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melhoun marocain

Mercredi 11 novembre 2009
Cette photo figure parmi la collection de l'association Kaddour Al Alami à Meknès.



l'Age d'or du melhoun à Moulay Driss.

Merci Mario pour cette photo.

Cette photo est le point de départ de mes interrogations sur le Melhoun. Elle m'a fait penser à tous ceux qui se sont donnés cœurs et âmes pour la noble cause du Melhoun.

Cette photo a été prise à l'intérieur de la maison du Cheikh du Melhoun, le poète et interprète Mohamed Ben Rached, à Moulay Idriss Zarhoun.

Cette maison était le point de convergences de tous les aficionados du Melhoun.

Tous les Gens du Melhoun, grands et petits, connus et moins connus se retrouvaient une fois l'an dans cette maison et c'étaient des échanges riches, denses, fructueux sur le thème du Melhoun. Ils se retrouvaient lors du Moussem de Moulay Idriss Zarhoun.

J'ai beaucoup appris grâce à cette Maison que je considère comme une École du Melhoun.

J'espère que cette maison, fermée aujourd'hui, deviendra un jour futur le Musée du Melhoun.

Je voudrais aussi que les bonnes rencontres de ce temps là reviennent et que nous organisions, de nouveau un grand moment annuel dédié à Mohamed Ben Rached. Quand je dis nous, je pense évidemment à tous ceux qui ont participé à ces grandes soirées mémorables entre toutes.

De droite à gauche sur la photo : un élève de Cheikh Benaïssa Derraz, mon ami Abdjallil devenu aujourd'hui à son tour un grand Cheikh et qui travaille au tribunal de Moulay Idriss.

Puis à côté de lui, un grand Cheikh là aussi qui possède un café fréquenté exclusivement par les Grands Cheikhs du Melhoun, les amoureux du Melhoun. Ce café était décoré d'instruments de musique du Melhoun. Il servait les clients tout en chantant des poèmes de Melhoun. Ce Monsieur s'appelle Mohamed El Hdachi. Le café était appelé « Qawa El Hdachi »,

A sa droite, je ne le connais pas. Mais il était fréquent de constituer un orchestre composé de références et de gens pas forcément connus des spécialistes mais avec tout autant de talents.

Enfin à gauche sur la photo, le grand grand Mohamed Ben Rached, l'ami des gens du Melhoun, propriétaire de cette maison, lieu de tant de rencontres, un homme avec un grand cœur.

Je considère cette époque comme l'Age d'or du melhoun.

Il faudrait un livre entier pour raconter tout ce que j'ai engrangé dans cette belle et noble maison.

Merci à toi mon cher Mario, pour cette passion et cet engouement sans faille.

Said El Meftahi.



 
Par MARIO SCOLAS
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Mardi 10 novembre 2009

Le rythme musical présenté ici est le gubbahi en 5/8 et les instruments qui accompagnent la polyrythmie sont trois tarijas.


Boudjemaa El Ankis est un disciple d'El Anka,il devint a partir des années 50 un des meilleurs représentants de la chanson chaâbi. Ce titre et bien d'autres témoignent de l'extreme originalité de sa voix. Dans des pièces qui nécessitent une longue tessiture et une maitrise des micro-intervalles. Il fait preuve d'une impressionnante créativité dans ce titre intitulé "TEMZIW" (mode sihli et rythme "Gubbahi"), il met toute son émotion pour interpréter cette trés belle chanson de Kamel Hamadi où il est question du désarroi humain devant l'irrémédiable fuite du temps. le ton est lyrique,pathétique et le raffinement de la construction mélodique témoigne de l'extreme sensibilité du compositeur. 

La serraba, un genre de malhoun complète le tableau de la chanson populaire. La serraba ne comporte pas de refrains mais est coupée en tercets entre lesquels vient s'insérer la naouara, une strophe de 6 vers rimant deux par deux : sont rythme est généralement le gobbahi. La poésie, n'est pas signée dans les derniers vers, soit en raison de l'humilité de l'auteur, soit surtout en raison du sujet licencieux qu'il expose. 

 

Par Last Night in Orient
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Jeudi 8 octobre 2009

Parmi les thèmes abordés par la poésie du Malhoun, on trouve les « Tawassoulât ». Dans les recueils, ce sont des poèmes mystiques, composés par de grands hommes du soufisme tel le théologien Laamiri et Sidi Abdelkader el Alami, garant de Fès, qui est considéré comme un des plus grands mystiques du Maroc. Il a composé un ensemble de pièces poétiques évoquant le désir de se fondre dans l’essence divine et des poèmes à la louange de l'Elu, que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui. Ces textes, aux images les plus belles qui soient, ont touché la conscience de tous les arabes car ils ont été composés en arabe classique dans un style non moins beau que celui du poète soufi Ibn al-Farid ou d'un autre de ses comparses puis mises en musique. Ce dernier a exprimé l'amour divin et le désir d'union mystique dans une langue qui fait appel au vocabulaire de l'amour profane. Et nous disons que notre dialecte marocain avec toutes ses différences est capable, plutôt il est fait pour dire l’amour et déclarer “le sentimental” et le “charnel”.

