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Instruments de musique

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 22:55

Certains bendirs sont équipés de cymbalettes en métal, parfois découpées dans de vieux plateaux en laiton. On nomme ces cymbalettes « tismammayin » littéralement « celles qui se plaignent ». Le bendir prend alors le nom de târ ou tara. On en joue debout pour accompagner la musique arabo-andalouse et les rituels des confréries soufies.

Les taras s'apparentent plus à des tambourins. Les frappes font vibrer les sonnailles et selon que l'on tienne le tara verticalement ou horizontalement, elles produisent un son clair ou étouffé. Il ne faut cependant pas confondre le tara du Maghreb avec le riqq égyptien qui est plus petit et qui développe une technique différente et spécifique de roulements de doigts ponctués de frappes sur les cymbalettes. De plus, le riqq égyptien est visuellement reconnaissable à sa riche décoration de motifs nacrés. Le riqq intervient dans les grands ensembles de la musique arabe classique. Il en est la pierre angulaire du rythme. Ce petit tambourin est présent au Maghreb dans la musique arabo-andalouse entre autres ou encore dans les ensembles Jbela  qui puise ses racines dans les montagnes du nord-ouest du Maroc

On peut retrouver le tara dans beaucoup de formations, notamment dans certaines formes d'Ahwach ou dans La daqqa : tambours sacrés de Marrakech qui a prospéré dans les quartiers, dans les endroits fréquentés par les artisans, qui sont les artistes des "D'Kaykiya". Ces troupes ont montré leur capacité à ne devenir qu'un seul corps, solide et uni, autour de leur devise traditionnelle et sacrée "un pour tous et tous pour un".
Par Last Night in Orient
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 09 2009 11:45


La Tarija est un petit instrument de musique à percussion digitale en forme de petit tambourin en forme de sablier. Il est recouvert d'une peau de chèvre dont la casse est une poterie vernissée, Les étudiants dans le malhoun  et dans les confréries soufies au Maroc utilisent la tarija, qui ne produit qu'un son unique. A Essaouira, lors de la fête des 10 jours, chaque homme, femme et enfant possède une tarija, à la fin d' une longue procession clôturant la fête chaque instrument est jeté dans le feu !

Par Last Night in Orient
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Mercredi 26 août 2009 3 26 08 2009 14:57

Mohamed Belmecheri est un artisan luthier réputé dans la confection d'instrument de musique en Algérie.

 

Né dans un milieu familial où l’on pratique toutes formes d’art, comme la peinture et le théâtre, le jeune Mohamed se tourne d’abord vers le dessin où il présente des prédispositions évidentes. «Etant jeune, j’aimais beaucoup dessiner, aussi, tout en griffonnant toute sortes de croquis, je dessinais aussi des luths. C’est à l’âge de 18 ans, que je réalise mon premier instrument, fait avec du bois. Fier de ma création, je la montre à un artisan luthier connu dans notre région, le regretté El hadj Djoudi Mabrouk qui me donnera des conseils très éclairés pour son amélioration. Je prends ensuite conseil auprès d’un autre grand luthier, en l’occurrence Hassaïm Abdeldjalil de Tlemcen, qui m’inculque les véritables bases et les méthodes justes pour la fabrication de la kouitra, du ‘oud… Par la suite, je m’envole vers Damas pour parfaire mon apprentissage. Là-bas, je fais des rencontres prodigieuses, notamment celle de Cheikh El Halabi avec qui je découvre les 10 distances du ‘oud et les 3 distances du Qânoun.»

 

En 1982, Mohamed Belmechri fait la connaissance de Hadj Mabrouk El Adjouadi, un pionnier dans l’artisanat et la fabrication des instruments de musique auprès de qui il apprendra les véritables bases du métier. A Telemcen, d’où il tire déjà une partie de ses origines et comme il le précise sa passion de la musique, qu’il a héritée de ses oncles maternels, Mohamed entre en contact avec un autre maître de renom : El Hadj Abdel Djalil Hessaïn. Lequel contribue, grâce aux instructions qu’il lui inculque, à renflouer ses connaissances. Les enseignements fournis par ces deux grands maîtres et spécialistes en la matière ont contribué à forger en lui l’artisan qu’il est devenu à force de persévérer.  

