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Musiques du monde

Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 19:17


Monsif
 est né à Safi, une ville de la côte Atlantique du Maroc, d'une mère originaire d'Afrique de l'Ouest et d'un père marocain. Cet environnement métissé va déterminer sa sensibilité d'artisteEnfant il découvrait la musique Gnawa (mélange de rythmes d'Afrique Noire et du Maghreb). C'est durant son adolescence qu'il adule et prend un virage Reggae : la découverte de la musique jamaïcaine et de ses maîtres (Bob MarleyBurning Spear) ainsi que du métissage opéré par Alpha Blondy  l'incite à composer.

Après avoir monté, un groupe de reggae au milieu des années 90 et fait ses premiers concerts, il se lance dans une carrière solo. Il sort en 1999 son premier album : "Baraka" tout en poursuivant sa lancée avec des prestations scéniques particulières. En 2001, il participe à une série de concerts où l'artiste enflamme le New Morning.

Il continue de plus belle,son nouvel album intitulé "Exode" est une savante mixture concoctée par les professionnel des studios Ariwa à Londres (avec un des maîtres incontestés de la dub, Mad Professor).

Monsif dans le contexte de la musique africano-antillaise

L'ethnomusicologie trouve un terrain d'étude privilégié dans l'île de la Jamaïque. Si le contexte caraïbéen et le temps long a eu une influence majeure sur les musiques populaires qui ont vu le jour dans l'île, l'histoire propre du pays et de son peuple jouent quant à eux un rôle primordial dans le développement de formes musicales diversifiées. Si les expressions musicales jamaïcaines possèdent une large spécificité, elles sont aussi, comme le rappelle Isabelle Leymarie, membres à part entière de la famille des musiques caribéennes. Familiarité des rythmes, des thèmes mais aussi et surtout, histoire et héritages partagées comme peut l'être l'esclavage et l'arrière-plan colonial. Ainsi, les musiques jamaïcaines sont marquées par une apparente dualité entre les musiques du colon et les musiques des esclaves. Cependant, dans les premiers temps de la colonisation européenne, une relative communauté de rythmes entre peuple d'Afrique et peuple d'Europe semble avoir existé. Adoptant la même démarche avec son reggae moderne et original, Monsif charme les amateurs des musiques métissées entre vibrations jamaïcaines et mélodies arabo-africaines. Comme précise Mario Scolasdans l'ensemble, les genres musicaux de la région des Caraïbes sont issus de métissages de cultures mêlant des sonorités, des rythmes et des instruments d’origine africaine à des mélodies et traditions musicales proprement occidentales. On qualifie parfois ces styles musicaux dit « créoles », c'est-à-dire associant des éléments d’origine africaine et des emprunts occidentaux pour créer des rythmes et des mélodies tout à fait nouveaux, propres aux Antilles. L’influence de l'Afrique, qui constitue un dénominateur stylistique commun à la plupart des musiques des caraïbes, se manifeste par des syncopes très marquées (rythmes accentuant les temps faibles et prolongeant les temps forts), des jeux de voix se répondant et des ostinatos (répétition continuelle d’un même phrasé musical) souvent basés sur des accords simples. Par la suite, la musique caraïbe subit le métissage des cultures entre esclaves africains et colons européens. Ce que Monsif tient compte pour évoluer musicalement.

Voir aussi

Par Last Night in Orient
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 11:12


Angelo Branduardi (né le 12 février 1950 à Cuggiono, non loin de Milan) est un auteur-compositeur italien. Multi-instrumentiste, il chante et il joue du violon, de la guitare et du dulcimer. Il se fait connaître à la suite de son premier album Branduardi en 1974 et connaît dès la fin des années 70 et obtient un succès grandissant grâce à ses ritournelles, ses berceuses et ses danses populaires endiablées. Qui ne se souvient pas de Alla fiera dell'est ?



Musicien sans concession, il a souvent fui le devant de la scène pour écrire des musiques de films, enregistrer de la musique ancienne (œuvres de Giorgio Mainerio) ou peindre. Angelo Branduardi est probablement l' un des derniers troubadours à avoir obtenu autant de succès.

 


Par Last Night in Orient
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Samedi 29 août 2009 6 29 08 2009 00:32
Il est difficile d'évoquer une musique de l’Afrique noire subsaharienne au sens large. En effet, jusqu’au milieu du XXème siècle, la musique a toujours été le reflet de la diversité des ethnies de ce continent immense. Au début des années 1960, la proclamation des indépendances et l’urbanisation annoncent une ère nouvelle, celle de sociétés en pleine mutation qui veulent rompre définitivement avec le colonialisme en adoptant des modes de vie modernes. La généralisation d’instruments amplifiés et des cuivres, tout comme la naissance de maisons de disques et de producteurs locaux sont les premiers grands signes de cette évolution, tant sur la forme que sur le fond. Des rythmes nouveaux voient le jour, influencés par la musique des Caraïbes, le folklore, la pop, la soul, le rock ou le funk.

On peut toutefois scinder la musique africaine en deux sous-groupes : la musique nord-africaine ayant subi l'influence de la musique savante arabe et andalouse, et la musique noire-africaine qui n'a pas développé de musique savante et qui est restée très rythmique.

