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influences de fusion musicales

Mercredi 28 octobre 2009

Le groupe Dissidenten s'est formé à Berlin, en Allemagne en 1981. Après la sortie de quelques titres, le groupe se délocalise en Inde où il enregistre l'album "Germanistan". De là, direction le Maroc où l'écrivain Paul Bowles les aide à rencontrer des musiciens, ce qui conduit à l'enregistrement de l'album "Sahara Electric" en 1985. Puis d'autres titres de world music suivent. En 1996 Die Dissidenten constitue son propre label, Exil Musik. En 2001, leur 20ème anniversaire est célébré par la sortie de "2001: A World Beat Odyssey", une collection de remixes.

 

Discographie

  • Germanistan (1982)
  • Sahara Elektrik (1985)
  • Life At The Pyramids (1986)
  • Out Of This World (1988)
  • Live In New York (1991)
  • The Jungle Book (1993)
  • Mixed Up Jungle (1996)
  • Instinctive Traveller (1997)
  • Live In Europe (1998)
  • 2001: A Worldbeat Odyssey (2001)
  • 2003: A New World Odyssey (2003)
  • Tanger Sessions (2008)
Par Last Night in Orient
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Vendredi 23 octobre 2009

Hassan El Hadi est un auteur-compositeur-interprète marocain. Il fait partie de ces musiciens du Maghreb qui jouissent d'une belle réputation au Canada.


En 1994, Hassan El Hadi a remporté le premier prix de joueur de Oud du Conservatoire de musique de Marrakech..


Adepte des fusions musicales et métissages, il s’inspire des musiques arabes et berbères pour créer une musique sans frontières, aux confins des cultures arabes, andalouses et berbère. Il est le fondateur et le porte-parole de sont groupe Hassan El Hadi et produisent ensemble un album intitulé "Salam Québec", en 2003 qui remporte un bon succès au niveau de la qualité musicale.

Il n'en reste pas là, car il présente le 14 octobre 2009, son second opus intitulé Maroc’n reel, dans lequel il métisse à nouveau les riches sonorité des musiques traditionnelles marocaines set musiques issues du folklore québécois avec Yves Lambert. Cette double découverte entre cette double identité culturelle ne pourra qu'apporter des choses inédites sur le plan musical. Rappelons que sa musique possède un soupçon très astucieux de jazz . « Un World jazz arabisant parmi le plus achevé au pays. » - Alain Brunet, La Presse.

 


Articles connexes

Par Last Night in Orient
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Samedi 29 août 2009

Voici un parfait métissage musical d'une chanson espagnole (flamenco) et indo-pakistanaise (qawwali) filmée au Festival des Musiques sacrées du Monde à Fès en 2005.

 


Les racines des deux chants trouvent leur origine au nord de l'Inde : c'est là que sont nés le soufisme et le qawwali, c'est de là que les gitans partis du Rajasthan ont transporté leur culture à travers le monde.

 

Une véritable fusion dans cette vidéo entre l'Andalou Miguel Poveda (en noir), le Pakistanais Faiz Ali Faiz et leurs musiciens.

 

 

Par Last Night in Orient
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Samedi 29 août 2009

L'arc musical, répandu dans toutes les régions de la planète, n'est-il pas un exemple concrêt des origines communes du monde, pour ne pas dire " métisses ", d'une organologie universelle? Bien entendu, l'histoire universelle de la musique ne peut s'écrire que par une étude des instruments de musique ou de leur représentation. Le chant en est totalement absent jusqu'à l'apparition très tardive de l'écriture musicale, puis des techniques d'enregistrement, qui ne devinrent vraiment opérationnelles que dans les années 1880. Plus près de nous, il est facile de démontrer que la circulation des instruments demeure la face cachée du métissage musical : la plupart des Irlandais ignorent que le bouzouki, qui figure dans leurs orchestres traditionnels, est un instrument grec. De même que la guitare est un instrument de musique typiquement africain, depuis qu'elle a été importée par les Portugais, au plus tard au début du XVIIème siècle...


Du XVIIIe siècle à nos jours, les musiques du monde ont souvent été un facteur de régénération stylistique. Les détours de la musique occidentale qui, sous la plume de Rameau, Joseph Haydn, Mozart, Liszt, Bizet, Félicien David, Saint-Saëns, Stravinski, Bartok, Debussy, Messiaen, Stockhausen, Ligeti, Scelsi…, a puisé au cœur de musiques folkloriques, populaires ou savantes, européennes, africaines ou orientales, des caractéristiques extérieures à son langage propre dans le but de colorer son style d’un parfum d’exotisme ou, dans un véritable esprit de ressourcement, de se forger une nouvelle esthétique, voire d’atteindre, dans une ambition transculturelle, au complet métissage.