Mohamed Benslimane, parlait de la beauté des filles de la ville de Fès.

Auteur : Mohamed Ben Slimane -interprète : Cheikh El Hadj M'hamed El Anka

Istikhbar :

  • Ô échanson, le soleil du soir s'est incliné vers son couchant son aspect a changé, le crépuscule lui a imprimé sa couleur d'or
  • Avec ses atours, il s'est posé avant de s'éclipser semblable à brocart d'or lumineux
  • Il a décoché ses flèches transperçant l'horizon.
  • Puis, il a regagné sa demeure et il disparut.
  • Alors, les Amants en furent comblés

bayt :

  • la nuit, le sommeil m'a fui
  • A cause de l'indifférence de celle que j'aime, Cet être qui habite mon coeur me rejette.
  • Ô amis, que dois-je donc faire ?
  • La passion sur mes épaules est un lourd fardeau qui m'est insupportable.
  • Aucun remède pour soulager mon mal ni de médecin, habile comme vous le dites, pour répondre à mon attente.
  • Pourquoi cela mon Dieu, pourquoi ?
  • Quand donc grâce à l'affection, mes os brisés par la séparation seront-ils rétablis ?
  • Elle remplissait ma coupe
  • La splendeur était là, au milieu de la chandelle, des friandises et de l'extase du vin
  • Le cheval, les gazelles, les amis et les livres réjouissent la vie, et qui ne les aime pas est méprisable; il n'a rien vu ni retenu : il doit avouer son inexpérience.

refrain -bayt :

  • L'amour et la passion m'ont interpellé : ils m'ont ravi la raison et j'en devins esclave.
  • Hélas ! l'amoureux ne connaîtra la quiétude jusqu'à sa mise en bière.

refrain -bayt

  • Ô Dieu, le bien heureux, épargne-moi, Toi qui as guéri Job et sauvé le vénérable Jacob.
  • Pardonne-moi mes péchés, ô Dieu à la grâce pérenne.

refrain -bayt :

  • Mes propos sont sensés, réfléchis et reconnus par les cheikhs; je suis leur humble serviteur leur obéissant à la lettre, et suivant le droit chemin.

refrain -bayt :

  • Dites à l'ignorant de demander pardon (à Dieu) et de quitter la mer des vanisés.
  • Que Dieu me préserve des menteurs.
  • Je suis toujours maître de moi et je demeure sans faiblesse dans le droit chemin.

Natif de Fès, ce bouillonnant poète s'est laissé griser à travers un de ces poèmes dont nous parlons aujourd'hui. Il est à noter que le “moi” des poètes du malhoun est très fort à l'instar des grands poètes arabes. Le vocabulaire puisé dans les termes guerriers sont purement symboliques car ils sont signe de virilité, de bravoure et tant de vertus masculines. Il ne faudrait pas voir dans cette “vantardise” une quelconque prétention. Les poètes s’affrontaient à coups de vers assimilés à des épées dans l'arène de la poésie. Bien que pieux et ayant une connaissance profonde du Saint Coran, ils ne s'écartaient pas de la joie de vivre en signe de gratitude envers le Créateur.

Le terme « Tawassul » désigne les poèmes d'invocation dans lesquels l'adorateur se confie avec ferveur à son adoré. C'est un thème poétique qui comprend les poèmes de louange, d'action de grâce, d'invocation et de gratitude envers Allah, exalté soit-il. Apparaissent également des poèmes de remords, de retour à Dieu et d'imploration du pardon divin, ainsi que toutes sortes d' autres thèmes religieux dans lesquels l'artiste se retourne sur sa vie, pleure ses erreurs et ses faux pas.

