
Un peu moins de vingt ans après les grosses émeutes du début des années 90, les mêmes quartiers s'échauffent :
Molenbeek, Anderlecht, Forest. Bien sûr, c'est le Ramadan. On sait que durant cette période, les tensions sont plus palpables du fait de la fatigue et de l'effort physique qui découle de
la pratique du jeûne. Mais cela n'explique certainement pas l'effusion de violence de ces dernières semaines. Rappel d'un fait qui s'est déroulé en septembre 2006 : tous les bruxellois se
souviennent encore des émeutes de septembre 2006 à Bruxelles, qui coïncidaient avec le début du ramadan. Le prétexte fut la mort le 24 septembre 2006 dans une prison de Bruxelles
d'un criminel de 25 ans, Fayçal Chaaban. Deux jours plus tard -le temps de s’organiser- une heure après la rupture du jeûne (ftar), des centaines de jeunes émeutiers prennent
d’assaut le centre ville de Bruxelles[1] : pillage de magasins, caillassage des passants, deux coktails molotov lancés dans l’hôpital
Saint-Pierre, agression d’un commercant .Bilan de ces actes criminel : 45 arrrestations. En 2009, Tirs de kalachnikov dans le quartier Saint-Antoine à Forest, émeutes et casses à Aumale à
Anderlecht, voitures incendiées Molenbeek, l’énumération pourrait faire croire que l’Ouest de la ville est à feu et à sang! Que se passe-t-il donc dans ces quartiers décrits comme des zones de
non-droit?

Molenbeek-Saint-Jean : des quartiers où la
racaille se sent chez
elle
« Cela fait cinq mois que l’on dit que des émeutes se préparent. Les jeunes sont en
manque de repères et ne sont pas construits. Ils n’ont pas d’identité forte, ne sachant pas s’ils sont Marocains ou Belges. Ils ne perçoivent pas cette différence de culture comme une
richesse.(…)
Il faut pouvoir offrir aux jeunes en manque de repère des projets pédagogiques qui
visent à construire leur identité et leur faire comprendre qu’ils sont des citoyens belges responsables»
(Karim Amezian, de l’association asbl Repère)
Molenbeek-Saint-Jean, commune de l'ouest de Bruxelles ressemblait pendant la nuit du Ramadan du 17 au 18 septembre 2009 à Sarajevo, mais sans les bombes. Dans le ciel, hélicoptères
tournicotaient, les sirènes retentissaient tout azimut, des émeutiers d'origine du Maghreb sillonnaient avec des barres métalliques les rues de la commune bruxelloise. Les services d'urgence de
la police ne communiquaient aucune informations aux citoyens de la commune en état de siège! Le commissariat était par ailleurs fermé au public. Les molenbeekois ont vécus un véritable
enfer ! Malgré des dispositifs en vidéo-surveillance des voies publiques, des mesures de renforcement des mesures de la zone Ouest de Police, les forces de l'ordre ont été incapables de mettre en
œuvre les mesures de protection des citoyens afin d'éviter les fâcheux incidents.
Depuis environ un mois, certains quartiers de la Région bruxelloise sont en proie à un climat de violence "extrêmement graves" qui ont mis plusieurs jeunes de Molenbeek aux prises avec la police,
jeudi soir, aux tirs entendus dans la nuit du 7 au 8 septembre vers minuit dans le quartier de la rue Berthelot à Forest, et à l'"émeute" qui a enflammé la rue de Ribaucourt à Molenbeek dans la
nuit des 27 et 28 août 2009.

Infos en bref et en vrac
!
Des pavés lancés ainsi que des bonbonnes de gaz par la racaille dont une a été lâchée sur le dos d'un policier depuis le deuxième étage d'un immeuble. Neuf agents blessés et dix véhicules de
police endommagés. Quelques jeunes loosers interpellés pour avoir lancé des projectiles ont été mis à la
disposition du parquet.
