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Musique marocaine d'expression berbère

Mercredi 28 octobre 2009
Chanteuse, compositrice et auteur, Zahra Hindi, originaire du Souss, s'est inspirée de la musique traditionnelle et plus particulièrement du groupe "Oudaden". Chantant en Tamazight et en anglais, sa musique est un blues ancestral, un jazz originel et une vibration orientale.

Entre ballades folk, soul urbaine et blues du désert, Hindi Zahra, jeune chanteuse amazighe de France, explore, avec succès et nostalgie la part de l’universel dans notre langue. Hindi Zahra fait vibrer une voix sans frontières et pleine d’émotions. Sa musique est un blues ancestral, un jazz originel, une vibration orientale, où elle parle d’amour, du monde et ce que ses rencontres lui inspirent. Ses chansons respirent la nostalgie du Maroc, son envie d’être à la fois ici et ailleurs...





Par Last Night in Orient
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Vendredi 14 août 2009

Rabeh Chouarki, alias Rabeh Mariwari (né en 1982) débute sa carrière artistique en 2000 avec la sortie de sa première chanson Hadou ahadou.

 

Il a participé à plusieurs festivals, entre autres : le festival de Saïdia et le festival de Nador en 2004 ; et le festival d’Ifrane en 2006.

 

Rabeh a participé à plusieurs shows télévisés sur Al Oula ainsi qu’à la soirée dédiée aux grandes stars amazighs « itran tamazight » à la radio de Aïn Chock à Casablanca.

 

Depuis son enfance, Rabeh Mariwari est un grand passionné de la musique amazigh du Rif comme celle de Slm Riffi et Mokhtar Al berkani pour le répertoire « rkada ».

 

Rabeh a réalisé plusieurs albums et clips mis en vente sur le marché marocain.

 

 

 

Par Last Night in Orient
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Mercredi 20 mai 2009

Jajouka, Joujouka ou encore Zahjoukah (جوجوكة ou جهجوكة) est un village situé dans le Rif au Maroc.

 


 

Les musiciens de ce genre musical issu de ce village fondé par Si Ahmed Chikh au bord de la chaîne du Rif dans les monts Jibala au Sud de Tanger, paratiquent cette musique incantatoire depuis que le monde est monde...Ils jouent de la ghaïta (une sorte d'hautbois), de la flûte et des tambours. Les flirts avec les musiques occidentales sont fort fréquents, pour ne citer que les Rollings Stone qui ont été fascinés par cette musique rurale. S'ils jouent une des musiques les plus veilles au monde, The Master Musicians of Jajouka sont aussi, avec Ravi Shankar, parmi les premiers musiciens à avoir tenté le rapprochement des cultures orientales et occidentales. En 1992, lors de l'adaptation cinématographique du roman de William Burroughs Le festin nu, il parut tout naturel à Ornette Coleman et Howard Shore de collaborer avec ceux que Burroughs avait qualifiés de "groupe de rock de 4000 ans d'âge". Qu'importe l'âge de cet art, seules la spiritualité et la force de cette musique comptent. Fier d'avoir traversé les âges, ces hommes en jellaba blanches et babouches jaunes jouent sans se soucier des modes musicaux, avec une confiance sans pareil.


Le groupe légendaire Master Musicians of Jajouka est aujourd'hui dirigé par Bachir Attar et est considéré comme le premier groupe de musique du monde. Sous la direction de Bachir, la formation musicale a enregistré des pièces et a collaboré avec de nombreux artistes musicaux connus dont les Rolling Stones, sur l'album "Steel Wheels" . Grâce à des prestations partout dans le monde et aux DC, l'héritage des Master Musicians est préservé pour le bénéfice des générations futures. Les principaux musiciens de Jajouka sont tous des descendants de la famille Attar. Ce mot d'origine soufi signifie "fabricant de parfums". Bien avant la dynastie des Alaouites, les artistes de Jajouka étaient les musiciens officiels des sultans, voyageant avec ces derniers et annonçant leur arrivée dans une nouvelle ville. En plus de les accompagner, ils devaient jouer pour eux sans cesse, de jour comme de nuit, et même avant d'aller prier.

 

 


Bibliographie

  • Hamri, Mohamed (1975), "Tales of Joujouka". Capra Press.

  • Palmer, Robert (October 14, 1971). "Jajouka: Up the Mountain". Rolling Stone.

  • Davis, Stephen (2001). Old Gods Almost Dead. Broadway Books, 135-37, 172, 195-201, 227; 233-34, 248-53, 270, 354, 504-505, 508.