Il existe une riche tradition musicale dans cet ensemble d’une quarantaine de pays, qui ont chacun leur histoire, leurs langues et leurs cultures propres. L’expression exclut la musique arabe d’Afrique du Nord.
Vers la seconde moitié du XXe siècle et jusqu'à nos jours, le progrès dans diverses disciplines des sciences humaines orienta les recherches ethnomusicologiques dans de nouvelles voies. C'est ainsi par exemple que les méthodes de la linguistique ou du structuralisme ont marqué certains travaux sur la musique africaine. Fait nouveau, des Africains eux-mêmes étudient la musique traditionnelle de leur propre pays et apportent ainsi une précieuse contribution à la connaissance des musiques africaines. Les enregistrements sur bande magnétique se multiplient, les phonothèques s'enrichissent, l'édition de disques se développe, l'étude des musiques de tradition orale se généralise. Mais alors même que les possibilités d'accéder aux musiques africaines n'ont jamais été aussi aisées, que le désir de les découvrir, de les étudier n'a jamais été aussi fort, il semblerait que le souffle de l'Occident sans cesse amplifié par les prodigieux moyens modernes de communication, en atteignant jusqu'au plus petit village où se perpétuait un art musical traditionnel, contribue précisément à la perte de celui-ci en faisant disparaître ou en tout cas en transformant radicalement les traditions musicales.

Organologie
L’Afrique est, après l’Asie, le pays ou se rencontre encore aujourd’hui la plus grande variété d’instruments de musique. Beaucoup d’entre eux par le degré d’archaïsme qu’ils présentent, restent assez proches d’instrument de l’Océanie, de l’Asie méridionale et de l’Amérique indienne. Qu’il s’agisse des noirs proprement dit ou des non noirs de l’Afrique australe(boschimans, Hottentots), chez tous sont demeurés intacts des procédés sonores d’une réelle primitivité. Une pareille survivance est d’autant plus extraordinaire qu’elle accompagne souvent d’une diffusion assez large à travers le continent, rien n’y paraît en voie d’extinction, ni rejeté du cours normal de la vie.

1. Percussions
Les musiques d’Afrique emploient un grand nombre d’instruments différents. Les tambours, instruments les plus répandus, sont de formes et de tailles variées. Le corps des tambours peut être fait de bois, de calebasses ou d’argile ; leurs membranes proviennent de peaux de reptiles, de vaches, de chèvres ou d’autres animaux. Parmi les grandes familles de tambours, on trouve des jeux de tambours accordés pour former une gamme et montés sur un cadre, qui sont joués par plusieurs percussionnistes ; les tambours frottés, dont le son provient du frottement de la membrane ; le tambour à tension en forme de sablier, d’Afrique occidentale, que l’on appelle parfois « tambour parlant », parce qu’on peut l’utiliser pour imiter les intonations de la voix. 

Bien qu’ils tiennent une grande place dans les musiques d’Afrique, les tambours sont loin d’être les seuls instruments à percussion couramment employés (voir instruments de musique). On trouve aussi des claquettes, des cloches, des hochets, des gongs fendus, des calebasses, des pots de terre, des bâtons de rythme et des xylophones. Dans la famille des lamellophones, la sanza, instrument que l’on trouve uniquement en Afrique, est formée d’une série de lamelles de métal ou de bambou montées sur une planche ou sur une boîte. Le musicien tient l’instrument entre ses jambes ou le pose sur ses genoux et pince les extrémités libres des lamelles avec ses pouces ou ses index. On trouve des lamellophones dans toute l’Afrique sous les noms de mbira, kalimba ou likembe. 

2. Instruments à cordes
Les instruments à cordes les plus courants en Afrique sont les arcs musicaux, les luths, les lyres, les harpes et les cithares. En Gambie, les musiciens professionnels du peuple mandinka jouent de la kora, une harpe-luth à vingt et une cordes, comprenant un jeu de cordes pincées et un jeu de cordes sympathiques. Le xalam, luth à cordes pincées proche du banjo afro-américain, est un instrument répandu au Sénégal. L’arc musical fait d’une corde tendue entre les extrémités d’une baguette flexible joue un rôle particulièrement important dans la musique traditionnelle des peuples san, xhosa et zoulou en Afrique australe.

3. Instruments à vent
Les instruments à vent africains comptent des flûtes, des sifflets, des hautbois et des trompettes. Les flûtes à bec et les flûtes traversières faites de bambou, de roseau, de bois, d’argile, d’os et d’autres matériaux sont répandues dans toute la zone subsaharienne. Les trompettes, souvent associées à la fonction royale, sont faites de cornes d’animaux ou de bois, et sont également courantes. Les clarinettes des régions de savane d’Afrique occidentale sont faites d’une grosse tige de mil ou de sorgho, avec une anche découpée à une extrémité de la tige. Les instruments à anche double, comme l’algaita des Haoussa, sont originaires d’Afrique du Nord.

Eléments et structure de la musique noire
La musique des Noirs s’oppose à cette du Maghreb par l’abondance des ses répétitions des motifs et polyphonie, par la rigueur de celles-ci, par la relative brièveté des ses phrases, par leur peu d’aptitude à la variation, par leur aisance à entrer dans une construction polyphonique. Toute la musique orientale depuis le Maghreb (et même l’Espagne) jusqu’à l’Inde, est fondé sur le tracé d’une pure arabesque, apparemment indéfinie malgré son morcellement, malgré ses ruptures intérieurs ; quoique beaucoup moins fractionné, le chant grégorien en offrirait un exemple dans la musique occidentale.

Bien que les musiques d’Afrique soient variées, et parfois très différentes les unes des autres, elles partagent néanmoins certains traits communs. Le premier est l’emploi de la répétition comme principe d’organisation. Par exemple, dans la musique mbira des Shonas du Zimbabwe, le musicien établit un motif répété en alternant l’action de ses mains, à partir duquel il développe des improvisations. 

Leur seconde caractéristique commune importante est l’usage de la polyphonie, juxtaposition de plusieurs parties distinctes. Par certains aspects, la musique africaine ressemble à une conversation, dans laquelle se répondent les différentes voix, les parties instrumentales, ou même un seul chanteur frappant dans ses mains. L’un des styles les plus courants est le chant de forme question-réponse, dans lequel le chœur répète un refrain fixe qui alterne avec le chanteur soliste, plus libre d’improviser. 

