra retirer notre âme...

 

Pour nous alors aucun retour en arrière!!

Ce que Dieu a décrété, nul ne peut le changer, ton destin a été écrit alors que dans le ventre de ta maman, d'à peine 4 mois tu étais âgé! Dieu demanda à l'ange responsable de l'utérus de ta maman, de lui insuffler 3 choses: ton rizq, autrement dit ce qui te sera destiné comme subsistance, tes actions bonnes ou mauvaises, ta vie heureuse ou malheureuse et la date de ta mort.


SOBHANALLAH!



 

La prière est fardeau pour celui qui la néglige et une miséricorde pour celui qui la préserve.

 

Sais-tu combien de kheir, de bien, la prière renferme?

 

Chaque inclinaison et prosternation ne sont que bénéfiques pour toi! Rien de plus beau et de plus noble que de prier Le Créateur de toute chose et de le remercier!

 

Soyez-en sûr! Les prières canoniques, obligatoires ont leur hassanat mais aussi les surérogatoires! Au troisième quart de la nuit, lorsque les créatures sont dans leur sommeil, Dieu descend au ciel le plus bas et attend qu'un serviteur lui demande et Dieu par Sa Rahma exauce ce qu'Il veut!


Courez après les bonnes actions, et n'oublie jamais ceci: Aucune garantie pour le Paradis, je ne connais pas ma date de fin, mon front sur le sol je prie...

 

Elle est un rempart dans la tombe!! As-tu déjà pensé à la première nuit que tu passeras dans ta tombe? Seul(e), dans le noir, enseveli(e) sous terre, serré(e), questionné(e) par 2 anges. Si tu es du nombre des gagnants (Incha Allah je te le souhaite) tu seras questionner par 2 anges au visage radieux.


Si par contre tu es du nombre des perdants attends-toi à ce que 2 anges aux regards foudroyants et aux visages inimaginables te questionnent.


Pense souvent à la mort, elle te remet en question...

 

Le Prophète (Paix et Salut de Dieu soit sur lui) a dit: 'Le premier devoir dont l'homme est appelé, est à rendre compte le jour de la Résurrection est la prière. Notre Seigneur auquel rien n'échappe, s'adressant aux anges leur dira: 'Voyez si la prière de mon serviteur est parfaite. Si elle l'est, inscrivez-la lui parfaite. Si mon serviteur a des nafls (prières surérogatoires. Si oui, comblez les imperfections par les nafls. Ainsi il en sera pour tous ses actes.'


Rapporté par Abou Daoud (أبو داود)

Par Last Night in Orient
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Dimanche 23 août 2009

 

Lors de sa conférence de presse qui a eu lieu mercredi 19 août 2009, et à l’occasion du mois du Ramadan 2009, LG lance son premier gsm islamique le GD335.

 

Mais qu’est-ce qu’un téléphone islamique ?

Il s’agit tout simplement d’un mobile muni de plusieurs fonctionnalités et applications répondant aux besoins et demandes de chaque musulman.

 

La Direction de la Mecque, l’annonce des heures de prière, le programme du Coran en plusieurs langues, un calculateur de la Zakat sont les principaux services intégrés à ce nouveau téléphone qui en séduira plus d’un.

 

LG n’est pas la seule marque à s’intéresser au marché musulman. En effet, Nokia vient de mettre en ligne sur son portail OVI dédié aux utilisateurs de produits Nokia, un ensemble d’applications téléchargeables gratuitement sur les Smart Phone tels que le E75 et surtout le N97. Les applications concernent notamment des versets du Coran en audio, les horaires de prière, un calculateur de la Zaket, le grand et le petit pèlerinage…

 

Maintenant côté technique et design, l’épaisseur du LG GD335 est de 11,9 mm, comprend une caméra 2 mégapixels, un écran digital à 2.2 pouces GVGA d’une extrême précision, un MP3 à 1 giga, une radio FM, sans oublier le bluetooth et une batterie de haute puissance. Il est également doté d’un sensor qui régule la luminosité de l’écran en fonction de l’éclairage ambiant pour économiser la batterie.

Par Last Night in Orient
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Samedi 1 août 2009

Date du ramadan 2009 : le ramadan 2009 devrait débuter vers le 22 août 2009

Le jeûne du mois de ramadan est le quatrième des cinq piliers de l'islam. Il a été institué en l'an deux de l'hégire, soit en 624 de l'ére chrétienne. 9ème mois du calendrier hégirien, ramadan est l'un des mois les plus sacrés du calendrier musulman. Dynamique du fait d'une année lunaire plus courte que l'année solaire, ramadan "avance" chaque année de dix jours si l'on se réfère au calendrier grégorien. Nous sommes cette année en 2009 après J.-C. et en 1430 de l'hégire.

"Ramadan 2009" est un abus de langage. Nous devrions dire en toute rigueur "Ramadan 1430". Mais l'usage a fait que l'on associe le mois de ramadan, mois hégirien, à 2009, année grégorienne. C'est ainsi que Ramadan 1430 est devenu Ramadan 2009.