  • Strauss, Neil (October 12, 1995). "The Pop Life: To Save Jajouka, How About a Mercedes in the Village?". The New York Times.

Voir aussi



Par Last Night in Orient
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Dimanche 17 mai 2009


Née dans la région de Khénifra, Chérifa Kersit a fait ses débuts, dès son jeune âge, dans des fêtes de village.


Comme bon nombre des filles de son époque, elle apprend à chanter dans les collines et les vallées du Moyen-Atlas. Sa rencontre avec de grands artistes amazighs tels Mohamed Rouicha, chanteur à texte et spécialiste du loutar berbère et Meghni, lui permettra de connaître le grand public et une certaine renommée nationale.


En 2009, elle est invitée au Festival de Musiques sacrées de Fès.Avec sa voix imposante et exceptionnelle, Chérifa s’illustrera comme une chanteuse  amazighe confirmée, mais restera toujours à l’ombre de ces grandes stars de la chanson amazighe et n’a pu enregistrer de chansons en son nom qu’après une tournée en France où elle a enregistré en 2002 son premier album «Berbère blues». Cette indépendance lui permettra de connaître un franc succès avec son apparition dans plusieurs festivals en Europe et au Maroc. Diva et reine de la musique amazighe, actuellement Chérifa est incontestablement une voix noble comme l’indique son nom. Une voix aérienne, puissante, stridente et rugueuse qui crée une atmosphère de grandeur et une ambiance indescriptible. Une grande force émane de cette voix sensuelle. 


En 2009, elle est invitée au Festival de Musiques sacrées de Fès.

 

 


Par Last Night in Orient
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Samedi 16 mai 2009

Fatima Tihihit Imzine (la petite), de son vrai nom Fatima Banou, est née à la Caïda de Timnar, une région située entre les villes d'Essaouira et Agadir.

 

Elle a commencé sa carrière artistique en 1983, avec le défunt Damssiri. Elle a ensuite formé sa propre troupe et a travaillé dès lors avec de grands artistes amazighes comme le défunt Omar Ouahrouch ou encore Aït Bounsir. Raissa Tihihit est également actrice.

 

Elle a participé à plusieurs feuilletons diffusés sur la première et la deuxième chaîne marocaine.

 

Fatima Tihihit est considérée comme une artiste spontanée et modeste.

 

Sa carrière se caractérise par un travail assidu et le défi de représenter la chanson amazighe dans ses meilleurs aspects. Fatima Tihihit a donné de nombreux concerts lors de tournées au Maroc et à l'étranger (France, Indonésie, USA, Emirats Arabes Unies, Arabie Saoudite...). En 2009, elle est invitée au Festival de Musiques sacrées de Fès.

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Samedi 21 février 2009

Saghru est une structure musicale amazigh  fondé en 2006 au sud-est du Maroc par M'bark Oularbi.


Leurs chansons mélange allègrement musique amazighe  en s'ispirant du Ahidous  purement berbères et musiques du mondes commes le country, le Slow, le Rock...


Diverses participations au Maroc.


Les poèmes du groupes sont écrits par M'barek Oularbi 





Membres

  • M'barek Oularbi ou Nba : Chants, guitare, flûte et harmonica.
  • Khalid Oualarbi : Chant, guitare solo et oud.
  • Athmani Yassine : Guitare basse.
  • Najib Elmansouri : Clavier.
  • Omar Essail : Charks et tambourins.
  • Amine : Derboukas


Albums

  • Muha (2007)
  • Tilelli (2008)


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Jeudi 1 janvier 2009

Mohamed Albensir
(dit Damsiri) est l'un des plus grands rays contemporains. Ce fils de boucher est né en 1937 à Tamsoult, dans le territoire des Ilbensiren (Haut-Atlas occidental). Il a le parcours classique de tout jeune Amazigh du Sud du Maroc (école coranique, randonnées pastorales derrière le cheptel familial) mais il est happé très jeune par le monde de la poésie et de la musique. Il fait preuve dans les cérémonies d'ahwach d'un don poétique exceptionnel. Il tient ainsi tête dans les asays (place villageoise où s'exécute l'ahwach) aux plus grands poètes de sa région. Fort de cette expérience, il rejoint en 1958 les troupes des chanteurs Amentag et Ahrouch. Il s'attache alors à mieux maîtriser la vielle monocorde ribab qui caractérise la tradition des Rways.