Les modes d’expression des musiques d’Afrique sont très divers. En Afrique occidentale, on trouve fréquemment des groupes de trois à cinq percussionnistes qui jouent des motifs imbriqués. Dans ces ensembles, chaque musicien emploie une technique de percussion particulière qui permet d’obtenir des hauteurs de son et des timbres (couleur musicale) qui distinguent son instrument des autres. Ces ensembles comprennent souvent des hochets et des cloches de fer que l’on frappe avec une baguette pour produire un rythme de base (appelé ligne rythmique) intégré à la texture dense de l’ensemble, qui aide les percussionnistes à rester synchronisés. 

Dans la musique akadinda pour xylophone, de l’ethnie baganda en Ouganda, deux groupes de trois musiciens se font face de chaque côté d’un xylophone. Le premier groupe joue un motif répété en octaves et, pendant les silences, le second groupe joue un motif imbriqué. Le tempo peut atteindre jusqu’à six cents notes par minute. En Afrique orientale, centrale et australe, des groupes de musiciens jouent sur des flûtes et des trompettes bouchées, chaque musicien jouant une seule note dans un ordre strict. L’alternance des parties crée une riche texture polyphonique. Cette technique instrumentale, appelée « hoquet », était employée dans la musique médiévale en Europe aux XIVe et XVe siècles. Elle joue un rôle de premier plan dans la musique des Bochimans, qui habitent le désert du Kalahari, et dans celle des Pygmées des forêts tropicales d’Afrique centrale. 

Musique vocale
Chez les peuples d’Afrique australe, c’est dans la musique vocale que la polyphonie est la plus élaborée. Dans la musique chorale zouloue, chaque voix entre à son tour dans un cycle continu et se mêle aux autres pour former une texture complexe et changeant constamment. La même technique peut être utilisée pour le chant soliste ; le chanteur saute alors d’un point d’entrée à l’autre pour reproduire l’ensemble de la structure polyphonique. Les musiques d’Afrique emploient des techniques vocales variées. Des idiophones, instruments qui produisent des sons par simple choc ou frottement, sont également couramment utilisés ; ainsi par exemple les sonnailles, les hochets et les membranes, que l’on attache aux instruments (comme le mbira) pour produire un son semblable à un ronflement.

La musique et le divin
De nombreuses religions africaines estiment que le son est le principal moyen qu’ont les dieux et les hommes d’ordonner l’univers. En Afrique occidentale, les percussionnistes jouent un rôle essentiel dans les transes ou les possessions, cérémonies pendant lesquelles les dieux entrent dans le corps des croyants. Un bon percussionniste doit connaître des dizaines de rythmes spécifiques ; il est responsable de la régulation des pouvoirs surnaturels au cours de cérémonies. Au Zimbabwe, les joueurs shonas de mbira créent un environnement sonore qui encourage l’esprit des ancêtres à prendre possession des malades, étape nécessaire de leur guérison. 

Le monde du travail
La musique structure également le travail. Les hommes kpelle du Liberia produisent avec la gorge un son proche du hoquet pour coordonner leurs coups de machette quand ils défrichent les broussailles denses pour planter du riz. Dans les sociétés pygmées qui vivent dans les forêts tropicales d’Afrique centrale, le chant et les appels sont employés pour coordonner les mouvements des chasseurs dans la forêt. Enfin, en Afrique du Sud, les bergers emploient des flûtes et d’autres instruments pour se communiquer les mouvements du bétail.
De l'Afrique à l'Amérique 
Toute la culture musicale Afro-américaine est née de les siècles de servitude subis par les ethnies africaines déportées, pour la majeure partie, de l'Afrique de l'Ouest. Déracinées, elles ont dû re-créer dans le Nouveau Monde, une nouvelle culture issue du phénomène acculturation/enculturation. Cette nouvelle identité créée de toutes pièces a permis à ces différentes ethnies africaines de se souder autour de repères culturels communs, basés sur la survivance des cultures africaines originelles, et dont les religions animistes et les musiques pratiquées par les esclaves, sont d'excellents exemples. Pour le Noir, américain et africain, ces trois domaines que sont la musique, la danse et le chant sont imbriqués si fortement les uns aux autres qu'il désigne ce total comme un seul et unique Art. Les composants de cet Art sont caractérisés par une participation collective, tant de ceux qui jouent la musique que de ceux qui l'écoutent et qui la dansent.  Il faut donc bien se garder de confondre ces trois notions : le " métissage " proprement dit, biologique, génétique ; la symbiose culturelle, qui est le fondement principal de la dynamique des relations entre individus et sociétés ; et enfin l'évolution musicale, qui a ses propres lois, parfois totalement indépendantes des échanges biologiques et culturels. Parler de métissage musical est donc une aberration dans ce cas.  La meilleure preuve, c'est que la plupart des musiques populaires aujourd'hui écoutées dans le monde entier sont issues d'un mélange qui s'est effectué aux États-Unis entre le début du XIXe siècle et celui du XXe. C'est-à-dire dans l'une des rares sociétés où le métissage biologique n'a presque pas existé, où la ségrégation était une règle quasi absolue et sacrée.


Par Last Night in Orient
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Samedi 8 août 2009 6 08 08 2009 01:06

Avec son harmonica et sa guitare, Iso Lô (c'est son surnom à Dakar) a donné au trépidant mbalax sénégalais un tempo plus cool, un son plus mélodique, proche parfois du rythm'n'blues. Personnage attachant, il parcourt désormais le monde depuis sa signature chez Polygram. Son tube "Tajabone" l'a fait connaître du grand public, lui qui n'était jusqu'alors connu que des férus de world music.