  • La louange : Elle peut être religieuse ou mondaine. La première s' adresse au Prophète, à sa noble famille, à ses compagnons, aux saints, mystiques et hommes de Dieu. Quant à la seconde, elle s’adresse aux rois du Maroc et aux grands de ce monde qu’ils soient hommes de religion, nobles, bienfaiteurs ou savants.
  • Les recommandations : Ce sont des poèmes d’exhortation et des poèmes didactiques, les thèmes qu’ils abordent se recoupent parfois avec ceux des « Tawassulât » ; les plus belles pièces étant celles dans lesquelles l'artiste interpelle les gens en général, ou bien une personne particulière à travers laquelle il s’adresse en fait à lui-même.
  • Les « printaniers » : Ce sont de splendides tableaux de la nature, décrivant le plus souvent la luxuriance du printemps. Les pièces renferment beaucoup de noms désignant toutes sortes d’arbres, de plantes, de fleurs et d’oiseaux. Mais si le thème mis en exergue dans ce genre est la description de la nature au faîte de sa magnificence, de sa splendeur, ornée de sa plus belle parure, les poètes qui l'ont traité en ont rarement pour autant négligé l’éclat de la beauté féminine, qu’ils ont rêvé dans des pièces galantes appelées « Ochaqi ».
  • Le « ochaqi » : Constitue la poésie amoureuse du Malhoun. Les poètes populaires y ont excellé, décrivant les différents états émotifs engendrés par l'éloignement de l'être aimé, sa rencontre, la séparation, le rendez-vous, les soupirs, les pleurs et la joie.
  • Le « saqi » :Ce sont des poèmes bacchiques qui célèbrent la bonne compagnie, les réunions entre amis, la gaieté suscitée par le vin. Le poète a ici innové et laissé libre cours à son imagination. On trouve dans ce genre des images ravissantes, représentant superbement le rapprochement de la coupe aux lèvres. Évoquant le fait de boire du vin avec vanité, blâme ou bien encore s’en détournant malgré son attrait. Il y a aussi des poèmes dans lesquels le vin n’apparaît que comme symbole mystique, sans qu’il y ait absolument aucun rapport avec la boisson que l'on nomme « vin ».
  • La thrène (el-Rithâ’) : Appelée aussi « Azou », le poète y exprime sa douleur, consécutive à la perte d’un être cher, d’un proche, d’un chef patriote, d’un homme de culture, d’un artiste ou d’un héros.
  • La satire (Hajou) : Elle est lancée pour attaquer un traître, un imposteur, un harpagon, mais il constitue aussi un moyen de flétrir les parasites et les plagiaires en règle générale, pour faire apparaître leur faiblesse et leur vice.
  • La « Tarjama » : Humour et moquerie, pouvant parfois dévier vers une forme de racisme. Le poète s’y attaque à la charlatanerie, aux faux devins, à la cupidité et à tous les défauts et pratiques détestables qui laissaient perplexe l’élite cultivée.

le Malhoun ne se limite pas seulement à de belles paroles, mises en poèmes à la magie enchanteresse, il est bien plus, avec tout cela, un riche trésor culturel pour la mémoire universelle, maghrébine en particulier ; c'est un livre ouvert qui nous parle des péripéties de l’histoire, un dictionnaire fidèle qui protège la langue du splendide Maghreb. Il est devenu au cours de son histoire, la mémoire vivante des évènements qui ont marqués notre monde, l'histoire universelle des humains, mais aussi les choses plus cachées du monde de la matière. Il parle de thèmes très actuels comme le racisme, de politique, de l'attention portée aux parents, parle de religion. Le malhoun parle des temps anciens des Arabes et des temps modernes. Le malhoun joue dans ce sens, un rôle pédagogique non négligeable. Une Qasida Malhoun (genre Khsam) raconte même avec humour, le conflit entre le téléphone fixe et le téléphone mobile, interprétée avec brio par l'artiste marocain Abdelali Briki. (extrait de l'émission Chada El Alhan, 2M, 2005).


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Par Last Night in Orient
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Samedi 12 septembre 2009

 

 

   Majda  

 

Par Last Night in Orient
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Mercredi 9 septembre 2009


 Crédit photo Mario Scolas

 

Qacaïd (poésies) قـصـَـائـد الــمـَـلـحُُـون  - Mélodies enregistrées pour la la télévision marocaine  الأغاني من برنامج تلفزيوني


  1. Ain Loujoud Taha عِينْ لوجُودْ طَهَ
  2. Dabel Laâyane poésie de Sidi Abdelkader El Alami  رُوفْ أدْبْلْ لعْيَانْ
  3. Rjal Meknès رْجَالْ مَكْنَاسْ 
  4. Zawegna Fe Hmak زَاوْكنَ في حْمَاكْ 


 

 

Majda el Yahyaoui rompt avec la tradition du Malhoun, traditionnellement réservé aux hommes. Formée au conservatoire de Meknès par un des plus grands maîtres de de ce genre musical, Houcine Toulali, elle devient un talent reconnu au Maroc où elle a remporté de nombreuses récompenses. Elle est une animatrice télé très appréciée, et une chanteuse qui a dépoussiéré l'image vieillotte du melhoun.

 


 Crédit photo Mario Scolas

 

  En présence de son excellence André Azoulay (de dos) Crédit photo Mario Scolas

 

 

 

 

 

Par Last Night in Orient
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Mardi 8 septembre 2009


Les deux piliers du malhoun, Sidi Lakhdar Benkhlouf et Sidi Abdelaziz El-Maghraoui sont originaires de la grande tribu berbère des Maghraouas, dont le berceau était la vallée du Cheliff et les monts du Dahra, qui étaient parmi les premiers berbères a s'islamiser et a s'arabiser, et qui se constituera en multiples principautés s'étendant du Maroc a la Libye, en passant par Sijilmassa dans le Tafilalet, berceau présumé du genre musical. On appelle par ailleurs quelquefois cette région Masmouda. Les Masmoudas ou Masmudas sont une confédération de tribus berbères du Moyen Âge originaire du Haut Atlas. Ils sont les fondateurs de la dynastie des Almohades et des Hafsides au Maghreb. Parmi les grandes tribus faisant partie de cette confédération, on retrouve les Berghouatas, les Ghumaras (Ghumarides), les Hintatas (Hafsides), les Tinmelel, les Hergha, les Genfisa, les Seksiwa, les Gedmiwa, les Hezerdja, les Urika, les Hezmira, les Regraga, les Haha, les Banou Maghus, les Gilawa et plusieurs autres. Selon Ibn Khaldoun, les Masmoudas seraient issus de la branche des branis ou berr ; Elle serait, selon lui, l'une des plus grandes tribus  berbères du Maghreb.



