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La Qaṣīda al-Burda (Arabe: قصيدة البردة), également connue sous l'appelation française « Poème du manteau » est un ode à la prière dédié au prophète de l'Islam Mahomet qui a été composé par le imam soufi Cheref eddin Mohammed ben Sa‘ïd, ben Hammâd, ben Mohsin, ben Sanhâdj, ben Hilâl es Sanhâdji) (1212-1296) d'Egypte. Il est fondé sur le mode de la qasida classique de Kaâb ibn Zouhaïr. Il fut composé à l'aube de l'Islam, comme une preuve de sa conversion. En échange de ce poème, le prophète Mahomet lui offrit sa burda, ou manteau.
L'imam Sharaf ad-Din Abu Abdullah Muhammad Busiri a écrit dans sa Qasida Burda que : « Si ce n'avait été pour le Prophète de Dieu (sallallahu 'alaihi wasallam) alors le monde n'existerait pas ».
‘Allama Khalid Azhari, faisant un commentaire sur la Burda, déclare : «
C'est à cause du Prophète de Dieu (sallallahu 'alaihi wasallam) que le monde a été amené de l'état de non-existence à celui d'existence ».
Ce poème fut, du vivant même de son auteur, considéré comme sacré, et occupe encore de nos jours une place particulière au sein de l'Islam : ses vers sont portés en amulette, récités dans les
lamentations pour les défunts, et interpolés par de nombreux autres poèmes. Il a été traduit en français par René Basset, qui fut professeur de lettres à
l’Université d’Alger, date de 1894 et s'intitule La Bordah de Cheikh El Bousiri, publié aux édition E. Leroux à Paris.
El Bousiri naquit, selon les uns, à Aboukir, aux environs de Dilâs, selon d’autres, le premier jour de
chaouâl 608 (7 mars 1212). Vivant à Belbéis du métier de grammairien et de copiste, il fut le disciple du célèbre soufi Abou’l’Abbàs Ahmed el Marsi et devint le plus illustre docteur «
traditionniste » de son époque. Il mourut dans les années 694-697 de l’hégire (1294-1298) et son tombeau fut placé près de celui de l’imâm Ech Chaféi. Ses surnoms d’Ed Dilâsi et d’El Bousiri sont
quelquefois réunis sous le nom d’Ed Dilasiri.
Qui ne connait encore pas les paroles de cette merveilleuse oeuvre musicale ?
"Maula ya salli wasal
lim daiman nabada,
'Ala habibika khai
ril khalqi kullihimi
"Ingat, ingat serta fikir,
sehari, hari,
Kamu duduk, dalam kubur
Seorang diri..."
"Maula ya salli wasallim daiman abada,
'Ala habibika khairil khalqi
kullihimi"
La Burda est d'un intérêt religieuse et historique considérable. C'est une glorification incomparable du prophète
dont le puissant souffle lyrique, épique traduit la ferveur du monde musulman. Elle reflète son attachement à la personne du prophète Muhammad (que la paix et le salut soit sur
lui).
Toute une étude est à faire sur la Burda sur le plan littéraire, dont la richesse et la pureté, au point de vue
vocabulaire, sont vraiment extraordinaires.
La maîtrise d'Al Busîri au point de vue langue, à travers la Burda, n'a d'égale que sa virtuosité dans les jeux de
mots et le choix des métaphores. La place de la Burda dans les manifestations de la ferveur islamique est connue et explique l'abondance des travaux qui lui ont été consacrés. Durant le mois
de Ramadan, et lors de la célébration de la nativité du Prophète, on la scande dans les foyers ou en veillées dans les mosquées. En Afrique du Nord, la Burda est récitée également en groupe
par ceux qui conduisent les convois funèbres.
Notre Prophète Muhammad « S.A.W.S », fondateur d'un humanisme religieux qui, à travers de multiples dimensions,
présente un caractère très original en ce qui concerne les valeurs intrinsèques et spirituelles de l'homme, sa situation dans le monde et ses relations avec Dieu de tous les hommes. Cette
universalité doit s'étendre non seulement dans l'espace, mais dans le temps, c'est à dire depuis Adam jusqu'au jour de la résurrection. La question qui revient à tout un chacun est voici :
Comment est-il possible que Muhammad ait été envoyé aux générations qui l'ont précédé ? L'âme de Muhammad a été créée par Dieu avant toutes les autres, et dans la prééternité déjà Dieu la
leur envoyée. Le Prophètes et apôtres historiquement antérieurs à lui ne sont que ses assesseurs dans le monde des corps. Mieux Muhammad n'a pas été envoyé qu'aux hommes, mais « mais aux deux
charges », c'est à dire aux hommes et aux jinn. Il est le sceau des prophètes c'est à dire, il clôt absolument et définitivement la série de tous les prophètes et envoyés.
