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La musique pour la construction du dialogue interculturel, la fraternité et la Paix. Tout savoir sur les musiques arabes, les compositeurs, structures musicales,...vidéos
Rim Banna(en arabe: ريم بنّا ) est une chanteuse, compositrice et arrangeuse palestinienne née le 8 décembre 1966 à Nazareth.
Biographie et évolution musicale
La chanteuse-compositrice a étudié la
musique et la chanson à l'Institut Supérieur de Musique "Gnesins" à Moscou. Elle y obtient son diplôme en 1991 après six ans d'études académiques, puis se spécialise dans la chanson moderne.
C'est aussi à Moscou qu'elle rencontre son mari, le compositeur ukrainien Leonid Alexeienko. Avec leurs trois enfants, ils vivent actuellement en Palestine.
Révélée au début des années 1990 avec ses
chansons etcomptines pour enfants,
elle atteint la reconnaissance dans le monde arabe et sur la scène internationale grâce à ses enregistrements de musiques et de chansons traditionnelles palestiniennes, qu'elle reprend et arrange
en collaboration avec son mari.
Sa démarche artistique est guidée par sa
volonté d'exprimer l'identité du peuple palestinien à travers sa musique traditionnelle, qu'elle contribue à préserver et à promouvoir à travers ses disques et tournées dans le monde. Elle
continue aussi à collecter les poèmes populaires et à les mettre en chansons afin de les préserver de la disparition. À ce titre, elle ne se contente pas d'imiter les techniques traditionnelles
du chant arabe.« J'essaie d'écrire des chansons qui correspondent à ma voix, dit-elle. Je veux créer quelque chose
de nouveau, qui aide à faire comprendre la musique et l'âme des Palestiniens. »[1].
La popularité de Rim Banna en Europe a
commencé après que la chanteuse norvégienne Kari Bremnes l'ait invitée à Oslo en 2003. Les deux artistes ont été engagées par le producteur de musique norvégien Erik Hillestad pour enregistrer
avec d'autres artistes l'album Lullabies from the Axis of Evil, baptisé« message musical contre la guerre, adressé
au Président américain George W. Bush par des chanteuses de la Palestine, d'Irak, d'Iran et du Norvège ».
Rim Banna a enregistré par la suite l'album Mirrors of My Soul, en collaboration avec une
quintette européenne. Elle y propose une fusion entre la tradition musicale arabe et le style pop occidentale. L'album comprend des chansons de désespoir et d'espoir sur la vie d'un peuple en
lutte.
Discographie
Jafra(1985)
Your tears Mother(1986)
The Dream(1993)
Qamar Abu Leileh(1995)
Mukagha(1996)
Al Quds Everlasting(2002)
Krybberom(2003) Rim Banna &
SKRUK
Lullabies from the Axis of Evil(2004)
Mirrors of My Soul(2005)
This was not my story(2006) Rim Banna
& Henrik Koitz
Seasons of violet(2007)
BO avec Rim Banna
Les chansons de Rim Banna figurent dans la BO de nombreux films de fiction et documentaires arabes et internationaux,
dont :
L'Aube du monde, fiction d'Abbas
Fahdel, 2008
Al-Sabbar, documentaire suisse de
Patrick Bürge, 2000
Mahmoud Darwich, et la terre, comme la langue..., documentaire de Simone Bitton et Elias Sanbar, 1997
Le Rêve arabe, documentaire d'Elia
Suleiman
Nur, court-métrage de Danielle
Arbid
The Jerusalem Call Contribution, MBC TV
program, 1997
Through the veil of exile, documentaire
de David Benchetrit
The call of the roots, documentaire de
Nazem Sharidi
Endless love, téléfilm jordanien de
Faisal El Zoabi
Né a Naplouse (Palestine) en 1966, Adel Salameh a étudié a l'université de Yarmouk (Jordanie) et a perfectionné son jeu du Oud auprès de Mu'taz Bayati à Bagdad (Irak). Sa carrière de
soliste à débute alors qu'il vivait dans le monde arabe et s'est affirmé lors de son installation en Europe en 1990. Installé à Londres, il a rapidement acquis une réputation de brillant
interprète du oud, (Luth Arabe). Depuis 2000, il vit en France à Lyon. ravaillant comme soliste, et avec
des musiciens provenant de différentes formations, et différentes cultures, sa conviction est « la suivante: La musique est une passerelle entre les différentes cultures, elle construit des
Ponts et non des barrières. »
Plus de trente pays ont accueilli Adel Salameh en concert, en Extrême-Orient comme en Europe, en Afrique du Sud comme au
Moyen-Orient, tant en soliste qu'en ensemble. Invité en Tunisie par le Ministre de la Culture, il a donné des stages à l'institut supérieur, puis a participé à plusieurs festivals. En 1991. Avec
le "New ensemble", il a joué de la musique pour Oud et Orchestre du compositeur arménien Frangis Ali Zadeh et du joueur de lira et compositeur Ross Daly. Il a travaillé avec le guitariste
flamenco Eduardo Niebla, et avec le joueur de Sarod K. Shridar.
Adel tire son inspiration en grande partie du monde arabe, mais on trouve aussi des éléments indiens, persans et turcs
dans ses compositions. En occident, il s'est efforcé inlassablement de développer la compréhension des musiques arabes. Il souhaite explorer les voies où se combineront sa culture musicale avec
d'autres traditions pour créer une musique profonde et inspiratrice.
Discographie
Six CDs proposent sa musique, parmi lesquels NUZHA, KANZA, et HAFLA avec Naziha Azzouz, The Arab Path to India,
Meditarraneo, et un disque en Solo (Pastoral Records, Japon).