L'interpellation d'un jeune de 16 ans n'a pas plu à la famille. Le commissariat central a été pris d'assaut
Au court d'une de ces dernières nuits du Ramadan 2009, 10 policiers bruxellois ont été blessés hier vers 19 h 30, suite à de
nouvelles échauffourées opposant une petite centaine de jeunes à autant de policiers, hier dans le quartier de l'hôtel communal de Molenbeek-Saint-Jean et du commissariat central puis, dans la
foulée, du côté de la rue de Ribeaucourt et sur le boulevard Léopold II. Le jeune en question avait provoqué la police quelques jours auparavant. Les choses se sont gâtées lorsque la police
est venue l'interpeller hier vers 19 h à son domicile. Plusieurs membres de la famille ont vivement protesté, ce qui a conduit à la formation d'un petit groupe d'une vingtaine de personnes autour
des policiers. Lorsque certains membres du groupe ont commencé à jeter des cailloux en direction des forces de l'ordre, ces derniers sont rentrés au commissariat en compagnie du jeune qu'ils
venaient d'interpeller.Peu de temps après, la famille du jeune est réapparue, cette fois accompagnée d'une bonne soixantaine de personnes, a précisé l'agence Belga. Une bousculade a suivi, tandis
que plusieurs jeunes commençaient à lancer des cailloux sur le commissariat. Deux agents de la zone de police Bruxelles-Ouest ont été blessés lors de ces incidents. Le jeune, dont
l'arrestation jeudi soir a été à l’origine des émeutes, a lui été placé pour une durée minimale de 15 jours au centre pour mineurs délinquants de Fraipont, selon le journal Le Soir. Sa famille
décrit pourtant Khalid comme un agneau qui n'a "jamais volé une pomme". Sa sœur a même déposé plainte contre les policiers pour arrestation arbitraire....(source).
La présence de l'hélicoptère de la police fédérale et de plusieurs autopompes n'a pas permis d'étouffer l'émeute, les voyous s'étant dispersés du côté de la rue de Ribeaucourt et du boulevard
Léopold II, provoquant la police jusqu'à tard dans la soirée. Ce nouvel incident poursuit la série noire que connaît actuellement la capitale de l'Europe. Conflits sociaux dans la zone de police
comprenant la commune de Molenbeek, bagarres entre bandes urbaines composées de noirs africains du côté de la gare du Midi et dans le bas de Saint-Gilles, tensions permanentes dans la commune du
socialiste Philippe Moureaux comme dans celle gérée en son temps par le libéral Jacques Simonet... Cette dernière quinzaine fut lourde pour les policiers bruxellois lorsque des policiers ont fui
devant une cinquantaine de jeunes, leur permettant de récupérer une Kalachnikov, embarquée par ces mêmes policiers (source).
Le tout sans que cela ne semble émouvoir grand monde, pouvoir politique local et régional en tête...Les commentaires des principaux articles incitent au racisme ! Comment redonner du crédit à la
communauté marocaine de Bruxelles, face à ces bandes urbaine ?

Les
faits
Un premier incident est survenu peu avant 19h00 à la rue de Ribaucourt lors d'une tentative de contrôle d'un mineur.
Ce dernier a essayé de prendre la fuite puis a frappé un inspecteur au visage. Le policier a fait usage d'un spray lacrymogène. Le mineur a été emmené au commissariat, où s'est également rendue
sa famille.
De nouveaux incidents ont éclaté dans le commissariat, situé rue du Facteur, puis dans les rues aux alentours. Des policiers ont été pris à partie. Une soixantaine de personnes ont semé le
trouble en jetant des projectiles. Trois policiers ont été blessés. Un véhicule de police a été endommagé à la suite du jet de pierres par quelques loosers en rage. La police locale a appelé des
renforts des zones environnantes et fait venir deux autopompes ainsi qu'un hélicoptère de la police fédérale.
Bonbonne de gaz
Des échauffourées ont éclaté plus tard dans la soirée, vers minuit, sur la place des Etangs Noirs, après une nouvelle intervention policière. Plusieurs jeunes ont jeté des pavés et des
projectiles. La police a appréhendé trois suspects qui se sont rebellés au cours de leur interpellation. Deux policiers ont été blessés et un véhicule de police a été endommagé.
