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Musique Palestinienne

Lundi 9 février 2009 1 09 02 2009 01:03
Rim Banna (en arabe: ريم بنّا ) est une chanteuse, compositrice et arrangeuse palestinienne née le 8 décembre 1966 à Nazareth.



Biographie et évolution musicale

La chanteuse-compositrice a étudié la musique et la chanson à l'Institut Supérieur de Musique "Gnesins" à Moscou. Elle y obtient son diplôme en 1991 après six ans d'études académiques, puis se spécialise dans la chanson moderne. C'est aussi à Moscou qu'elle rencontre son mari, le compositeur ukrainien Leonid Alexeienko. Avec leurs trois enfants, ils vivent actuellement en Palestine.


Révélée au début des années 1990 avec ses chansons et comptines pour enfants, elle atteint la reconnaissance dans le monde arabe et sur la scène internationale grâce à ses enregistrements de musiques et de chansons traditionnelles palestiniennes, qu'elle reprend et arrange en collaboration avec son mari.


Sa démarche artistique est guidée par sa volonté d'exprimer l'identité du peuple palestinien à travers sa musique traditionnelle, qu'elle contribue à préserver et à promouvoir à travers ses disques et tournées dans le monde. Elle continue aussi à collecter les poèmes populaires et à les mettre en chansons afin de les préserver de la disparition. À ce titre, elle ne se contente pas d'imiter les techniques traditionnelles du chant arabe. « J'essaie d'écrire des chansons qui correspondent à ma voix, dit-elle. Je veux créer quelque chose de nouveau, qui aide à faire comprendre la musique et l'âme des Palestiniens. » [1].


La popularité de Rim Banna en Europe a commencé après que la chanteuse norvégienne Kari Bremnes l'ait invitée à Oslo en 2003. Les deux artistes ont été engagées par le producteur de musique norvégien Erik Hillestad pour enregistrer avec d'autres artistes l'album Lullabies from the Axis of Evil, baptisé « message musical contre la guerre, adressé au Président américain George W. Bush par des chanteuses de la Palestine, d'Irak, d'Iran et du Norvège ».


Rim Banna a enregistré par la suite l'album Mirrors of My Soul, en collaboration avec une quintette européenne. Elle y propose une fusion entre la tradition musicale arabe et le style pop occidentale. L'album comprend des chansons de désespoir et d'espoir sur la vie d'un peuple en lutte.



Discographie

  • Jafra (1985)
  • Your tears Mother (1986)
  • The Dream (1993)
  • Qamar Abu Leileh (1995)
  • Mukagha (1996)
  • Al Quds Everlasting (2002)
  • Krybberom (2003) Rim Banna & SKRUK
  • Lullabies from the Axis of Evil (2004)
  • Mirrors of My Soul (2005)
  • This was not my story (2006) Rim Banna & Henrik Koitz
  • Seasons of violet (2007)

BO avec Rim Banna

Les chansons de Rim Banna figurent dans la BO de nombreux films de fiction et documentaires arabes et internationaux, dont :

  • L'Aube du monde, fiction d'Abbas Fahdel, 2008
  • Al-Sabbar, documentaire suisse de Patrick Bürge, 2000
  • Mahmoud Darwich, et la terre, comme la langue..., documentaire de Simone Bitton et Elias Sanbar, 1997
  • Le Rêve arabe, documentaire d'Elia Suleiman
  • Nur, court-métrage de Danielle Arbid
  • The Jerusalem Call Contribution, MBC TV program, 1997
  • Through the veil of exile, documentaire de David Benchetrit
  • The call of the roots, documentaire de Nazem Sharidi
  • Endless love, téléfilm jordanien de Faisal El Zoabi

Références

Liens externes

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Rim_Banna ».


Par Last Night in Orient
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Jeudi 28 août 2008 4 28 08 2008 20:36

Né a Naplouse (Palestine) en 1966, Adel Salameh a étudié a l'université de Yarmouk (Jordanie) et a perfectionné son jeu du Oud auprès de Mu'taz Bayati à Bagdad (Irak). Sa carrière de soliste à débute alors qu'il vivait dans le monde arabe et s'est affirmé lors de son installation en Europe en 1990. Installé à Londres, il a rapidement acquis une réputation de brillant interprète du oud, (Luth Arabe). Depuis 2000, il vit en France à Lyon.  ravaillant comme soliste, et avec des musiciens provenant de différentes formations, et différentes cultures, sa conviction est « la suivante: La musique est une passerelle entre les différentes cultures, elle construit des Ponts et non des barrières. »

 

 


Plus de trente pays ont accueilli Adel Salameh en concert, en Extrême-Orient comme en Europe, en Afrique du Sud comme au Moyen-Orient, tant en soliste qu'en ensemble. Invité en Tunisie par le Ministre de la Culture, il a donné des stages à l'institut supérieur, puis a participé à plusieurs festivals. En 1991. Avec le "New ensemble", il a joué de la musique pour Oud et Orchestre du compositeur arménien Frangis Ali Zadeh et du joueur de lira et compositeur Ross Daly. Il a travaillé avec le guitariste flamenco Eduardo Niebla, et avec le joueur de Sarod K. Shridar.


 


Adel tire son inspiration en grande partie du monde arabe, mais on trouve aussi des éléments indiens, persans et turcs dans ses compositions. En occident, il s'est efforcé inlassablement de développer la compréhension des musiques arabes. Il souhaite explorer les voies où se combineront sa culture musicale avec d'autres traditions pour créer une musique profonde et inspiratrice.

 

Discographie

Six CDs proposent sa musique, parmi lesquels NUZHA, KANZA, et HAFLA avec Naziha Azzouz, The Arab Path to India, Meditarraneo, et un disque en Solo (Pastoral Records, Japon).

 

http://www.adelsalameh.com

 

Texte repris avec l'aimable suggestion de l'artiste.