En Muhammad, on retrouve toutes les qualités reconnues « nécessaires » au Prophète : une fidélité absolue, une véracité totale, une perspicacité sans faille, une authentique transmission du
message. Ces qualités et tant d'autres existent en lui de façon suréminente, car il est, absolument parlant, « la meilleure des créatures ».
Sa personnalité exceptionnelle, son charisme sans égal, son visage plein de lumière, sa haute silhouette d'apôtre de l'humanité, ses qualités physiques et morales, la place privilégiée qu'il
occupe dans le coeur de tous les musulmans, ne laissent personne indifférent.
Ardent mystique, Ibn'Arabî (né à Murcie en Espagne le 7 août 1165) est considéré comme le plus grand des maîtres de la spiritualité islamique. Sa doctrine qualifiée de “monisme existentiel” a dominé et revivifié la spiritualité soufie soulevant parfois les plus vives résistances au sein de l'Islam.
Sans prétendre résumer en quelques mots son œuvre littéraire colossale (plus de 400 ouvrages), nous pouvons toutefois nous arrêter sur le fait qu'Ibn'Arabî ne fait aucune distinction entre le Créateur et sa créature de sorte qu'il considère cette dernière comme une possibilité divine.
Dieu crée par Amour de se faire connaître et sa créature est la manifestation de cet Amour. Tous deux sont donc indissociablement liés par cette énergie d'Amour. En outre, l'homme étant issu de Dieu, il possède sa conscience et a donc la possibilité de se reconnaître. Par extension, à l'image de l'artiste qui se fait connaître par son œuvre et de l'œuvre qui nous éclaire sur l'artiste, se découvrir soi-même c'est découvrir Dieu en soi et découvrir Dieu c'est se découvrir soi-même. La réalisation de cette réunion au Divin par la connaissance de l'Amour est donc pour lui le but de toute vie spirituelle.
L'influence d'Ibn'Arabî dans l'histoire de la spiritualité islamique est immense. Non seulement elle comprend l'école
d'Ibn'Arabî mais elle s'étend à de nombreuses confréries soufies telles que la Chadhiliyya, la Khalwatiya, la Mawlawiya (les fameux Derviches tourneurs), la Tchichtiya, toujours vivantes
aujourd'hui. Au delà du soufisme, les œuvres d'Ibn'Arabî on été méditées et commentées par de nombreux mystiques et théosophes persans d'obédience chiîte. Osman Yahia a recensé 130 commentaires
perse des seuls Fosûs. Plus tard encore, son influence s'étendra encore lorsque se produira la jonction de cette école avec l'Ishraq de Sohrawardi et la théosophie chiite des Saints Imams (Haydar
Amoli, Ibn Abi Jomhur, Molla Sadra Shirazi).
Malgré un aussi grand nombre d'adeptes et de défenseurs prestigieux aussi bien sunnites que chiites, elle fut l'objet de violentes critiques tout au long de l'histoire, de la part des théologiens
orthodoxes qui lui reprochent sa conception de l'unicité de l'être qu'ils assimilent à une forme de panthéisme. Aujourd'hui encore,Ibn'Arabî est un auteur controversé dans l'Islam. Ses approches
exégétiques, sa conception du messianisme à travers la figure emblématique du Mahdi suscitent des polémiques. Il reste une référence pour les écoles soufies qui voient en lui l'héritier spirituel
de Mohammed.
Depuis sa plus tendre enfance Nassima Chabane est bercée par la tradition Arabo-Andalouse de Blida, sa ville de naissance, fondée par la population andalouse. C'est dans ce contexte que Nassima (Petite brise) continue de defendre l'art musical et poétique de la mythique Andalousie.
Ses débuts au conservatoire dès l'âge de sept ans lui permettent de s'aguérrir au contact des maîtres de l'arabo-andalou, El Hadj Medjbeur qui lui enseigne les techniques instrumentales, et Dahmane Benachour l'un des plus grands maîtres, qui pendant de longues années lui enseigne les secrets de l'art vocal. Elève très douée, elle obtient une place soliste au sein du prestigieux ensemble El Widadia fondé en 1932 et collabore avec la formation musicale Nedjma.