Au total, selon la police, neuf policiers ont été blessés au cours de la nuit et dix véhicules de police endommagés.
Une bonbonne de gaz a été lâchée sur le dos d'un policier depuis le deuxième étage d'un immeuble. Le calme est revenu vers 02h00 du matin.
Le parquet de Bruxelles a indiqué vendredi qu'il accordait une attention particulière aux faits au cours desquels des personnes s'en prennent à des policiers. Si le parquet adopte une approche
plus sévère à l'égard de ces personnes, il n'est pas forcément suivi pour autant par le juge d'instruction, a précisé un porte-parole du parquet.
Plus de policiers fédéraux
En réaction aux récents incidents enregistrés ces dernières semaines dans des communes bruxelloises comme Anderlecht
et Forest, le syndicat de la police demande plus de soutien de la police fédérale.
Selon le représentant du syndicat de la police cité par la VRT, beaucoup d'agents ne veulent tout simplement plus patrouiller dans certains quartiers. (Belga).
Le sénateur Alain Destexhe (MR) a demandé vendredi la convocation d'urgence de la commission de l'Intérieur du
Sénat pour prendre au plus vite les mesures qui s'imposent afin de mettre un terme aux émeutes et échauffourées à Bruxelles.
Johan De
Becker, chef de corps de la police de Bruxelles-ouest déclare dans Het Laatste Nieuws, les émeutes de Molenbeek ont commencé voici un mois, quand
la police a fermé 15 asbl soupçonnées d'être impliquées dans un trafic de drogue. Il pense aussi que les jeunes qui, depuis plusieurs jours, provoquent les troubles à Molenbeek et dans
d'autres quartiers bruxellois ne procèdent pas à l'aveuglette, mais travaillent pour le compte de trafiquants de drogue et de voitures volées. Le trafic de drogues dures connaît une augmentation
particulièrement inquiétante à Bruxelles. Les trafiquants créent des zones si dangereuses que la police n'ose plus s'y aventurer, et où les jeunes les empêchent de travailler, explique un
inspecteur principal de Bruxelles-Ouest. Ils forment un cordon autour des trafiquants qui restent hors de portée. Les jeunes insultent et provoquent des agents, et restent impunis faute
d'intervention du parquet. Les agents subissent même des intimidations et il est arrivé qu'on les passe à tabac. Même les pompiers n'osent plus intervenir sans encadrement policier. (source Het
Laatste Nieuws /Oostkust ; samedi 19 septembre 2009 ; p.3). Il estime également que la justice doit sanctionner plus rapidement les jeunes fauteurs de troubles qui sévissent dans la zone de Police. Un temps trop important s’écoule entre le moment des faits et la
sanction prise, a-t-il déclaré dimanche 20/09/2009 dans l’émission Zevende Dag. Quand la décision judiciaire intervient des mois, voire des années plus tard, le jeune qui revient dans
son quartier a l’impression qu’il ne sera pas sanctionné.Il ne fera plus non plus le lien entre les faits commis et la peine qu’il subira ultérieurement.