En 1992, il entreprend de se consacrer entièrement à sa vocation. Il adhère alors à la chambre de l’artisanat de Laghouat et fonde, une fois son registre du commerce et son agrément en main, son atelier qu’il baptise «Dar Zeriab» en hommage au grand maître et fondateur de la musique andalouse. Dès lors, il s’atèle à la fabrication des luths, cithares et mandolines ainsi qu’à la réparation de tous les autres types d’instruments musicaux. 

Et dès lors c’est un véritable parcours du combattant que celui entrepris par notre artisan qui déclare que le premier handicap qu’il avait rencontré était l’indisponibilité sur le marché de la matière première. Un handicap qu’il contourne de façon ingénieuse en puisant cette matière sur de vieux meubles. Ensuite il se met à la recherche de vieux meubles et tisse un solide réseau avec les brocanteurs de Laghouat et ses environs. En plus pour sa passion pour le bois, Mohamed Belmechi qui est aujourd’hui marié et père de deux garçons, nourrit un intérêt particulier pour la musique, le dessin et la poésie. Il a déclaré qu’il a descellé les mêmes passions chez son jeune fils qu’il encourage de son mieux à développer ce merveilleux don de Dieu.  

 «Je suis en train d’écrire un livre sur les fondements et les techniques de la fabrication du luth. Et j’ai pu avoir les promesses du directeur de la culture de Laghouat de m’aider à créer une école pour la fabrication des instruments de musique». Un tel projet va permettre à Mohamed de transmettre son métier à d’autres générations pour préserver un patrimoine auquel il consacre toute sa vie et à y assurer la relève.  

Soucieux par ailleurs de donner un autre essor au métier d’artisan de manière générale, Mohamed Belmecheri demande à tous les artisans à l’échelle nationale de se réunir dans le cadre d’une coopérative ou d’une association, pour faire valoir leurs droits et promouvoir leurs produits.  A son retour en Algérie, il multiplie les créations et finit même par obtenir la médaille d’or du président de la République, à l’occasion de la Journée nationale des métiers traditionnels de 2007.

 

Après avoir eu pour clients célèbres le regretté Othmane Bali, maître du Tindé ou encore Mohamed Boulifa, ce luthier espère pouvoir transmettre le fruit de son savoir aux élèves dont il assure la formation dans son modeste atelier de Laghouat.
Par Last Night in Orient
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 01 2009 17:53

Nay

Le ney (persan ou turc), nay, naï ou nai (arabe) est une flûte oblique à embouchure terminale en roseau, originaire d'Asie centrale, dont les plus anciennes formes datent de l'âge des pyramides (représentation sur des peintures tombales égyptiennes vers 3000-2500 av. J.-C.).




Tous ces noms homophones proviennent d'un unique mot persan signifiant « roseau ». La prononciation est (phonétique) "naj" pour l'orthographe nay, et "nɛj" pour ney.


Par commodité, le terme ney sera utilisé pour les flûtes obliques turques et persanes, et le terme nay pour la flûte oblique arabe. Il ne faut pas les confondre avec le naï ou nai roumain qui n'est pas une flûte oblique à embouchure terminale mais une flûte de pan.


Ce sont trois instruments de musiques savantes joués dans le monde arabe, turque et persan, à ne pas confondre avec d'autres flûtes populaires en roseau de ces mêmes régions : narr (Pakistan), gasba, guesba, fahal, jawak, awada (Maghreb), kawala, suffara, gharb (Égypte), shabbaba, shbiba, lula (Iraq), kaval turco-balkanique (dérivé en bois) ou blul (Arménie). Ces flûtes diffèrent autant par la facture que par le répertoire ou les techniques d'éxécution particulières.


Le ney « savant » apparait à la faveur des concerts spirituels de Jalal Ud Din Rumi, les samâ's, s'inspirant du Mathnavi, son œuvre maîtresse où il se compare à un ney. C'est donc les derviches soufis de la confrérie Mevlevi qui seraient responsables de son perfectionnement et de sa propagation du monde turco-persan au monde arabe.