Simon Shaheen (en arabe: سيمون شاهين) est un oudiste, violoniste, musicologue et chef d'orchestre d'origine
palestinienne de confession catholique vivant et travaillant à New York. Il est connu pour sa grande générosité musicale en proposant des fusions musicales d'artistes produisant d'autres
musiques du monde.
Biographie et évolution musicale
Il est né dans le village de Tarshiha en Galilée.
A l'âge de 2 ans, il s'installe avec sa famille à Haifa, mais il passait l'essentiel de ses weekends à Tarshiha, une
ville israélienne arabe. Fils d'un père musicien et oudiste de talent, il baigne pendant son enfance et adolescence dans une atmosphère familiale favorable à la musique.
Il apprend leluth
oriental (عود), à l'âge de 5 ans, et ensuite violon. Après le lycée, il intègre l'université de Tel
Aviv, où il a étudié la littérature arabe et la musicologie et sa pratique instrumentale,
Il poursuit ensuite ses études à l'université hébraïque de Jérusalem.Après avoir obtenu son diplôme en 1978, Shaheen a
été nommé professeur de musique arabe.
En 1980, il a immigré aux Etats Unis afin d'étudier la musique à l'école de musique de Manhattan ainsi que la fameuse
université de Colombia.
Par la suite, il obtient la nationalité américaine.
Il dirige également des structures musicales qui accompagnent des artistes prestigieux comme Wadi Al-Safi et Sabah Fakhri.
Sa virtuosité dépasse le cadre technique de l'interprétation traditionnelle de virtuoses duoudde plus grande notoriété mais menacés
d'engloutissement dans le flot de la world musiccomme lesfrères Joubran. Simon Shaheen a pu intégrer la musique comme passeport, des hommes de paix vivant dans un monde en guerre, laissant leurs familles
derrière eux.Sa musique résonne de tout cela...où qu'il soit en concert, dans un pays du monde arabe ou
ailleurs.
Un morceau de l'album du musicien palestinien Simon Shaheen et indien Pandit Vishwa Mohan
Bhatt, où les magies de la musique arabe et indienne fusionnent pour le plus grand plaisir de l'auditeur.
Eléments de discographie
1990 - Music of Waheeb, Mango
1990 - The Music of Mohamed Abdel Wahab, Axiom
1992 - Turath (Heritage), CMP
1993 - Taqasim: Art of Improvisation in Arabic Music
Le poète palestinienMahmoud Darwichn'a pas survécu aux complications
survenues lors d'une opération cardiaque effectuée dans un hôpital de Houston samedi 9 août. Il était considéré comme l'un des plus grands poètes de langue arabe de notre
époque.
Une Voix qui porte haut et fort la tragédie du peuple
palestinien condamné à l'errance à la fois territoriale et morale.
Une poésie qui celèbre le Courage, la Beauté, l'Amour, la
Résistance, la Dignité, la Justice, la Liberté et toutes ces valeurs et ces principes humanistes qui ont tendance à se faire de plus en plus rares dans ce monde.
Beaucoup des poèmes de Mahmoud Darwich ont été
interprétés par des chanteurs tels que Marcel Khalifé, Magida El Roumi, et Ahmed Qa'abour. En 1996, 1999 et 2003, le célèbre musicien Marcel Khalifé a été trainé en justice pourblasphèmeetinsulte aux valeurs religieuses, à cause d'une chanson
intituléeJe suis Joseph, oh père,
qui a été écrit par Darwish et citait un verset du Coran. Dans ce poème, Darwich partageait la peine de Joseph, rejeté voir haï par ses frères car trop honnête et bon."Oh mon père, Je suis Joseph, et mes frères ni ne m'aiment ni ne me veulent parmi les leurs."Mais certains chefs religieux prennent sa défense comme Youssef al Qaradawi ce qui calma les tensions.
Le Trio Joubrana accompagné à plusieurs reprises au son du Oud des récitals de Mahmoud Darwish, dont le tout dernier à Arles en juillet
2008.
En hommage au poète, Mondomix diffusera un extrait de cette soirée dès le
mercredi 11 août.
Je présente mes sincères condoléances à sa famille
et à ses proches. Je vous laisse avec Opus avec un autre temps:Sur des poèmes de Mahmoud Darwich et des musiques originales de Mimi/Marius
Lorenzini
Rim Banna(en arabe: ريم بنّا ) est une chanteuse, compositrice et arrangeuse palestinienne née le 8 décembre 1966 à Nazareth, où elle vit
actuellement avec son mari, le compositeur Leonid Alexeienko, et leurs trois enfants.
Elle se fait connaître au début des années 90 avec ses chansons et comptines pour enfants, elle
atteint la reconnaissance dans le monde arabe et sur la scène internationale grâce à ses enregistrements de musiques et de chansons traditionnelles palestiniennes, qu'elle reprend et arrange en
collaboration avec son mari.
Sa démarche artistique est guidée par sa volonté d'exprimer
l'identité du peuple palestinien à travers sa musique traditionnelle, qu'elle contribue à préserver et à promouvoir à travers ses disques et tournées dans le monde. Elle continue aussi à
collecter les poèmes populaires et à les mettre en chansons afin de les préserver de la disparition. À ce titre, elle ne se contente pas d'imiter les techniques traditionnelles du chant arabe.
« J'essaie d'écrire des chansons qui correspondent à ma voix, dit-elle.Je veux créer quelque chose de nouveau, qui
aide à faire comprendre la musique et l'âme des Palestiniens. »[1].