Eugène Aubin, voyageur, diplomate et espion français qui était au Maroc à un moment charnière de l'histoire du royaume(1902-1903) écrivait à propos de la griha: « Ce n’est qu'a une date relativement récente que la poésie populaire a été mise en musique. Il y a deux siècles environ, un certain el-Masmoudi nota les principaux airs que le peuple avait peu a peu adaptes a ses chansons, et il devint ainsi le créateur de la griha. Son œuvre fut si appréciée qu'on y voulut voir une intervention surnaturelle; la tradition affirme que Al Masmoudi reçu l'inspiration dans une maison hantée par les génies. La chanson, musique et paroles, prit un rapide essor depuis El Masmoudi, soit que l'on ait développé ses propres mélodies, soit que l'on en ait inventé de nouvelles. Tous se partagent désormais en trois modes principaux: le mchergui, oui est propre aux régions orientales de l'empire et en Algérie. Le meqsour el-djenah, qui est usité dans la masse des pays marocains, enfin le meqloeg, originaire du Souss. ». Au cours de ses voyages de Tanger à Fès et au Sud marocain, Aubin dressait un portrait fidèle de la société marocaine, où il décrit aussi bien l'agriculture, les arts, la religion, la famille, que l'organisation politique.


Que sait-on exactement de Mohamed El Masmoudi ?

Mohamed El Masmoudi, poète marocain originaire du Tafilalet au XVIIème siècle sous le règne du sultan Moulay Zidane (neuvième sultan de la dynastie saadienne de 1613 à 1628) fut le disciple de Abdelaziz El Maghraoui avant de succéder au doyen du zéjal marocain et grand cadi de Fès originaire de la même région. El Masmoudi inventa une nouvelle formule de composition appelée "Agbah" ou "Goubahi", auteur de "EL Hifa" en innovant la texture poétique en introduisant une césure différente de celle de Abdelaziz El Maghraoui. La qacida chantée sur le rythme Goubahi a pour Harba (refrain) :

 

                    كـف ملامـك يا لايمنـــي           ربـي بالعشـق بلانـي

جـرب اتشوف تعــــذرني واتـذوق ما ذقـت انايـا



Kef m’lamek ya layemni. Rabi bel âchq ezzine bleni. Djareb Etchouf taâdherni ouet’ dhouq ma dhouqt anaya (ce qui traduit signifie approximativement cesse tes reproches ô toi qui me blâme. Dieu m'a éprouvé par l'amour. Met-toi à l'épreuve et tu me pardonneras. Car tu goûteras certainement ce que moi j'ai goûté). Cette poésie érotique dépeint les péripéties d'un poète qui aime sans retour une belle fille à la taille d'un rameau de mimosa et des yeux aux cils ressemblant à des flèches qui blessent ceux les observent. Elle sera suivie d'un istikhbar dans le mode Sehli à la trame langoureuse qui a pour premier couplet : مهموم والعقل حيران Mehmoum ouel âqel hayrane (turlupiné et l'esprit tourmenté).


Le Masmoudi (translittération commune) est typiquement l'union de deux phrases musicales de 4 temps. On l'appelle quelquefois «masmoudi kabiir» (le gros) pour le différencier du rythme à 4 temps (masmoudi saghiir). On retrouve souvent 2 coups d'entrée dans la première phrase. On utilise parfois le terme «masmoudi de dispute» puisqu'il peut rappeler un homme et une femme qui se disputent. La version avec 3 coups d'entrée est appelée «masmoudi de marche» à cause de son rythme régulier qui peut accompagner une marche. Les masmoudis sont communément utilisés avec la danse du ventre, et aussi avec le mouwachachat, car ils sont particulièrement relevés et faciles à reconnaître et utiliser pour une danseuse. 