 

Cette caricature est de Konk très appréciée par certains  administrateurs de la pseudo encyclopédie américaine Wikipedia (source). Ce dessinateur de presse crée la polémique en France. Il y a des dessins drôles, mais beaucoup de dessins borderlines (c'est à dire ouvertement xénophobes mais de manière suffisamment subtile pour éviter un procès).  Konk ne publie plus que dans les journaux d'extrême droite Minute et National-Hebdo, avec des dessins s'attaquant principalement à l'immigration, la classe politique et l'État, l'avortement et l'adoption par les homosexuels

Par Last Night in Orient
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Vendredi 31 juillet 2009
Par Last Night in Orient
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Jeudi 30 juillet 2009

 

 

 Critiques contre Tariq Ramadan, procès de l’islam  par Fatiha Kaoues

Depuis plusieurs semaines, tribunes et articles de presse d’une particulière virulence se multiplient , pour désigner à la vindicte populaire un seul homme, Tariq Ramadan sur lequel pèse l’accusation infamante d’ « antisémitisme ». Quelles abominations a-t-il bien pu proférer pour mériter un tel déchaînement d’animosité ? Tout a commencé par la publication d’un article paru le 3 octobre dernier sur le site Oumma.com et sur celui du forum des altermondialistes intitulé « Critiques des intellectuels communautaires ». Il y pourfend le soutien exclusif de certains intellectuels juifs et/ou sionistes français envers Israël au mépris de leur prétention à l’universalité. Ce texte n’est certes pas exempt de maladresses. Ainsi, un défaut de formulation -que Tariq Ramadan reconnaît lui-même en ces termes- pourrait laisser entendre qu’il croyait que P.A Taguieff était juif alors que ce n’est pas le cas. Pour n’importe quel auteur , cette maladresse eût été de peu d’importance (d’ailleurs comme nous allons le voir, ces intellectuels ont eux-mêmes multiplié les contrevérités grossières et délibérées dans leurs réponses à Tariq Ramadan), il eût suffi de dire que le fond du propos était ailleurs, dans la défense acharnée et dénuée de tout discernement de l’Etat d’Israël. Pour Tariq Ramadan cependant, cela est fâcheux car depuis longtemps le philosophe est dans la ligne de mire de ces personnalités dont il fustige l’alignement quasi systématique sur les positions israéliennes. Un seul propos jugé ambigu ou pas suffisamment explicite sert de prétexte à une curée médiatique engagée dans le but de détruire un homme. Ainsi donc, cette polémique tient essentiellement à la personnalité de Tariq Ramadan et à son parcours exemplaire sur lequel il convient de revenir.

Tariq Ramadan n’est certes pas le premier à regretter le parti pris de certains intellectuels juifs et/ou sionistes, leur propension manifeste à servir la propagande israélienne en usant du « chantage à l’antisémitisme ». Ainsi, des Juifs français exaspérés que l’on veuille « récupérer » leur voix et parler en leur nom s’en sont émus dans un appel publié dans le Monde « En tant que Juifs » : « Aussi le chantage à la solidarité communautaire, servant à légitimer la politique d’union sacrée des gouvernants israéliens, nous est-il intolérable. » disaient-ils. Au sein même des médias, le malaise est patent. Olivier Guland, rédacteur en chef de Tribune juive, a demandé à quitter ses fonctions en bénéficiant de la clause de conscience. Il dénonce un « changement d’orientation » du bimensuel et affirme avoir « subi des pressions pour renoncer à une couverture pluraliste de la communauté juive et de l’actualité au Proche-Orient (…)Tout se passe aujourd’hui comme si la communauté juive organisée devait se comporter comme la représentante en France d’un Etat étranger et se sentait obligée de défendre les positions les plus radicales d’Israël. » (1)

Des accusations qui ne sont pas inédites, donc. La nouveauté est que ce discours est le fait d’un intellectuel arabe et musulman. Voilà qui est insupportable. On peut regretter que Tariq Ramadan ait choisi de publier cet article peu de temps avant le début du forum social européen prêtant le flanc à de nouvelles attaques, permettant aux tenants d’un soutien inconditionnel à Israël de véhiculer ad nauseam l’odieux amalgame entre antisémitisme et antisionisme. Cette affaire est l’occasion rêvée de revisiter la théorie fantasmatique portant sur une prétendue collusion-conspiration de l’extrême gauche, des Verts et des « Arabo-musulmans », tous unis par une même haine du Juif. (2). La riposte est facile et elle ne va pas tarder à déferler dans un feu nourri de protestations d’une violence incroyable.

Un parcours exemplaire

C’est en 1993 que Tariq Ramadan fait son apparition dans le paysage médiatique français. Il a 31 ans et déjà, il fait une forte impression. Dans ses conférences, Tariq Ramadan plaide auprès des musulmans les avantages et « acquis » de la laïcité. La même année il fait une apparition très remarquée sur le plateau de l’émission « La Marche du siècle ». Loin des clichés du musulman « inculte » que certains médias aiment à véhiculer, sa prestance, ses manières élégantes, son aisance rhétorique lui valent un franc succès. Tariq Ramadan est convié à de nombreux débats par des associations, des universités. Un an plus tard, en novembre 1995, en pleine psychose des attentats attribués aux islamistes, le ministre de l’intérieur Jean-Louis Debré lui interdit l’accès au territoire . Cette décision fait scandale. Le ministre se trouvant dans l’incapacité de trouver le moindre élément de preuve à l’appui de ses accusations, l’interdiction est vite levée. Cet incident révèle que, déjà, Tariq Ramadan dérange .

La rhétorique du mépris
Parce qu’ils sont incapables de le prendre en défaut, les adversaires de Tariq Ramadan recourent à des moyens détournés, ne pouvant s’attaquer à ses idées, on s’en prend à l’homme. A-t-il des manières courtoises ? Il est doucereux ! rétorque t-on. Dénonce t-il en termes forts et percutants les dérives antisémites y compris celles qui sont le fait de sa propre communauté religieuse ? C’est pour mieux donner le change ! affirment ses adversaires. Le piège est amorcé, quoi qu’il dise, Tariq Ramadan ment, trompe, affabule. On le disqualifie à peu de frais en l’interpellant sur des idées controversés défendues par…son grand-père ou son frère !