Encouragée et soutenu par de grands maîtres tels Mohamed Benguergoura, Sadek Bejaoui et El Hadj Hamidou Djaidir, la carrière de Nassima prendra le chemin du succées. Devenue très populaire en 1979, elle est sollicitée pour enregistrer une anthologie de la musique arabo-andalouse et ses derivés populaires avec l'ex RTA (Radio Télévision Algérienne).
En 1984, accompagnée par l'Orchestre Symphonique d'Alger, elle exécutera la totalité de la Nouba Zidane, harminisée par le professeur Bradai dans une tentative de rapporcher les sons de la musique universelle à la musique Arabe savante. Sa carrière professionnelle la portera aussi sur le devant de la scène internationale, dans plusieurs pays d'Afrique, d'Europe et d'Asie.
La chanteuse et musicienne Nassima Chabane recite cette partie d'un poéme du plusgrand des maîtres de la spiritualité islamique. Cette Mezzo-soprano virtuose au timbre exceptionnel, à la voix puissante et chaleureuse, offre à notre âme émerveillée un émouvant hymne à l'amour et à la paix universelle, revisitant un millénaire de mystique soufie. Et, après plus de 30 ans de carrière et d'efforts continus, elle atteint le sommet de son art. Héritière des Maîtres de l'art musical et poétique arabo-andalou, Nassima est devenue aujourd'hui son avenir !Encouragée et soutenue par de grands maîtres tels Mohamed Bengergoura, Sadek Bedjaoui et Hadj Hamidou Djaîdir, la carrière de Nassima prendra le chemin du succès. Devenue très populaire en 1979, elle est sollicitée pour enregistrer une anthologie de la musique arabo-andalouse et ses dérivés populaires avec l'ex RTA (Radio Télévision Algérienne).

En 1984, accompagnée de l'Orchestre symphonique d'Alger, elle exécutera la totalité de la nouba Zidane, harmonisée par le professeur Bradaï dans une tentative de rapprocher les sons de la musique universelle à la musique arabe savante. Sa carrière professionnelle la portera aussi sur le devant de la scène internationale, dans plusieurs pays d'Afrique, d'Europe et d'Asie.
Elle devient ainsi l'ambassadrice de la musique arabo-andalouse et obtient en 1987 des mains du chef de l'état Algérien une des plus hautes distinctions. Entre 1987 et 1994, une série d'émissions télévisées dédiée au patrimoine maghrébin musical et poétique lui seront confiées.
Pour son troisième concert au Théâtre de la Ville, Nassima nous invite à la suivre sur les routes du mysticisme. Cette grande dame de la musique arabo-andalouse présente le fruit de ses longues recherches sur les textes des grands poètes soufis.
L’Amour est ma religion et ma Foi."
Parmi les plus grands penseurs, nous connaissons
Ibn'Arabî, soufi du 13e siècle, ainsi que Sidi Abou Mediène, du 12e siècle, le saint patron de la ville de Tlemcen (à l'Ouest de l'Algérie). Ibn Arabi (appelé " cheikh el akbar ") respectait
beaucoup la voie d'Abou Mediane. L'émir Abel Kader qui est beaucoup plus contemporain avait pour maître spirituel Ibn'Arabî, au point de choisir la ville de Damas pour exil. Dans son poème "
Je suis l'Amour ", il reprend la même idée que son maître spirituel, à savoir que les soufis célèbrent la présence divine dans le monde sans exclusivité et dans toutes les formes
d'adoration. C'est pour cela que j'ai souhaité les réunir dans ce même album. S'ils étaient vivants aujourd'hui, ils en seraient sûrement ravis. Enfin, je tiens à signaler qu'il a été difficile
de choisir entre tous ces poèmes, mais il a bien fallu faire un choix !
Source
Dans l'Islam, quiconque aura mémorisé les 99 noms et attributs d'Allah entrera au Paradis. La musique islamique est la musique religieuse musulmane, chantée ou jouée en public ou en privé. Le chant religieux musulman, a cappella, qu'on appelle anashid est parfois accompagné seulement de percussions. En général ces chants sont appréciés pour la simplicité de leur thème et de leur musique.