 



Après quelques années d'exil en Allemagne (1961-1964), il retourne au Maroc pour devenir chanteur professionnel. Dès 1965, il commence à enregistrer des albums. En 1969, un terrible accident de la route le rend paraplégique. Il s'installe alors à Casablanca auprès de la plus importante communauté émigrée chleuh. Composant et chantant en tachelhit, il acquiert une renommée au sein de sa communauté et parmi les auditeurs de la section « dialectale » (qism allahajat) de la radio nationale. Il chante, à côté de thèmes sociaux et affectifs, sa colère de l'attitude méprisante des autorités envers les Amazighs et leur culture.


La contestation a marqué la trajectoire poétique et militante d'Albensir. Il a certes chanté, au début de sa carrière, la gloire de la monarchie et de la nation, mais en vain : l'indifférence des représentants de la « nation » chantée et glorifiée le conduit à prendre conscience de la position dominée et marginale de son métier et, partant, de sa culture amazighe. Devant le mépris opposé à son art, Albensir ne se résigne pas. Il passe à la révolte et exprime dans un langage clair son attachement à sa culture natale. Ainsi, il compose au début des années soixante-dix une chanson-poème où il exprime toute sa déception et sa colère envers un pouvoir méconnaissant :





men wâhd ustin a nettmjjad agellid
ullah amk izdâr ad ax ifek mqqar d lebcklîd
Depuis 1961, nous n'avons pas cessé de faire éloge du Roi
Hélas, nous ne sommes jamais récompensés.


 

Selon lui, le pouvoir n'est pas simplement indifférent, il est aussi aliéné puisqu'il ne reconnaît de la chanson que celle exprimée en arabe par des nationaux ou des Égyptiens comme Abdelhalim Hafiz et Abdelawah. Cette attitude ravive chez lui le sentiment douloureux de la marginalité. L'État, chante-t-il, ignore les chanteurs chleuhs dont il se sent le porte-parole. Il ne « nous » réserve, poursuit-il, qu'une mort indigne et silencieuse dans les marges de la cité comme des chiens errants (zun d igh immut uydi gh umedduz). L'humoriste chleuh Abdallah Anidif résume ainsi la place de la culture amazighe dans les média : Tumêz tcelhît gh lidaàa uncek lli tamêz lebcklît gh ccanti (la place qu'occupe tachelhit à la radio est la même que celle d'une bicyclette sur la route).





Loin d'abandonner sa « petite tradition » poétique pour s'intégrer dans la « haute culture » imposée, Albensir est le premier rrays à chanter la langue amazighe. Il déclare ainsi son inscription dans la marginalité :



Rebbi zzayd làezz i tcelhît
Nettat as ligh atig innagh sawelgh
Ô Dieu ! Honore bien ma langue,
Avec le chleuh, je suis revalorisé, estimé auprès des miens.



Attentif aux mouvements sociaux, les chansons du rrays, en particulier celles qui font allusion à la situation politique, sont parfois à l'origine d'intimidations et persécutions. En 1982, il est emprisonné durant une semaine en raison de sa chanson aggurn (la farine), très critique du gouvernement après « les émeutes du pain » (suite à la terrible sécheresse de 1981). Une autre de ses chansons, sur la mosquée de Hassan II, vilipende sans ménagement le gouvernement et ses pratiques oppressives.


Albensir a enregistré près de 100 cassettes. Il meurt à l'âge de 53 ans à Casablanca, le 11 novembre 1989.






Sources
  • Azawan.com - d'après Agizul, Afulay, Ouazzi Lahoucine et Stroomer
Par Last Night in Orient
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Samedi 15 novembre 2008
Il s'agit d'un ensemble féminin de musique Soufie originaire de la ville rifaine de Chefchaouen (au nord-ouest du Maroc) . Les habitants de Chefchaouen, d'Assilah et de la région sont familiers de l'art de la « Hadra » féminine qui est considérée comme partie intégrante du patrimoine spirituel de la ville petite ville historique de Chefchaouen.




Hadra ou hadhra (du mot hodour = présence, in extenso séance-réunion) est un terme difficile à cerner en ce sens qu'il peut revêtir plusieurs réalités. Il peut signifier assistance ou assemblée de fidèles dans les rites soufi ou encore désigner la présence divine. Selon Bernard Moussali, hadra ou dhikr-al-hadhra est le rituel collectif du Dhikr (prière comparable à la litanie, le nom de Dieu est inlassablement répété jusqu'à prendre le corps puis l'esprit, amenant ainsi à un état de transe et à un anéantissement de la conscience).L'art de la Hadra fascine autant par ses textes poétiques et ses mélodies que par la beauté de ses formes plastiques et chorégraphiques.