"Ces faits graves et répétés ces dernières semaines ne peuvent rester sans réaction au risque de voir bientôt des
zones entières de la capitale incontrôlables par les forces de l'ordre. Il est absolument nécessaire que les policiers soient en mesure de maintenir la sécurité partout dans la capitale", a
commenté Alain Destexhe. (belga/7sur7)
Émeutes: Punition pour les habitants pas de fête sans voiture à Molenbeek ce
dimanche
A la joie du Mouvement réformateur qui a souvent protesté lorsqu'ils étaient dans l'opposition pour la liberté
des automobilistes de pouvoir aller chercher une tarte chez Wittamer, toutes les festivités et animations prévues à Molenbeek dans le cadre du dimanche sans voiture sont
finalement toutes supprimées: c’est la punition infligée aux habitants par les casseurs qui se sont distingués dans la nuit de jeudi à vendredi dans le centre de la commune. Philippe
Moureaux a indiqué que sa priorité comme bourgmestre était d'assurer la sécurité publique sur sa commune. L'annulation des festivités devrait permettre, d'une part, d'éviter des
rassemblements qui ne pourraient être contrôlés et, d'autre part, de maintenir une mobilisation des forces de l'ordre en cas d'éventuels nouveaux incidents. La ministre de l'Intérieur,
Annemie Turtelboom (Open Vld) a annoncé pour sa part que la police locale disposera du renfort policier nécessaire pour les prochains jours en cas de nouveaux débordements. 9 communes
organisaient leur 'village à la ville' en vue d'offrir aux riverains des zones de convivialité et d'activités en rapport avec la mobilité et le développement durable. A Molenbeek, le
comité du quartier Karreveld avait programmé une variété d'animations pour tous les âges mais le village à la ville a été supprimé.
Qu'en penser ?
Racisme anti-Blancs.
Le sujet est tabou dans les rangs de la gauche bien-pensante. C’est pourtant une réalité : le racisme anti-Blancs est en progression auprès d’une minorité de jeunes d’origine arabo-musulmane. Ce
n’est pas un hasard si les voitures et les habitations qui ont été vandalisées, dans le quartier Ribaucourt (à Molenbeek), appartenaient pour la plupart à des « visages pâles », pour reprendre
l’expression du président du Mouvement contre le racisme et l’antisémitisme (MRAX), Radouane Bouhlal. (…)
Idéologie victimaire.
C’est la grande erreur de la gauche angélique. Elle s’obstine à tenir un discours manichéen, déconnecté des réalités. Pour elle, les « immigrés » sont nécessairement des victimes et ceux qui
dénoncent les dérapages de certains d’entre eux, des « xénophobes ». (…) Lorsque d’autres petits caïds sont des skinheads sympathisants du Vlaams Belang, on peut les traiter de fachos. Ce « deux
poids, deux mesures » est évidemment aberrant. L’extrême droite musulmane ne doit pas être mieux traitée que l’extrême droite « belgo-belge ».
Zones de non-droit.
Les émeutes des derniers jours ont rappelé qu’il existe, à Bruxelles, des quartiers où les policiers ne s’aventurent plus ou alors que sur la pointe des pieds. Les cibles des racailles ne
sont pas seulement les « visages pâles », mais aussi les jeunes filles d’origine arabo-musulmane ne portant pas le voile, harcelées et abreuvées d’injures sexistes, déclare une habitante du
quartier. Et aujourd'hui, les jeunes n'en sortent pas ou très peu de leurs quartiers. Ils ne connaissent
pas les jeunes des autres quartiers. Et quand ils en sortent, quel choc, quel malaise s'empare d'eux? Comment dans ces conditions trouver un emploi, participer à la vie de la Région? Les jeunes
hommes, quand bien même ils auraient le diplôme adapté (ce qui n'est déjà pas le cas le plus fréquent) sont souvent considérés "inadaptés", peuvent avoir un langage, un comportement qui fait
peur. Comment dans ce contexte pouvoir s'identifier à la ville qu'ils habitent si ce n'est en valorisant ce qui fait leur attache au quartier, leur ressemblance à leurs pairs, leur identité
culturelle, leurs racines issues du pays de leurs parents dans lequel, ils ne se sentent pourtant pas non plus tellement plus à l'aise.
Agitation islamo-gauchiste
Une partie de la gauche refuse aussi de voir le travail de sape mené, dans certains quartiers immigrés, par de petits groupes islamo-gauchistes. A Bruxelles, ils sont hyperactifs. Ils poussent
les jeunes à se mobiliser et à se radicaliser.
Des gauchistes s'improvisent même historiens par l'enonciation de banalités
ou lieux communs ou autres âneries du style "partout dans le monde ce genre de quartier est confronté au problème des drogues"
Sur les forums sur Internet, des remarques visent surtout les arabes... Cela me fait rire. Les gens ont une
mémoire courte : les émeutes n'ont jamais été le monopole « des arabes ».