La popularité de Rim Banna en Europe a commencé après que la
chanteuse norvégienne Kari Bremnes l'ait invité à Oslo en 2003. Les deux artistes ont été engagées par le producteur de musique norvégien Erik Hillestad pour enregistrer avec d'autres artistes
l'albumLullabies from the Axis of Evil, baptisé "message musical contre la guerre, adressé au Président américain George W. Bush par des chanteuses de la Palestine, d'Irak,
d'Iran et du Norvège".
Rim Banna a enregistré par la suite l'albumMirrors of My Soul, en collaboration avec une quintette
européenne. Elle y propose une fusion entre la tradition musicale arabe et le style pop occidentale. L'album comprend des chansons de désespoir et d'espoir sur la vie d'un peuple en
lutte.
Discographie
Jafra(1985)
Your tears Mother(1986)
The Dream(1993)
Qamar Abu Leileh(1995)
Mukagha(1996)
Al Quds Everlasting(2002)
Krybberom(2003) Rim Banna & SKRUK
Lullabies from the Axis of Evil(2003 - Various female artists)
Mirrors of My Soul(2005)
This was not my story(2006) Rim Banna & Henrik Koitz
Seasons of violet(2007)
BO avec Rim Banna
Les chansons de Rim Banna figurent dans la BO de nombreux films de fiction et documentaires
arabes et internationaux, dont :
L'Aube du monde, fiction d'Abbas Fahdel, 2008.
Al-Sabbar, documentaire suisse de Patric Burg, 2000.
Mahmoud Darwish, et la terre, comme la
langue..., documentaire de Simone Bitton et Elias Sanbar, 1997
Le Rêve arabe, documentaire d'Elia Suleiman
Nur, court-métrage de Danielle Arbid
The Jerusalem Call Contribution, MBC TV program, 1997
Through the veil of exile, documentaire de David Benchetrit
The call of the roots, documentaire de Nazem Sharidi
Endless love, téléfilm jordanien de Faisal El Zoabi
La musique palestinienne, est une musique arabe constituée à la base d'airs de musique
spontanés inventés par le monde rural des bergers et de petits agriculteurs locaux qui n'a pas échappé aux multiples influences venues de tout le bassin méditerranéen[1]. Les uns ont légué un mode, d'autres une ornementation ou une figure stylistique, tout en se mélangeant auxtraditions bédouineset aux répertoires de musiques savantes des grandes
villes arabes située à proximité de l'intérieur des terres.
Les tribus bédouines nomades du Proche-Orient perpétuent une ancienne forme de musique arabe rurale
ancestrale . Comme la musique du reste de la région, elle accorde une place prépondérante à la poésie des textes chantés et qui accompagne couramment la vie quotidienne. À travers le pays,
les bédouins colportent leur chants et musique à l'instrumentation rudimentaire caractéristique des bédouins.
La Debka est une danse traditionnelle où les danseurs en ligne se tiennent par l'épaule.
Celle des femmes se pratique à l'intérieur d'un cercle (halqa). La danse est rythmée au son des tambourins et des flûtes.
De nos jours, on trouve de nombreux enregistrements composés autour de l'actualité mouvementée du pays
et de l'occupation des terres par l'occupant sioniste qui rythment la vie des Palestiniens depuis 50 ans.Moneim Adwana choisi de sortir de cette vision politique de la musique pour
proposer une alternative musicale aux un horizons plus élevé, dans un style oriental moderne.
Le rap en
Palestine
Le rap palestinien est un phénomène récent qui est apparu dans les "banlieues noires" de l'"Etat juif"
(d'après un des chanteurs du groupe Dam, on distingue les différentes banlieues pauvres de Lod, tout près de Tel-Aviv, par leur couleur - blanche, grise, noire - en fonction de l'origine ethnique
des habitants). (Les "blacks" et la vie au
Proche-Orient). Le rap se décline dans ses formes palestiniennes, en fonction des conditions faites à ce peuple sans Etat : sous
juridiction israélienne, dans les Territoires prétendument sous contrôle de l'Autorité palestinienne et avec les situations très différentes à Gaza ou en Cisjordanie, dans les camps de réfugiés
des pays environnants. Quelle que soit sa situation, la jeunesse palestinienne en fait le manifeste de son identité affirmée avec une énergie et une vitalité qui, pour beaucoup d'observateurs,
contrastent avec ce qu'on peut observer aujourd'hui dans une société épuisée par des années de lutte et de souffrance.
Dam,est le premier groupe de rap
palestinien. Ils sont les poètes et les héros modernes de la résistance palestinienne. Le mot "dam" signifie "sang" en arabe . Leur musique est une musique de fusion originale entre
l'Orient et l'Occident, mélangeant les rythmes du maqâm arabe au mélodies occidentales avec un son hip-hop et de musique urbaine. Musicalement ils puisent leur inspiration d'artistes de la
scène hip-hop actuelle tels que NAS, 2Pac, MOS Def, IAM, NTM, Saian Supa Crew, MBS, mais aussi de la musique arabe (Marcel Khalifé,Kazem
Saher,George
Wassouf,Majda Al Roumi...). Cette structure musicale chante en arabe et en hébreu et revendique une double culture en évoquant des textes qui fondent un espoir de voir juifs,
chrétiens et musulmans vivre en paix ; dénoncent les discriminations faites aux femmes; réclament une éducation libérée de toute politique.
"Qui est terroriste ? Suis-je, moi, un terroriste ?
Comment je peux être un terroriste sur ma propre terre ?
Qui est terroriste ? C'est toi le terroriste !