Par Musique arabes
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Jeudi 14 août 2008 4 14 08 2008 22:32


Simon Shaheen (en arabe: سيمون شاهين) est un oudiste, violoniste, musicologue et chef d'orchestre d'origine palestinienne de confession catholique vivant et travaillant à New York. Il est connu pour sa grande générosité musicale en proposant des fusions musicales d'artistes produisant d'autres musiques du monde.


 



Biographie et évolution musicale

Il est né dans le village de Tarshiha en Galilée.

A l'âge de 2 ans, il s'installe avec sa famille à Haifa, mais il passait l'essentiel de ses weekends à Tarshiha, une ville israélienne arabe. Fils d'un père musicien et oudiste de talent, il baigne pendant son enfance et adolescence dans une atmosphère familiale favorable à la musique.

Il  apprend le
  luth oriental  (عود), à l'âge de 5 ans, et ensuite violon. Après le lycée, il intègre l'université de Tel Aviv, où il a étudié la littérature arabe et la musicologie et sa pratique instrumentale,


Il poursuit ensuite ses études à l'université hébraïque de Jérusalem.Après avoir obtenu son diplôme en 1978, Shaheen a été nommé professeur de musique arabe.


En 1980, il a immigré aux Etats Unis afin d'étudier la musique à l'école de musique de Manhattan ainsi que la fameuse université de Colombia.


Par la suite, il obtient  la nationalité américaine.


Il dirige également  des structures musicales qui accompagnent des artistes prestigieux comme Wadi Al-Safi et Sabah Fakhri.


Sa virtuosité dépasse le cadre technique de l'interprétation traditionnelle de virtuoses du oud de plus grande notoriété mais  menacés d'engloutissement dans le flot de la world music comme les frères Joubran. Simon Shaheen a pu intégrer la musique comme passeport, des hommes de paix vivant dans un monde en guerre, laissant leurs familles derrière eux. Sa musique résonne de tout cela...où qu'il soit en concert, dans un pays du monde arabe ou ailleurs.



Un morceau de l'album du musicien palestinien Simon Shaheen et indien Pandit Vishwa Mohan Bhatt, où les magies de la musique arabe et indienne fusionnent pour le plus grand plaisir de l'auditeur.



Eléments de discographie

  • 1990 - Music of Waheeb, Mango
  • 1990 - The Music of Mohamed Abdel Wahab, Axiom
  • 1992 - Turath (Heritage), CMP
  • 1993 - Taqasim: Art of Improvisation in Arabic Music
  • 2001 - Blue Flame, Ark 21


 

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Par Musique arabes
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Lundi 11 août 2008 1 11 08 2008 00:18

Le poète palestinien Mahmoud Darwich n'a pas survécu aux complications survenues lors d'une opération cardiaque effectuée dans un hôpital de Houston samedi 9 août. Il était considéré comme l'un des plus grands poètes de langue arabe de notre époque.

 

Une Voix qui porte haut et fort la tragédie du peuple palestinien condamné à l'errance à la fois territoriale et morale.

Une poésie qui celèbre le Courage, la Beauté, l'Amour, la Résistance, la Dignité, la Justice, la Liberté et toutes ces valeurs et ces principes humanistes qui ont tendance à se faire de plus en plus rares dans ce monde.

 

Beaucoup des poèmes de Mahmoud Darwich ont été interprétés par des chanteurs tels que Marcel Khalifé, Magida El Roumi, et Ahmed Qa'abour. En 1996, 1999 et 2003, le célèbre musicien Marcel Khalifé a été trainé en justice pour blasphème et insulte aux valeurs religieuses, à cause d'une chanson intitulée Je suis Joseph, oh père, qui a été écrit par Darwish et citait un verset du Coran. Dans ce poème, Darwich partageait la peine de Joseph, rejeté voir haï par ses frères car trop honnête et bon. "Oh mon père, Je suis Joseph, et mes frères ni ne m'aiment ni ne me veulent parmi les leurs." Mais certains chefs religieux prennent sa défense comme Youssef al Qaradawi ce qui calma les tensions.


Le Trio Joubran a accompagné à plusieurs reprises au son du Oud des récitals de Mahmoud Darwish, dont le tout dernier à Arles en juillet 2008.


En hommage au poète, Mondomix diffusera un extrait de cette soirée dès le mercredi 11 août.

 

Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Je vous laisse avec Opus avec un autre temps:Sur des poèmes de Mahmoud Darwich et des musiques originales de Mimi/Marius Lorenzini

 


 

Palestine - Barwa. Darwish, exilé intérieur parmi tant d'autres ...

musique palestinienne

Par Musique arabes
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Samedi 26 juillet 2008 6 26 07 2008 16:10


Rim Banna (en arabe: ريم بنّا ) est une chanteuse, compositrice et arrangeuse palestinienne née le 8 décembre 1966 à Nazareth, où elle vit actuellement avec son mari, le compositeur Leonid Alexeienko, et leurs trois enfants.


Elle se fait connaître au début des années 90 avec ses chansons et comptines pour enfants, elle atteint la reconnaissance dans le monde arabe et sur la scène internationale grâce à ses enregistrements de musiques et de chansons traditionnelles palestiniennes, qu'elle reprend et arrange en collaboration avec son mari.


Sa démarche artistique est guidée par sa volonté d'exprimer l'identité du peuple palestinien à travers sa musique traditionnelle, qu'elle contribue à préserver et à promouvoir à travers ses disques et tournées dans le monde. Elle continue aussi à collecter les poèmes populaires et à les mettre en chansons afin de les préserver de la disparition. À ce titre, elle ne se contente pas d'imiter les techniques traditionnelles du chant arabe. « J'essaie d'écrire des chansons qui correspondent à ma voix, dit-elle. Je veux créer quelque chose de nouveau, qui aide à faire comprendre la musique et l'âme des Palestiniens. » [1].