Ce rythme a une base de maqsoum mais à 8 temps au lieu de 4 et est exécuté plus lentement. Généralement les masmoudis sonnent lourd (kabiir) alors que le maqsoum est rapide et agile (khafiif). On a retrouvé des preuves que le masmoudi était utilisé dans la musique mouwachahat ancienne avec une touche plutôt artistique alors que le maqsoum se retrouve dans la plupart des œuvres folkloriques. Les Masmoudas sont l'un des trois groupes ethniques Berbères du Maroc. Ils vivent à l'ouest du massif du Rif et de l'Atlas. On appelle quelquefois cette région Masmouda.
(source)


Ce grand rénovateur, avide de modernité poétique, a aussi grandement élargi la palette thématique du genre poético musical. Car c'est lui, dit-on, qui a écrit le premier « harraz » de l'histoire du melhoun, et ce n'est pas peu dire, quand nous savons l'immense engouement qu'a suscité ce nouveau thème chez les poètes et les amateurs de melhoun, jusqu'a nos jours, aussi bien au Maroc qu'en Algérie. Enrichi du « mbeit », du «maksour jnah », du « mchetteb », et du « souci- meqloug », le Melhoun marocain va susciter énormément de vocations, libérer le génie créateur des poètes marocains, et produire ainsi des œuvres importantes: tout le Maghreb voudra goûter a la poésie de grande qualité des poètes comme Sidi Kaddour El Alami, M’hamed En-Nejjar, Benali Cherif , auteur de Echamaa (bougie), Mohamed Benslimane, Touhami Medaghri, El-Mernissi, El-Gherabli, Moulay Ali El-Baghdadi, ...


Le poète du Malhoun doit continuellement assurer l'équilibre entre les thèmes populaires et les registres savants ; d'abord en puisant dans les legs de la mémoire collective, ensuite en acceptant la complexité poétique et en utilisant tous les éléments d'une rhétorique et d'un imaginaire séculaire. Le Professeur Mohamed El Fassi enseignait que le Malhoun est un poème destiné à être chanté et donc à être habillé en musique, c'est une mise immédiate en mélodie. Le Malhoun apparait comme une variante, une inflexion des règles classiques et un jeu délibéré des poètes. D'ailleurs certains poètes du genre écrivent dans les deux registres de la poésie classique et du Malhoun. Nous pouvons citer à titre d'exemple des artistes de la trempe de Mohamed Benslimane et Sidi Thami Lamdaghri(connu pour avoir écrit et composé Al-Gnawi et Aliq Al-Masrūh), le Sultan Moulay Hafid , Sidi Kaddour El Alami, Jilali Mtired et bien d'autres. La créativité est, en effet, considérée comme une inspiration, une révélation. Mohamed Ben Ali Bou’mar disait en 1519 : « Notre Malhoun est une lampe éclairant le noir et ne manque à aucune demeure ».

 

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Mercredi 2 septembre 2009


Comme la plupart des traditions musicales populaires du Maroc, la Taqtuqa el-Jabalya ne semble pas avoir d'origine précise historiquement attestée, sa vague actuelle apparaît à l'époque moderne liée à la diffusion radiophonique lorsqu'elle fait l'objet de certaines émissions par la station régionale, peu avant la Seconde Guerre mondiale. On peut compter khanfour el-Ghiyati parmi les célébrités de l'époque. Dans la Taqtuqa el-Jabalya, on évoque souvent le saint Moulay Abdesslam Ben - Mchich.

D'après Frédéric Calmès, Haj Mohamed el Ghayyati (1886-décédé en juin 1971) est connu sous le nom de  khanfor el Ghayyati. Son orchestre était spécialisé dans la pratique de l'art de  taqtouqa mais étaient aussi d'excellents joueurs de melhoun et du répertoire Hamadcha. Cet orchestre ce distinguait par la présence exclusive des guembri sans violon ni oud, sans doute fidèle aux formes anciennes du style. On retrouvait dans cet orchestre trois des quatre membres qui composent la famille des guembri a savoir la basse hajouj (utilisée par les Hamadcha), le ténor fakhar (qui a pour ainsi dire disparu), l'alto souisen (melhoun). Reste le soprano qu'ils ne jouaient pas et qui a disparu.


 

Enregistrement de 1960




Les Jbala comme leur nom l’indique, sont les « montagnards » ou « les habitants des montagnes ». Ce nom qui se réfère plutôt à la géographie qu’à un aspect ethnique donné, est passé pourtant pour une identité culturelle parce qu'il n y a aucune autre population appelée « Montagnards » au Maroc. La langue et d'autres aspects culturels indiquent que l’aire jeblie s’étend de l’Atlantique aux environs de Taza et de l’oued Ouergha à la Méditerranée.

A l’origine d'après la toponymie et le lexique jebli, la région était peuplée par des tribus andalouses qui parlaient une langue plus ancienne que les dialectes d’aujourd’hui. La proximité de l’Europe a fait que des populations d'origines ibériques s’étaient installées dès la Protohistoire dans la région. Il existait aussi un population locale antérieure à l’arrivée des Andalous qu'on appelle des Ibéro-maurusiens qui sont peut-être les premiers habitants du Maroc. Occupant une position stratégique, la région de Jbala a été un point de rencontre de plusieurs courants culturels et humains (les Phéniciens, les Puniques, les Latins, les Ibères, les Romans, les Amazighs, les Arabes d’Andalousie). Ces différents apports ont contribué à façonner l’identité culturelle jeblie.