Certains le pratiquent avec des instruments de musique, d'autres avec claquements de mains ou de doigts.  Cet art s'est développé  au sein des confréries religieuses soufies (zaouiyas = lieu de réunion d'une confrérie) au XVIe siècle. La hadra de Chefchaouen est l'apanage de la prestigieuse lignée de l'ordre soufi des Bekkaliya, sous la direction spirituelle du maître Sidi Ali Hadj Bekkali, de son fils Sidi Mohamed El Hadj, puis de Sidi Ali Berreyssoul et Sidi Yahia Al-Hindi.



Débutant sur un tempo lent et majestueux, la Hadra intègre progressivement des mouvements rythmiques qui prennent de plus en plus de vivacité avec les percussions et les youyous des femmes, pour atteindre son apogée, qui constitue l'essence de cet art. Cette confrérie a légué un héritage important d'enseignements et de poèmes religieux, d'invocations et de chants populaires.


Une des personnalités marquantes de cette lignée de maîtres spirituels est la sainte Cherifa Lalla Hiba Bekkaliya, rattachée à la zawiya Bekkaliya du village de Douar Haraïk, situé sur le territoire de la tribu des Ghzaoua .au pays des Jeballa.  C'est elle qui passe pour être à l'origine de la hadra des femmes de Chefchaouen, dont la pratique s'est maintenue sans interruption jusqu'à nos jours.



Sources

La hadra -  Spectacle de musique soufie de Chefchaouen  par Ouaret Fouad

La Hadra : une fierté pour les femmes de Chefchaouen

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Mardi 11 novembre 2008

Les B'net Houariyat (Les filles de l'Houara)  est une structure musicale féminine marocaine originaire du Maroc. Ensemble ces  5  femmes originaires de la région de Marrakech, chantent et dansent aux rythme traditionnels du bendir des musiques inspirées du répertoire berbère et genres musicaux populaires de leur pays.

Membres 

  • Zahra Bani: chant, ta`arija, toubsil
    Khadija Haliba: chant, danse, ta`arija, bendir
    Malika Rahmi: chant, danse, tara
    Saïda Madrani: chant, d`awd`aw 
    Halima Zeiter: chant, danse, naqqous, triy

Ces femmes appartiennent à la culture de l'Houara (région entre Taraoudant et Tiznit), de l'Hammada (haut-plateau du Dra'a), et exécutent des danses berbères. le répertoire poétique de l' Aïta (l'appel de séduction féminine) et des musiques apparentées au chaâbi,...

Leur thèmes favoris : l'exaltation de l'amour et de la beauté; le cri de révolte de la jeune femme qui refuse le mariage combiné avec un homme riche et vieux; la dérision de l'homme qui a plusieurs femmes et qui traine sa vie pour manténir ses ménages; la danse rituelle de la femme possedée par ses esprits...

 

Elles ont gagné une popularité en farticipant à de nombreuse représentations aussi bien au Maroc qu'à l'étranger.

"Les cinq femmes de B’net Houariyat sont un miraculeux receptacle. De leurs percussions et chants immémoriaux, puisés aux sources de l'Afrique Noire et de l'Arabie, on tire les constructions rythmiques et harmoniques les plus modernes. C'est pourtant d'un rite primitif et secret qu'il s'agit, enfoui dans un village à la lisière d'un desert de sable". (Le Monde, 27-7-1997)

Source

http://www.gnawa.net/bnetfrench.htm


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Dimanche 2 novembre 2008

La Raïssa Fatima Tabaamrant (née Fatima Chahou en 1962 à Id Naser, non loin de Tiznit) est une vraie star pour les chleuh et les marocains...

Très tôt elle est inspirée par une très belle poésie, elle devient une femme qui a pu briser les tabou culturel amazigh,
son chant, sa musique et sa poésie ont séduit un vaste public au Maroc comme à l'étranger, en Belgique, en France ou aux Pays-Bas. Elle participe en 2007, au festival Timitar, où elle reçoit tous les honneurs.

Elle a produit quelques 40 albums.



Ahmed Assid, chercheur à l'IRCAM est catégorique "Elle est différente, oui parce qu'elle est poétesse. Les autres sont des chanteuses mais qui chantent la poésie des autres. Donc Tabamaarant est aujourd'hui la seule, je dis bien la seule, chanteuse qui soit bel et bien l'auteur de ses poèmes", ce qui, à n'en pas douter, est tout à fait exceptionnel. Ses poèmes semblent la catharsis des souffrances vécues durant les vingt premières années de sa vie. (source)




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