Tu as pris tout ce que je possédais
Quand cesseras-tu d'être un terroriste ?
Tu me frappes sur une joue
Et tu t'attends à ce que je tende l'autre
Alors tu pourras me frapper à nouveau ?
Dis-moi comment tu veux
A genoux ? Ligoté ? [...]
Tu veux que nous souffrions en silence
Hodage Middle East Musical Creations est une association qui a pour vocation de produire et
diffuser des concerts. L'association soutient les artistes palestiniens notamment dans leurs démarches et formalités administratives (obtention de visa, contact avec les Ambassades d'Israël en
Europe...) et souhaite développer la promotion de créations musicales. Hodage a également organisé tous les concerts de Moneim Adwan en Europe, au Maroc et sur les Territoires
Palestiniens et a collaboré à des résidences d'artistes en France et à Jérusalem. Hodage est basé dans la bande de Gaza.
La musique, l'objet de rencontres familiales et des
festivités
Le mariage est une affaire prise très au sérieux car les anciens attachaient beaucoup
d'importance sur les liens unissant deux familles qui selon leur adage vont s'allier pour l'éternité. Dans la société musulmane, les fêtes de mariage tendent à impliquer la communauté toute
entière. C'est l'occasion de fêter non seulement l'union de deux personnes, mais aussi le contrat social conclu entre deux grandes familles, clans ou tribus, contribuant ainsi à la stabilité et à
la paix dans la vie quotidienne. La musique y joue en grand rôle.
Liens internes
Moneim
Adwan,chanteur et un musicien palestinien. Il interprète depuis son
enfance des chants populaires et des louanges dédies au Prophète Mahomet. Ses chansons sont des créations s'inspirant du patrimoine musical traditionnel palestinien et du répertoire classique
arabe, tentant de proposer une nouvelle musique basée essentiellement sur les connaissances et les expériences Moyen-Orientales.
Trio Joubran,groupe de trois frèresoudistespalestiniens créé en 2004.
↑Les musiciens de la Méditerranée se sont fait tisserands, en ce sens qu'ils nouent, de plus en plus, des relations entre les formes musicales
anciennes et nouvelles, notamment par la mise en parallèle de modes ou des rythmes communs, la synthèse d'emprunts et d'extraits musicaux, parfois par la combinaison savante de sons et
d'instruments, esquissant l'amorce d'un nouveau langage esthétique méditerranéen...
Wissam Joubran(né à Nazareth en Galilée en 1983)
dans une famille de grande tradition musicale. Wissam a été initié au Oud dès son plus jeune âge par son frère Samir Joubran
et il a participé à de nombreux festivals locaux et internationaux, dont le Printemps de Palestine en France en 1997. Symbole d’une nouvelle génération de oudistes et d’ores et déjà luthier
réputé du monde arabe, Wissam Joubran est héritier tout autant qu'aventurier.
Biographie et évolution
musicale
Wissam Joubran est né à Nazareth, en
Galilée en 1983 dans une famille chargée d’un riche passé artistique.
Malgré son jeune âge, Wissam a acquis une
grande expérience du Oud et du théâtre. Wissam a un don remarquable pour l'improvisation et pour les transitions intelligentes et harmonieuses entre lesMaqamatarabes.
Par ailleurs, Wissam est un fabricant
professionnel de Oud. Il a hérité cette vocation de son père. Pour enrichir ses connaissances dans ce domaine, il poursuit des études à l'Institut Antonio Stradivari en Italie pour devenir maître
luthier.
En 2003, son génie fut couronné par la
distinction du meilleur artisan luthier et en 2005, par l'obtention de son diplôme avec les félicitations du jury.
Le trio Joubran, groupe composé de trois frères virtuoses du Oud, originaires de Palestine. Le groupe s’est créé en 2004.
Un film-documentaire« Improvisations, Samir et ses frères »de Raed Andoni, retrace la création du groupe. LeTrio Joubranse produit
régulièrement en Europe, ainsi qu’aux États-Unis, au Canada, en Amérique latine et dans le monde arabe.
Moneim Abdel Adwan (né en 1970, à Rafah dans la bande de Gaza) est un chanteur et un musicien
palestinien.
Moneim Adwan a la voix digne des ténors de l'âge d'or de la musique arabe du début du XXème siècle. Il chante depuis son enfance avec sa voix chaude des
chants populaires et des louanges dédié au Prophète, de l'exil, de la patrie perdue, de l'amour sublime et sublimé. Ses chansons sont des créations qui s'inspirent du patrimoine musical
traditionnel de son pays et du répertoire classique arabe, tentant de proposer une nouvelle musique basée essentiellement sur les connaissances et les expériences Moyen-Orientales, ce qui
fait de lui, un chanteur au statut national en Palestine.
Biographie et
parcours musical
Sa mère transmet à ses enfants la passion de l'héritage des chansons
traditionnelles de la région de Gaza qu'elle chante pour toutes les occasions : les mariages, les naissances, le travail...D'une famille de Cheikh, la récitation coranique fait aussi
partie de l'environnent sonore de Moneim. A dix-sept ans, il s'intéresse au oud. Il enregistre notamment aux
côtés de Françoise Atlan dans un répertoire mêlant chants spirituels musulmans
et juifs séfarades.
Après ses études, Moneim commence une tournée en Tunisie, en Égypte, en Jordanie et en Irak. De retour à Rafah en 1994, il travaille pour différents évènements organisés par le gouvernement
palestinien, comme musicien, à l'occasion des nombreuses fêtes qui sont données en l'honneur de visiteurs étrangers et des dignitaires du pays.