Après le 11 septembre, les thèses islamophobes d’Alexandre Del Valle acquièrent une nouvelle légitimité. Dès lors, l’offensive des islamophobes se durcit . Ce n’est plus le GIA mais Al Quaïda qui sert d’exemple horrifique à leur démonstration. Le quotidien suisse le Matin se faisait récemment l’écho d’accusations portées contre Tariq Ramadan selon lesquelles l’islamologue serait proche d’un militant extrémiste lui-même soupçonné de collusion avec…Al Quaïda ! Des propos qui confinent à l’ubuesque lorsque le journaliste s’étonne que Tariq Ramadan, contacté sur son portable ne réponde pas à l’appel ! (peut-être était-il en route vers l’Afghanistan parti rejoindre ses « amis » talibans ?). La représentation médiatique du fait islamique en France brille par son peu de distance critique. Les associations musulmanes sont souvent des « groupuscules », on s’inquiète d’une « mouvance » islamiste dont on ne sait rien mais dont on parle beaucoup, les responsables de l’UOIF sont tous « néofondamentalistes » proches des Frères musulmans lesquels seraient liés à Al Quaïda. D’ailleurs, les responsables de l’UOIF ne militent pas, ils « quadrillent » ! Quant à Tariq Ramadan, il n’est plus intellectuel mais « prédicateur » voire « islamiste » ! On l’aura compris, aucun de ces termes n’est le fruit du hasard, mais le résultat d’un choix bien compris, il s’agit d’avoir recours à une rhétorique alarmiste pour occulter les failles d’une argumentation . Pour pallier aux manquements de ses thèses, on distille tel un venin une rhétorique de la peur et du soupçon. Le recours abondant au conditionnel, aux sources mystérieuses jamais citées témoignent du peu de rigueur et de sérieux des accusations émises et participent de cette propagande. Bref, nous sommes entrés dans une ère de suspicion. Parce que Tariq Ramadan n’a pas l’heur de souscrire aux idées simplistes d’un monde binaire partagé entre « Bien » et « Mal », entre Musulmans « modérés » et « intégristes », parce qu’il a introduit une certaine complexité au débat on l’accuse de « double discours », sans jamais faire la preuve de sa duplicité. Ainsi, dans leur obsession à le « confondre » des journalistes français ont été jusqu’à rencontrer les responsables égyptiens des Frères Musulmans pour vérifier si Tariq Ramadan figure parmi les membres de la confrérie malgré ses dénégations !

Propagande et « traîtres juifs »
Au mépris de toute déontologie journalistique, les médias qui ont refusé la publication de l’article de Tariq Ramadan ont complaisamment relayé les diatribes de ses adversaires. Monopolisant les pages « débats » des quotidiens et magazines d’information, les intellectuels que dénonce Tariq Ramadan profitent de ces tribunes privilégiées pour donner libre court à leur désinformation « Pourvu que l’on ait une renommée dans le microcosme de la presse et de l’édition, on peut proférer d’énormes contrevérités ou de douteuses approximations sans s’exposer à une réplique immédiate » écrivent Joss Dray et Denis Sieffert à leur propos.(3) Dans une surenchère insensée, certains de ses détracteurs font dans la pure désinformation, ainsi André Glucksmann écrit : « Ce qui est étonnant, ce n’est pas que Monsieur Ramadan soit antisémite, mais qu’il ose désormais se revendiquer comme tel. », ce qui constitue une contrevérité proprement scandaleuse.(4) Dans une outrance détestable, Bernard Henri Lévy établit un parallèle entre les écrits de Tariq Ramadan et …le Protocole des Sages de Sion ! Le philosophe somme avec arrogance les altermondialistes de prendre leurs distances avec Tariq Ramadan. Lui même, pas plus que A. Glücksman ou A. Adler n’ont jugé utile de dénoncer les propos plus que complaisants d’Alain Finkielkraut qui avait salué le pamphlet islamophobe d’Oriana Fallaci, (La rage et l’orgueil) dans lequel on peut lire que les Musulmans « se multiplient comme des rats ». A. Finkielkraut considérait que l’auteure du brûlot raciste « regardait la réalité en face ».(5) Ils n’ont pas semblé davantage émus de la déclaration choquante de Claude Imbert se reconnaissant ouvertement islamophobe. De toute évidence la sensibilité de ces intellectuels « antiracistes » est à géométrie variable !

Il y a désinformation encore, quand Jean-Yves Camus écrit sur Proche-Orient.info que Tariq Ramadan remet en cause « le droit à l’existence même de l’Etat juif ».Enfin, lorsque A. Adler qualifie Tariq Ramadan d’« imam », il induit volontairement ses lecteurs en erreur. Le même Alexandre Adler récuse pourtant l’accusation d’ « antisémitisme » prononcée contre Tariq Ramadan. Sa colère est plutôt dirigée contre les intellectuels juifs qui, à l’exemple de Rony Brauman ont l’impudence de critiquer par trop vivement Israël, Ceux là, Adler les qualifie de « traîtres » à leur communauté ! En se positionnant qui plus est « en tant que Juif », il confirme point par point la critique de Tariq Ramadan : « Je suis effectivement dominé par un point de vue juif, et le point de vue juif, aujourd’hui, passe par le sionisme. Tariq Ramadan, lui, est habité par l’islam. Il y a chez lui une part de fidélité aux siens et de fanatisme (sic) que je partage. Ce ne sont pas (ses critiques) qui me choquent le plus : je suis bien plus choqué par des traîtres juifs comme Brauman et autres. »