La popularité de Rim Banna en Europe a commencé après que la chanteuse norvégienne Kari Bremnes l'ait invité à Oslo en 2003. Les deux artistes ont été engagées par le producteur de musique norvégien Erik Hillestad pour enregistrer avec d'autres artistes l'album Lullabies from the Axis of Evil, baptisé "message musical contre la guerre, adressé au Président américain George W. Bush par des chanteuses de la Palestine, d'Irak, d'Iran et du Norvège".


Rim Banna a enregistré par la suite l'album Mirrors of My Soul, en collaboration avec une quintette européenne. Elle y propose une fusion entre la tradition musicale arabe et le style pop occidentale. L'album comprend des chansons de désespoir et d'espoir sur la vie d'un peuple en lutte.




Discographie

  • Jafra (1985)
  • Your tears Mother (1986)
  • The Dream (1993)
  • Qamar Abu Leileh (1995)
  • Mukagha (1996)
  • Al Quds Everlasting (2002)
  • Krybberom (2003) Rim Banna & SKRUK
  • Lullabies from the Axis of Evil (2003 - Various female artists)
  • Mirrors of My Soul (2005)
  • This was not my story (2006) Rim Banna & Henrik Koitz
  • Seasons of violet (2007)


BO avec Rim Banna

Les chansons de Rim Banna figurent dans la BO de nombreux films de fiction et documentaires arabes et internationaux, dont :

  • L'Aube du monde, fiction d'Abbas Fahdel, 2008.
  • Al-Sabbar, documentaire suisse de Patric Burg, 2000.
  • Mahmoud Darwish, et la terre, comme la langue..., documentaire de Simone Bitton et Elias Sanbar, 1997
  • Le Rêve arabe, documentaire d'Elia Suleiman
  • Nur, court-métrage de Danielle Arbid
  • The Jerusalem Call Contribution, MBC TV program, 1997
  • Through the veil of exile, documentaire de David Benchetrit
  • The call of the roots, documentaire de Nazem Sharidi
  • Endless love, téléfilm jordanien de Faisal El Zoabi


Références


Liens internet




Source puisée sur Wikipedia supposée en GFDL (sans garantie) - Voudriez-vous me signaler s'il s'agit oui ou non d'un plagiat.
Par Musique arabes
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Mardi 29 avril 2008 2 29 04 2008 18:52


La musique palestinienne, est une musique arabe constituée à la base d'airs de musique spontanés inventés par le monde rural des bergers et de petits agriculteurs locaux qui n'a pas échappé aux multiples influences venues de tout le bassin méditerranéen[1]. Les uns ont légué un mode, d'autres une ornementation ou une figure stylistique, tout en se mélangeant aux traditions bédouines et aux répertoires de musiques savantes des grandes villes arabes située à proximité de l'intérieur des terres.


Les tribus bédouines nomades du Proche-Orient perpétuent une ancienne forme de musique arabe rurale ancestrale . Comme la musique du reste de la région, elle accorde une place prépondérante à  la poésie des textes chantés et qui accompagne couramment la vie quotidienne. À travers le pays, les bédouins colportent leur chants et musique à l'instrumentation rudimentaire caractéristique des bédouins.



La Debka est une danse traditionnelle où les danseurs en ligne se tiennent par l'épaule. Celle des femmes se pratique à l'intérieur d'un cercle (halqa). La danse est rythmée au son des tambourins et des flûtes.


De nos jours, on trouve de nombreux enregistrements composés autour de l'actualité mouvementée du pays et de l'occupation des terres par l'occupant sioniste qui rythment la vie des Palestiniens depuis 50 ans. Moneim Adwan a choisi de sortir de cette vision politique de la musique pour proposer une alternative musicale aux un horizons plus élevé, dans un style oriental moderne.

 

 

 

Le rap en Palestine

Le rap palestinien est un phénomène récent qui est apparu dans les "banlieues noires" de l'"Etat juif" (d'après un des chanteurs du groupe Dam, on distingue les différentes banlieues pauvres de Lod, tout près de Tel-Aviv, par leur couleur - blanche, grise, noire - en fonction de l'origine ethnique des habitants). (Les "blacks" et la vie au Proche-Orient). Le rap se décline dans ses formes palestiniennes, en fonction des conditions faites à ce peuple sans Etat : sous juridiction israélienne, dans les Territoires prétendument sous contrôle de l'Autorité palestinienne et avec les situations très différentes à Gaza ou en Cisjordanie, dans les camps de réfugiés des pays environnants. Quelle que soit sa situation, la jeunesse palestinienne en fait le manifeste de son identité affirmée avec une énergie et une vitalité qui, pour beaucoup d'observateurs, contrastent avec ce qu'on peut observer aujourd'hui dans une société épuisée par des années de lutte et de souffrance.

 

 


Dam, est le premier groupe de rap palestinien.  Ils sont les poètes et les héros modernes de la résistance palestinienne. Le mot "dam" signifie "sang" en arabe . Leur musique est une musique de fusion originale entre l'Orient et l'Occident, mélangeant les rythmes du maqâm arabe au mélodies occidentales avec un  son hip-hop et de musique urbaine. Musicalement ils puisent leur inspiration d'artistes de la scène hip-hop actuelle tels que NAS, 2Pac, MOS Def, IAM, NTM, Saian Supa Crew, MBS, mais aussi de la musique arabe (Marcel Khalifé, Kazem Saher, George Wassouf, Majda Al Roumi...).  Cette structure musicale chante en arabe et en hébreu et revendique une double culture en évoquant des textes qui fondent un espoir de voir juifs, chrétiens et musulmans vivre en paix ; dénoncent les discriminations faites aux femmes; réclament une éducation libérée de toute politique.

 

"Qui est terroriste ? Suis-je, moi, un terroriste ?
Comment je peux être un terroriste sur ma propre terre ?
Qui est terroriste ? C'est toi le terroriste !
Tu as pris tout ce que je possédais
Quand cesseras-tu d'être un terroriste ?
Tu me frappes sur une joue
Et tu t'attends à ce que je tende l'autre
Alors tu pourras me frapper à nouveau ?
Dis-moi comment tu veux
A genoux ? Ligoté ? [...]

