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Festivals de musique au Maghreb

Mardi 19 juin 2012 2 19 /06 /Juin /2012 13:41

http://natureculture.org/wiki/images/f/fe/Rapmarocainmouadbelghouat_n.jpg

"Sad I couldn't attend your concert in Fès Festival of sacred music. Actually I boycott all festivals in Morocco because my friend a rapper is jailed because of his songs criticizing the dictatorial regime in Morocco. Mouad Belghouat known as El Haqed, the indignant, a member of 20 February Movement of protest in Morocco, was sentenced twice, four months and one year of prison, because his songs are denouncing corruption and dictatorship. Racine a chapter of Arterial for African development of art has sent a letter to the artists participating in festivals in Morocco to draw their attention to the situation of freedom of expression in Morocco."

http://natureculture.org/wiki/images/a/af/Joan_Baez_1963.jpg

 


Par Last Night in Orient - Publié dans : Festivals de musique au Maghreb - Communauté : Les amoureux de l'Afrique
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 11:03
http://natureculture.org/wiki/images/a/aa/2_Java_Printing_24022011133011.jpg
"Je hais les silences de mes contemporains quand les consciences et les humanités de nos semblables sont piétinées ou avilies !" Salah Elayoubi

 

La 15ème édition du festival Gnaoua et Musiques du Monde se déroulera du 21 au 24 juin 2012, à Essaouira.

Le festival de musique marocain mettra comme d'accoutumée en scène les grands Mâalemines (Maîtres) Gnaouas qui jouent la musique mystique et sacrée. Quelques centaines de milliers de visiteurs du monde entier se rendent à cet évènement. Les festivités se déroulent dans toute la ville et principalement au niveau des deux grandes portes de la médina (place Moulay el Hassan, et Bab Marrakech), où sont installées les deux plus grandes scènes. Essaouira est méconnaissable durant ce festival : toute la ville vit « dans la fièvre gnaoua ». La première édition du festival a été un vrai succès, elle s'est tenue du 21 au 24 juin 1998, et a attiré près de 20.000 estivants. La ville d'Essaouira respire par la musique et par la culture depuis cette époque, un essor considérable, notamment avec le nombre d'hôtels qui est passé d'une dizaine à plus de deux-cent, la construction d'autoroutes et de voies rapides et d'un aéroport, ainsi que l'ouverture de nombreuses dessertes aériennes dont celles directes avec Paris. Selon les organisateurs, le festival, qui a aujourd'hui 15 ans d'existence, attire environ 450.000 personnes du fait de sa renommée mondiale.

Ce festival a pour objectif la démonstration du métissage culturel et musical en proposant une excellente sélection d'artistes venus du monde entier pour mêler leur musique à celle des gnaoui. C'est aussi l'occasion pour de jeunes artistes locaux d'affirmer leur talent devant un large public.

L'édition 2012 de ce happening sera marquée par plusieurs nouveautés, dont sa coïncidence avec la fête de la musique (date qui coïncide le plus souvent avec le premier jour de l’été dans l'hémisphère nord) afin de permettre à sa ville d'intégrer pour la première fois les 430 villes de 100 pays à célébrer cette fête alors inconnue au Maroc. Toutefois, cet argument est assez secondaire, car 2011 et 2012 c'est encore le contexte du Printemps arabe et du Mouvement du 20 Février. On remarque également que d'autres festival comme Mawazine que la musique est instrumentalisée par le régime du Makhzen dans le but de décourager les velléités de contestation. Un rappeur marocain est également emprisonné pour avoir défié ce régime corrompu. Nombreux étaient ceux qui pensaient que le Roi Mohammed VI avait vidé les prisons des opposants politiques. Il avait donné l'impression de rompre avec la dureté de son père. L'actualité nous apprend que torture et emprisonnement sur la base d'opinions contraires exprimées continuent. C'est très déstabilisant. Notamment l'affaire de ce jeune rappeur marocain qui ne repose d'ailleurs pas sur une position politique mais d'intérêt personnel, liée à la corruption dans son pays. 

http://a7.idata.over-blog.com/1/50/59/42/Abderrahim-Souri/323436_358538767492115_276959148983411_1445090_1004550420_o.jpg

Ces deux jeunes artistes purgent actuellement des peines en prison, leur crime ? leur courage et leur sincérité dans un combat pour un Maroc juste.

Un Forum sur "la société en mouvement, cultures en liberté" sera organisé avec le soutien du Conseil national des droits de l'Homme et l'implication des artistes pour pouvoir partager leur choix et leurs engagements dans la vie politique.