Clichés
Sommé de s’expliquer sur sa position relativement au port du foulard islamique, Tariq Ramadan considère que c’est là une prescription divine. On partage ou non cette conviction, mais force est de constater que le philosophe se garde bien d’imposer ses choix propres, estimant qu’il est vain de « contraindre les consciences » considérant que « le voile, jamais, ne peut ni ne doit être l’objet d’une contrainte. »(6) On ne voit pas là matière à justifier un quelconque « double discours ». De fait, le portrait dressé de Tariq Ramadan, celui d’un individu retors, aux manières doucereuses, à l’esprit pervers qui cache son jeu ressemble fort aux caricatures antisémites des ouvrages d’histoire du début du siècle, ce Juif au nez busqué et aux manières affables qui vous flattait pour mieux vous trahir .Ainsi que l’exprime Daniel Bensaïd, philosophe et membre de la LCR : « On dit que Ramadan est trop honnête. Ce sont exactement les mêmes insinuations que certains adressaient naguère aux intellectuels juifs. »


Une filiation douteuse
Parce que l’on ne trouve guère matière à critique dans ses ouvrages, on ne manque jamais de rappeler à Tariq Ramadan qu’il est le petit fils de Hassan Al Banna, fondateur des Frères Musulmans, et que son frère tint des propos controversés en légitimant le recours à la lapidation (des propos dont Tariq avait pris soin de se démarquer). Non content d’être le frère de son frère, Tariq Ramadan est donc aussi le petit fils de son grand-père, là c’est sûr le doute n’est plus permis ! Répétés comme une antienne , ces reproches absurdes sur sa filiation servent à faire l’économie d’une réflexion construite sur les propres réflexions développées par le philosophe. Le procédé ô combien malhonnête suffit à qualifier la mauvaise foi de ses détracteurs. Il est juste de dire que Tariq Ramadan ne renie pas sa famille. Le petit-fils de Hassan al-Banna qui n’entretient aucune sorte de rapport avec les Frères musulmans précise sa pensée dans ces termes : « J’ai étudié en profondeur la pensée de Hassan al-Banna et je ne renie rien de ma filiation (…) Je replace cependant al-Banna dans son époque, sa société, son contexte et je fais la part des choses quant à l’analyse de ses objectifs et des moyens qu’il a mis en œuvre pour les réaliser » (7) Tariq Ramadan ne renie pas sa filiation mais conserve une distance critique avec les thèses développées par son grand-père. Les reproches qui lui sont faits sont à cet égard absurdes. Que signifie de faire à un homme le procès de sa filiation ? Demande t-on à Mr Luc Ferry de renier son aïeul Jules Ferry lorsque ce dernier vantait la supériorité de la « race blanche » ?

Ce qu’on reproche à Tariq Ramadan en vérité ? C’est naturellement l’impact de son discours auprès d’un public important. Comme en témoignent ces extraits contradictoires de L’Express rapportés par le chercheur Vincent Geisser (8) publiés à quelques mois d’intervalle :

« Tariq Ramadan, philosophe genevois et islamologue est l’un de ces nouveaux intellectuels musulmans qui refusent énergiquement les archaïsmes et cherchent à penser l’islam autrement : une foi fondée sur des valeurs humanistes et universelles, conjuguée à une citoyenneté active. Ce qui exige plus qu’une intégration un « enracinement » qui plonge au plus profond des intimités. Encore plus compliqué dira t-on, en tout cas il y croit avec une grande sincérité »

Quelque mois plus tard, le ton change radicalement. Pourtant, Tariq Ramadan n’a pas modifié sensiblement son propos, mais nous rappelle V. Geisser, « le 11 septembre est passé par là»

« Tariq Ramadan, 40 ans est la figure de proue des néofondamentalistes. (…) Son grand-père, Hassan al Banna est le fondateur, en Egypte, de l’organisation des Frères musulmans, dont l’idéologie imprègne aujourd’hui l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Son père, Saïd Ramadan est le créateur à Genève du Centre islamique. Le frère de Tariq, Hani Ramadan dirige aujourd’hui cette influente institution. Ce dernier, un dur de l’islam a justifié dans une tribune du Monde, la lapidation des femmes adultères ».


Tariq , ses barbus et ses voilées
Dans un dossier consacré à Tariq Ramadan publié récemment par le Parisien (9) , les journalistes y dispensent abondamment des « non-informations » pour déclarer abruptement que Tariq Ramadan « attise la haine raciale » ; aucune déclaration affirmative ne peut-être lue, nulle preuve ne vient appuyer les thèses défendues, l’emploi du conditionnel est omniprésent, les « spécialistes » jamais nommément cités. Ce dossier qui manque singulièrement de substance, est exemplaire en ce qu’il permet de saisir, telle une caricature les outrances d’une couverture médiatique qui réduit toujours le fait islamique à ses manifestations extrémistes. Dans cette consternante « enquête », ses auteurs remarquaient « qu’à la fin (du Congrès de l’UOIF), tous les barbus et les filles voilées (sic) sont allés le voir ». Des barbus et des voilées ! : voilà donc pour désigner des Musulmans, comme si la barbe et le foulard étaient la marque incontestable de l’adhésion à une idéologie extrémiste. En recourant à des clichés agissant comme de parfaits « repoussoirs », les journalistes se situent dans un registre émotionnel au détriment d’une analyse objective et dépassionnée. Au moyen de ces méthodes plus que discutables, Tariq Ramadan se voit disqualifié sans autre forme de procès et sans que jamais ses arguments ne soient sérieusement discutés. Dans le magazine « Complément d’enquête » (10) , le journaliste Benoît Duquesne avait aussi versé continuellement dans l’outrance. Tariq Ramadan y était décrit comme le « cerveau » d’un vaste complot visant à l’islamisation imminente de la France. Le journaliste s’était exprimé en ces termes catastrophistes : « Est ce que finalement l’islamisme ne serait pas le vrai islam tant il est vrai que le Coran est extrêmement violent et guerrier ? » (…) « Finalement la France ne doit-elle pas prendre les armes (sic) pour éliminer physiquement ces fanatiques ? ». On comprend que cette vision alarmiste aux accents bellicistes camoufle derrière la critique d’un homme, le procès d’une communauté religieuse.