Un courant important de la création artistique contemporaine, tant savante que populaire, est fondé sur les rencontres et les emprunts interculturels. Le phénomène n’est cependant pas nouveau : réalité tant physique que sociale et culturelle, le métissage adopte en musique des formes extrêmement variées. Quelles en sont les modalités ? Comment le métissage s’opère-t-il dans tel ou tel contexte ? En quoi se différencie-t-il des cas de "fusion" et d’hybridation liées à la world music moderne ? En définitive, toute musique ne témoigne-t-elle pas, à un degré ou à un autre, de processus de métissage ?

 

Maîtres de chapelle, métissage musical et catholicisme dans les Andes du sud.

La connaissance musicale des maîtres de chapelle à Cusco, apprise « à l’oreille » pour la plupart d’entre eux, est composée par des chants liturgiques et par un répertoire de mélodies profanes traditionnelles dont la structure musicale et son interprétation sont comparables à celles du répertoire religieux traditionnel. En plus de participer activement à la vie musicale des paroisses lors de la célébration des liturgies, les maîtres de chapelle ont contribué à la diffusion du chant ecclésiastique en général et en particulier à la construction du répertoire populaire de musique religieuse andine basée sur des mélodies indigènes. Le rôle des maîtres de chapelle ne peut donc être apprécié qu’en le situant dans un même mouvement au cœur et de la pratique liturgique populaire et de la musique traditionnelle profane. Ainsi les caractéristiques de la musique associée à l’activité des maîtres de chapelle montrent combien elles ont été aussi influencées par le contexte des interactions sociales qui ont eu lieu dans le champ même de la musique.http://nuevomundo.revues.org/index1799.html Enrique Pilco Paz, « Maîtres de chapelle, métissage musical et catholicisme dans les Andes du sud. », Nuevo Mundo Mundos Nuevos, Debates, 2006, [En línea], Puesto en línea el 03 février 2006. URL : http://nuevomundo.revues.org/index1799.html. Consultado el 19 août 2009.)