 

 

 

Ismaël Lô (né le 30 août 1956 à Dongo Buti au Niger), est un musicien sénégalais. Moitié Nigérien, moitié Sénégalais, Ismaël Lo mêle musique mandingue et rythm’n blues, soul et mélodies peules.

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

Né en 1956 au Niger d'un père sénégalais et d'une mère d'origine nigérienne, le jeune Ismaël Lô grandit à Rufisque près de Dakar après le retour de la famille au Sénégal. Élevé dans une famille où la musique n'est pas reconnue comme une activité professionnelle, Ismaël prend le temps de fabriquer des guitares et d'en jouer avec ses cousins.

 

À la mort de son père en 1970, Ismaël Lô passe deux ans à l'Institut des arts de Dakar où il perfectionne ses connaissances en peinture artistique. Parallèlement, il entame une carrière de chanteur après avoir été repéré lors d'une émission de télévision.

 

Il accède rapidement à une notoriété importante, et rejoint le groupe Super Diamono.

 

En 1984, Ismaël Lo se sépare du groupe et il enregistre 5 albums jusqu'en 1988. Plus folk, plus soul que la variété courante, il apporte un son nouveau sans oublier des textes parfois politiques.

 

Il est accompagné du vieux Faye, guitariste lead et arrangeur, qui en musicien féru de jazz, personnalise sa musique et met en valeur les qualités artistiques d'Ismaël Lô.

 

 

 

En 1990, sa carrière prend un nouvel élan et signe chez Barclay et sort un 6e album solo, « Ismaël Lô » avec le titre Tajabone repris notamment dans la bande originale du film Tout sur ma mère de Pedro Almodóvar.

 

 Abderrahim Amrani Marrakchi, Ismaël Lo et les Hamadchas

 

Selon lui, beaucoup de chanteurs, spécialisés dans la musique religieuse islamique, sont passés du « côté beaucoup plus moderne » du monde de la musique, à la faveur notamment de la multiplication des chaînes de télévisions privées.

« En général, c’est de bons chanteurs parce qu’ils sont restés dans l’ombre pendant des années, dans un autre milieu », en évoluant dans un créneau certes « porteur mais en circuit fermé », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’Aps.

« Maintenant, avec nos différentes chaînes de télévision, il y a des émissions consacrées aux chants religieux. On commence à les distinguer, à les connaître à travers les différentes émissions », a ajouté l’artiste en parlant de ces artistes spécialisés dans la musique religieuse.

 

Ismaël Lo, avec les membres de la confrérie Hamadcha de Fès dirigés par Abderrahim Amrani Marrakchi

Par Last Night in Orient
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 07 2009 22:15

Métis (du mot latin mixtīcius, < mixtus qui signifie mélangé/mêlé) désigne le mélange de deux éléments distincts. On parle de métis lorsque deux éléments se mélangent de deux éléments distincts. La diversité culturelle est l'expression la plus utilisée pour constater qu'il existe différentes cultures, comme la biodiversité est la constatation de l'existence de la diversité biologique dans la nature. Elle est souvent associée à la notion de diversité linguistique, qu'elle englobe.

Des mélanges d'influences culturelles distinctes au niveau de la musique, pictural, sculptural, vestimentaire, et linguistique donnent lieu au métissage culturel qui ne correspond que dans peu de cas au métissage génétique de l'homme ou encore nécessairement au jazz métissé en ce sens par exemple, qu'un un orchestre entièrement russe, intégrant des influences orientalisantes ou africaines, dans un cadre musical slave, développerait une culture musicale métissée.

 

Lorsque l'Espagne était sous domination maure, par exemple, le métissage des peuples espagnols, maures, et juifs était relativement courant. Le Brésil est aujourd'hui un pays dont la population résulte d'un métissage entre les Amérindiens, les Noirs et les Blancs, et même si l'on peut trouver des communautés formées selon l'origine, le métissage y est considéré comme une valeur nationale,.


On pourrait développer l'idée que la totalité des ensembles culturels est métissée, même si au sein de chaque ensemble, on constate en ce sens des dominantes culturelles identifiables. Ainsi, la langue française est constituée en grande partie de racines grecques, grecques "romanisées", latines, arabes, celtes aux racines non indo-européennes.


La plupart des ethnogenèses démontre que le métissage culturel est qualifiable de "volontaire", c'est-à-dire issu de choix consciemment effectués, en fonction de goûts et d'attirances libres pour des cultures au départ "étrangères". Une partie du métissage s'effectue inconsciemment, dès lors que un métissage "génétique" préexiste à la naissance de l'individu.


On évoque la fusion de genres musicaux dans le cas d'espèce ou deux genres musicaux spécifiques peuvent former un nouveau genre, qui deviendra un sous-genre pour chacun des deux genres dont il est formé. D'autres terminologies évoquentles termes de fusion, de mélange, même de mariage, ou tout simplement mix...


Depuis les années 80, l'expression "métissage musical" s'est imposée bien au-delà des médias spécialisés. Au point de devenir un enjeu essentiel pour les musiques du monde confrontées à la mondialisation. Ce qui n'empêche pas de s'interroger sur la pertinence de ces mots à la mode, et donc trop galvaudés : il est absurde et dangereux d'imaginer qu'une musique quelconque puisse ne pas être " métisse ".