Une des listes les plus répandues des 99 attributs est présentée ci-dessous. Tous ces noms sont en fait des attributs, à l'exception du nom « Allah », qui désigne la divinité est donc le seul terme qui soit utilisé comme nom, au sens propre du terme, même s'il est impropre de considérer cela comme un nom. Il n'existe pas de liste « officielle »,
Allah, Le Dieu Absolu
qui se révèle
Ar-Rahman, Le Très-Miséricordieux
Ar-Rahim, Le Tout-Miséricordieux
Al-Malik, Le Souverain, Le Roi, Le
suzerain
Al-Qouddous, L'Infiniment Saint
As-Salam, La paix, la Sécurité, le Salut
Al-Mou'min, Le Fidèle, le Sécurisant, le
confiant
Al-Mouhaymin, Le Surveillant, le Témoin, le Préservateur, le Dominateur
Al-'Aziz, Le Tout Puissant, l'Irrésistible, Celui qui
l'emporte
Al-Djabbar, Celui qui domine et contraint, le Contraignant, le Réducteur
Al-Moutakabbir, Le Superbe, Celui qui se
magnifie
Al-Khaliq, Le Créateur, le Déterminant, Celui qui donne la mesure de toute chose
Al-Bari', Le Créateur, le Producteur, le
Novateur
Al-Mousawwir, Le Formateur, Celui qui façonne ses créatures de différentes formes
Al-Ghaffar, Le Tout-Pardonnant, Il pardonne les péchés de Ses
serviteurs encore et encore
Al-Qahhar, Le Tout et Très Contraignant, le Dominateur
Suprême
Al-Wahhab, Le Donateur gracieux, généreux
Ar-Razzaq, Celui qui pourvoit et accorde toujours la
subsistance
Al-Fattah, Le Conquérant, Celui qui ne cesse d'ouvrir et d'accorder la victoire
Al-'Alim, Le Très-Savant,
l'Omniscient
Al-Qabiz, Celui qui retient et qui
rétracte
Al-Basit, Celui qui étend Sa générosité et Sa miséricorde
Al-Khafiz, Celui qui abaisse
Ar-Rafi', Celui qui
élève
Al-Mou'izz, Celui qui donne puissance et considération
Al-Mouzhill, Celui qui avilit
As-Sami, L'Audient, Celui qui entend
absolument toute chose, qui est très à l'écoute
Al-Basir, Le Voyant, Celui qui voit absolument toute chose
Al-Hakam, Le Juge, l'Arbitre, Celui qui décide, tranche ou
prononce
Al-'Adl, Le Juste, l'Equitable, Celui qui rétablit l'Equilibre
Al-Latif, Le Subtil-Bienveillant, le
Bon
Al-Khabir, Le Très-Instruit, le Bien-Informé
Al-Halim, Le Longanime, le Très
Clément
Al-'Azim, L'Immense, le Magnifique, l'Eminent, le Considérable
Al-Ghafour, Le Tout-Pardonnant
Ash-Shakour, Le Très-Reconnaissant,
le Très-Remerciant, Celui qui accroît infiniment
Al-'Aliyy, Le Sublime, l'Elevé, le Très-Haut
Al-Kabir, L'Infiniment Grand, plus élevé en Qualités que Ses
créatures
Al-Hafizh, Le Préservateur, le Conservateur, Celui qui garde
Al-Mouqit, Le Gardien, le Puissant, le Témoin, Celui qui produit la
subsistance
Al-Hasib, Celui qui tient compte de tout, Celui qui suffit à ses créatures
Al-Djalil, Le Majestueux, qui s'attribue la grandeur du Pouvoir et
la Gloire de Sa dignité
Al-Karim, Le Tout-Généreux, le Noble-Généreux, pur de toute abjection
Ar-Raqib, Le Vigilant, Celui qui
observe
Al-Moudjib, Celui qui exauce, Celui qui répond au nécessiteux et au désireux qui Le prie
Al-Wasi', L'Ample, le Vaste,
l'Immense
Al-Hakim, L'Infiniment Sage
Al-Wadoud, Le Bien-Aimant, le Bien-Aimé
Al-Madjيd, Le Très Glorieux, doté d'un Pouvoir parfait, de Haute
Dignité, de Compassion, de Générosité et de Douceur
Al-Ba'is, Celui qui ressuscite Ses serviteurs après la mort, Celui qui incite
Ash-Shahid, Le Témoin, qui n'ignore
rien de ce qui arrive