Sachant que les théories musicales de ces cultures sont différentes (le congrès du Caire (en 1932) a mis en évidence des disparités sensibles dans les échelles (toutes non tempérées), et dans le moyen de les construire), ces instruments montrent des particularités selon l'aire d'usage, utilisant des gammes propres chacunes à ces musiques respectives (les micro intervalles nécessaires pour rendre parfaitement ces échelles sont obtenus en éloignant légèrement la flûte de l'axe de la bouche).


La justesse obtenue est remarquable de précision, c'est d'ailleurs indispensable puisque la mélodie dans la modalité non tempérée ne supporte pas d'approximations s'agissant de la justesse.


L'instrument se décline en de nombreuses tailles correspondant chacune à un ton différent. Ainsi, les flûtistes orientaux, pour éviter les transpositions par les doigtés, disposent en général de plusieurs neys, dont chacun donne un fondamental et un registre différents. Ils peuvent ainsi transposer en conservant leurs doigtés et jouer de concert avec différents instruments et chanteurs. Ceci est une pratique courante pour le nayati (joueur de nay) arabe, mais aussi du musicien turc (qui joue souvent sur une paire de ney, par exemple un mansour et un kiz) ou persan.



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Par Last Night in Orient
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 11 2008 07:26
Une kouitra est un luth arabe à quatre double cordes et à accord embrassé permettant le jeu de sauts d'intervalles de sixte et septième.

Ancien instrument de musique arabo-andalouse, ressemblant beaucoup au oud arabe mais sa caisse de résonance est moins profonde, possède quatre doubles cordes en boyau pincées au moyen d'un plectre donnant ainsi un son grave.


Le dos de sa caisse, plus petite et moins profonde que celle du luth est fait de dix côtes environ, de bois léger (d'érable ou de sapin).


Elle a le milieu ajouré dont le dessin représente souvent un vase fleuri.


On en joue à l'aide d'un plectre (rîsha) en plume d'aigle. L'accord est : ré - la - mi - sol ou ré - sol - la - ré.

Le répertoire est exclusivement celui de l'accompagnement dans la nouba de la musique arabo-andalouse. parmi les plus grands joueurs de kouitra feu Si mohamed El Bahar qui a occupé une place particulière. Citons également Nour-Eddine Saoudi ou Tarik Hamouche


Par Last Night in Orient
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 10 2008 18:42
Cet outil pédagogique est un DVD constitué d'après les travaux d'Ali Alaoui sur la darbouka et autres percussions du monde arabe. Le coffret comprend un DVD pédagogique nous présente et nous enseigne  la pratique de la darbouka, riqq et bendir à travers des rythmes du monde arabe, un film documentaire tourné au Maroc "Le pari d'Ali" qui montre le parcours d'Ali au Maroc à travers des rencontres d'artistes issus de la musique populaire (Taqtuqa), Aissaouas, (confrérie religieuse se rattache au soufisme), musique arabo-andalouse. La musique ne saurait exister sans les artistes et les artisans instrumentaux du Maroc.  Le package contient aussi un livret contenant la biographie d'Ali et les retranscriptions des rythmes joués dans la méthode et le film.


Plus d'informations : www.le-salon-de-musique.com/darbouka.htm
et http://www.myspace.com/moultaqasalam
Par Last Night in Orient
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 09 2008 17:32

Zarb, est le principal instrument de percussion de la musique savante persane.




Ce tambour calice d'une seule pièce en bois est recouvert d'une peau de chèvre. Au XIIIe siècle, le grand poète mystique Djalâl-ud-Dîn Rûmî écrivait : "O Dieu, donne au musicien des doigts de sucre et pour le zarb, une main de fer !"


"Zarb" est un mot arabe qui signifie "frappe" et les Persans lui donnèrent l'acception de "rythme", de "temps", de "tempo". Ce tambour est également appelé "Tombak" en raison des deux coups désignés par les syllabes "Tom" et "Bak", mais ce terme est devenu péjoratif.

Par Last Night in Orient
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 06 2008 13:51

« dans tout l'islam, le seul mot pour désigner les instruments de musique est malâhî (plur. de mulhî), littéralement "les dissipateurs") ».

 


Les instruments les plus usités dans la musique arabe sont l'oud (عود), ancêtre du luth européen employé parfois comme basse mélodique ou rythmique dans les ensembles instrumentaux, et le nay, une flûte de roseau.