Les Jbala furent arabisés assez tôt semble-il, c’est pourquoi leur parler comporte de nombreux mots arabes très anciens et conserve des prononciations anciennes pour certaines lettres (comme le Qaf ou Djim). Par contre leur parler a conservé des sons que l'on ne trouve que dans les langues latines comme le "P". L'arabisation fut accélérée avec les Idrissides qui y ont trouvé refuge après le déclin de leur dynastie, tout comme les arabes d’Andalousie à partir du XVe siècle.

Bien qu’il existe des villes à la périphérie de la région, les Jbalas n'en sont pas les fondateurs. Ainsi, dans des villes comme Tétouan (fondée par des Arabo-andalous), Tanger, Chefchaouen, Larache, etc, le terme jbala s'applique aux paysans, pourtant une grande partie de la population de ces villes est d'origine jeblie.

Le terme Jbala peut posséder une connotation péjorative (paysans, "plouc"...) d'où une certaine recalcitrance à dévoiler ses origines chez certains Jeblis. Cependant, ils sont souvent trahis par leur accent particulièr. Cet aspect péjoratif a été véhiculé par les habitants des villes (bourgeoisie arabo-andalouse). La réhabilitation politique des zones nord après la disparition de Hassan II a toutefois contribué à réhabiliter cette culture.

Par Last Night in Orient
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Lundi 17 août 2009

 

Voici la qasida intitulée DAR de sidi Abdelkader EL ALAMI  (Kaddour) connue en Algérie sous le nom "El Meknassia". Cette qasida a été écrite parce que sidi Abdelkader El Alami a perdu sa maison et que son élève Alaoui el Harouni la lui a rendu après la mort de sidi Kaddour El Alami. Il est enterré dans sa maison rendue. Le tombeau de Sidi Kadour El-Alami , dans un quartier paisible de Meknès, jouit d'une grande vénération.


Comme Abdelaziz al-Maghrawi, le doyen du zajal marocain, Sidi Kadour El-Alami se distingue par la chasteté de ses penchants. Sa Eva idéale ne reflète que la grandeur et la perfection divine. Pour lui la chair est un "fiel destructeur" du "merveilleux miel " que donne l'amour pur , l'amour qui satisfait la sensibilité morale et esthétique. La "sensualité flétrit toute fleur " note-t-il,elle ne laisse que le douloureux souvenir des sensations amères.Cette conception pure, céléste a valu a Sidi Kadour El-Alami l'auréole de la sainteté.


Dans le domaine de l'amitié, le poète a énormément souffert de l'ingratitude des Meknassis. Le poème "el Meknassia", œuvre emblématique de Sidi Kadour El Alami, chanson phare du répertoire chaabi, cette qacida appelée au Maroc, "dar sidi Qadour", restera un chef d'œuvre impérissable du melhoun .Son sujet est la perte de son domicile.


La première version incrimine un ami du poète, musulman d'origine juive, qui procéda a la vente de sa maison à l'insu de son naïf propriétaire qui lui avait même, dit-on, établi une procuration!
La seconde version raconte que notre poète, qui était excessivement généreux et dépensier ,se trouva un jour a court d'argent et dut se résoudre a vendre sa maison.


La troisième version, celle qui parait la plus plausible, explique que " les notables de la ville l'avaient convaincu de faire don de sa maison pour permettre l'élargissement de la mosquée mitoyenne. Lorsqu'il la leur donna , ils renoncèrent à l'annexer à la mosquée mais la gardèrent. Al Alami fut alors pris des plus grands regrets et composa sa fameuse qsida ou il décrit son nouvel état d'errance".


Fort heureusement, notre poète finit par récupérer la maison familiale (et la aussi, on ne sait si elle fut rachetée pour lui par le roi ou par un de ses disciples) ou se trouvent actuellement son tombeau et celui de sa sœur dans ce vieux quartier de Meknés appelé "9oubette essou9", plus précisément dans ce fameux "derb sidi boutib".


Voci le texte en arabe de la qasida







Istikhbâr :
Des vérités sur l'amitié se trouvent dans les livres.
Mais où sont passées ces vérités ? Ont-elles disparu ?
C'est le destin qui unit deux êtres d'amitié; en l'absence de l'un, l'autre le représente parfaitement et élève son rang; il ne tolère pas de le voir dénigrer en public ; son amitié est telle qu'elle éclipse tout autre amitié; il manifeste de l'hostilité aux calomniateurs.


bayt :
Mon cœur ne s'attristerait pas quand on se réjouit de mon malheur ?
Pourrais-je quitter ces lieux, ô mon Dieu, sans me sentir affligé ?
Exilé de mon pays, pourrais-je encore frayer avec les hommes ?
C'est à Haouz Bouteiba que j'ai connu la fortune, là où les êtres nobles, à l'âme pure, étaient ma lumière je les ai abandonnés, séparation qui blesse mon cour.
Je suis loin de mes proches, de mes amis, des miens, des êtres les plus chers et cette séparation blesse mon cour.
Serait-il en paix celui qui a fait de moi la risée des hommes ?
Trouverait-il le salut celui qui m'a voué à l'égarement et à l'errance ?


refrain:

Honte sur vous, habitants de Meknès ! vous croyant hommes vertueux, ma demeure était sous votre protection .
Ma confiance dans les hommes, voilà la cause de ma ruine.