Al-Haqq, Le Vrai, dont l'Existence est la seule véritable
Al-Wakil, Le Gérant, l'Intendant, Celui à qui on se confie et dont
le soutien ne fléchit jamais
Al-Qawiyy, Le Très-Fort, le Très-Puissant, Celui qui possède le Pouvoir complet
Al-Matin, Le Très-Ferme, l'Inébranlable qui jamais ne fléchit ou ne
fatigue
Al-Wلliyy, Le Très-Proche, l'Ami, le Maître, le Tuteur
Al-Hamid, Le Très-Louange, Celui qui est digne de
louanges
Al-Mouh'sy, Celui dont le savoir cerne toute chose, Celui qui garde en compte
Al-Moubdi, Celui qui produit sans modèle, Celui qui donne
l'Origine
Al-Mou'id, Celui qui redonne existence après la mort, Celui qui réintègre, qui répète
Al-Mouh'yi, Celui qui fait vivre, qui donne la
vie
Al-Moumit, Celui qui fait mourir le vivant
Al-Hayy, Le Vivant, dont la vie est différente de notre
vie
Al-Qayyoum, L'Immuable, le Subsistant par Soi
Al-Wadjid, L'Opulent, Celui qui trouve tout ce qu'Il
veut
Al-Mلdjid, Le Noble, le Majestueux, Celui qui a plein de Gloire
Al-Wahid, L'Unique, sans associé, le Seul,
l'Un
As-Samad, Le Maître absolu, le Soutien universel, Celui en qui on place sa confiance
Al-Qadir, Le Puissant, le Déterminant, le Détenteur du
pouvoir
Al-Mouqtadir, Celui qui a pouvoir sur tout, le Détenteur Absolu du pouvoir
Al-Mouqaddim, Celui qui met en avant, Celui qui précède ou
devance
Al-Mou'akhkhir, Celui qui met en arrière, Celui qui vient en dernier ou qui retarde
Al-Awwal, Le Premier, dont l'existence n'a pas de
commencement
Al-Akhir, Le Dernier, dont l'existence n'a pas de fin
Az-Zahir, L'Extérieur, l'Apparent
Al-Batin, L'Intérieur, le Caché
Al-Walي, Le Maître très proche, Celui qui
dirige
Al-Mouta'ali, Le Sublime, l'Exalté, l'Elevé, pur de tout attribut de la création
Al-Barr, Le Bon, le Bienveillant, le Bienfaisant, envers ses
créatures
At-Tawwab, Celui qui ne cesse de revenir, d'accueillir le repentir sincère de ses adorateurs et qui leur accorde Son Pardon
Al-Mountaqim, Le Vengeur, qui a le
dessus sur Ses ennemis et les punit pour leurs péchés
Al-Afouww, Celui qui efface, l'Indulgent dont le pardon est large
Ar-Raouf, Le Très-Doux, le Très-Bienveillant, à la miséricorde
extrême
Malikoul-Moulk, Le Possesseur du Royaume, qui contrôle son règne et donne un règne à qui Il veut
Zhoul Djalal Wal-Ikram, Le Détenteur de la Majesté et de la
Générosité, qui mérite d'être Exalté et non renié
Al-Mouqsit, L'Equitable, Celui qui rend justice, sans léser quiconque
Al-Djami, Celui qui réunit, Celui qui
synthétise
Al-Ghaniyy, Le Suffisant par soi, Celui qui n'a besoin de personne
Al-Moughni, Celui qui confère la suffisance et satisfait les
besoins de Ses créatures
Al-Mani', Le Défenseur, Celui qui empêche, Celui qui protège et donne victoire à Ses pieux croyants
Ad-Dhar, Celui qui contrarie, Celui qui peut nuire (à ceux qui
L'offensent)
An-Nafi, Celui qui accorde le profit, l'Utile, Celui qui facilite à qui Il veut
An-Nour, La Lumière
Al-Hadi, Le
Guide
Al-Badi, Le Novateur, Celui qui a créé toute chose et les a formées sans exemple précédent
Al-Baqi, Le Permanent, dont la non- existence est impossible pour
Lui
Al-Waris, L'Héritier
Ar-Rachid, Celui qui agit avec droiture, Celui qui dirige avec sagesse
As-Sabour, Le Patient, le
Très-Constant, qui recule la punition des pécheurs
Qu'Allah fasse qu'ils puissent tous être mémorisés !