Sur les sites web en langue française Google recense 10 400 pages qui indexent l'expression "métissage musical". Pour "musiques métisses", on atteint 44 500 pages, si on ne compte pas celle de Nature et Culture, et au singulier 36 000... Certes on est loin des 819 000 pages pages de "world music", et des 5 470 000 pages pages parlant de "musiques du monde". Mais "world music" ("la world " en abrégé) et " musiques du monde " ne sont que des appellations fourre-tout, illimitées et insignifiantes : tant que les extraterrestres ne nous auront pas adressé le moindre signe musical d'une existence intelligente, toute musique est " du monde " jusqu'à preuve du contraire ! Toute musique est "métisse" - bien sûr ! Gérald Arnaud

 

Avec le développement des idéaux pacifistes, la fin du XXe siècle a été marquée par une forte valorisation du métissage. Il devient un canon de beauté et l'on observe en effet l'élection des premiers top-models métis. Mais aussi, le métissage se forge une identité musicale avec la popularisation de la world music, tandis que la mode vestimentaire connaît une vague du « style ethnique ».D'un point de vue idéologique, les enjeux sont profondément enracinés dans les débats sur le racisme. Le racialisme, théorie considérée non scientifique par ses détracteurs, subdivisant l'espèce humaine en races nettement distinctes, nomme métisse une personne dont les parents sont de races différentes. Cette définition était appliquée dans certains pays effectuant un classement officiel de leurs ressortissants en termes de race, par exemple l'Afrique du Sud à l'époque de l'apartheid. Aux États-Unis, en revanche, même si les parents appartiennent à des classifications ethniques différentes (Hispanic, Caucasian, Asian, Chinese, Japanese, Italian, African American), les enfants étaient rattachés à une seule de ces catégories dans les questionnaires de recensement. Depuis le Census 2000, les catégories "Multiracial", "Two or more races" and "Other" sont proposées.

Le métissage des cultures a un aspect negatif quand il évoque :la transmission des stéréotypes fausses d'une culture à l'autre ou faire disparaitre les bonnes valeurs de l'autre culture.

Le métissage des cultures a un aspect positif quand il évoque : une rencontre et une interaction des cultures qui porte un intérêt pour l'homme et pour la civilisation humaine, quand l'autre nous apporte tous ce qu'on n'a pas.


Un dialogue des cultures est un moyen pour développer la connaissance et accéder à une société humaine tolérante.

 

« World Music » : Une question d'ethnomusicologie ?

Par Last Night in Orient
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 07 2009 13:48

Un colloque réunissant artistes, professionnels, mandataires politique, chercheurs et journalistes de la presse musicale sera organisé à Science Po Paris, les 11 et 12 septembre 2009, ces états généraux auront pour objectif de dresser un état des lieux des "musiques du monde" et de situer le débat au sein d'enjeux plus vastes : la circulation des artistes dans le monde, les représentations de la diversité, la mutation des industries culturelles...

Voir le communiqué de presse


Par Last Night in Orient
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 07 2009 14:47

Galerie de photos de tsweden


Emile Zrihan est un célèbre contre-ténor juif séfarade. Marocain, immigré en Israël, il est  souvent associé à l' Orchestre andalou d'Israël. Les musiques arabes et juives représentent des siècles de traditions musicales et poétiques, elles ont été puisées dans Al Andalus de laquelle émanait une inspiration créatrice qui s'est répandue dans tout le bassin méditerranéen. Il aborde avec aisance les genres divers des répertoires sacrés et profanes, souvent mêlésn qu'ils soient arabes, arabo-andalou ou judéo-arabe, depuis les mawwâl, poésie populaire à thématique essentiellement amoureuse, jusqu'au piyyoutim, et habakashots (louanges à Dieu), chantant naturellement dans les deux langues (arabe et hébreu). Il ne s'interdit pas non plus d'interpréter du chaâbi algérois comme Ya rayah de Dahmane El Harrachi.

 




Très jeune, le jeune Zrihan est initié au chant liturgique juif et à la musique populaire marocaine. Après l'émigration de la famille en Israël en 1963, il commence à étudier sérieusement la musique des piyyoutim (cantique poétiques) avec le rabbin Shlomo Ouanounou, puis la qualité de sa voix ayant été remarquée, il donne son premier concert à l'âge de 13 ans avant d'être programmé régulièrement pendant plusieurs années dans l'émission de télévision Folklore de l'Orient. Zrihan possède les qualités de séduction pour  l'amateur de musique de variété orientale. Ce fin connaisseur de musique andalouse se fait connaître sur la scène tout comme  à l'époque du  poète arabo-persan de Bagdad, Ziryab, qui, invité à Cordoue, à qui l'on doit les structures du  genre musical arabo-andalou, et de la Nouba, qui veut dire « entendre à son tour », et chanter à tour de rôle devant le calife. Véritable homme de culture, Ziryab s'intéressait à la fois aux musiques du Nord, au chant grégorien, aux romanceros populaires, introduisit le oud, les poèmes chantés persans, et mit au point le zéjal, ancêtre du chant flamenco.

Cet embrasement populaire devint la musique de tous, musulmans, juifs et chrétiens...Tout comme feu  Cheikh Raymond Leyris  aurait  pu (selon les dires d'Enrico Macias) le faire de son vivant à Constantine, Emil Zrihan s'est engagé à travers la musique de rapprocher les peuples. Zrihan se pose donc en garde-fou de l'intolérance et gardien de la Paix.


Chansons célèbres
Nour Yani
Chkoun
La Morena en arabe et hébreux
Rani Rani
Rima
Ya Raya
Yedidim

Album : אשקלון Ashkelon

« Emil Zrihan : Ashkelon ». Piranha [2000].

Les musiques arabes et juives représentent des siècles de traditions musicales et poétiques, elles ont été puisées dans Al Andalus de laquelle émanait une inspiration créatrice qui s'est répandue dans tout le bassin méditerranéen.  Emil Zhrihan chante lors des offices religieux, sa voix de contre ténor a une portée vocale extraordinaire. Ce disque comporte deux parties. La première se consacre à la pratique contemporaine au Maroc et la deuxième à la tradition judéo-marocaine, dans laquelle Emil Zhrihan excelle, puisque son étendue vocale est particulièrement adaptée aux mawwals.(source)


Melodies

(1).Habibi Dyali

(2).Mahani-Zin

(3).Bin El Barah Oul Youm-MAWAL

(4).Bin El Barah Oul Youm

(5).Ana Dini Din Ala

(6).Kochav Tzedek-MAWAL

(7).Kochav Tzedek

(8).Ma Yafou Dadaich-MAWAL

(9).Ma Yafou Dadaich

(10).Maka Shelishit-MAWAL

(11).Maka Shelishit


Sur cette  vidéo, il rend hommage au grand chanteur Salim Hilali avec brio. Cet hommage a d'ailleurs fait l'objet d'un album qui s'intitule "Ashkelon" qui mélange subtilement dans ce titre  le flamenco, dont l'introduction semble être une Soléares  et la musique judéo arabo-andalouse.