Des acteurs associatifs et culturels, responsables, penseurs, hommes de lettres et spécialistes sont pressentis pour participer et animer le débat et discuter de la place de la culture dans le projet de société et dans les politiques publiques.

Un coffret CD+DVD a été conçu pour fêter en beauté ce 15ème anniversaire regroupant une sélection des meilleurs moments du Festival avec notamment des fusions entre de grands artistes du Jazz et Blues,...

Le festival est entièrement gratuit, et seuls certains concerts privés sont payants, appelés les Lilas (nuits).

http://natureculture.org/wiki/images/e/e4/Mario-scolas-2463.JPG

Festival gnawa d'Essaouira 2011

Voir aussi

 

Par Last Night in Orient - Publié dans : Festivals de musique au Maghreb - Communauté : Musiques Marocaines
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 02:36
Par Last Night in Orient - Publié dans : Festivals de musique au Maghreb - Communauté : musiques en Tunisie
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Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 20:50

Caricature-Sarkozy-M6.jpg

Manifeste pour la liberté

La Coalition marocaine de la Culture et les Arts et le syndicat marocain des professions de la musique ont été surpris par une lettre adressée aux artistes marocains et étrangers sous le titre "Mouvement du 20 Février: Lettre aux artistes participant au Festival Mawazine 2011", suivie d’une campagne organisée et planifiée pour attaquer le festival Mawazine et d’autres festivals artistiques….

shakira20févriermohammedvi-copie-1

Après avoir vu le contenu de la lettre qui a été largement diffusée, nous tenons à exprimer ce qui suit:

  • La lettre comporte de nombreuses allégations car elle parle au nom de « beaucoup de Marocains qui sont contre ce festival », dans le but de propager un sentiment faux d’hostilité du peuple contre les arts. Or, la majorité absolue des Marocains aiment passionnément les arts et les festivals artistiques.
  • Rendre le festival responsable des difficultés des gens, de leurs besoins et de la de la précarité où vivent certaines régions de notre pays, tout en proclamant que les « énormes sommes d'argents dépensées dans ce festival » auraient pu apporter la solution, demeure une chose très grave qui repose sur des idées populistes auxquelles certains recourent systématiquement pour combattre toutes les formes de divertissement, de joie et de spectacle, créées par la musique et les arts.
  • L'appel à interdire le festival sous prétexte de « gaspillage de l’argent public », qui est devenue un slogan derrière lequel se cachent les partisans de la pensée takfiriste et obscurantiste, n’a d’autres fondements que l'interdiction des arts et de la créativité. Au fond, ceux qui tiennent ce discours incitent à l'oppression, à la tyrannie, à la privation et à la domination. Ce slogan ne cherche ni plus ni moins que de priver des millions de jeunes marocains et leurs familles des festivals d'été qui sont des rendez-vous attendus chaque année pour se divertir et rompre avec le quotidien. Les défenseurs de ce slogan savent pourtant ou devraient savoir que le droit au divertissement est un droit universel, inscrits parmi les articles essentiels de la convention des droits de l'Homme.
  • En plus qu’ils sont des espaces de liberté, de créativité et d'échange, les festivals artistiques organisés dans notre pays, et quelles que soient leurs tailles, offrent une possibilité de travail aux artistes, aux techniciens et aux professionnels de l’événementiel. Ces opportunités de travail ne s’offrent régulièrement et en permanence qu’ avec les festivals d'été, organisés dans nos villes, nos villages, nos plages et nos parcs de distraction ...Donc l'appel à les interdire et les combattre constitue un appel implicite à priver un grand nombre de citoyennes et de citoyens de leurs ressources et leurs moyens légitimes de subsistance.
  • Nous condamnons avec la plus grande vigueur la teneur de cette lettre exaspérante et la campagne féroce qu’elle a enclenché, en raison des sentiments de mépris et de haine qu’elle sème dans la société. Cette lettre cherche à rendre préjudiciable les relations des artistes avec leurs publics, ainsi que les relations du public avec les festivals.
  • Les valeurs et les principes dont se réclame le mouvement des jeunes du 20 Février n’ont rien 2 à voir avec les termes et encore moins le contenu de cette lettre. Nous sommes tous pour la défense des libertés. C’est pour cette raison des centaines d'artistes, aussi bien parmi les jeunes que les pionniers, sont sortis dans des marches du 20 Février et du 20 Mars. Tout en partageant les convictions et les valeurs légitimes de défense des libertés que nous partageons avec le mouvement du 20 février, nous mettons en garde les jeunes contre les conséquences de dérapages dangereux, en raison de leur infiltrations par des voix qui veulent leur «voler» leurs victoires. De même que nous n’acceptons pas que le mouvement de 20 Février soit exploité et utilisé pour attaquer la créativité, l'art et la liberté, car s’il existe un espace public où les artistes manifestent librement tout au long de leur vie dans les différentes parties du globe, c’est bel est bien celui de la scène. Et toute personne qui s’attaque à cette scène d’où nous tenons notre substance nous poignarde et nous enterre vifs, plongeant ainsi dans une situation de précarité extrême des milliers de nos enfants et de nos familles.
  • Nous dans la Coalition marocaine de la Culture et les Arts et le syndicat marocain des professions de la musique, nous aurions préféré que le mouvement du 20 Février nous soutienne dans les batailles que nous menons tous les jours dans nos organisations syndicales démocratiques, et dans nos revendications légitimes pour défendre la dignité des artistes marocains, et leurs droits matériels et moraux, et essentiellement combattre l'exclusion à laquelle sont exposés les artistes marocains dans des festivals organisés dans notre pays, et les maigres salaires qu'ils reçoivent dans la plupart de ces festivals en comparaison avec les artistes étrangers, ainsi que les dures conditions de travail qui ne respectent pas les lois du travail en vigueur, ni aucune mesure légale protégeant la dignité et la fierté des artistes. Nous aurions également voulu que le mouvement du 20 Février nous soutienne dans les critiques que nous avons adressées publiquement à travers la presse marocaine, contre les modes de gestion de ces festivals et les rubriques où on dépense l'argent qui lui sont alloués, et également contre les méthodes de favoritisme dans les offres publiques et les tendances d'exclusion de la programmation générale, l'absence d’une stratégie culturelle de l'Etat, la complicité des communes locales dans la marginalisation du fait culturel, artistique et éducatif dans notre pays, et la censure dont nous faisons l’objet pour accéder aux espaces des médias publics, en plus d'autres critiques et revendications que ne nous cessons de proclamer ... De ce fait, nous nous autorisons pas - et nous ne sommes jamais autorisés - de tenir des discours de censure ou appelant à l’interdiction d’un fait quel qu’il soit. Nous dans la Coalition marocaine de la Culture et les Arts, avec toutes ses composantes, nous croyons fermement à l'universalité des droits de l'homme et à son applicabilité globale, et nous contribuons en tant qu'intellectuels et artistes Marocains dans la défense du droit de notre peuple à l'emploi, la santé, l'éducation et le logement. Mais notre devoir consiste aussi à défendre les droits de notre peuple à la culture, à l’art et au divertissement, quels qu’en soient les coûts.