L'islam prend une place de
plus en plus grande dans la société française. Il est important de connaître l'évolution de plusieurs chanteurs ou formations qui se sont structurées afin de passer des messages
religieux.
Ces jeunes personnes tournées vers la pratique de l' Islam dans son aspect le plus oecuménique du terme et en langue française !
Être musicien ou artiste est généralement méprisé par une frange de la génération
plus âgée des croyants musulmans.Les paroles du Prophète (QSSSL), condamnant les artistes enclins à imiter l'œuvre du Créateur, n'ont pas toujours été interprétées comme un rejet
pur et simple de tout art figuratif. Ils ont été nombreux parmi les islamologues à n'y voir que la condamnation d'une intention prométhéenne ou idolâtre. A la question de savoir si l'art figuratif est interdit ou toléré en islam, il est aisé de répondre,
sans la moindre hésitation, que cet art peut parfaitement s'intégrer dans l'univers de l'islam pourvu qu'il n'oublie jamais ses propres limites.
La musique était une préoccupation d'Avicenne dans l'affinement du goût et développement affectif. Avicenne s'est en effet intéressé à la musique, qu'il considérait comme nécessaire à l'enfant. Dès le berceau, lui-même s'endormait au son de quelque mélodie. Cela prédispose l'enfant à apprendre la musique par la suite, et cette éducation du goût s'affinera au cours de l'étape suivante où l'élève apprendra la poésie simple, à la prosodie facile, qui ravit son âme et la transporte et l'incite en outre à aimer la vertu.(source)
Le Baron
Bernard Carra de Vaux rapporte, dans le même ordre d'idées, cette anecdote, dans son
livre " Les penseurs de l'Islam ". :
" Un soir quelqu'un frappa à la porte d'Ibrahim Mocouly. On le fit entrer. C'était. un vieil aveugle. Le musicien le reçut fort courtoisement et
céda même à sa prière de lui faire entendre quelques morceaux de sa composition. A son grand étonnement il se vit critiqué avec une sévérité qui le surprit mais contre laquelle il ne protesta
pas, les remarques et les observations qu'il venait d'essuyer lui paraissant parfaitement justes. A son tour, il pria son hôte de jouer et de chanter quelque chose. Ce qu'il entendit alors
dépassait tellement tout ce qu'il avait l'habitude d'entendre ou de jouer lui-même qu'il en demeura stupéfié. Il sortit de la pièce pour savoir si son épouse et ses enfants avaient aussi bien que
lui saisi la mélodie extraordinaire. Quand il revint, il ne retrouva plus le vieillard. Personne cependant ne l'avait vu sortir ; niais tout le monde avait perçu son' chant... Mocouly comprit
alors qu'il avait reçu la visite de Satan en personne.
Phénomène assez récent, plusieurs formations contemporaines ont approché le thème de Dieu, de la Foi religieuse par la musique, à
l'instar des soufis.
Que ce soit à travers le rap, la chanson pop, ces nouvelles expressions musicales se répandent rapidement grâce à internet et des concerts de proximité dans les pays de la ghorba. Citons Sami Yusuf qui a été diffusé à Trafalgar Square (à Londres), Companions of True Unity.
Plus récemment, Wanitet, chanteur belgo-marocain originaire de Tétouan se fait connaître via la blogosphère et aborde le [rap] et la culture hip-hop avec des parole abordant sa Foi et des thèmes universel de la vie.
Cela laisse présager une prochaine génération de musulmans qui exprimeront leurs croyances dans leur art de chanter la
Spiritualité, la Fidélité à Allah dans plusieurs styles musicaux et plusieurs langues (turc,
arabe, allemand, anglais, français).
En 1975, Khalis avait à
peine 7 ans lorsque avec son papa ils débarquent du village de Rouiba un patelin de la banlieue d'Alger pour s'installer en France. Mais comment s'adapter a la langue de Victor Higoul lorsqu'on vient d'un pays où l'école fondamentale était une catastrophe. Il finira comme la plupart des enfants de la banlieue par faire du rap aussi naturellement que jouer au foot. Avec une voix qui ressemble beaucoup a celle de
Grand Corps Malade, voici Khalis dans le clip de « kamikaze» faisant appel a la raison. Avec des mots simples, il condamne le terrorisme aveugle.