Tu veux que nous souffrions en silence

 


Hodage Middle East Musical Creations est une association qui a pour vocation de produire et diffuser des concerts. L'association soutient les artistes palestiniens notamment dans leurs démarches et formalités administratives (obtention de visa, contact avec les Ambassades d'Israël en Europe...) et souhaite développer la promotion de créations musicales. Hodage a également organisé tous les concerts de Moneim Adwan en Europe, au Maroc et sur les Territoires Palestiniens et a collaboré à des résidences d'artistes en France et à Jérusalem. Hodage est basé dans la bande de Gaza.


La musique, l'objet de rencontres familiales et des festivités

Le mariage est une affaire prise  très au sérieux car les anciens attachaient beaucoup d'importance sur les liens unissant deux familles qui selon leur adage vont s'allier pour l'éternité. Dans la société musulmane, les fêtes de mariage tendent à impliquer la communauté toute entière. C'est l'occasion de fêter non seulement l'union de deux personnes, mais aussi le contrat social conclu entre deux grandes familles, clans ou tribus, contribuant ainsi à la stabilité et à la paix dans la vie quotidienne. La musique y joue en grand rôle.


Liens internes

  • Moneim Adwan, chanteur et un musicien palestinien. Il interprète depuis son enfance des chants populaires et des louanges dédies au Prophète Mahomet. Ses chansons sont des créations s'inspirant du patrimoine musical traditionnel palestinien et du répertoire classique arabe, tentant de proposer une nouvelle musique basée essentiellement sur les connaissances et les expériences Moyen-Orientales.
  • Trio Joubran, groupe de trois frères oudistes  palestiniens créé en 2004.
  • "D'une Seule Voix" - Aloest Production


Lien internet


Notes et références de l'article

  1. Les musiciens de la Méditerranée se sont fait tisserands, en ce sens qu'ils nouent, de plus en plus, des relations entre les formes musicales anciennes et nouvelles, notamment par la mise en parallèle de modes ou des rythmes communs, la synthèse d'emprunts et d'extraits musicaux, parfois par la combinaison savante de sons et d'instruments, esquissant l'amorce d'un nouveau langage esthétique méditerranéen...

Par Mario Scolas
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Samedi 22 mars 2008 6 22 03 2008 22:49


Wissam Joubran
(né à Nazareth en Galilée en 1983) dans une famille de grande tradition musicale. Wissam a été initié au Oud dès son plus jeune âge par son frère Samir Joubran et il a participé à de nombreux festivals locaux et internationaux, dont le Printemps de Palestine en France en 1997. Symbole d’une nouvelle génération de oudistes et d’ores et déjà luthier réputé du monde arabe, Wissam Joubran est héritier tout autant qu'aventurier. 


Biographie et évolution musicale

Wissam Joubran est né à Nazareth, en Galilée en 1983 dans une famille chargée d’un riche passé artistique.


Malgré son jeune âge, Wissam a acquis une grande expérience du Oud et du théâtre. Wissam a un don remarquable pour l'improvisation et pour les transitions intelligentes et harmonieuses entre les Maqamat arabes.


Par ailleurs, Wissam est un fabricant professionnel de Oud. Il a hérité cette vocation de son père. Pour enrichir ses connaissances dans ce domaine, il poursuit des études à l'Institut Antonio Stradivari en Italie pour devenir maître luthier.


En 2003, son génie fut couronné par la distinction du meilleur artisan luthier et en 2005, par l'obtention de son diplôme avec les félicitations du jury.


Le trio Joubran, groupe composé de trois frères virtuoses du Oud, originaires de Palestine. Le groupe s’est créé en 2004. Un film-documentaire « Improvisations, Samir et ses frères » de Raed Andoni, retrace la création du groupe. Le Trio Joubran se produit régulièrement en Europe, ainsi qu’aux États-Unis, au Canada, en Amérique latine et dans le monde arabe. 




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Par Mario Scolas
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 03 2008 21:56


 


Moneim Abdel Adwan (né en 1970, à Rafah dans la bande de Gaza) est un chanteur et un musicien palestinien.


Moneim Adwan a la voix digne des ténors de l'âge d'or de la musique arabe du début du XXème siècle. Il chante depuis son enfance avec sa voix chaude des chants populaires et des louanges dédié au Prophète, de l'exil, de la patrie perdue, de l'amour sublime et sublimé. Ses chansons sont des créations qui s'inspirent du patrimoine musical traditionnel de son pays et du répertoire classique arabe, tentant de proposer une nouvelle musique basée essentiellement sur les connaissances et les expériences Moyen-Orientales, ce qui fait de lui, un chanteur au statut national en Palestine.

Biographie et parcours musical

Sa mère transmet à ses enfants la passion de l'héritage des chansons traditionnelles de la région de Gaza qu'elle chante pour toutes les occasions : les mariages, les naissances, le travail...D'une famille de Cheikh, la récitation coranique fait aussi partie de l'environnent sonore de Moneim. A dix-sept ans, il s'intéresse au oud. Il enregistre notamment aux côtés de Françoise Atlan dans un répertoire mêlant chants spirituels musulmans et juifs séfarades.


Après ses études, Moneim commence une tournée en Tunisie, en Égypte, en Jordanie et en Irak. De retour à Rafah en 1994, il travaille pour différents évènements organisés par le gouvernement palestinien, comme musicien, à l'occasion des nombreuses fêtes qui sont données en l'honneur de visiteurs étrangers et des dignitaires du pays.

Il prépare par ailleurs des programmes éducatifs destinés aux ONG et aux écoles soutenues par le "Ministère de la Culture et de l'Éducation". La musique accompagne alors les évènements importants de la reconstruction du pays. Moneim compose aussi des musiques pour le cinéma ("Radim" avec Abd el-Salam Shrada), le théâtre ("M.Perfect" du théâtre Fikra), les séries de la toute nouvelle télévision palestinienne, les reportages, les émissions de radio. Depuis 1999, il enregistre trois disques en France : "Chicha" (rencontre avec le monde musical provençal), "Nawah", "Motayem le fou d'amour" (rencontre avec le groupe d'influences irakiennes «Pêcheurs de Perles»).