Par Last Night in Orient
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 07 2009 13:16

Il n'y a évidemment pas une musique mauritanienne, car comme pour le reste de la culture, celle-ci est spécifique à chacune des communautés qui composent la population. Bien sûr, on associera plus facilement musique mauritanienne et musique maure traditionnelle, l'imaginaire voguant vers le désert et ses nomades. La musique est pourtant tout aussi présente dans les communautés Peul, Wolof et Soninké. Parmi les jeunes générations, c'est bien sûr le rap qui recueille le plus grand nombre de suffrages...Alors que les musiques du monde atteignent les rivages de la Mauritanie, certains musiciens s'inquiètent de l'avenir de la musique traditionnelle mauritanienne (source). La musique produite dans ce pays a  été inspirée par le Maghreb et l'Afrique noire. La musique traditionnelle mauritanienne puise son inspiration dans les chants guerriers et festifs nomades. On peut y retrouver les thèmes de la religion, de la bravoure des guerriers et autres poèmes ancestraux. Ces musiques peuvent exprimer différents sentiments, raconter des histoires et légendes locales ou religieuses. Vous aurez l'occasion d'écouter ces musiques dans les lieux touristiques et culturels (musées, centre culturel français, restaurants, hôtels...) mais aussi lors de festivités ou durant votre voyage dans le pays. La musique traditionnelle est chantée en différentes langues: l'arabe, le hassania, le poular, le soninké et le wolof.


La Mauritanie, (en arabe Mūrītāniyā) est un  pays saharien et sahélien d'Afrique de l'Ouest. Sa capitale est Nouakchott.  Sur sa façade occidentale par l'océan Atlantique, bordée au nord-ouest par le Sahara-Occidental, au nord par l'Algérie, à l'est et au sud-est par le Mali et au sud-ouest par le Sénégal. Pays par excellence des Maures, dont elle tire son nom, la Mauritanie, un état créé par le colonisateur français en 1902, est une terre de contact, un « pont » entre l'Afrique noire et le Maghreb. 99% des habitants de la Mauritanie sont des musulmans sunnites. La musique de par la position géographique de la Mauritanie, est un mélange de culture maure (arabo-berbère) et noire-africaine. Les contextes historiques du brassage culturel sur la religion ont offert à la culture mauritanienne des millions de poètes et une source d'unité entre Maures et Noirs africains. Au confin des des convergences de plusieurs civilisations, les empires (du Mali, du Ghana, des Almoravides, etc.) qui se sont succédé, ont fait de la Mauritanie une terre d'échanges fertiles et de brassage ethnique et culturel aussi riches que variés.Les villes historiques sont : Chinguetti, Ouadane, Tichitt et Oualata, classées par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité, sont l'une des expressions visibles de ce patrimoine et de la diversité qui ont marqué l'histoire de la Mauritanie. Le but du programme est de cataloguer, nommer, et conserver les sites dits culturels ou naturels d'importance pour l'héritage commun de l'humanité. Sous certaines conditions, les sites répertoriés peuvent obtenir des fonds de l'organisation World Heritage Fund. Le programme fut fondé avec la Convention Concernant la Protection de l'Héritage Culturel et Naturel Mondial, qui fut adoptée à la conférence générale de l'UNESCO le 16 novembre 1972. 186 États membres ont ratifié la convention (avril 2009).

 

Transmission de la musique

Dans la société maure, la poésie et la musique sont sans doute les arts les plus développés. La transmission de l'oralité de la musique revient sans doutes à la caste des griots iggawin. Dimi Mint Abba dont le père, chanteur très réputé est l’auteur de l’hymne national, fait partie de cette caste. Très tôt, elle apprend la danse et les percussions. Sa mère se charge de lui enseigner la pratique de l’ardin. Cette sorte de harpe dont la base en peau tendue sert aussi de percussion est en effet réservée aux femmes tandis que les hommes se consacrent au luth tidinit à quatre cordes.

 

Les langues du pays

Les langues parlées sont le hassaniyya (dialecte arabe) le pulaar, le soninké, le wolof et le bambara. Cependant, la langue la plus répandue est  le hassaniya qui est parlé dans presque toutes les grandes villes mauritaniennes et dans le Nord  de la Mauritanie. Le hassaniyya fait partie des dialectes arabes nomades ou ruraux, que l’on distingue des dialectes citadins ou urbains ; les deux types se distinguent par divers traits phonétiques et morphologiques. Le hassaniyya partage des points communs avec les dialectes bédouins du Moyen-Orient mais aussi avec ceux du Maghreb. Dans les grandes villes telles que Nouakchott et Nouadhibou, la deuxième langue de communication après le hassaniya est le wolof dont la population est pourtant minoritaire, très loin derrière les Poulaars et les Soninkés. Le français est utilisé dans l’administration et dans les écoles. Parfois, elle sert de langue commune entre les différentes composantes de la société mauritanienne.
Les universités du désert (universités traditionnelles) et ses bibliothèques où dorment depuis des siècles plusieurs milliers de manuscrits inédits témoignent de la richesse et de l'originalité du patrimoine culturel mauritanien.