Fait à Casablanca le 30 avril 
Coalition marocaine de la Culture et les Arts 
Syndicat Marocain des Professions de la Musique .

Maroc - Dialogue social

La liberté syndicale
La Constitution garantit à tous les citoyens la liberté d'adhérer à toute organisation syndicale de leur choix. 


 
     
Les prérogatives syndicales
La loi confère aux syndicats le droit de défendre les intérêts économiques, sociaux et moraux de leurs adhérents et ils disposent d'une entière liberté de fonctionnement.

Accords collectifs
Il existe au Maroc plusieurs syndicats et groupements d'artistes permettant la conclusion d’accords collectifs:

- Coalition Marocaine pour la Culture et les Arts : Elle regroupe tous les syndicats et associations d'artistes (théâtre, musique, arts plastiques, cinéma...)
- Syndicat Marocain des Professions Musicales
- Syndicat Libre des Musiciens Marocains
- Syndicat National des Professionnels de Théâtre
- Syndicat Marocain du Théâtre
- Union des Ecrivains Marocains

Consultation des syndicats par l'Etat
L'Etat consulte systématiquement les syndicats avant de définir de nouveaux dispositifs légaux ayant une conséquence sur le statut et les activités des artistes.


Source : Etude sur le profil des professionnels artistiques et culturels en Méditerranée non européenne, Fonds Roberto Cimetta, décembre 2007.

 

Par Last Night in Orient - Publié dans : Festivals de musique au Maghreb - Communauté : Musiques Marocaines
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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 23:28
Créé en 2006, Génération Mawazine est non seulement un concours artistique, mais un véritable tremplin ouvert à tous les styles musicaux. Cette compétition met en avant la créativité musicale et la recherche rythmique des jeunes groupes. L’originalité et la créativité permet à des formations inconnues de partager une aventure artistique leur offrant l’occasion de rencontrer le grand public et les médias dans les meilleurs conditions scèniques. 3 catégories ont été prédéfinies : Rap / Hip Hop, Rock, Fusion et néo Populaire.
Generation_Mawazine_cherche_jeunes_talents.jpg
Par Last Night in Orient - Publié dans : Festivals de musique au Maghreb - Communauté : Musiques Marocaines
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