Il prépare par ailleurs des programmes éducatifs destinés aux ONG et aux écoles
soutenues par le "Ministère de la Culture et de l'Éducation". La musique accompagne alors
les évènements importants de la reconstruction du pays. Moneim compose aussi des musiques pour le cinéma ("Radim" avec Abd el-Salam Shrada), le théâtre ("M.Perfect" du théâtre Fikra), les séries de la toute nouvelle télévision palestinienne, les reportages,
les émissions de radio. Depuis 1999, il enregistre trois disques en France : "Chicha" (rencontre avec le monde musical provençal), "Nawah", "Motayem le fou d'amour" (rencontre avec le
groupe d'influences irakiennes «Pêcheurs de Perles»).
Les chants de Moneim Adwan sont des créations originales inspirée du patrimoine
musical traditionnel palestinien et du répertoire classique arabe. Les textes de ce musicien comme sa musique mettent en mouvement la tradition pour que ces traditions restent vivantes,
tout en suivant le chemin d'une évolution parfois difficile dans un pays opprimé.
2009, Moneim Adwan est un musicien soucieux de faire partager l'âme et la
philosophie palestinienne à son public autant par le biais du répertoire
traditionnel.
Moneïm Adwan Quatuor. Ce groupe palestinien qui s’illustre dans le style populaire
en proposant une musique arabe traditionnelle qui se mêle divinement bien à la sublime voix de Moneïm Adwan, leader et luthiste du quatuor qui chante la douleur de tout un peuple meurtri et
dont la terre a été spoliée, et c’est pour cela que la plupart des textes célèbrent l’errance et évoquent l’horizon et la mer. Il y a une sorte de naïveté largement perceptible dans le
choix des mots et l’attachement à la nature, mais le propos est percutant.
On dit de lui :
« Il est difficile de résister aux émotions diffusées par sa voix, qui,
pour aller vite n'est pas sans rappeler celle de Cheb Mami. Tous deux ont en partage cette saisissante aisance a monter vers les aigus. (...) En lançant ses vers, cet artiste atteint plus
sûrement le cœur et l'âme de ses auditeurs que s'il usait des canons de la propagande. Moneim Adwan appartient à cette courageuse confrérie qui tisse des liens au lieu de les
couper ». Michel Doussot, Routard Mag, 21 mars 2006
« Moneim Adwan, qui vit dans le sud de Gaza, chante des thèmes plus
habituels à la poésie arabe, l'amour, la spiritualité, la nature...Il a la voix digne des ténors de l'âge d'or de la musique arabe de la première moitié du XXème siècle (...) Moneim Adwan chante des pièces méditatives, des amours
contemplatives dans la tradition de la grande musique arabe. 'Et je rêve d'une
patrie/Ressemblant a une patrie/Qui réveille le temps', chante-t-il, rattrapé lui aussi par un destin qui s'appelle Palestine. », Musiques world, décembre
2005
« Le flot aigu de son chant, émaillé de mélismes à la limite du
sanglot, parfois incertain au début du concert s'épanouit lors des derniers morceaux en un appel fervent chargé d'inspiration. Moneim Adwan aura été ce soir la grande révélation du
festival de Fès. Son nom pourrait bien refleurir, « Inch'allah », sur les affiches
de bien des festivals de musiques du monde. » François Bensignor,
Mondomix reportages, 2 juin
2004.
Moneim Adwan interprète en live dans le studio de Radio Grenouille deux morceaux
issus de son dernier album, "Il était une fois la Palestine" (Accords Croisés - Harmonia Mundi). Pour en savoir plus : Site de Moneim Adwan
Discographie
Il était une fois la Palestine, (Mahran Moreb - Qānun, Safwan Kenani
- violon, Youssef Hebeisch, et Adel Shams Eddine - percussions, El Sayed Shaban - ney, kawalâ), 20,38 €
Moneim Adwan was born in Rafah, in the Gaza Strip of Palestine, near the Egyptian frontier. He began to sing Palestinian traditional songs and prayers of the Prophet Mohamed in his
childhood. At 17 years old he start lute and study to the University of Tripoli (Libya) where he obtained a Master Degree in musicology with Professor Fateh El-Ramiz (song) and Abdallah
Sabai (lute).
Since 1999 he has record four disks in France (BudaMusique, Accords Croises/Harmonia Mundi). His last disk is a traveling in the poetry of Gaza with musicians from West-Bank of Palestine,
Egypt and his own compositions: Once upon a time in Palestine (Accords Croises/Harmonia Mundi, 2005).
In June 2004, he sung in the Festival of Fez in Morocco and then, on different European stages: Babelmedmusic (Marseille-France, 2005), Cite des Sciences et de l?Industrie (Paris-France,
2004), Festival International de Clarinette (Glomel-France, 2005), Festival des Voix des Pays (Fougeres-France, 2005), Il duomo del Frioli (Italy, 2005), Musical Center of Vredenburg
(Netherland, 2006), Theatre de la Monnaie (Bruxelles-Belgium, 2006).
Moneim Adwan also used to compose music for documentary movies and theatre.
Moneim Adwan's songs are inspired by the traditional musical heritage of the region Al-Châm (Syria, Lebanon, Jordan, Palestine) and by the classical Arab repertory. His compositions are an
attempt to keep the tradition alive in a country which waver between modernism and ancestral traditions.
This singer's warm voice, sometimes powerful and sometimes tender, is the most beautiful instrument to convey a human, love and tolerant message in the midst of war and destruction. His
possibilities to go out Gaza Strip are al the time an event.