Auto-critique
En fait de « double discours », la pensée de Tariq Ramadan a bel et bien évolué. Tariq Ramadan estimait en effet il y a quelques années que la laïcité devait faire l’objet de quelques aménagements afin de s’adapter au fait musulman. Désormais, et au terme d’une réflexion plus aboutie , il estime que l’islam peut fort bien se satisfaire du cadre légal actuel, que la laïcité constitue une chance pour les Musulmans. Constatant un « déficit d’autocritique » Tariq Ramadan appelle en effet à l’autocritique « Comprenant que les condamnations de principe ne suffisent plus, Tariq Ramadan ne mâche pas ses mots contre la violence des kamikazes ou l’antisémitisme dans les banlieues », rappelle Christophe Ayad dans Libération. (11)

Dans leur volonté d’enfermer Tariq Ramadan dans une posture « communautariste », ses ennemis se gardent bien de commenter les critiques qu’il adresse à sa propre communauté, ainsi que cet extrait où il réclame instamment « des intellectuels et acteurs arabes et musulmans qu’ils condamnent, au nom du droit et des valeurs universelles communes, le terrorisme, la violence, l’antisémitisme et les Etats musulmans dictatoriaux. » Quant au reproche récurrent portant sur la prétendue victimisation à laquelle il se livrerait, c’est l’exact inverse de son propos. Le philosophe est extrêmement critique vis à vis du monde arabo-musulman qu’il place face à ses contradictions (12). A cet égard, il livre un travail salvateur de remise en question. Il dresse un tableau très dur, absolument sans concession d’un monde arabe « embourbé dans ses échecs autant que ses divisions. Aucune autre région du monde n’a si peu évolué. (...) Et aucune éclaircie à l’horizon : les dictatures se pérennisent alors que la situation économique se détériore. Triste réalité, triste sort. »
Or, explique t-il « La tentation est grande de chercher les causes de cette déroute chez l’Autre, l’exploiteur, l’Occident et on ne se prive jamais, dans l’ensemble du monde arabe, de convoquer tous les arguments pour « expliquer » ainsi les raisons du désastre. ».
Mais cela serait trop facile et Tariq Ramadan appelle les peuples arabes et musulmans à chercher dans leurs propres manquements les raisons de leur faillite. 
Le fait que ses adversaires ont sciemment ignoré ces propos qui contredisent leurs critiques suffit à faire la preuve de leur mauvaise foi..


Dernier acte : l’exécution publique
L’émission « 100 minutes pour convaincre » présentée par Olivier Mazerolle et Alain Duhamel et diffusée le jeudi 20 novembre dernier constitue le dernier acte de cette entreprise de destruction initiée par certains intellectuels et hommes politiques, relayée par des médias complaisants. Confronté au Ministre de l’Intérieur, Mr Nicolas Sarkozy, Tariq Ramadan était censé l’interpeller sur divers aspects de sa politique de l’immigration, le sujet principal ayant trait à l’islam et à la laïcité. Introduisant le débat, le journaliste a sciemment choisi la voie de la polémique en prononçant un amalgame plus que douteux (se réfugiant opportunément derrière l’avis d’une femme) « ça commence avec le voile, ça finit par l’esclavage » ! Le ton est donné. Le reste sera à l’avenant. Adoptant un ton conciliant (il remerciera même le ministre pour son action « volontaire » en faveur d’un processus de représentation musulmane), Tariq Ramadan souhaitait de toute évidence participer à un dialogue construit et serein. De dialogue, il ne sera pas question. D’emblée, Tariq Ramadan est introduit de façon partisane par le journaliste qui fait allusion aux accusations d’antisémitisme portées contre lui, imposant immédiatement au philosophe une position défensive dont il ne pourra jamais se départir. La gestion du culte musulman dont la consultation en cours d’édification suscite bien des interrogations légitimes, la gestion sécuritaire des désordres sociaux initiée par le ministre, la question des discriminations et des violences policières souvent impunies, à toutes ces questions, les Musulmans de France attendaient des réponses. Mais de ces sujets, il ne fut pas question. Réduisant le dialogue à la portion congrue, Mr Sarkozy avait choisi la voie de la seule confrontation. En fait de dialogue, on a assisté à un véritable procès contre Tariq Ramadan , N. Sarkozy ayant revêtu tout à la fois la robe du juge et du bourreau. Très offensif, souvent discourtois, le ministre n’a eu de cesse de sommer le philosophe de s’ « expliquer » sur diverses déclarations qu’il fit, quand ce ne fut pas des propos tenus par…son frère, ou une petite phrase extraite d’un ouvrage que Tariq Ramadan a certes préfacé, mais qu’il n’a jamais écrit ! Aidé par des réflexions partisanes des journalistes, N.Sarkozy n’a pas reculé devant les effets spectaculaires : le ton est impérieux, la voix forte aux accents dramatiques, les effets de manche fréquents, le ton offensif, et même comminatoire : en position d’accusé, Mr Ramadan est prié instamment de s’expliquer, de se justifier.