Il y a un siècle, Molenbeek avait déjà une « réputation » douteuse, émeutes comprises. On soulevait le
pont entre Molenbeek et le centre de Bruxelles quand ça chauffait, pour empêcher les débordements vers le centre ville. Le « Petit Château » le long du canal, était une caserne de la
gendarmerie située stratégiquement en face de ce quartier ouvrier chaud qu'on appelait le « Petit Manchester ». (Déjà il y a un siècle, on sentait le besoin de faire référence aux
quartiers encore plus réputés à l'étranger).
Qui étaient ces émeutiers ? C'étaient des immigrés, ça vous étonne ? Ils avaient une telle réputation
que le seul nom de leur communauté est devenu une insulte, même au-delà de la frontière belge. Et oui, c'étaient les « flamins », les petits paysans ruinés des Flandres qui cherchaient
fortune dans l'industrie de la capitale au début du siècle. Eux non plus n’étaient pas de bons amis des forces de l'ordre. Ceux qui passent sur le pont à Sainctelette peuvent voir la statue du
« Vaartkapoen » : un homme sortant des égouts fait tomber un agent de police. En France, on traduirait « Vaartkapoen » par « la canaille du canal ».
(Comac).
Un ex gauchiste témoigne
Il y a une vingtaine d’années, j’étais convaincu que les jeunes nouveaux Belges seraient rapidement assimilés.
Mais maintenant, à Bruxelles, a grandi une génération de « rebels without a cause », qui se sent toujours dépitée et lésée. Qui ne doit répondre de rien, c’est toujours la faute d’autrui: de
l’autorité, des Belges racistes. Et à l’intérieur de leur propre famille, les jeunes garçons maghrébins sont intouchables. Lorsque la police a arrêté un jeune à Molenbeek, le père a immédiatement
organisé une manifestation parce que son fils « ne volerait pas même une pomme ».
L’année passée, une étude de l’ULB a montré que les efforts déployés par les autorités dans les
quartiers à problèmes ont fait en sorte que les jeunes ne voient plus la nécessité de les quitter. Ainsi se crée un esprit de village dans une grande ville.
La fille d’amis marocains a un petit ami belge. Elle ne sort jamais avec lui dans ce quartier, parce qu’elle y est immédiatement apostrophée. Car pratiquement tous les jeunes allochtones ont beau
avoir la nationalité belge, ils ne s’identifient aucunement à ce pays. Bien au contraire: « Belge » est une injure…
Vous ne rencontrez pratiquement jamais de jeunes femmes seules dans le quartier. Et encore moins dans les tavernes: elles n’y sont même pas tolérées. Lorsqu’une collaboratrice de la commune y
commanda un café, on lui fit très vite comprendre qu’elle ne devait pas compter être servie. Lorsque j’entre à vélo dans le quartier Mérode, je sais que jusqu’au delà de la gare du Midi, je
n’apercevrai pas une seule femme à une terrasse de café. Et je ne parle même pas encore de la morale sexuelle hypocrite qui exige que les jeunes femmes allochtones restent vierges jusqu’à la nuit
nuptiale, alors que chacun sait que les hôpitaux bruxellois réparent l’hymen par une simple opération…(source)
Le silence des élus d’origine arabo-musulmane.
(…) A quand une Fadela Amara bruxelloise qui osera tenir un discours ferme face aux trublions-loosers? La vraie gauche ne peut être que sécuritaire, dans le bon sens du terme. (…) Cela implique
de réduire l’exclusion sociale et de lutter contre toutes les discriminations. Mais aussi de combattre les musulmans extrémistes qui radicalisent les jeunes en les dressant contre les valeurs
laïques et l’Occident en général.
(Source -
Émeutes à Molenbeek et Anderlecht - Les couacs de la gauche - Claude Demelenne, intellectuel de gauche,
rédacteur en chef du "Journal du mardi").
Des dessous politiques ?