Samir Joubran (né à Nazareth en Galilée en 1973), dans une famille de grande tradition musicale. Son
père, Hatem, est un fabricant de Oud réputé dans le monde arabe et sa mère a chanté dans un ensemble Muwashshah. Il est le leader de la structure musicale familiale.
Wissam Joubran (né à Nazareth en Galilée en 1983) a été initié au Oud dès son plus jeune âge par son
frère Samir Joubran et participé à de nombreux festivals locaux et internationaux, dont le Printemps de Palestine en France en 1997. Malgré son jeune âge, Wissam a acquis une grande
expérience du Oud et du théâtre. Wissam a un don remarquable pour l'improvisation musicale et pour les transitions intelligentes et harmonieuses entre les Maqamat arabes.
Adnan Joubran
Un film-documentaire « Improvisations, Samir et ses frères » de Raed Andoni, retrace la vie du
groupe.
Le trio Joubran se produit régulièrement en Europe, ainsi qu’aux États-Unis, au Canada, en Amérique latine et dans
le monde arabe.
Samir Joubran refuse toute idée de projet d'une production musicale avec un partenaire israélien: "le trio l'a
fait une seule fois avec le célèbre pianiste d'origine juive, Daniel Barenboïm, car celui-ci a toujours défendu la cause palestinienne".
Marcel Khaliféرسيل خليفة, né en 1950 à Amchit, Mont-Liban) est un compositeur libanais, chanteur
etoudiste. Il
est considéré comme palestinien en Palestine et libanais au Sud-Liban, mais se voit lui-même comme unmusicien
arabe. De 1970 à 1975, il étudie puis enseigne l'oud au conservatoire de Beyrouth. En 1976, il crée l'ensembleAl Mayadeenet devient célèbre, notamment pour ses chansonsOummi(Ma mère),Rita w'al-Bundaqiya(Rita et le fusil) etJawaz
as-Safar(Passeport), inspirées des poèmes de Mahmoud Darwich.
Il reçoit le Palestine Award de
la musique et donne l'argent de la récompense au Conservatoire National de la Musique de l'Université de Beir Zeit en Palestine. En 2005, il est nommé artiste de l'UNESCO pour la paix par le
Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura en« reconnaissance de son engagement fervent et généreux en faveur du patrimoine
musical ».
Ses deux fils, Rami et Bachar
sont aussi des musiciens. Le premier est pianiste le second percussionniste. Il sort son 15ème album, probablement le plus audacieux,Tagasim, fin 2006.
Biographie et évolution musicale
Les
débuts
Marcel Khalifé, chrétien maronite, est né en 1950 à Amchit, un petit village sur la
Côte au Nord de Beirouth. Son grand-père était pêcheur et joueur de flute. Il vécut parmi les pêcheurs, les paysans et les tsiganes, dans une ambiance à la fois musulmane et chrétienne
:
« J'avais l'habitude d'aller à l'église et d'écouter de la musique chrétienne,
ainsi que des récitations islamiques du Coran. Au Liban, nous avions un mariage des cultures islamique et chrétienne. Cela m'a beaucoup aidé à former ma prise de conscience musicale.
»
Il prit ses premières leçons de musique avec un militaire à la retraite, instituteur
dans son village, Hanna Karam, qui après quelques mois conseilla aux parents du jeune garçon de le laisser continuer à apprendre la musique. Sa mère mourut d'une maladie grave à cette
époque.
Il étudia l'oud au Conservatoire National de Musique de Beyrouth. Instrument aux
techniques strictes, Marcel Khalifé en explora et développa les possibilités.
De 1970 à 1975, il enseigna au Conservatoire National de Musique de Beyrouth, ainsi
que dans d'autres institutions locales et commença à faire des tournées dans les pays arabes, l'Afrique du Nord, l'Europe et les États-Unis, donnant des concerts de oud en soliste. À Beyrouth,
il découvrit la situation des palestiniens, passant près d'un camp de réfugiés palestiniens lorsqu'il allait au Conservatoire :
« Quand j'allais au Conservatoire à Beyrouth, j'avais l'habitude de passer dans
les camps de réfugiés palestiniens. Je me demandais pourquoi ces gens vivaient dans des maisons construites en zinc, quelles étaient les circonstances qui les ont amené à vivre dans ce genre de
pauvreté. Des familles libanaises vivaient là aussi, me direz-vous. Je décidais d'en apprendre plus à propos des palestiniens, et d'apprendre comment ils avaient perdu leurs terres, et leurs
droits en Palestine. Je devins un soutien car leur cause en était une juste. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais hésité à faire n'importe quoi pour montrer ma sympathie pour cette grande cause.
»
En 1972, Marcel Khalifé créa un groupe dans son village natal afin de revivifier son
héritage musical et la chorale arabe. Les premières tournées ont lieu au Liban pendant la guerre civile libanaise en 1975. Il risque sa vie en jouant dans des salles, malgré les risques de
bombardements. Avec l'ensemble Al Mayadeen, risquant les balles perdues, il sort dans les rues pour chanter :
« Au début de la
guerre, j’ai vu des combattants tirer un cadavre, allongé par terre, attaché à une voiture. Les os, la chair, se frottaient contre le sol. L’atrocité de la scène a provoqué, chez moi, une
rupture avec là où je vivais. J’ai quitté Amchit, dont les habitants n’arrêtaient pas de critiquer mon père à cause de mes positions politiques. [...] J’aime laisser les fenêtres
ouvertes. »
L'ensemble Al Mayadeen
Son œuvre musicale combine la musique arabe
avec des instruments occidentaux comme le piano. Il utilise la poésie arabe moderne (comme celle deMahmoud
Darwich) et les muwashahat. Il compose et chante les poèmes du poète palestinienMahmoud Darwich, chansons sur le nationalisme et la révolution. L'ensemble Al Madayadeen est formé
en1976.Al-mayadeenest le pluriel demaydan, qui signifie à la foischamp de
batailleetplace de village, lieu de festivités, mariages, chant et danse. Fort de l'expérience des ensembles musicaux précédents, Al Mayadeen devient célèbre bien au-delà des frontières
libanaises, notamment pour ses chansons qui deviennent populairesOummi(Ma mère),Rita w'al-Bundaqiya(Rita et le
fusil) etJawaz As-Safar(Passeport), inspiré de poèmes deMahmoud Darwich. Le groupe se produit dans les pays arabes, l'Europe,
les États-Unis, le Canada, l'Amérique latine, l'Australie et le Japon.