« Vous avez critiqué des Juifs en raison même de leur judéité » lui est-il dit en substance. Tariq Ramadan a beau tenter d’introduire du sens à ses propos, en les resituant dans le cadre d’une polémique portant sur la défense inconsidérée d’Israël, ce qui est justement reproché à ces intellectuels « médiatiques » . N. Sarkozy rejette ces explications d’un revers de main méprisant, sans même se prononcer sur le fond des arguments, ils préfère situer son propos dans un registre irrationnel pour mieux justifier son accusation de racisme. Dans une outrance effarante, il ne manque pas de faire allusion à…la Shoah ! Face à l’énormité de l’accusation, pris de court, Tariq Ramadan est sous le choc. Le procédé visant à intimider par la référence à la Shoah est imparable, bien qu’intellectuellement contestable. Mais là n’est pas le souci de Mr Sarkozy, il faut marquer des points, peu importe les moyens. Le chantage désormais classique à l’antisémitisme peut y suffire. Les journalistes avaient déjà failli à tous leurs devoirs d’impartialité en introduisant d’emblée le débat sur un mode accusatoire A cela, il faut ajouter les jeux des caméras régulièrement tournées vers Madame Sarkozy à la physionomie très expressive : Tariq Ramadan a t-il la parole ? Mme Sarkozy lève les yeux dans un geste d’exaspération, quand elle ne part pas dans un fou rire à peine contenu pour bien signifier tout son mépris de l’homme, son époux répond-il vertement au philosophe ? Mme Sarkozy approuve vigoureusement d’un signe de la tête et exprime une évidente satisfaction !

Il est reproché à Tariq Ramadan de s’être prononcé en faveur d’un moratoire de la lapidation (et non son interdiction formelle), T. Ramadan estime cette étape nécessaire par souci de réalisme : plutôt que l’imposition d’un système de pensée, il faut aider à l’évolution des mentalités, afin que les peuples qui acceptent ces pratiques cruelles et les intègrent dans une certaine « normalité » soient acteurs de cette évolution, là se situe le travail d’un pédagogue selon T.Ramadan. Mais Mr Sarkozy ne l’écoute pas, interrompant ses propos d’une réflexion sarcastique, le ton moqueur et méprisant.

Nicolas Sarkozy enjoint encore Tariq Ramadan de s’expliquer relativement à une phrase extraite d’un ouvrage que le ministre interprète comme un propos justifiant la violence domestique à l’encontre des femmes. Le philosophe n’est pas l’auteur de cet ouvrage qu’il a simplement préfacé. Tout se passe comme si cela signifiait une adhésion formelle à l’entièreté du propos tenu, à chacune de ses lignes et qu’il devait ainsi se solidariser de son auteure. T. Ramadan a beau affirmer que la violence contre les femmes est « islamiquement indéfendable », le ministre ne l’écoute plus.

Enfin, dans le plus pur style bushien (le fameux « vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous ») Nicolas Sarkozy enjoint Mr Ramadan à exiger des jeunes filles qu’elles ne portent plus le foulard à l’école ! (comme s’il était en son pouvoir d’exiger quoi que ce soit des Musulmanes !), il témoignerait ainsi de sa « modération », dans le cas contraire il prouverait son « double discours ! ». Par ailleurs, lorsque Mr Sarkozy réfute le droit du port du foulard à l’école, il illustre son propos de l’exemple d’un non musulman invité en terre d’islam, prié de se conformer aux us et coutumes du pays d’accueil : cela est révélateur du fait que Mr Sarkozy considère les Musulmans comme des hôtes, étrangers à la république et non comme des citoyens français à part entière ! Cela est fâcheux s’agissant d’un ministre censé participer à la construction d’un islam français !

Lorsque Mr Ramadan réclame de Mr Sarkozy qu’il dénonce les agressions antiarabes et islamophobes avec la même vigueur qu’il condamne l’antisémitisme, ce dernier a cette réponse incroyable : « vous n’êtes pas agressé(s), vous êtes accusé(s) » ! Tariq Ramadan évoquait évidemment les agressions commises contre la communauté d’origine arabe et musulmane (ainsi, l’incendie survenu récemment d’un lieu de culte musulman à Montpellier sera passé totalement inaperçu, l’agression de Mouloud Aounit secrétaire général du MRAP n’aura guère suscité de réactions outrées), Tariq Ramadan ne parlait donc pas d’agressions commises contre sa personne, ce que Mr Sarkozy ne pouvait feindre d’ignorer : dans cette mesure, qui désignait ce « vous » accusateur ?

En guise de constat, Sarkozy aura limité l’examen du fait musulman dans notre pays à des phénomènes marginaux, numériquement négligeables : le port du foulard à l’école (voire le port du foulard sur une photo d’identité !) , les horaires spécifiques aux femmes dans les piscines. Pire encore, la réduction de l’islam à des manifestations extrémistes (lapidation, violences contre les femmes) témoigne d’une stigmatisation à caractère islamophobe. On s’interroge aussi sur les digressions manifestes, si le thème de la lapidation a le « mérite » de susciter la peur en associant les thèmes de l’islam et de la violence, ce débat n’a que peu à voir avec les réalités sociales de notre pays. (Imagine t-on un Nicolas Sarkozy invitant R. Cukierman et lui brandissant la Thora sous le nez, l’adjurant de s’expliquer sur son contenu relatif à la lapidation, le sommant de le dénoncer ? Impensable !).