Les chants de Moneim Adwan sont des créations originales inspirée du patrimoine musical traditionnel palestinien et du répertoire classique arabe. Les textes de ce musicien comme sa musique mettent en mouvement la tradition pour que ces traditions restent vivantes, tout en suivant le chemin d'une évolution parfois difficile dans un pays opprimé.


2009, Moneim Adwan est un musicien soucieux de faire partager l'âme et la philosophie palestinienne à son public autant par le biais du répertoire traditionnel.


Moneïm Adwan Quatuor. Ce groupe palestinien qui s’illustre dans le style populaire en proposant une musique arabe traditionnelle qui se mêle divinement bien à la sublime voix de Moneïm Adwan, leader et luthiste du quatuor qui chante la douleur de tout un peuple meurtri et dont la terre a été spoliée, et c’est pour cela que la plupart des textes célèbrent l’errance et évoquent l’horizon et la mer. Il y a une sorte de naïveté largement perceptible dans le choix des mots et l’attachement à la nature, mais le propos est percutant.



On dit de lui :

  • « Il est difficile de résister aux émotions diffusées par sa voix, qui, pour aller vite n'est pas sans rappeler celle de Cheb Mami. Tous deux ont en partage cette saisissante aisance a monter vers les aigus. (...) En lançant ses vers, cet artiste atteint plus sûrement le cœur et l'âme de ses auditeurs que s'il usait des canons de la propagande. Moneim Adwan appartient à cette courageuse confrérie qui tisse des liens au lieu de les couper ». Michel Doussot, Routard Mag, 21 mars 2006
  • « Moneim Adwan, qui vit dans le sud de Gaza, chante des thèmes plus habituels à la poésie arabe, l'amour, la spiritualité, la nature...Il a la voix digne des ténors de l'âge d'or de la musique arabe de la première moitié du XXème siècle (...) Moneim Adwan chante des pièces méditatives, des amours contemplatives dans la tradition de la grande musique arabe. 'Et je rêve d'une patrie/Ressemblant a une patrie/Qui réveille le temps', chante-t-il, rattrapé lui aussi par un destin qui s'appelle Palestine. », Musiques world, décembre 2005
  • « Le flot aigu de son chant, émaillé de mélismes à la limite du sanglot, parfois incertain au début du concert s'épanouit lors des derniers morceaux en un appel fervent chargé d'inspiration. Moneim Adwan aura été ce soir la grande révélation du festival de Fès. Son nom pourrait bien refleurir, « Inch'allah », sur les affiches de bien des festivals de musiques du monde. » François Bensignor, Mondomix reportages, 2 juin 2004.

Moneim Adwan interprète en live dans le studio de Radio Grenouille deux morceaux issus de son dernier album, "Il était une fois la Palestine" (Accords Croisés - Harmonia Mundi). Pour en savoir plus : Site de Moneim Adwan


Discographie

  • Il était une fois la Palestine, (Mahran Moreb - Qānun, Safwan Kenani - violon, Youssef Hebeisch, et Adel Shams Eddine - percussions, El Sayed Shaban - ney, kawalâ), 20,38 €


Liens internet

Moneim Adwan was born in Rafah, in the Gaza Strip of Palestine, near the Egyptian frontier. He began to sing Palestinian traditional songs and prayers of the Prophet Mohamed in his childhood. At 17 years old he start lute and study to the University of Tripoli (Libya) where he obtained a Master Degree in musicology with Professor Fateh El-Ramiz (song) and Abdallah Sabai (lute).

 

Since 1999 he has record four disks in France (BudaMusique, Accords Croises/Harmonia Mundi). His last disk is a traveling in the poetry of Gaza with musicians from West-Bank of Palestine, Egypt and his own compositions: Once upon a time in Palestine (Accords Croises/Harmonia Mundi, 2005).

 

In June 2004, he sung in the Festival of Fez in Morocco and then, on different European stages: Babelmedmusic (Marseille-France, 2005), Cite des Sciences et de l?Industrie (Paris-France, 2004), Festival International de Clarinette (Glomel-France, 2005), Festival des Voix des Pays (Fougeres-France, 2005), Il duomo del Frioli (Italy, 2005), Musical Center of Vredenburg (Netherland, 2006), Theatre de la Monnaie (Bruxelles-Belgium, 2006).

 

Moneim Adwan also used to compose music for documentary movies and theatre.

 

Moneim Adwan's songs are inspired by the traditional musical heritage of the region Al-Châm (Syria, Lebanon, Jordan, Palestine) and by the classical Arab repertory. His compositions are an attempt to keep the tradition alive in a country which waver between modernism and ancestral traditions.

 

This singer's warm voice, sometimes powerful and sometimes tender, is the most beautiful instrument to convey a human, love and tolerant message in the midst of war and destruction. His possibilities to go out Gaza Strip are al the time an event.

 

Moneim Adwan's official website: moneimadwan.com



Récupérée de « http://www.wikimusique.net/index.php/Moneim_Adwan »
Par Mario Scolas
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Mardi 11 mars 2008 2 11 03 2008 23:19

Le Trio Joubran est un groupe de trois oudistes palestiniens créé en 2004.


Le Trio Joubran -" Ahwak", live - 20 août 2007



Membres
  • Samir Joubran (né à Nazareth en Galilée en 1973), dans une famille de grande tradition musicale. Son père, Hatem, est un fabricant de Oud réputé dans le monde arabe et sa mère a chanté dans un ensemble Muwashshah. Il est le leader de la structure musicale familiale.
  • Wissam Joubran (né à Nazareth en Galilée en 1983) a été initié au Oud dès son plus jeune âge par son frère Samir Joubran et participé à de nombreux festivals locaux et internationaux, dont le Printemps de Palestine en France en 1997. Malgré son jeune âge, Wissam a acquis une grande expérience du Oud et du théâtre. Wissam a un don remarquable pour l'improvisation musicale et pour les transitions intelligentes et harmonieuses entre les Maqamat arabes.
  • Adnan Joubran

Un film-documentaire « Improvisations, Samir et ses frères » de Raed Andoni, retrace la vie du groupe.