Marcel Khalifé a été
l'invité de festivals de renommée internationale tels que Baalbek, Beiteddine (Liban), Carthage, Hammamet (Tunisie), Timgad (Algérie), Jarash (Jordanie), Opéra du Caire (Égypte), Arles
(France), Krems, Linz (Autriche), Bremen (Allemagne), Festival International de Musique à San Francisco, New York, Cleveland (USA), il se produit dans des salles prestigieuses: ´la Place des
Arts´ à Montréal, ´Symphony Space´, ´Merkin Concert´, ´Berkeley Community Theatre´ à New York, ´New England Conservatory´ à Boston, ´Royal Festival Hall´, ´Queen Elizabeth Hall´ à Londres,
´Palais de l'UNESCO´ de Beyrouth, ´Salle de l'UNESCO´, ´Mutualité´, ´Maison des Cultures du Monde´ à Paris, ´Centro Dionysia´ à Rome, ´Yerba Buena´ à San Francisco, ´Sõdra Teatern´ à Stockholm
ainsi que le Festival de Fès des Musiques Sacréesdu Monde
Œuvres
instrumentales
Depuis 1974, Marcel Khalifé participe à la
composition musicale de spectacles de danse renouvelant le ballet oriental populaire (Caracalla, Groupe Sarab, Rimah, Groupe d'Art Populaire) et participe à la composition de musique de
films.
Ses dernières œuvres musicales sont
purement instrumentalesLa symphonie du retour, Chronique concertante intituléeL’élégie de l’orient, Concerto Al Andalussuite pour Oud et Orchestre,Moudaa’baDiwan Al Oud,Jadal, duo
Oud,Quatuor Oud, l’écouteAl Sama’dans les formes classiques arabes,Takassim, duo Oud/Contrebasse. Sa musique fut
jouée par plusieurs orchestres notamment l’Orchestre symphonique deKiev, l’Orchestre du Conservatoire de Boulogne-Billancourt, The San Francisco Chambre Orchestra, l’Orchestre de la ville
deTuniset l’Absolute Ensemble.(Caresse),
« Je me réalise plus dans la musique qu'en
chantant. Cette tendance est évidente dans plusieurs de mes œuvres, la dernière étant Concerto pour Oud. »
« Quand le texte est absent,
je me sens plus à l'aise en composant la musique, bien que ce besoin ne suggère pas que j'ignore le chant, qui est essentiel pour moi. Mon vrai intérêt rédise plutôt dans la composition.
C'était présent dans mes compositions antérieures comme Rita, AarasMariages) et Tusbahouna ala Watan (Ode à la patrie). Chacune d'elles étaient une composition musicals et pas seulement de la
musique écrite pour des chansons. Dans ces œuvres, quand les paroles s'arrêtaient, la musique continuait, et quand je sentais que les paroles étaients incomplètes, elles étaient complétées par
la musique. »
Banni en
Tunisie
En 2005, Marcel Khalifé informa
la presse que sa musique et ses chansons étaient interdites sur les chaines TV et radio tunisiennes. Il aurait indisposé les autorités en Août pendant un concert à Carthage quand il fit une
dédicace aux arabes emprisonnés en Israël ainsi que dans les pays arabes. Il s'exprima aussi en faveur des droits des activistes politiques qui firent une grève de la faim pendant le Sommet
International sur la Société de l'Information à Tunis en Novembre 2005.
L'affaireAna Yussef, ya Abi
Par trois fois (1996,1999et2003, Marcel
Khalifé fut poursuivi pour sa chansonJe suisJoseph, Oh Père, écrite par le poète
palestinienMahmoud Darwish. Khalifé fut accusé
d'insulter les valeurs religieusesen incluant deux lignes de versets d'un
chapitre duCoran.
Khalifé avait enregistré la chanson dans un album en 1995 "The Arabic Coffee Pot". La
chanson était basé sur un poème de 1992 du célèbre poète palestinien, Mahmoud Darwish. Le poème adaptait ce verset du Coran sur l'histoire de Joseph : « Oh mon père, j'ai vu 11 étoiles, et le
soleil et la lune s'incliner devant moi en hommage. » Le poème raconte l'histoire des frères jaloux de Joseph, homme gentil et bon, ses frères le détestent pour ses qualités. L'histoire reflète
les souffrances du peuple palestinien.
En 1999, l'affaire fut porté devant les tribunaux par le fraîchement nommé procureur,
Abdel Rahman Shihab, qui reprochait à Marcel d'« insulter les valeurs religieuses en utilisant un verset du chapitre du Saint Coran sur Joseph dans une chanson. ». Le chanteur et compositeur
risquait de six à trois ans de prison pour insulte public de la religion (article 474 du Code pénal libanais) et blasphème (article 473 du Code pénal, un mois à un an
d'emprisonnement).