Les principaux instruments de musique
  • Le balafon est une sorte de xylophone entièrement fait de bois. Il comporte entre 18 et 26 lames de différentes tailles, ce qui produit différents sons. Il se joue avec une paire de baguettes.
  • Le djembé, est un instrument de percussion. Le corps de l'instrument, fait de divers bois, peut avoir différentes tailles et formes. La partie supérieure, sur laquelle on tape, est composée de cuir (chèvre, chameau...). Ces instruments populaires sont nombreux en Mauritanie.
  • La kora est un instrument se situant entre la guitare et la harpe. Il est composé de différentes cordes entre 10 et 30 reliées à une caisse de résonance en forme de demi-sphère et à un axe en bois. Son équivalent chez les femmes maures sappelle "ardine". Les griots maures utilisent un autre instrument à corde appelé "tidinite". "La harpe est, nous l'avons vu, l'instrument des femmes. Sa caisse (a) est une calebasse hémisphérique "Barka chantait; la figure à présent dévoilée, elle mimait sa propre chanson, sa propre passion, précipitant, sur l'ardine posé entre ses genoux, sur le tidinit dont Souidate pinçait les cordes, un îlot de petites notes aux rythmes compliqués. Ses mains, ses bracelets, son chapelet, les tresses de ses cheveux, ses voiles entraient en dans. Musique de rythme et non de mélodie. Barka n'était plus que rythme. Assise cependant, elle était plus dansante qu'une feuille dans le vent". ("Pieds nus à travers la Mauritanie", PUIGAUDEAU Odette, p.88). Odette du Puigaudeau a écrit huit livres, de nombreux articles et un traité sur le peuple maure. Son travail ethnographique, scientifique et littéraire est un hommage aux peuples du Sahara occidental.
  • Le "tbel" : grand tam tam.

Il faut savoir qu'en Mauritanie seul les griots ont le droit de chanter ou de jouer d'un instrument dans un spectacle.

 

Les inquiétudes : Musique du monde, comme produit de consommation

Les artistes mauritaniens mettent en garde contre le fait que la mondialisation et l'exposition aux cultures et aux musiques étrangères contribuent à l'érosion de la musique traditionnelle de leur pays. Ils qualifient cette menace "d'invasion musicale de l'Orient et de l'Occident". La plupart des jeunes ne portent plus grand intérêt à la musique locale. Ils lui préfèrent les rythmes occidentaux et orientaux. "Ils disent que c'est plus branché", constatent avec amertume les artistes mauritaniens."Aujourd'hui, la majorité des jeunes mauritaniens n'écoutent plus notre musique traditionnelle", affirme Mohamad Ould Ankimish. "Ils estiment qu'elle ne correspond plus au style de vie actuel." Ces inquiétudes quant au manque d'intérêt pour la musique traditionnelle du pays ont poussé par exemple l'artiste Iman Ould Aali, avec un groupe de musiciens et d'amateurs de sa musique, à fonder une association qui s'attache à faire connaître aux jeunes générations l'environnement musical de la musique traditionnelle et de la pratique de ses instruments. Le Projet de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel mauritanien est un projet expérimental financé par la Banque mondiale. Son responsable, El Hacen ould Hacen, est originaire du sud-ouest du pays. Sociologue et professeur de littérature française, et passionné de  musique maure. Après avoir passé seize ans dans la diplomatie (à Paris pendant 6 ans, puis à Rabat, Alger et Tunis), il est retourné dans son pays pour se consacrer uniquement au patrimoine culturel du pays.




Par Last Night in Orient
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 04 2009 13:12

Les musiques indiennes représentent  les musiques du sous-continent indien sous toutes ses formes et toutes ses variétés englobant ainsi l'Union indienne, le Pakistan, le Bangladesh, le Népal et le Sri Lanka. De même qu'il n'existe pas une langue indienne, mais plusieurs centaines de langues et de dialectes, il n'existe pas, à proprement parler, de musique indienne unifiée.

 

Dans les pays occidentaux, l'étude de la musique de l'Inde est longtemps restée entre les mains des érudits, qui seuls pouvaient avoir accès aux traités en langue sanskrite ; cependant, pour la plupart, ils ignoraient la musique vivante du continent indien.Avec d'une part l'avènement de l'enregistrement sonore, avec d'autre part la venue de virtuoses indiens dans les salles de concert de l'Occident, on assiste depuis quelques décennies à une réelle diffusion de la musique savante indienne  ; mais on doit en même temps constater une méconnaissance des musiques villageoises, tribales ou citadines, qui demeurent profondément liées à la vie quotidienne des peuples de l'Inde

 

 

La musique a toujours eu en Inde une double vocation : l'une destinée au temple et aux dieux, l'autre réservée au divertissement et aux démons. Cette dichotomie a séparé les instruments et les musiciens de manière radicale, jusqu'à créer des castes spécifiques.

Selon la mythologie indienne, elle possède une origine divine : c'est par le son que le dieu Brahmâ a créé l'univers. Le dieu Shiva quant à lui jouait  du tambour dameru, et son fils Ganesh jouait lui, comme Hanuman d'ailleurs, du tambour mridang. La déesse Sarasvati, elle, est toujours associée à la vînâ. L'univers a été créé par le son primordial Ôm ; le langage dérive des sons du tambour...

 

 

 

Musique populaire et cinéma

Le développement rapide des communications et l'accès aux médias d'une partie croissante de la population ont contribué à créer, en dépit des différences de langue, ce qu'il conviendrait d'appeler une musique populaire panindienne. Enregistrée et diffusée sous forme électronique, elle a supplanté, dans une large mesure, les musiques traditionnelles et ethniques.