Le trio Joubran se produit régulièrement en Europe, ainsi qu’aux États-Unis, au Canada, en Amérique latine et dans le monde arabe.


Samir Joubran refuse toute idée de projet d'une production musicale avec un partenaire israélien: "le trio l'a fait une seule fois avec le célèbre pianiste d'origine juive, Daniel Barenboïm, car celui-ci a toujours défendu la cause palestinienne".


Le 28 mars 2009, il se présente en concert à Paris pour soutenir les enfants de Gaza.


le trio joubran (Masar)




Source



Récupérée de « http://www.wikimusique.net/index.php/Trio_Joubran » 
Par Mario Scolas
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 01 2008 23:08

 

 


 

Marcel Khalifé رسيل خليفة, né en 1950 à Amchit, Mont-Liban) est un compositeur libanais, chanteur et oudiste. Il est considéré comme palestinien en Palestine et libanais au Sud-Liban, mais se voit lui-même comme un musicien arabe. De 1970 à 1975, il étudie puis enseigne l'oud au conservatoire de Beyrouth. En 1976, il crée l'ensemble Al Mayadeen et devient célèbre, notamment pour ses chansons Oummi ( Ma mère ), Rita w'al-Bundaqiya ( Rita et le fusil ) et Jawaz as-Safar (Passeport ), inspirées des poèmes de Mahmoud Darwich.


Il reçoit le Palestine Award de la musique et donne l'argent de la récompense au Conservatoire National de la Musique de l'Université de Beir Zeit en Palestine. En 2005, il est nommé artiste de l'UNESCO pour la paix par le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura en « reconnaissance de son engagement fervent et généreux en faveur du patrimoine musical ».

  

Ses deux fils, Rami et Bachar sont aussi des musiciens. Le premier est pianiste le second percussionniste. Il sort son 15ème album, probablement le plus audacieux, Tagasim, fin 2006.




Biographie et évolution musicale

Les débuts

Marcel Khalifé, chrétien maronite, est né en 1950 à Amchit, un petit village sur la Côte au Nord de Beirouth. Son grand-père était pêcheur et joueur de flute. Il vécut parmi les pêcheurs, les paysans et les tsiganes, dans une ambiance à la fois musulmane et chrétienne :

« J'avais l'habitude d'aller à l'église et d'écouter de la musique chrétienne, ainsi que des récitations islamiques du Coran. Au Liban, nous avions un mariage des cultures islamique et chrétienne. Cela m'a beaucoup aidé à former ma prise de conscience musicale. »


Il prit ses premières leçons de musique avec un militaire à la retraite, instituteur dans son village, Hanna Karam, qui après quelques mois conseilla aux parents du jeune garçon de le laisser continuer à apprendre la musique. Sa mère mourut d'une maladie grave à cette époque.


Il étudia l'oud au Conservatoire National de Musique de Beyrouth. Instrument aux techniques strictes, Marcel Khalifé en explora et développa les possibilités.


De 1970 à 1975, il enseigna au Conservatoire National de Musique de Beyrouth, ainsi que dans d'autres institutions locales et commença à faire des tournées dans les pays arabes, l'Afrique du Nord, l'Europe et les États-Unis, donnant des concerts de oud en soliste. À Beyrouth, il découvrit la situation des palestiniens, passant près d'un camp de réfugiés palestiniens lorsqu'il allait au Conservatoire :

« Quand j'allais au Conservatoire à Beyrouth, j'avais l'habitude de passer dans les camps de réfugiés palestiniens. Je me demandais pourquoi ces gens vivaient dans des maisons construites en zinc, quelles étaient les circonstances qui les ont amené à vivre dans ce genre de pauvreté. Des familles libanaises vivaient là aussi, me direz-vous. Je décidais d'en apprendre plus à propos des palestiniens, et d'apprendre comment ils avaient perdu leurs terres, et leurs droits en Palestine. Je devins un soutien car leur cause en était une juste. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais hésité à faire n'importe quoi pour montrer ma sympathie pour cette grande cause. »


En 1972, Marcel Khalifé créa un groupe dans son village natal afin de revivifier son héritage musical et la chorale arabe. Les premières tournées ont lieu au Liban pendant la guerre civile libanaise en 1975. Il risque sa vie en jouant dans des salles, malgré les risques de bombardements. Avec l'ensemble Al Mayadeen, risquant les balles perdues, il sort dans les rues pour chanter :


« Au début de la guerre, j’ai vu des combattants tirer un cadavre, allongé par terre, attaché à une voiture. Les os, la chair, se frottaient contre le sol. L’atrocité de la scène a provoqué, chez moi, une rupture avec là où je vivais. J’ai quitté Amchit, dont les habitants n’arrêtaient pas de critiquer mon père à cause de mes positions politiques. [...] J’aime laisser les fenêtres ouvertes. »


L'ensemble Al Mayadeen

Son œuvre musicale combine la musique arabe avec des instruments occidentaux comme le piano. Il utilise la poésie arabe moderne (comme celle de Mahmoud Darwich) et les muwashahat. Il compose et chante les poèmes du poète palestinien Mahmoud Darwich, chansons sur le nationalisme et la révolution. L'ensemble Al Madayadeen est formé en 1976. Al-mayadeen est le pluriel de maydan, qui signifie à la fois champ de bataille et place de village, lieu de festivités, mariages, chant et danse. Fort de l'expérience des ensembles musicaux précédents, Al Mayadeen devient célèbre bien au-delà des frontières libanaises, notamment pour ses chansons qui deviennent populaires Oummi (Ma mère ), Rita w'al-Bundaqiya (Rita et le fusil) et Jawaz As-Safar (Passeport), inspiré de poèmes de Mahmoud Darwich. Le groupe se produit dans les pays arabes, l'Europe, les États-Unis, le Canada, l'Amérique latine, l'Australie et le Japon.