Des premières formes musicales afro-américaines aux styles modernes

Qui pouvait soupçonner durant la Renaissance que le langage musical européen se métisserait un jour à des rythmes africains? Leurs différents passés devenus inextricables confondent les historiens qui ne relatent que des bribes de leur hybridation. Au XVIe siècle, Luther, un moine révolutionnaire, opère une transformation cultuelle en introduisant des mélodies populaires dans sa nouvelle Église qui sera qualifiée plus tard de protestante. Le diable n'avait pas le droit de garder pour lui tout seul la musique qu'aimait le peuple, affirmait-il. Déjà héritier d'éléments syntaxiques appartenant à l'espace musical médiéval grégorien, le choral luthérien poursuit son cheminement, intégrant les genres musicaux populaires dans un esprit universaliste, en raison de la Réforme. Or, on peut dégager l'idée qu'une nouvelle conception du monde émerge après une crise religieuse (où l'ancien paradigme n'arrive plus à interpréter le monde), cédant ainsi la place à une interprétation renouvelée, plus humaniste du culte et de sa pratique musicale. On sait que la réforme contestait d'une part la pratique des indulgences, qui ne relevait pas d'une doctrine biblique, et d'autre part le contrôle du Livre Saint par l'élite ecclésiastique. Dans une conception du monde qui s'oppose à ces pratiques, Luther redonne la Bible au peuple qui est invité à participer davantage à la vie religieuse. C'est dans cet esprit que le chant sacré, exécuté traditionnellement par des spécialistes, deviendra la voix unifiée du peuple qui est appelé à s'adresser lui-même à Dieu à l'aide de ses propres chants. C'est ainsi qu'au sein de la crise religieuse s'est opéré un métissage entre la musique du peuple et la musique cultuelle, métissage qui constitue un microcosme de l'idéal luthérien. Poursuivons l'histoire. Très loin de là, des sauvages au teint foncé, vivant comme des singes aux yeux de l'Europe civilisée, se livrent à des rituels primitifs et barbares. Leur musique apparaît alors comme une forme de transe des plus étrange, voire inhumaine. Une centaine d'années après la Réforme luthérienne, on amène de force des Noirs en Virginie afin de profiter du fruit de leur labeur. Au début du XIXe siècle, la nouvelle théorie de Darwin sur l'évolution des espèces sert à justifier les abus des maîtres planteurs qui exploitent les Noirs sans vergogne (Côté 1992 : 21). Presque à la même époque, soit en 1784, John Westley incarne en Amérique l'Église luthérienne. Tout comme pour l'Église du célèbre moine d'Eisleben, l'accueil du pauvre et du profane demeure un aspect fondamental du culte westleyen. À la suite de nombreuses campagnes d'évangélisation, on voit les Noirs se convertir en masse à la religion de Westley, la considérant comme une véritable planche de salut, autant matérielle que spirituelle, vu leur grande pauvreté. C'est alors que les shouts et les work-songs, formes d'expression musicale de souche africaine, pénètrent, en Amérique, le territoire ecclésiastique d'origine européenne. En effet, pourquoi laisser toute cette énergique musique entre les mains du diable, devait se dire Westley à son tour. Ainsi s'opèrera alors un métissage invraisemblable : le cantique occidental vient se fusionner à la kyné-musique du peuple noir. Les spirituals ne sont ni complètement américains, ni complètement africains. Ils se situent dans un inter-espace où s'est combinée la musique de deux traditions culturelles. Sous ce nouveau langage se cache aussi un microcosme d'une nouvelle interprétation du monde. En effet, rejetant la conception du monde qui place le Noir au rang d'un animal pour la remplacer par une conception universaliste qui maintenant l'intègre, l'Église westleyenne permet un métissage culturel qui ne fait certes pas l'affaire des Sudistes qui défendent l'autre paradigme. Cette formidable rencontre a donc été un préalable à l'éclatement des codes et des conventions de la musique religieuse américaine; cette dernière témoigne désormais de la réunion des Noirs et des Blancs. Ainsi, au sein d'une crise idéologique significative pour l'Amérique contemporaine, un nouveau langage musical (dont la syntaxe hybride mélange l'harmonie européenne aux riffs africains) reproduit l'interprétation westleyenne du monde. Mais le blues n'est pas encore né; il lui manque un élément pour cela. C'est au sein des minstrels shows, le pendant américain du vaudeville européen, que la musique des Noirs américains et le folklore britannique se fusionneront. En effet, à ce moment, les Blancs s'intéressent de plus en plus aux qualités musicales des Noirs et, afin de leur rendre hommage sans trop se compromettre, les premiers minstrels se noircissent le visage et imitent les prouesses des musiciens noirs afin de divertir le public blanc américain. C'est tout simple: des Blancs se déguisent en Noirs pour divertir un public de Blancs avec des musiques «noires et blanches» popularisées par des Noirs! Et vers 1855, les minstrels sans maquillage voient le jour et, au sein de leur répertoire hétérogène, le blues se définit progressivement. De façon générale, ces hommes avaient absorbé les formes de musique européenne qui passaient à leur portée: des hymnes westleyens, des airs de violon écossais et irlandais et des ballades country de toutes sortes, transformées et remodelées par leurs propres traditions africaines.(Springer 1985 : 47). Encore une fois les codes se déconstruisent puis se reconstruisent au sein d'un changement dans le tissu social. Sortis de l'église, les spirituals se transforment en blues. Le tortueux cheminement de ce genre musical est pourtant bien loin de se terminer là. En effet, jusqu'aux années cinquante, des race records au rhythm and blues, le genre consacré par les Noirs se travestit à nouveau; c'est au tour d'Elvis «The Pelvis» de poursuivre l'étonnante mutation. Mais cette fois-ci, ce n'est pas le visage qu'on noircit, comme l'ont fait les minstrels, mais l'âme, et cela au grand déplaisir de la droite américaine. C'est la naissance d'un mouvement où les nouvelles générations ne cesseront de s'affirmer par la voix grondante du rock and roll, la version électrifiée du blues rural. Avec la génération dite du babyboom, cette musique devient un symbole de contestation. La jeunesse méprise en effet les valeurs rattachées au système capitaliste qui avait exploité le peuple associé à cette musique. Porteuse d'une nouvelle pensée, cette génération s'oppose donc à l'establishment en se marginalisant musicalement. Servant la remise en question des valeurs des générations précédentes, le rock est le symbole privilégié du discours contestataire. Il est le véhicule de cette folle exploration qui part dans toutes les directions, en autant qu'elles se distinguent de l'idéologie dominante, cette dernière représentant pour les jeunes un vieux paradigme à remplacer. C'est aussi le début d'une diversité d'expériences musicales où le rock sera servi à toutes les sauces (jazz rock, rock symphonique, rock progressif, pop rock, hard rock, heavy metal,...). Aujourd'hui, rhythm and blues continue sa route, multipliant ses dérivés à travers les différentes praxis sociales, entre autres par la voie de la commercialisation systématique. C'est toutefois au sein de crises sociales qu'il s'anime et renouvelle ses airs en se métissant. Son hybridité chronique démontre la nécessité d'observer les points de croisement qui sont des lieux privilégiés de l'émergence de nouveaux langages. Sources : Processus de création et musique populaire, Gérald Côté