Point commun entre tous ces chanteurs, ils sont musulmans pratiquants et perçoivent la musique comme l'expression du message musulman, et l'encouragement de la jeunesse à être fier de leur religion et de son identité. Cependant, ils se défendent de promouvoir l'Islam. Sami Yusuf s'exprmant ainsi : « Je fais de la musique, non pas pour prêcher, (...) je ne me vois pas comme un missionnaire, cela revient à Allah. Nous n'avons pas cette idée chrétienne de travail missionnaire ».
Articles connexes
" Le but de l'art est de figurer le sens caché des choses et non point leur apparence ; car cette vérité profonde est
leur vraie réalité qui n'apparaît pas dans leur contour extérieur " Aristote
‘L'inédit de l'homme' est sans cesse en devenir et toujours énigmatique. Dans toutes les disciplines artistiques,
l'acte de création est un geste dans lequel l'homme cherche à se dire et à se comprendre lui-même.
La culture est ce par quoi l'homme en tant qu'homme devient davantage homme, accède davantage à l'être.
Companions of True
Unity Les Compagnons de
la véritable unité (en français) sort cette chanson intitulée Lord of Ramadan (Seigneur du
Ramadan) dédiée au Ramadan qui est le mois sacré du jeûne pour tous les musulmans et un des cinq
piliers de l'Islam.
Il n'y a pas une musique islamique mais plusieurs selon les traditions des pays d'adoption. La musique arabe classique n'est pas identique à la musique islamique car elle est profane. De plus, les Turcs Seldjoukides, une tribu nomade convertie à l'Islam, ayant conquis l'Anatolie (actuelle Turquie), et instauré le Califat (formant ainsi l'Empire Ottoman), ont également eu une forte influence sur elle mais la musique ottomane est elle aussi profane. Il en va de même pour la musique persane, par contre, on y retrouve les mêmes modes (Maqâm ou Dastgah). En dépit de ses multiples apparences, cette musique, qui appartient à la tradition orale, présente certaines caractéristiques communes, surtout dans l'art de la musique savante de l’Islam ; cela est moins évident dans les musiques ethniques, où les particularités régionales sont marquées. Cet art revêt des réalités esthétiques voire ethnomusicologiques variées marquée par le thème unificateur de l’Islam, lequel s’est principalement exprimé en langue arabe.
Dans la société musulmane, la nature de la musique a toujours fait l'objet d'une longue controverse. Être un musicien ou artiste est généralement méprisé par une frange de la génération plus âgée des croyants.
Les docteurs et les imams n'ont cessé de l'anathématiser et de faire peser sur elle une suspicion d'autant plus vive qu'elle s'alimente à un terreau plus ancien que l'islam : impie, le musicien est également suspect de contrevenir au règles de l'honneur. Mais, en dépit des autodafés innombrables où, au Yémen ou ailleurs, les Savonarole de l'islam jettent les instruments de musique à la flamme de bûchers que chaque siècle rallume, ni le luth ni la musique ni la poésie n'ont disparu in Jean Lambert, La médecine de l'âme. Le chant de Sanaa dans la société yéménite, Nanterre, Société d'ethnologie, 1997, 312 p., bibl., index, CD, 53'.
Traditionnellement, l'islam cherche à maîtriser la
musique vocale et instrumentale afin de maintenir une certaine morale communautaire. Aucune musique ne remplirait mieux cet objectif que le chant coranique. Les autres musiques et les interprètes
sont appréciés, acceptés ou bien condamnés par telle ou telle communauté islamique selon son degré de tolérance et selon la place qu'elle accorde à la musique. Le chant coranique est considéré
comme le modèle parfait et n'a jamais été qualifié de musique, afin de ne pas être assimilé à des genres musicaux désapprouvés, ni influencé par eux. Cette conception morale de la musique n'a pas
entravé son développement, mais demeure encore aujourd'hui une réalité culturelle.
Je dois féliciter les frères pour leur excellent travail musical au service du Divin. C'est un parfait exemple d'une modernité dans
l'expression musicale qui se répand notamment par Sami Yusuf, le Silence des Mosquées et laisse présager une prochaine génération de musulmans qui exprimeront leurs croyances dans leur art.
J'ai été tellement inspiré par la beauté de cette chanson, que j'ai décidé d'aller de l'avant et de poser cette vidéo sur mon
blog.
Ce
groupe apparaît comme un nouveau phénomène de l'Islam qui chante la Spiritualité et la Fidélité à Allah dans plusieurs styles musicaux (musique arabe, rap, pop) et dans plusieurs
langues (turc, arabe, allemand, anglais).