Marcel Khalifé a été l'invité de festivals de renommée internationale tels que Baalbek, Beiteddine (Liban), Carthage, Hammamet (Tunisie), Timgad (Algérie), Jarash (Jordanie), Opéra du Caire (Égypte), Arles (France), Krems, Linz (Autriche), Bremen (Allemagne), Festival International de Musique à San Francisco, New York, Cleveland (USA), il se produit dans des salles prestigieuses: ´la Place des Arts´ à Montréal, ´Symphony Space´, ´Merkin Concert´, ´Berkeley Community Theatre´ à New York, ´New England Conservatory´ à Boston, ´Royal Festival Hall´, ´Queen Elizabeth Hall´ à Londres, ´Palais de l'UNESCO´ de Beyrouth, ´Salle de l'UNESCO´, ´Mutualité´, ´Maison des Cultures du Monde´ à Paris, ´Centro Dionysia´ à Rome, ´Yerba Buena´ à San Francisco, ´Sõdra Teatern´ à Stockholm ainsi que le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde
 

 

Œuvres instrumentales

Depuis 1974, Marcel Khalifé participe à la composition musicale de spectacles de danse renouvelant le ballet oriental populaire (Caracalla, Groupe Sarab, Rimah, Groupe d'Art Populaire) et participe à la composition de musique de films.

 

Ses dernières œuvres musicales sont purement instrumentales La symphonie du retour, Chronique concertante intitulée L’élégie de l’orient, Concerto Al Andalus suite pour Oud et Orchestre, Moudaa’baDiwan Al Oud, Jadal, duo Oud, Quatuor Oud, l’écoute Al Sama’ dans les formes classiques arabes, Takassim, duo Oud/Contrebasse. Sa musique fut jouée par plusieurs orchestres notamment l’Orchestre symphonique de Kiev, l’Orchestre du Conservatoire de Boulogne-Billancourt, The San Francisco Chambre Orchestra, l’Orchestre de la ville de Tunis et l’Absolute Ensemble. (Caresse),

 

« Je me réalise plus dans la musique qu'en chantant. Cette tendance est évidente dans plusieurs de mes œuvres, la dernière étant Concerto pour Oud. »

 

« Quand le texte est absent, je me sens plus à l'aise en composant la musique, bien que ce besoin ne suggère pas que j'ignore le chant, qui est essentiel pour moi. Mon vrai intérêt rédise plutôt dans la composition. C'était présent dans mes compositions antérieures comme Rita, AarasMariages) et Tusbahouna ala Watan (Ode à la patrie). Chacune d'elles étaient une composition musicals et pas seulement de la musique écrite pour des chansons. Dans ces œuvres, quand les paroles s'arrêtaient, la musique continuait, et quand je sentais que les paroles étaients incomplètes, elles étaient complétées par la musique. » 


Banni en Tunisie

En 2005, Marcel Khalifé informa la presse que sa musique et ses chansons étaient interdites sur les chaines TV et radio tunisiennes. Il aurait indisposé les autorités en Août pendant un concert à Carthage quand il fit une dédicace aux arabes emprisonnés en Israël ainsi que dans les pays arabes. Il s'exprima aussi en faveur des droits des activistes politiques qui firent une grève de la faim pendant le Sommet International sur la Société de l'Information à Tunis en Novembre 2005.


L'affaire Ana Yussef, ya Abi

Par trois fois (1996, 1999 et 2003, Marcel Khalifé fut poursuivi pour sa chanson Je suis Joseph, Oh Père, écrite par le poète palestinien Mahmoud Darwish. Khalifé fut accusé d'insulter les valeurs religieuses en incluant deux lignes de versets d'un chapitre du Coran.

Khalifé avait enregistré la chanson dans un album en 1995 "The Arabic Coffee Pot". La chanson était basé sur un poème de 1992 du célèbre poète palestinien, Mahmoud Darwish. Le poème adaptait ce verset du Coran sur l'histoire de Joseph : « Oh mon père, j'ai vu 11 étoiles, et le soleil et la lune s'incliner devant moi en hommage. » Le poème raconte l'histoire des frères jaloux de Joseph, homme gentil et bon, ses frères le détestent pour ses qualités. L'histoire reflète les souffrances du peuple palestinien.

En 1999, l'affaire fut porté devant les tribunaux par le fraîchement nommé procureur, Abdel Rahman Shihab, qui reprochait à Marcel d'« insulter les valeurs religieuses en utilisant un verset du chapitre du Saint Coran sur Joseph dans une chanson. ». Le chanteur et compositeur risquait de six à trois ans de prison pour insulte public de la religion (article 474 du Code pénal libanais) et blasphème (article 473 du Code pénal, un mois à un an d'emprisonnement).


Les clercs musulmans sunnites du Liban attestèrent que chanter des versets du Coran était « absolument banni et non acceptable. » La plus haute autorité des sunnites, le grand mufti cheikh Muhamed Rashid Qabbani, a plusieurs fois répété que Khalifé était coupable de blasphème pour avoir chanté un verset du Coran. Le cheikh dit à ce propos : « Il y a une limite à la liberté d'expression. Une de ces limites et qu'on ne devrait pas transgesser les croyances religieuses des gens. »


Des manifestations de solidarités vinrent de tous côtés, intellectuels, organisations de défense des droits de l'homme et gens ordinaires. Un meeting eut lieu à Beyrouth, au cours duquel 2000 personnes chantèrent la chanson incriminée. Marcel Khalifé reçut le soutien du Cheikh Mohammed Hussein Fadlallah, un théologien chiite. Le fameux écrivain Elias Khoury critiqua violemment le procès, tout comme Mahmoud Darwich, qui dit :

« le fondamentalisme est en train d'étouffer la culture et la création dans le monde arabe, je dis que c'est honteux. J'ai honte. Nous devrions tous avoir honte. Si Marcel Khalifé est reconnu coupable, ce sera une insulte pour la culture. »


Ghada Abu Karrum, le juge en charge du procès, rejeta la demande du procureur, et déclara innocent le chanteur.