 



Les instruments à percussion les plus courants sont des tambours en forme de sabliers (comme la derbouka دربكة et des tambourins avec ou sans clochettes (daff ou târ).



Les noms et les formes des instruments varient en fonction de leur région d'origine. Des instruments à anche double, de différentes tailles, tels que le mijwiz au Liban et le mizmar en Égypte, sont utilisés lors de célébrations en plein air. Le rebab arabe, violon à pointe joué verticalement, peut être historiquement apparenté au violon européen, lui-même adopté dans de nombreuses régions arabes, notamment dans les orchestres arabo-andalous.



Parmi les autres instruments classiques figure le Qānun (قانون‎) - adopté dans l'Europe médiévale sous le nom de canon), cithare à soixante-douze cordes métalliques.


La batterie est un instrument encore peu utilisé dans le monde arabe et particulièrement dans les régions du Maghreb. Le rythme est donné essentiellement par les percussions traditionnelles comme le bendir et les tarijas au Maghreb et le riqq, le def et la darbouka au Moyen-Orient. Pourtant, on trouve dans certaines musiques populaires comme le chaâbi et même parfois dans la musique classique, la présence de la batterie. Les éléments de la batterie (charleston, grosse caisse et caisse claire pour citer les plus importants) reprennent le rôle des percussions.

 


Par Mario Scolas
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 05 2008 23:48


La mandore ou mandole également connu sous le nom de gallizona ou de gallichon, est un instrument de musique à cordes du Moyen Âge, semblable au luth, avec 3, 4 ou 6 cordes qui produit un son plus aigu. Sa caisse en forme de demi-poire préfigure la mandoline dont elle est l'ancêtre.

Cet instrument n'est plus en usage. Même avec la réactualisation de la musique ancienne à la fin du XXème siècle, on lui a toujours préféré le luth.

Le chaâbi utilise un instrument issu de la musique arabo-andalouse apparenté au mandole (aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal)

 

Par Mario Scolas
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 03 2008 09:28

Le Qānun aussi transcrit kanun ou qanoun ou قانون‎ (adopté dans l'Europe médiévale sous le nom de canon) est un instrument de musique à corde d'origine arabe ou perse apparenté au psalterion antique. Il est utilisé dans la musique classique iranienne et orientale, la musique arabo-andalouse et dans la musique arabe moderne. Plusieurs civilisations en revendiquent la création: Turcs, Arabes, Perses… Cet instrument est trapézoïdal et l'étendue sonore couvre de trois octaves et demi à quatre octaves et demi. Instrument peu connu mais si harmonieux et symbole de la musique dite "orientale". Il a été "relooké" par les Turcs...et introduit dans les pays qui firent partie de l'Empire Ottoman....autour du bassin méditerranéen...

 


Mohamed Ali Triki


Caractéristiques 

La spécificité de l’instrument vient de la façon utilisée pour obtenir les demis et quarts de tons. Le joueur (Qanunji) doit pour ce faire manipuler des palettes métalliques se trouvant sur le flanc gauche de la boite sonore. Le tout se fait de la main gauche pendant que la main droite continue à jouer.


Accordement et disposition des cordes 

Les cordes du qanoun sont regroupées en groupes de trois, accordées à la même note. Les cordes d'un même groupe sont disposées de telle sorte qu'elles vibrent simultanément. Le joueur du Qanoun frappe d'un seul coup les trois cordes à l'aide d'une richa (faite de corne de bœuf ou de plume de rapace). Cette dernière est placée entre l'index du joueur et une bague (khatam ou kroustobena) que met ce dernier à cet effet.

Les groupes de trois cordes sont successivement accordés aux notes naturelles (commençant par un sol par convention). Pour apporter une altération aux notes (bémol, dièse, ou encore des altérations partielles: demi-bémol, demi-dièse), de minuscules éléments en cuivre sont relevés ou abaissés de manière à raccourcir ou rallonger la longueur de la corde. Ces éléments sont fixés sur le corps de l'instrument au niveau de l'extrémité gauche des cordes; leur distance respective étant méticuleusement fixée à l'aide d'un calibrage précis effectué lors de la fabrication.