Le métissage dans le jazz

Première musique authentiquement métisse qui engendrera le Jazz, le Ragtime a transcendé le discours musical pour exprimer différents messages idéologiques qui se sont portés jusque dans de nombreux domaines extra-musicaux, laissant une empreinte durable sur son époque. Certains styles particuliers de musique ont de la même manière engendrés des cultures parallèles spécifiques, développant des philosophies contrastées. Ainsi, bien avant le Jazz, le Ragtime fut le produit d'un certain type de société gravitant autour d'environnement différents (ceux des saloons et des maisons closes, ou ceux d'hôtels de luxe et prestigieuses salles de bals) organisée avec des règles et des codes, et qui perdurera jusque la fin des années 1910.

Dans les années 1980, le jazz connaît un net recul de popularité. Pour certains, il s'essouffle, pour d'autres, il est mort. Trois voies principales s'offrent alors aux jazzmen : le retour aux sources, le métissage musical et le postmodernisme alimenté par les musiques technologiques.La création des musiciens de jazz a toujours été tributaire des conditions socio-économiques et, par conséquent, soumise aux lois du marché. Un des phénomènes les plus étranges et fascinants de toute l'histoire de la musique est sans conteste le Ragtime.

Jasser Haj Youssef

Prépare une Thèse de Doctorat à l’Université de Paris 8 autour du Métissage entre la musique arabe et le jazz.

 

Musique et métissage aux Caraïbes et en Amérique Latine

Le continent américain présente une immense variété de cultures issues, non seulement d'ethnies différentes (indiennes, africaines, néo-européennes et néo-asiatiques), mais aussi de circonstances ethno-historiques particulières, liées aux mouvements migratoires inter- et transcontinentaux du début de la colonisation du XVIe siècle. Cette diversité s'exprime dans les traditions musicales indo-américaines, euro-américaines et afro-américaines aussi bien en Amérique du Nord, en Amérique centrale et aux Antilles qu'en Amérique du Sud. Les formes acculturées de ces traditions constituent de nos jours le véritable univers des musiques des Amériques dont les caractères essentiels demeurent métissés. Cette hybridation prend une forme et un style tout particuliers selon l'aire culturelle ou les groupes sociaux que l'on considère. Ainsi, la musique métissée des Andes péruviennes ou équatoriennes conserve beaucoup plus de son héritage indien que celle du Mexique. D'autre part, les villageois des Appalaches aux États-Unis entretiennent un ancien répertoire de chants traditionnels, comme les ballades des îles Britanniques, qui a disparu en Grande-Bretagne, mais dont les modes d'exécution se rapportent surtout à la tradition locale.


Dans l'ensemble, les genres musicaux de la région des Caraïbes sont issus de métissages de cultures mêlant des sonorités, des rythmes et des instruments d’origine africaine à des mélodies et traditions musicales proprement occidentales. Cette synthèse trouve sa source historique dans la colonisation européenne et le développement de l’esclavage africain, et n’a, depuis, cessé de s’enrichir. On qualifie parfois ces styles musicaux de « créoles », c’est-à-dire associant des éléments d’origine africaine et des emprunts occidentaux pour créer des rythmes et des mélodies tout à fait nouveaux, propres aux Antilles. L’influence de l'Afrique, qui constitue un dénominateur stylistique commun à la plupart des musiques caraïbes, se manifeste par des syncopes très marquées (rythmes accentuant les temps faibles et prolongeant les temps forts), des jeux de voix se répondant et des ostinatos (répétition continuelle d’une même phrase musicale) souvent basés sur des accords simples. L’histoire de la musique caraïbe débute avec les Amérindiens qui peuplaient les îles avant l’arrivée des Européens. Des chroniques espagnoles décrivent certaines des pratiques musicales des peuples indigènes, en particulier une cérémonie appelée areito, au cours de laquelle les participants chantent et dansent en cercle autour d’un ensemble de musiciens utilisant des tambours (fabriqués à partir de rondins évidés), des crécelles et diverses percussions. Au xviie siècle, la plupart des Indiens des Caraïbes sont décimés par les maladies européennes et les mauvais traitements dus à l’esclavage, emportant avec eux leur musique et leur culture.