Même véhément, l’échange entre N.Sarkozy et J-M Le Pen fut cependant égalitaire. Ce qui ne fut pas le cas de celui l’opposant à Tariq Ramadan, où l’on a vu un ministre pointant du doigt un Arabe et un Musulman, le sommant de s’expliquer, pire de s’excuser alors même qu’il ne reconnaît pas la validité des accusations émises contre lui ! (Mr Sarkozy a t-il jamais sommé le Président du Front National de s’excuser pour ses propos racistes ? -qui eux ne souffrent d’aucune ambiguïté !- En aucune façon !) Le discours moralisateur, la posture condescendante sont réservés au seul interlocuteur musulman. On imagine aisément l’effet désastreux d’un tel discours auprès des Français de culture musulmane.

Cette émission illustre pleinement le propos de Christophe Ayad qui voyait dans la critique de T. Ramadan un « vieux relent colonial ». « Il y a aussi dans l’animosité que suscite Tariq Ramadan un vieux relent colonial : l’Arabe passe encore, quand il nous ressemble et aime le bon vin, mais le musulman ne sera jamais qu’un « blédart », un taliban des cavernes. »

Mr Sarkozy s’était promis de « débusquer » (selon ses propres termes !) l’« islamiste » déguisé sous l’apparence d’un Occidental « civilisé » , il rassure ainsi une certaine frange de la population française marquée par la peur de la submersion islamique. Il envoie aussi un signal fort à une minorité d’intellectuels ou de citoyens de confession juive qui considèrent que la défense de leur communauté passe par la marginalisation/stigmatisation des Français d’origine arabe ou musulmane. Mais il n’est pas sûr que son propos qui fut un concentré de démagogie et de populisme ait convaincu la majorité des Français, excepté peut-être son électorat habituel. Ce qui tient d’une quasi certitude, c’est qu’il aura suscité l’amertume et la défiance des Français d’origine arabe et/ou musulmane. Par ses propos stigmatisants, il aura gâché l’occasion d’entamer un vrai débat avec un intellectuel musulman ouvert au dialogue construit. Ainsi que l’affirmait récemment dans le Monde le journaliste spécialiste de l’islam de France Xavier Ternisien, le fait de stigmatiser et de marginaliser la parole des acteurs musulmans modérés tels que Tariq Ramadan est le meilleur moyen de servir les desseins des véritables extrémistes que l’on prétend combattre.

 

Notes
1) L’Humanité, 11 septembre 2002

2) Mr Cukierman, le Président du CRIF évoquait une union sacrée des Bruns-rouges-verts tous antisémites, des propos outrés qui lui avaient valu de s’attirer l’ire d’une partie de la gauche

3) La Guerre israélienne de l’information de Joss Dray, Denis Sieffert, La Découverte

4) « Une obsession antisémite », le Nouvel Observateur, 9 octobre 2003

5) Le Point, 24 mai 2002.

6) Les musulmans dans la laïcité, Editions Tawhid deuxième édition 1998

7) L’islam en questions, co-écrit avec Alain Gresh Editions Actes Sud

8) Vincent Geisser, La nouvelle islamophobie, Editions La découverte

9) Le Parisien , « Mais qui est donc Tariq Ramadan ? », 14 novembre 2003

10) diffusé sur France 2, 27 janvier 2003

11) Libération, 8 juillet 2003

12) « Le monde arabe et les musulmans face à leurs contradictions », Oumma.com , 25 juin 2003


Par Last Night in Orient
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Samedi 25 juillet 2009


"Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés." (Mat 26.26-28)


"Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna..." (Marc 14.22)


"L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. [...] Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna..." (Luc 22.14, 22.19)


Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père....Ce qui peut vouloir dire que ceux qui boivent du vin pendant leurs vies n'auront pas la chance de boire quand ils seront au "paradis" (pour les musulmans), alors puisque les bons croyants vont avoir des rivières de vin pourquoi il est interdit de le boire en tant que vivant mais pas après la mort...


Un proverbe oriental dit : « L'homme prend un verre de vin puis le premier verre prend un deuxième puis celui-ci prend l'homme ». L'histoire commence par un conseil donné par un médecin ou un ami qui veut que l'on prenne un verre à titre d'apéritif ou pour être détendu ou pour faire comme les amis réunis dans le cadre d'une réception pendant laquelle le vin est servi comme une composante du menu. Ensuite, on établit progressivement un lien organique et psychologique avec l'alcool. Et celui-ci finit par faire partie de la vie de l'intéressé. Ce processus aboutit à la transformation du consommateur accoutumé en un prisonnier de l'alcool ; il le cherche comme un malade cherche un médicament.


C'est ce qui fait dire à un poète : "Que de verre j'ai bu pour me soigner de leurs propres méfaits !"