 


Techniques de jeu 

C'est essentiellement la musique savante arabo-turque, les maqâms, qui est jouée sur cet instrument difficile, bien qu'il soit aussi utilisé dans la musique actuelle, pour les films notamment. Il peut se jouer en solo, ou accompagné d'une percussion (riqq ou daf) ou en accompagnant un chanteur ou un ensemble.

Le qanûn se joue en étant posé sur un support ou sur les genoux du qanûnji (joueur de qanûn) assis sur une chaise. Les cordes sont pincées avec l’index de chaque main ou à l'aide de plectres (mezrab fait de corne de bœuf, de plume de rapace, de métal ou de plastique) et fixés à l’index par une bague métallique, si bien quele qanûn est un instrument très riche en sonorités.

Pour pincer la corde, le pouce de la main droite doit être placée derrière ou sur la corde qui précède celle que l’on veut frapper. L’index est levé puis vient frapper la corde de façon à ce que le plectre la pince perpendiculairement en touchant les 3 cordes à la fois. Ces contraintes sont déroutantes et constituent une difficulté non négligeable pour les débutants.

Les mains ont un rôle bien spécialisé et pas toujours symétrique :

  • La main droite joue la mélodie. Elle attaque la corde juste avant le cadre des peaux de résonance ou au milieu.
  • La main gauche peut jouer :
    • La même mélodie que la main droite mais une octave en dessous et en attaquant les cordes soit au même moment, soit avec un léger décalage créant un effet syncopé.
    • Aide la main droite à jouer les passages rapides (sextolets, trilles, triples croches, etc.)
    • Un accompagnement de la mélodie jouée par la main droite : les notes de la main gauche sont souvent jouées en arpège et non simultanément.
    • Une ornementation : en jouant une note en haut ou en bas de la note jouée par la main droite, en jouant des effets glissando, vibrato ou d’étouffement.
    • Lève et abaisse les leviers pour les modulations.

Ornementations :

  • Trémolo à deux mains : les deux mains pincent successivement et rapidement la même note ou à une octave l’une de l’autre.
  • Trémolo de la main droite : le bas de la paume de la main droite est placée sur le chevalet avec l’index au dessus de la note jouée légèrement en oblique, et le poignet oscille pour frotter la corde par des aller-retour rapides et réguliers comme pour un oud.
  • Glissando : la main gauche est courbée de façon à ce que la bague soit au contact de la corde et le pouce vient s'appuyer sur l'index en exerçant une légère pression et la main glisse sur la corde juste après qu’elle soit jouée par la main droite.
  • Vibrato avec le levier : la main gauche lève et abaisse plusieurs fois et rapidement un levier pendant que la main droite joue cette note une ou plusieurs fois.
  • Vibrato avec l’ongle : l'ongle du pouce de la main gauche vient touché plusieurs fois la corde à l’endroit voulut pendant que la main droite joue cette note une ou plusieurs fois.
  • Pizzicato : les doigts de la main gauche et/ou droite à l’exception des indexs, pincent les cordes au milieu de l’instrument, l’une devant l’autre, comme quand on joue d’une harpe.
  • Harmonique : On pose légèrement un doigt en un endroit précis de la corde, sans appuyer, de manière à bloquer certains modes de vibration : en mettant le doigt au milieu de la corde, on ôte par exemple le mode fondamental, et on entend alors surtout le premier harmonique, une octave plus haut que la note obtenue sur cette corde à vide. Ces notes sont appelées des harmoniques et ont des sonorités assez flutées.
  • Étouffement : il y a trois façons d’étouffer la note :
    • L'ongle du pouce de la main gauche étouffe la corde jouée par la main droite.
    • L'auriculaire de la main droite exerce une pression plus ou moins importante selon l'effet désiré sur la corde que vient de jouer cette main.
    • La partie de l'avant bras près du poignet vient se poser sur les cordes pour les étouffer.

Célèbres joueurs du Qānun

  • Khalil Karadouman (turc)
  • Abd el fattah Al Mansi (égyptien)
  • Hicham Chami

Sujets connexes

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  • Instrument à cordes
  • Instruments de la musique marocaine
  • Musique tunisienne
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Par Mario Scolas
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