çiyàh :
J'ai tant enduré depuis la séparation d'avec les miens qu'on m'a traité de fou, à cause de mes plaintes incessantes.
C'est pour moi une certitude, ô mon frère germain, que rien ne me consolera d'être séparé de mes frères par ma mère.
Si ma joie était visible, ma tristesse était enfouie.
Ma bouche riait mais les ténèbres remplissaient mon cœur ; j'étais patient avec mes ennemis, je dissimulais mes malheurs, et, tel un nageur dans la mer, je relâchai mes membres pour affronter les impolis.


bayt :
C'est ainsi que j'ai enduré les revers de la vie.
Mes forces déclinèrent, mon silence grandit, je devins muet.
J'étais incapable de me réconcilier, de me battre, tant j'étais, en ce monde éphémère, obsédé par mon malheur.
Celui qui m'aime me range parmi les êtres bien nés, et qui me déteste n'adorera que mon insulteur.
J'ai choisi de faire de cette histoire un poème symbole, composé sur un parchemin, à l'aide d'une écriture étrangère, loin de toutes harmonies comme le serait une belle citadine de Fès enlaçant un gnaoui grossier.


refrain çiyàh :
Ils furent nombreux à souhaiter cet exil, à se réjouir de mes malheurs et de ma détresse ; ils furent nombreux à me manifester de la bienveillance, à compatir à mon sort, à pleurer sur mes épreuves; ils furent nombreux à me conseiller, à embellir le départ de mon foyer; ils furent nombreux à me railler et à m'accabler le jour où je quittai mes amis, mon nid pour aussitôt me retrouver simple locataire.


bayt:
Que d'amis m'entouraient quand j'avais du bien !
Nuit et jour, ils peuplaient ma demeure; que d'amis et de relations en ce temps où je tenais toujours table ouverte !

Ils ne songeaient qu'à la trahison et au profit tels des poissons qui, la tête hors de l'eau, poursuivent les hameçons.
Cette blessure m'a révélé la conduite des hommes; quand je me retrouvai sans toit, ni argent, si j'en rencontrais un, il se contentait d'un signe de tête comme s'il ne m'avait jamais appelé par mon nom !


refrain:
Dans cette version, el Anqa a fait l'impasse sur un çiyàh.


bayt:
Leurs propos blessent, leurs regards brûlent, leurs gestes sont porteurs de conflits et de malédictions;

malheur à celui qui s'éloigne d'eux ! Ils ne cessent de le calomnier; sans prendre de poignards, ils dépècent promptement sa chair.
Comme des loups, ils hurlent nuit et jour.

Leurs démons surgissent, spontanément sans cérémonie.

Cette blessure m'a révélé la conduite des hommes; malheur à celui dont la bourse s'est vidée !
Mais mieux vaut [posséder] un sou de cuivre que de fréquenter certaines gens.


refrain -çiyàh :
Où sont mes compagnons, mes innombrables camarades ?
Où sont mes intimes ? Où sont mes amis ?
Je n'ai vu aucun d'eux, à l'heure de la détresse.
Ils se voilent la face, ils se dissimulent délibérément, sans considération de mes bienfaits, sans se souvenir de mes bontés, comme si j'étais un étranger arrivé dans cette ville; les uns ne m'ont plus jamais adressé la parole, d'autres ne cessaient de m'interpeller; c'est ainsi que des hommes abjects me rappelaient ma situation.


bayt
Comment oublier mes épreuves dans les ruelles de Meknès ?
Mon exil, les nuits passées dans des caves de minotiers ?
Dans les marchés sordides, les échoppes finirent par me rejeter ainsi que les chambres, les auberges et même les nattes.
Que de nuits j'ai veillé sur le sommeil de mes amis !
Et me voilà assis à la porte des tailleurs !
Ma vue redonne du piquant à leurs réunions,
qu'ils prolongent en m'accablant de réprimandes et de mesquineries.
Mieux vaut dormir sans dîner que partager un repas fâcheux.
Plutôt la misère et l'exil qu'une amitié malveillante !


Refrain çiyàh :
Où sont mes amis que je croyais vertueux, capables de me protéger, si j'en étais réduit à les solliciter ?

Ils se mirent à me dénigrer, à m'insulter avec des paroles plus douloureuses que piqûres d'aiguilles.

J'ai enseveli mon malheur dans la tristesse de mon cour, je me suis soumis aux décrets du Destin.
Mon indépendance, ma dignité, mon honneur ne se trouvent que dans mon foyer.


bayt:
Dieu soit Miséricordieux aux maîtres glorieux, aux patriarches qui ont transmis tous les enseignements à la postérité.

Les moments difficiles te révèlent la nature de l'homme en société.

Ton ami d'hier peut devenir un ennemi avisé.Qui sait écouter [ces hommes illustres]. son malheur se dissipera et ses contrariétés cesseront; il en tirera un bien, des mois et des années durant...