Ce type d'émeutes, qui rappelle celles qui ont souvent lieu dans les « quartiers sensibles » de France, est fréquent à
Molenbeek. Et ce qui est remarquable, c’est la réaction de Philippe Moureaux, rapportée par le journal en ligne rtlinfo.be dans l’un de ses articles: « Je sentais venir les événements
depuis un certain temps. Beaucoup de quartiers bruxellois sont extrêmement nerveux depuis la fin août. Je n’ai pas d’explication précise, c’est juste un constat. ».
Un problème lié au trafics international de drogue dans la commune
?
Johan De Becker, chef de corps de la police de Bruxelles-ouest explique que dans Het Laatste Nieuws, les
émeutes de Molenbeek ont commencé voici un mois, quand la police a fermé 15 asbl soupçonnées d'être impliquées dans un trafic de drogue. Il pense aussi que les jeunes qui, depuis plusieurs
jours, provoquent les troubles à Molenbeek et dans d'autres quartiers bruxellois ne procèdent pas à l'aveuglette, mais travaillent pour le compte de trafiquants de drogue et de voitures volées.
Le trafic de drogues dures connaît une augmentation particulièrement inquiétante à Bruxelles. Les trafiquants créent des zones si dangereuses que la police n'ose plus s'y aventurer, et où les
jeunes les empêchent de travailler, explique un inspecteur principal de Bruxelles-Ouest. Je pense
qu'il faut examiner plus en approfondi cette hypothèse beaucoup plus loin que celle énoncées par la presse belge. Le problème pourrait être un problème au niveau international. En
effet, des deux côtés de la Méditerranée, les autorités politiques laissent presque impuni le trafic de cannabis. Molenbeek-Saint-Jean en est justement l'une des plaques tournantes. Beaucoup de marocains habitant la commune sont originaires du Rif, la région productrice de cannabis du Maroc. Au niveau
international la France et l'Union européenne ne veulent pas mener des actions musclée afin de pouvoir déstabiliser le régime politique marocain qui n'est pas islamiste.
200000 familles rifaines, soit un million de personnes, vivent de cette culture et du trafic lié à cette substance.
Si ces familles rifaines perdaient cette activité, elles constitueraient une vague d'immigrants sans précédent à destination de l'Europe. Au Maroc, le Rif a toujours été une région
marginalisée : on ferme les yeux sur le cannabis qui leur permet de vivre et de se tenir tranquilles. Et au passage, la corruption enrichit les intermédiaires locaux, parfois basés en
Belgique. Lire à ce propos :
Molenbeek: Plus de révolte islamique mais drogue et maffia à Little Morocco
Le 16 juin 2009, des enquêteurs de police ont démantelé une organisation qui employaient des personnes en
situation irrégulière en Belgique pour la vente de drogue sur la voie publique ou dans des appartements, principalement à Molenbeek et à Anderlecht. (source).
Certains groupements d'extrême gauche
Par ailleurs, "Certains groupements d'extrême gauche ont créé un terrain en
distribuant depuis des années des tracts faisant passer les services de police pour des bataillons de racistes. On a poussé à une certaine méfiance vis-à-vis de la police : se rebeller est devenu
culturel. Des jeunes nous expliquent que se rebeller est un signe d'appartenance sociale. Dans ces quartiers, ne pas se rebeller, c'est risquer de passer pour un indic. Des incidents sont
clairement liés à la délinquance et au contrôle de la vente du haschisch dans les quartiers. À Molenbeek, Ribaucourt qui était concerné par les incidents de jeudi soir en est l'exemple. On
vient de Paris vendre de la drogue à Ribaucourt. Il y a des Parisiens qui se perdent et nous demandent l'adresse de Ribaucourt." (Sources - Commissaire Deveaux:"Bruxelles n'est pas en guerre" (19/09/2009).