 

Ce phénomène est dû à l'influence de l'industrie cinématographique indienne, la plus importante du monde, et dont les films, qui répondent le plus souvent à des stéréotypes, comportent de nombreuses chansons et danses. Les chansons tirées de ces films sont jouées, dans les rues, dans l'Inde entière jusque dans les villages les plus reculés. Elles sont également devenues l'une des principales exportations culturelles du pays. Il s'agit d'un genre remarquablement éclectique, qui emprunte librement aux musiques indiennes traditionnelles et aux musiques populaires du monde entier, y compris à certaines structures harmoniques occidentales. 

 

La musique filmi est le nom donné à la musique composée pour les films indiens, et notamment pour les intermèdes musicaux dansés, obligatoires. Généralement, les morceaux sont disponibles sous forme de cassettes et de CD - piratés à des millions d'exemplaires, ce qui fait que les spectateurs indiens connaissent les chansons lors de la sortie du film parfois avant la sortie en salle. Certains films ne sont bénéficiaires que grâce aux revenus engendrés par leur bande originale. Si ces musiques ne plaisent pas, le film ne sort pas ! C'est par essence, la musique populaire de l'Inde.


La qualité des compositions musicales est très variable, allant du médiocre à l'excellent, ce dernier cas illustré par exemple par A.R. Rahman ou Jatin Lalit. Certains chanteurs ou chanteuses atteignent une notoriété quasiment « héroïque » comme la célèbre Lata Mangeshkar.

 

 

 

Tradition classique

L'origine de la musique classique indienne remonte aux temps védiques (avant J-C). Les hymnes du Rig Veda étaient chantés en utilisant trois notes principalement, formant ainsi le Sâma Veda.

La plus ancienne source musicologique fiable et extensive date du IIIe siècle, le Nâtya-shâstra de Muni Bharata,  un ouvrage traitant de danse, de théâtre et de musique.

Le terme de « musique indienne » se réfère toutefois plus généralement à la tradition classique, fondée sur le système mélodique des raga et sur le système rythmique des tala. Cette musique remonte à des milliers d'années, et trouve son origine dans les chants védiques des premiers envahisseurs indo-européens à être entrés dans le sous-continent. Elle a atteint sa forme actuelle au cours des quatre ou cinq cents dernières années. Son évolution, au cours des deux mille dernières années, a été marquée par la rédaction d'une série de traités théoriques, dont la plupart furent écrits en sanskrit.

 

Le terme le plus souvent utilisé en sanskrit pour désigner la musique, sangit, indique la primauté de la musique vocale et de la danse considérée comme un élément supplémentaire. En effet, s'il n'est pas obligatoire que les musiciens soient de bons danseurs, il est cependant indispensable que les danseurs soient musiciens.

 

Les invasions musulmanes et l'établissement du sultanat de Delhi au XIIIe siècle, et de l'Empire moghol  au XVIe siècle, dans la partie nord du sous-continent, contribuèrent fortement à une scission de la musique classique, au XVIe siècle, dans deux directions d'évolution opposées : une tradition du Nord (musique hindoustani) et une tradition du Sud (musique karnatique). Toutefois, dans ces deux traditions, le rôle de la musique évolua, depuis sa fonction religieuse originelle, pour accéder au statut de divertissement de cour. Bien que ces deux styles continuent d'être basés sur les raga et les tala, partageant un grand nombre de points communs, ils diffèrent dans le détail pour nécessiter une formation distincte de la part des musiciens. Depuis l'indépendance de l'Union indienne en 1947, la musique de ce pays a fait son apparition dans les salles de concert et les studios d'enregistrement, et sur la scène mondiale.

 

La gamme indienne
Les sept notes de la gamme indienne sont les suivantes :  Sa, Re, Ga, Ma, Pa, Da, Ni. 

Elles correspondent à peu près au sept notes de la gamme occidentale do, re, mi, fa, sol, la, si. Leurs noms viennent des termes Shadjam (Sa), Rishabam (Re), Gandharam (Ga), Madhyamam (Ma), Panchamam (Pa), Dhaivatham (Da),  
et Nishadam (Ni).

 

 

Bibliographie

  • Killius, Rolf. Ritual Music and Hindu Rituals of Kerala. New Delhi: B.R. Rhythms, 2006..
  • Manuel, Peter.. Thumri in Historical and Stylistic Perspectives. New Delhi: Motilal Banarsidass, 1989.
Par Last Night in Orient
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 03 2009 16:08

Panjabi MC
ou Punjabi MC de son vrai nom Rajinder Singh Rai (né en 1971, à Coventry en Angleterre ) est un musicien de rap, disc jockey et producteur. Ses productions sont un mélange de hip hop, de musique indienne de la région du Penjab (Bhangra) et de jungle. 


Mundian To Bach Ke (litt. « Attention aux garçons ») en 1998 fut son premier succès international, popularisé en France grâce à la publicité TV de la Peugeot 206.

Panjabi fusionne avec une grande facilité thèmes traditionnels indiens et house, tablâ et claviers de synthé, 2steps clubbing et rap, sitar et guitare électrique.



Albums studio

  • Rootz
  • Souled Out (1993, Nachural Records)
  • Another Sell Out (1994, Nachural Records)
  • 100% Proof (1995, Nachural Records)
  • Grass Roots (1996, Nachural Records)
  • Magic Desi (1996)
  • Legalised (1998, Nachural Records)
  • Dhol Jageroo Da (2001, Moviebox)
  • Desi (2002, Moviebox)
  • Indian Breaks (2003, Compagnia Nuove Indye)
  • Mundian To Bach Ke (2003, Compagnia Nuove Indye)
  • The Album (German version: Superstar/Warner; Germany) (French version: Scorpio; France) (UK Version: Instant Karma) (2003)
  • Beware (U.S. version of the album) (2003, Sequence)
  • Steel Bangle (2005, Moviebox)
  • Indian Timing (2008), PMC Records)



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