Le premier verre lui fait du bien puisqu'il n'est pas encore ivre et il ressent un certain confort et un léger étourdissement. Le deuxième verre produit les mêmes effets et fait naître de la nostalgie pour le verre bu la veille. Le corps s'habitue peu à peu à la résorption des poisons générés par l'alcool. Et l'on éprouve un besoin croissant d'augmenter la quantité consommée afin de retrouver le sentiment éprouvé à la suite de la consommation du premier verre. Ensuite l'on devient plus régulier dans la consommation de l'alcool et plus vorace. Voilà pourquoi la loi Islamique a été sage dans son interdiction de la consommation d'une quantité quelconque du vin ; petite ou grande. Car la petite est la première composante de la grande quantité et le cumul des petites quantités font une grande quantité ! Concernant l'utilisation du vin dans le Coran il y a plusieurs ordres. Une fois, il dit : "ne faites pas vos prières si vous êtes saoul". Une autre fois il dit que l'utilisation du vin peut porter des intérêts. De même, il dit que l'utilisation du vin est une affaire du Diable et qu'il est totalement interdit de le boire. Mais ce vin là qui devient interdit, on le voit mentionné dans le Coran comme récompense pour les musulmans une fois au Paradis !! Là où ils trouvent des filles toujours vierges et nombreuses.


La " Sourate An-Nessa Verset 43 " :

43. Ô les croyants! N'approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d'impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu'à ce que vous ayez pris un bain rituel. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l'un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché à des femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Allah, en vérité est Indulgent et Pardonneur.


La  Sourate Al-Maidah verset 90 & 91 :

90. Ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, pour réussir.

91. Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimité et la haine, et vous détourner des invocations d'Allah et de la Salat. Allez-vous donc y mettre fin?


La " Sourate Al-Baghareh, Verset 219 " :

219. Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis: Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité. Et ils t'interrogent: Que doit-on dépenser (en charité)? Dis: L'excédent de vos bien. Ainsi, Allah vous explique ses versets afin que vous méditez.


Les plats cuisinés avec le vin (ou d'autres types d'alcool) ne sont pas considérés comme étant licite (donc illicite) car le vin qui s'y trouve ne se transforme pas ni ne disparaît pas complètement lors de la cuisson (ce qui empêche toute analogie avec le vinaigre -que certains font pour autoriser la consommation de tels plats où la transformation du vin est complète).

Le vinaigre dans les plats : est par contre Halal (licite). Lorsque le vin se transforme spontanément en vinaigre, ce dernier est licite et pur à l'unanimité des juristes. A savoir la pureté et le caractère licite du vinaigre transformé.


La transformation artificielle, tout comme la transformation spontanée élimine le caractère corrupteur, c'est-à-dire enivrant, du vin, et appuie son caractère bénéfique : le bénéfice nutritif, curatif, etc. Étant donné que l'impureté et la prohibition sont dues au caractère enivrant qui a cessé d'exister, la validité des jugements légaux changent selon l'existence ou la disparition de leurs causes. Ceci est confirmé par la parole du Prophète - paix et bénédictions sur lui : 'Quelle bonne nourriture que le vinaigre !' (hadîth rapporté par Muslim et d'autres). Ainsi, il n'est pas fait de distinction concernant l'origine du vinaigre, ni la manière dont celui-ci a été fabriqué.


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Samedi 23 mai 2009


Allah akbar

  • (arabe : الله أَكْبَر) signifie « Dieu est (Le) plus grand ». La prononciation exacte est Allahou akbar.

Cette formule s'appelle le takbîr en arabe (تكبير). Cette phrase est employée par les musulmans arabophones dans de nombreuses circonstances. En islam, la phrase fait partie de l'appel à la prière (adhân).

  • Dieu le veut ! est un cri de ralliement des croisés lancé avant le combat contre les troupes musulmanes. Il fut utilisé dès la première croisade. Il constitue le motto de l'ordre du Saint-Sépulcre, chevaliers catholiques. Il est l'équivalent du Allah Akbar des musulmans, cri poussé avant une bataille. Le terme Inch Allah, traduction littérale de si Dieu veut, n'est jamais utilisé dans des circonstances belliqueuses et a un tout autre usage.

Le muezzin appelle 5 fois par jour les fidèles par haut parleur interposé.

  • Al Fajr, la prière de l'aurore, correspond au moment où il devient possible de distinguer un fil blanc d'un fil noir.
  • Ad Dohr, correspond au moment ou le soleil est au zénith (ou quand l'ombre du corps est 4 fois plus grande que le pied)
  • Al Asr, lorsque le soleil est à mi course entre le zénith et le coucher (ou quand l'ombre du corps est 10 fois plus grande que le pied)
  • Al Maghrib, au moment du coucher du soleil
  • Al Ichaa, au moment ou la nuit devient noire

L'horaire officiel des prières est publié dans la presse.

Ces prières, à l'exception de la prière de midi le vendredi qui doit être récitée dans une mosquée, peuvent être dites n'importe où. Le musulman établi un espace séparé du monde extérieur et de ses "impuretés" : c'est le rôle du tapis de prière (la lebda).


Avant la prière, le fidèle doit se purifier. Le visage, les oreilles, la bouche, mains et pieds doivent être lavés à l'eau. Si l'eau manque, le coran a prévu la purification symbolique par le sable. Cette obligation explique la présence des fontaines et puits dans les mosquée.



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Biliographie
  • Constance E. Padwick: Muslim devotions. Oxford 1996. S. 29-36
  • Wolfdietrich Fischer: Grammatik des klassischen Arabisch. Otto Harrassowitz, Wiesbaden 1972. § 125 c)
  • Hans Wehr: Der arabische Elativ (Akademie der Wissenschaften und der Literatur in Mainz. Anhandlungen der Geistes- und Socialwissenschaftl. Klasse, 1952, Nr. 7. Wiesbaden 1953
  • The Encyclopaedia of Islam. New Edition. Leiden, Brill. Bd. 10, S.119.
  • al-mausūʿa al-fiqhiyya. (Enzyklopädie des islamischen Rechts). Kuwait 2002. Bd.13, 206ff
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