| 01 - Bismi Allah biha bdit |
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| 02 - Malekni hawakom âddabani |
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| 03 - Ya ahla Allah |
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| 04 - Ya syadi rani zayer |
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| 05 - Sallou ya ahla el kamal |
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| 06 - Ya rijalane ghabou fi dikri al Ilahi |
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Le Silence des
mosquées est le nom d'une belle structure musicale créée en 1997
entre six amis d'enfance originaires de Chenôve en France. Ces jeunes personnes tournées vers la pratique de l'Islam dans son aspect le plus œcuménique en français !
Issus de parents immigrés de classe moyenne, les membres du groupe se sont côtoyés de par la proximité de leurs lieux d'habitation. Comme tous ceux qui vivent et grandissent dans les quartiers, ils ont connu des moments difficiles mais aussi des moments inoubliables. Néanmoins, la diversité culturelle trouvée dans leur quartier a permis à ces jeunes de s'épanouir et de s'ouvrir aux autres tout en restant fidèles à leurs traditions.
L'origine du nom s'inspirait du titre d'une chanson présente de l'album éponyme. Elle avait pour sujet un homme en quête de sa foi
et se tournant dans le silence du recueillement, la paix d'une mosquée.
Leurs textes originaux sont des messages orientés vers l'universel et l'esprit d'ouverture multiculturel et les valeurs du Respect mutuel.
Albums
1. Cris de Bosnie (1993) : Cette chanson, comme son titre l'indique, a été écrite dans l'unique but de rappeler l'horreur connue par les musulmans et les musulmanes de Bosnie-Herzégovine. Ecrite en 1993, Cette chanson doit alimenter notre mémoire. Si nous ne pouvons pas aider un musulman avec nos mains, aidons-le avec le cœur, à travers les invocations.
2. Le silence des mosquées (avril 1997) : Il est clair que chaque musulman et chaque musulmane pourra se reconnaître dans cette chanson bien qu'elle ait été écrite dans le but de raconter le parcours et les sentiments d'un musulman en particulier. C'est semblable à un témoignage de foi et cette reconnaissance envers Dieu que tout le monde devrait avoir, et qui est trop souvent oubliée par ceux qui n'ont aucune conscience du Jour du Jugement.
3- Allahou razaqana al Islama dinan (juillet 1998) : C'est une chanson très modeste du point de vue de la connaissance de la langue arabe, mais nous avons quand même essayé de produire des paroles simples qui transmettent un message simple : celui de l'adoration et de la Prophétie.
4.Que Dieu soit loué (1996) : L'Islam a pour particularité de rappeler sans cesse aux musulmans que le résultat de leur vie n'aura de valeur qu'après leur mort. Un des piliers qui décidera du sort des musulmans est la prière."Heureux sont le musulmans qui sont emplis de crainte dans leur prière" (Les Croyants). c'est le cœur qui donne l'importance à nos prières car il est la vie de notre âme...
5. Al Islamou liman arada al Iman (1993) : "Seigneur accepte notre repentir. Seigneur, pardonne-nous. Seigneur, accroît notre savoir. Il n'y a aucune divinité en dehors de Toi." Ces invocations doivent se trouver au coeur de nos prières car le musulman se doit de solliciter sans cesse le Pardon de Dieu ; et c'est par là que passe la sincérité.
6. Allahou la Ilaha Ill Allah (1993) : A l'origine cette chanson a été écrite pour des enfants et cela se remarque de par la simplicité des paroles. Il faut savoir toucher surtout les plus jeunes car les musiques qu'ils écoutent n'ont souvent rien à voir avec l'islam. L'important est de toucher avec le coeur, pas avec le rythme.
7. Jeune frère musulman (1993) : La qualité de cette chanson réside dans le fait que son message est uniquement destiné aux jeunes. Le ton un peu humoristique qui est employé a pour intention d'aborder des thèmes sérieux de manière tout à fait originale.
8.Wa Soubhanallah (1993) : Le Coran doit bercer notre
esprit et notre coeur à chaque instant de notre vie. Méditer sur le sens des versets a plus de valeur auprès de Dieu que lire avec négligence. Le Coran, c'est la Parole de Dieu qui nous parle et
qu'on écoute en espérant trouver dans les mots du Coran un guide, une lumière et la protection.
Site officiel du Silence des mosquées
Grande première "Le silence des mosquées" Un groupe musical au service d'Allah
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