« [...] Même si, d'abord, la cour ne peut, dans aucune circonstance, se laisser aller à discuter si l'action du défendeur mentionné ci-dessus constitue une déviation des traditions islamiques et de ses prohibitions, il est nécessaire de noter que les sociétés humaines ont toujours connu - depuis l'apparition des religions jusqu'à nos jours - des comportements qui touchent à différents aspects de la vie et n'observant pas toujours les règles religieuses ou n'étant pas soutenu par elles sans pour autant constituer un viol du caractère sacré des textes religieux desquels ces règles ont émergé. »

« [...] Ainsi, il est clair en écoutant les cassettes et CD que le défendeur a chanté le poème avec gravité et mesure qui révèle une profonde perception de l'humanisme exprimé dans le poème orné de la phrase sacrée. Il a accompli dans son œuvre - dans la forme et le contenu - une performance qui ne contient aucune violation du caractère sacré du texte coranique, ni offense de celui-ci ou de son contenu, ni ne révèle aucune volonté d'inciter à la calomnie de celui-ci que ce soit explicitement ou implicitement, ni par les mots, le sens ou la musique. »

 

Livres

Depuis 1982, Marcel Khalifé écrit des livres sur la musique qui reflètent ses compositions avant garde et la maturité de son expérience.


En 1982, le compositeur a écrit une anthologie d'étude du oud en six parties. Le but des écrits de Marcel Khalifé est de rationnaliser les connaissances sur les traditions musicales arabes et de les développer.

« Nous, les arabes, n'avons pas d'histoire de notre musique. D'après moi, nous avons lié la musique au chant, et il est temps d'écrire à plat l'histoire de la musique, et pas seulement le chant. »



Son livre suivant est Jadal Oud Duo, qui est :

« une tentative de trouver de nouvelles méthodes d'expression de la profondément enracinée spontanéité dans la musique arabe. C'est à un niveau artistique qui part du passé, présentant un challenge nouveau pour le compositeur et le musicien. Jadal apporte une richesse unique dans la musique arabe à travers la recherche d'une nouvelle loi d'esthétique pour remplacer l'ancienne. C'est une ouverture vers un territoire inconnu émanant du familier.


Il a écrit également Samaa (l'écoute)


Films

Marcel Khalifé a composé la musique de films, documentaires et séries produits par Maroun Bagdadi, Oussama Mohammed, Sophi Sayhf Eddin et Sami Zikra.


En 2002, des réseaux télévisés européens ont produit un documentaire sur Marcel Khalifé. Le documentaire, intitulé Voyageur, présente 33 sélections du répertoire de Marcel Khalifé, qui vont de compositions pour oud en solo, de vocales de poésie arabe à des compositions orchestrales, des ballets et des musiques de films.

Le Luth Sacrilège (Pierre Dupouey) est un autre documentaire sur le joueur de oudAna Yussef (Je suis Joseph) produit par Ognon Pictures et Mezzo. Le documentaire raconte l'histoire du deuxième procès intenté contre Marcel Khalifé en 1998 pour blasphème et insulte à la religion à cause de la chanson



Citations

« Nos lendemains sont incertains. D'autres ont franchi la galaxie et nous sommes encore à scruter l'astre le plus proche. L'avenir est devenu un mot embarrassant. Nous vivons sous le joug de régimes qui n'ont jamais été capables d'assurer l'avenir des gens. Il n'est pas sage de parler d'avenir alors que nous vivons dans le passé. L'éducation, la santé et la culture sont devenues des projets commerciaux que les responsables veulent privatiser. Nous sommes privés du droit de recherche, de travail et de production. Nous ne sommes pas en contact avec le monde moderne. »

« Le vrai croyant doit avoir cette quête permanente. Il n’est pas censé partir d’une certitude. »

« La liberté, la démocratie et le pain sont les choses qui manquent dans notre région. »
Références en anglais
Marcel Khalife Discusses the New and the Old in Arabic Music in a Leading Literary Supplement: The Rationalization of Arabic Music, Translated and edited by Elie Chalala, Al Jadid magazine, Vol. 1, no. 1 (November 1995), http://www.aljadid.com/music/0101khalife.html
Trial of famous lebanese singer to begin: Marcel Khalifa Faces Three Years in Prison, http://www.ifex.org/en/content/view/full/8827/?PHPSESSID=fa0c483828b20a9149317109a275dc02
Music as a Mission: Marcel Khalife strums the heartbeat of the Arab world, http://www.cafearabica.com/issue1/stories/people/khalife3.html
Lebanese singer banned in Tunisia, http://www.freemuse.org/sw11829.asp
Références en français
Marcel Khalifé : Voyageur..., Pierre Dupouey, mardi 10 février 2004, http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=949
Marcel Khalife poursuivi en justice : entre versets et sonnets, Taïeb Chadi, http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives388/HTML.388/Culture.html
Biographie, http://www.libanvision.com/artiste.htm

 

Œuvres

  • Muda'aba/Caress
  • Happiness
  • Stripped Bare
  • At The Border
  • The Bridge
  • Concerto Al Andalus
  • Promises of the Storm
  • Magic Carpet
  • Jadal Oud Duo
  • Arabic Coffeepot
  • Summer Night's Dream
  • Ode To A Homeland
  • Peace Be With You
  • Ahmad Al Arabi
  • Dreamy Sunrise

Liens internet


Récupérée de « http://www.wikimusique.net/index.php/Marcel_Khalif%C3%A9 »
Par Mario Scolas
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