Après deux nuits d'incidents à Molenbeek, le ministre-président de la Région Bruxelles-Capitale, Charles
Picqué, affirme qu'"on ne peut pas laisser passer", ajoutant que "la meilleure manière d'éviter que cela dégénère est d'assurer une présence policière plus permanente
partout". "Quand on voit ces bandes qui se battent pour des territoires, on est face à des gens sourds à toute action de prévention. Ici, l'action policière est fondamentale", selon
lui il faut renforcer les sanctions pénales et élargir les mesures vis-à-vis des mineurs. "Il faut aussi s'interroger sur la responsabilité parentale", ajoute M. Picqué. Pour
prévenir l'embrasement, M. Picqué estime qu'"il faut assurer une présence policière permanente dans les quartiers. Pour cela, il faut disposer à côté de la police de proximité d'une réserve
d'intervention, fédérale ou régionale, qui puisse venir en appui de la police locale dont on connaît la surcharge de travail".
Le ministre-président estime qu'il faut aussi s'interroger sur "le
phénomène des solidarités négatives qui s'expriment quand les gens se portent à la rescousse d'auteurs de délits alors qu'ils ne sont pas directement mêlés aux faits". (source).
Violences urbaines, policiers et pompiers attaqués, habitants terrorisés : c’est une situation grave ! La gauche
tendra à minimiser sans doute les événements . A quand un examen de conscience ? Une partie de la gauche joue à l’autruche quand de telles scènes de guérilla urbaine se répètent dans les
quartiers chauds. Elle est d’autant plus mal à l’aise, dans le cas des jeunes d’origine arabo-musulmane. Aujourd’hui, Molenbeek-Saint-Jean devrait dormir
tranquille. Mais pour combien de temps?
La ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom, veut créer un lieu où seraient rassemblées des personnes en cas d'arrestation massive, a-t-elle indiqué en commission de
l'Intérieur de la Chambre, en réponse à des interpellations sur les émeutes à Molenbeek et Anderlecht.
La ministre a rappelé le déroulement des faits et la façon dont la police était intervenue lors des émeutes. Elle a aussi évoqué les mesures qui étaient à l'étude à la suite de ces incidents.
Parmi ces mesures, elle a cité l'aménagement d'un tel espace. Il serait utilisé en cas d'arrestation massive et aurait une capacité de 150 places. Il serait installé au Palais de justice,
a-t-elle expliqué, précisant toutefois que l'administration recherchait d'autres endroits qui pourraient faire l'affaire. (VAD).
"Le projet
de loi "Turtelboom", visant à permettre la fusion de zones de police sur base volontaire, ne me paraît pas déplacé." C'est en ces termes que s'est exprimé le ministre-président bruxellois, ce jeudi. Charles Picqué. D'après la
ministre de l'Intérieur, certaines zones de police, principalement en Flandre, voudraient fusionner pour rationnaliser leurs moyens et être plus efficaces sur le terrain. Annemie Turtelboom
estime qu'il faut donc leur donner la possibilité d'unir leurs forces, mais uniquement sur base volontaire.
Dans la capitale, les avis divergent sur la nécessité de fusionner deux (voire plus) des six zones de police actuelles. Le ministre-président, Charles Picqué, estime qu'on échappera pas à une
réflexion sur la réorganisation des polices locales bruxelloises. Il est donc ouvert à l'idée de la ministre; mais à condition d'en débattre avec les personnes concernées.
Dans les 19 communes de la capitale, ce projet semble séduire davantage les policiers que les élus locaux. Des élus qui ne veulent pas perdre la tutelle sur les polices locales. (Jean-Claude Hennuy)
La politique concierge ou autres
friponneries du Mouvement Réformateur ou l'art de parler pour ne rien dire
Le Mouvement Réformateur présents également dans la majorité communale et la gestion molenbeekoise,
est connu pour être aussi BCBG qu'inefficace, l'ex parti libéral se rend également de problème présent à Molenbeek et laisse parler un élu de Watermael Boitsfort à la place des élus municipaux
libéraux de Molenbeek-Saint-Jean. Une tactique du Mouvement Réformateur pour ne pas éclabousser les élus libéraux de Molenbeek Saint-Jean, restés muets sur la question. Ainsi le
député fédéral MR Xavier Baeselen (jamais entendu parler) a interpellé le mercredi 30
septembre, en Commission de l’Intérieur de la Chambre, la Ministre de l’Intérieur, Annemie Turtleboom, sur les émeutes survenues les 17 et 18 septembre 2009 à
Molenbeek. « Se rendant compte des effets désastreux de sa politique clientéliste et de son incapacité totale à gérer les graves problèmes de
délinquance qui ont lieu quotidiennement dans sa commune, le bourgmestre socialiste de Molenbeek a été contraint de faire appel aux forces de l’ordre fédérales. C’est un peu
comme quelqu’un qui laisserait traîner des brindilles, des allumettes et de l’essence pour ensuite demander aux pompiers de venir éteindre un incendie qu’il ne maîtrise plus. »
(source).