Malheur à qui construit sa muraille sans fondations !
Malheur à qui se mêle au combat sans épée !
Malheur à qui prend la mer sans capitaines !
Malheur à qui escalade les cimes sans cordée !


refrain - çiyàh :
Me voilà déçu par mes amis,


Que d'envieux ont souhaité mon malheur !
Je loue Dieu d'avoir toujours eu ma part de biens.
Lui, Le Généreux, a changé ma peine en repos.
Il m'a dispensé, dans cette vie, récompenses et gratifications, à mes ennemis, il a infligé jugements et châtiments.


bayt:
Seras-tu en paix, toi qu'attendent l'épée d'Azrail, le tombeau et le Royaume, le Jour du Jugement Dernier ?
Peux-tu t'élever, toi qui vis toujours dans la bassesse ?
Toi dont l'âme te murmure que tu es le meilleur ?
A la moindre atteinte, tu t'effondres, ô fils d'Adam !
Si riche sois-tu, tu seras porté dans un cercueil.
En ce monde, tu as été créé de la terre de "Nasnas''; tu finiras dans la tombe, homme injuste !
Regarde ce que recouvrent tes habits, toi qui es plein d'impuretés.
Ah si le vêtement ne dissimulait pas les turpitudes !


bayt final:
Qaddour El Alami, l'intelligent, le bon a dit :
"Homme avisé, crains Dieu, sinon tu le regretteras''.
J'ai obéi docilement aux maîtres et aux cheikhs.
Le Seigneur, le Puissant connaît le fond des cœurs.
Je suis un sage instruit par des hommes intelligents et sagaces; je suis considéré, cultivé et mon maître est un savant éminent.
Je me suis conduis selon les prescriptions divines; j'ai vécu dans la sérénité.
J'ai loué et j'ai remercié mon Dieu, Dispensateur de toutes les grâces.


Par Last Night in Orient
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Vendredi 14 août 2009

Cheikh Mohamed Salah Chaabane (né à Oujda en 1911- décédé en 1973).

Très jeune, il fréquenta le monde de la musique traditionnelle dans différentes villes du Royaume (Taza, Fès, Rabat) ainsi qu'en Algérie (Tlemcen, Oran '). Son mariage avec la cousine de Abdelkrim Dali et Larbi Bensari, tous deux grands maîtres de musique gharnatie, va lui permettre un échange permanent avec différent cheikh algériens. Reconnu par ses pairs, il reçut à son tour le titre de cheikh et entreprit la transmission de cet art traditionnel. Il forma plusieurs générations de musiciens et interprètes.

Il excella dans un style qui lui était propre dit le « gharbi » ou le « melhoun oujdi ». Ses nombreuses compositions sont aujourd'hui méconnues du grand public. Cheikh Salah et décédé en 1973 laissant à ses enfants la lourde charge de transmettre un patrimoine précieux. C'est ainsi que Si Mohamed et Nassreddine Chaabane ont pris le flambeau. En restant fidèle à la mémoire de son père, Nessreddine Chaabane, prend en charge des élèves de plus en plus jeunes, créant une pépinière de laquelle émergeront peut-être les maîtres de demain.

Par Last Night in Orient
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Mercredi 29 juillet 2009


Abbas Al Jirari, (né à Rabat, en 1937), est un chercheur et écrivain marocain qui a effectué de nombreuses recherches portant essentiellement sur le patrimoine arabe, la pensée islamique et les questions culturelles. Parmi ses publications : « Al hourrya oua Al Adab » (La liberté et la littérature), « Attakafa fi Maarakat Attaghyir » (La culture dans la lutte pour le changement), « Mouachahate Maghribya » (une recherche dans la poésie andalouse) et « Taqafat assahra » (la culture sahraouie). Il est également un conseiller du Roi du Maroc. Pour Jirari, un bon nombre des qaçaids ont été destinées pour être récitées.


La première mention du terme malhoun selon Abbas El Jirari (al qaçida, 1969, p. 54) nous vient d'un poème de Mohamed Ben Ali Bou'mar (en 1519) : "Notre malhoun est une lampe éclairant le noir et ne manque à aucune demeure".

 

Lors de la 6ème  édition du festival de l'art du Malhoun organisé à Fès, une oeuvre académique de Abbas Al Jirari,, intitulée "le projet scientifique de l'Académie du Royaume du Maroc dans le domaine de l'art du Malhoun". Un recueil poétique de Abdelaziz El Maghraoui a également été publié à cette occasion.


Dans le cadre de grands évènements internationaux relatifs à la diversité culturelle, Abbas Al Jirari affiche son engagement pour le dialogue interculturel.


le dialogue entre les cultures ne peut se réaliser sans l'acceptation de l'autre, avec ses spécificités, son patrimoine, sa religion, son identité et ses différences ».  Al Jirari a appelé «à sortir d'une approche de théorisation à celle d'application des idées véhiculées dans les rencontres tenues partout dans le monde ».


Par Last Night in Orient
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