Les clercs musulmans sunnites du Liban attestèrent que
chanter des versets du Coran était « absolument banni et non acceptable. » La plus haute autorité des sunnites, le grand mufti cheikh Muhamed Rashid Qabbani, a plusieurs fois répété que Khalifé
était coupable de blasphème pour avoir chanté un verset du Coran. Le cheikh dit à ce propos :« Il y a une limite à la liberté
d'expression. Une de ces limites et qu'on ne devrait pas transgesser les croyances religieuses des gens. »
Des manifestations de solidarités vinrent de tous côtés, intellectuels, organisations
de défense des droits de l'homme et gens ordinaires. Un meeting eut lieu à Beyrouth, au cours duquel 2000 personnes chantèrent la chanson incriminée. Marcel Khalifé reçut le soutien du Cheikh
Mohammed Hussein Fadlallah, un théologien chiite. Le fameux écrivain Elias Khoury critiqua violemment le procès, tout comme Mahmoud Darwich, qui dit :
« le fondamentalisme est en train d'étouffer la culture et la création dans le
monde arabe, je dis que c'est honteux. J'ai honte. Nous devrions tous avoir honte. Si Marcel Khalifé est reconnu coupable, ce sera une insulte pour la culture. »
Ghada Abu Karrum, le juge en charge du procès, rejeta la demande du procureur, et
déclara innocent le chanteur.
« [...] Même si, d'abord, la cour ne peut, dans aucune circonstance, se laisser
aller à discuter si l'action du défendeur mentionné ci-dessus constitue une déviation des traditions islamiques et de ses prohibitions, il est nécessaire de noter que les sociétés humaines ont
toujours connu - depuis l'apparition des religions jusqu'à nos jours - des comportements qui touchent à différents aspects de la vie et n'observant pas toujours les règles religieuses ou
n'étant pas soutenu par elles sans pour autant constituer un viol du caractère sacré des textes religieux desquels ces règles ont émergé. »
« [...] Ainsi, il est clair
en écoutant les cassettes et CD que le défendeur a chanté le poème avec gravité et mesure qui révèle une profonde perception de l'humanisme exprimé dans le poème orné de la phrase sacrée. Il a
accompli dans son œuvre - dans la forme et le contenu - une performance qui ne contient aucune violation du caractère sacré du texte coranique, ni offense de celui-ci ou de son contenu, ni ne
révèle aucune volonté d'inciter à la calomnie de celui-ci que ce soit explicitement ou implicitement, ni par les mots, le sens ou la musique. »
Livres
Depuis 1982, Marcel Khalifé écrit des livres
sur la musique qui reflètent ses compositions avant garde et la maturité de son expérience.
En1982, le
compositeur a écrit uneanthologie d'étude du ouden six parties. Le but des écrits de Marcel Khalifé est de rationnaliser les connaissances sur les traditions musicales arabes et
de les développer.
« Nous, les arabes, n'avons pas d'histoire
de notre musique. D'après moi, nous avons lié la musique au chant, et il est temps d'écrire à plat l'histoire de la musique, et pas seulement le chant. »
Son livre suivant estJadal Oud Duo, qui
est :
« une tentative de trouver de nouvelles
méthodes d'expression de la profondément enracinée spontanéité dans la musique arabe. C'est à un niveau artistique qui part du passé, présentant un challenge nouveau pour le compositeur et le
musicien. Jadal apporte une richesse unique dans la musique arabe à travers la recherche d'une nouvelle loi d'esthétique pour remplacer l'ancienne. C'est une ouverture vers un territoire
inconnu émanant du familier.
Il a écrit
égalementSamaa(l'écoute)
Films
Marcel Khalifé a composé la musique de films,
documentaires et séries produits parMaroun Bagdadi,Oussama Mohammed,Sophi Sayhf EddinetSami
Zikra.
En 2002, des réseaux télévisés européens ont produit un
documentaire sur Marcel Khalifé. Le documentaire, intituléVoyageur, présente
33 sélections du répertoire de Marcel Khalifé, qui vont de compositions pour oud en solo, de vocales de poésie arabe à des compositions orchestrales, des ballets et des musiques de
films.
Le Luth Sacrilège(Pierre Dupouey) est un autre documentaire sur le joueur de oudAna Yussef(Je suis Joseph) produit par Ognon Pictures
et Mezzo. Le documentaire raconte l'histoire du deuxième procès intenté contre Marcel Khalifé en 1998 pour blasphème et insulte à la religion à cause de la chanson
Citations
« Nos lendemains sont incertains. D'autres
ont franchi la galaxie et nous sommes encore à scruter l'astre le plus proche. L'avenir est devenu un mot embarrassant. Nous vivons sous le joug de régimes qui n'ont jamais été capables
d'assurer l'avenir des gens. Il n'est pas sage de parler d'avenir alors que nous vivons dans le passé. L'éducation, la santé et la culture sont devenues des projets commerciaux que les
responsables veulent privatiser. Nous sommes privés du droit de recherche, de travail et de production. Nous ne sommes pas en contact avec le monde moderne. »
« Le vrai croyant doit avoir cette quête
permanente. Il n’est pas censé partir d’une certitude. »
« La liberté, la démocratie et
le pain sont les choses qui manquent dans notre région. » Références en
anglais
Marcel Khalife Discusses the New and the Old in Arabic Music in a
Leading Literary Supplement: The Rationalization of Arabic Music, Translated and edited by Elie Chalala, Al Jadid magazine, Vol. 1, no.
1 (November 1995),http://www.aljadid.com/music/0101khalife.html
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