Bavardages médiatiques et
politique
Dans la foulée des violentes émeutes provoquées par de jeunes dans la commune bruxelloise de Molenbeek pendant le mois
de Ramadan, l'hebodamaire Le Vif L'Express a consacré un reportage au bourgmestre socialiste de la commune, Philippe Moureaux, (Enquête Moureaux,
Shérif de Molenbeek, drogué du pouvoir - Son islamo-municipalisme, 02/08).
Interrogé sur le droit de
vote des étrangers, M. Moureaux s'en est pris aux... Juifs :
"[...] Si j'ai pu faire voter la loi contre le racisme [N.B. l'antisémitisme ne figure pas dans l'intitulé de la loi], en 1981, c'est en raison de l'émoi provoqué par un attentat
contre des enfants juifs à Anvers [par des terroristes du Fatah, et pas par des racistes ou antisémites belges, comme on pourrait croire. A 20 ans, quand j'étais marxiste, je n'étais pas
un grand partisan du droit à la différence. J'ai évolué. Et ce qui m'a fait basculer, ce sont précisément les conversations que j'ai eues avec des représentants de la communauté juive. Cela
m'attriste, aujourd'hui, de les voir refuser ce droit à la différence pour les musulmans."

Réaction d'un animateur de rue à Molenbeek : C'est le Ramadan et nous sommes dans une période de
privation... donc ça crée de la nervosité chez certains jeunes..et ajouter à cela un peu d' la fumette!..

Liens
internet
Voici quelques photos de la commune
bruxelloise bien moins souriantes que celle présentées par Télé-Bruxelles!







Des bandes urbaines bien identifiées
Molenbeek-Saint- Jean abrite
principalement deux bandes :
-
La bande dite “RIBAUCOURT” se situe dans le quartier avoisinant la station de métro du même nom sur le
boulevard Léopold II. Cette bande composée d’une quinzaine de loosers est essentiellement active dans le domaine de la vente et de la consommation de stupéfiants.
-
La bande dite “ECOLE-PARVIS” Située rue de l’Ecole et au Parvis Saint-jean-Baptiste. Elle est
composée d’une quinzaine de jeunes également actifs dans le domaine de la vente et de la consommation de stupéfiants.
En dehors de ces deux bandes urbaines principales on note, ce qui est une caractéristique propre à Molenbeek, de
nombreux groupes de “jeunes loosers”, généralement inférieurs à 10 individus, qui évoluent d’un quartier à l’autre en insécurisant ceux-ci. On peut les localiser, rue Ransfort, Square des
Libérateurs, Avenue J.Dubrucq, dans les environs de la rue de Rotterdam, dans le quartier Maritime, aux environs de la rue Stijns, dans le parc des Muses, aux environs du snack de la rue des
Déménageurs, à la Station Osseghem, et aux environs des bâtiments de la Communauté Française situés au Boulevard Léopold II. Ces “jeunes” qui ne forment pas des bandes organisées au sens strict
créent un climat d’insécurité, commettent des dégradations, développent des attitudes anti-police et sont pour la plupart des jeunes en décrochage scolaire. Il faut noter également l’usage
de plus en plus fréquents de chiens dressés au combat qui accompagnent certains “jeunes”.
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