Par la suite, la musique caraïbe subit le métissage des cultures entre esclaves africains et colons européens. Les historiens s’accordent généralement à faire une distinction entre, d’une part, les « colonies d’immigration », telles que Cuba et Porto Rico, et, d’autre part, les « colonies de plantations », telles que les Antilles britanniques. Les premières attirent des Européens en grand nombre et voient l’éclosion de cultures musicales créoles très vivantes, sachant en général préserver la vitalité des pratiques musicales néo-africaines. Au xixe siècle, la bourgeoisie locale de ces colonies entretient des cultures musicales créoles à tendance nationaliste comprenant, entre autres, la habanera et le danzón. Dans les colonies de plantations britanniques, en revanche, la répression culturelle ayant été plus sévère et la traite des Noirs ayant pris fin plus tôt, les traditions néo-africaines y déclinent peu à peu, tandis que la musique bourgeoise créole ne parvient plus à évoluer en raison du faible nombre de colons européens.

La culture caraïbe se manifeste par la présence d'instruments spécifiques (percussions, maracas, notamment). L'Europe est représentée par les danses importées, telles que la polka, la mazurka, le boston ou le quadrille. Enfin, la musique caraïbe fait référence aux chœurs africains dans le dialogue constant entre le soliste, qui raconte des anecdotes en chantant, et la foule des spectateurs, qui reprend le refrain.

Au XVIIIè siècle, les colons interdisent à leurs esclaves l'usage des tambours, qui pouvaient servir à la transmission de messages, notamment en cas d'évasion. Les Noirs les remplacent par des calebasses et des boîtes, qui sont à l'origine des percussions antillaises (gros ka, tibois et cha-cha) et des orchestres de bidons métalliques, les steel-bands de Trinité et Tobago.

Le mélange des ethnies dans les plantations puis l'urbanisation du XIXè siècle favorisent un grand dynamisme culturel. Cette évolution aboutit à la naissance de danses propres à chaque île - biguine (Antilles françaises), merengue (Saint-Domingue), cadence (Haïti), calypso (Trinité et Tobago), ska puis reggae (Jamaïque), salsa (Porto-Rico) - qui se caractérisent toutes par le dialogue entre le soliste et les choeurs, l'importance des percussions et des battements de mains, et la prédominance du rythme sur la mélodie.

Si les années 1930-1950 font découvrir la musique antillaise traditionnelle à l'Europe (le chanteur Stellio faint ainsi connaître la biguine lors de l'exposition universelle de 1931), la musique de variété moderne apparaît au début des années 1960, lorsque les instruments électriques sont introduits dans les orchestres.

C'est également à ce moment que les chœurs antillais commencent à revenir à l'usage du créole. Les influences extérieures, reçues par la radio, aboutissent à une certaine internationalisation de la musique pop antillaise au cours des années 1970. Parmi plusieurs genres, le reggae, dans les années 1980, s'exporte vers l'Europe et l'Afrique. Des interprètes occidentaux se le sont appropriés et le mélangent à d'autres rythmes (UB40, Eric Clapton, Serge Gainsbourg, Police...).

Musiques d'Amérique latine

Musique brésilienne

Le métissage musical a pris un nouvel essor à partir de la fin du XXe siècle. La multiplication des médias et la plus grande accessibilité des moyens de transport ont « délocalisé » les artistes. Un Nordestin faisant carrière à São Paulo ou un carioca s'installant à Salvador de Bahia pour se ressourcer, ce n'est pas nouveau, mais c'est devenu excessivement banal. De plus, les artistes n'ont plus aucun effort à fournir pour s'inspirer des styles en vogue à l'autre bout de la planète. Doté de moyens humains et économiques conséquents, le monde de la musique brésilienne est d'une vigueur telle qu'il peut en remontrer à n'importe qui ! On ne s'en est peut-être pas encore vraiment rendu compte, mais le Brésil est devenu une superpuissance, du moins en termes musicaux.

Le tropicalisme

Le tropicalisme vint en réaction contre le rythme trop sage de la bossa nova et des sambas engagées des années 60. Le tropicalisme explosa sur scène en 1967. Il est à la fois un courant musical, une contestation politique et un mouvement de réflexion sur la musique brésilienne dans son rapport avec les autres cultures musicales. Artistiquement, les représentants du tropicalisme s’inscrivent dans la lignée du modernisme « anthropophage » de Oswald de Andrade. En effet, ils s’approprient des styles musicaux extérieurs au Brésil, qu’ils assimilent et ré-interprètent avec les apports de la musique traditionnelle brésilienne. Forró, samba, bossa-nova et rythmes du Nordeste se mélangent ainsi avec le reggae, la pop et le rock anglo-saxons des Beatles et des Rolling Stones. Ils préfigurent aussi les mélanges qui vont s'opérer dans les décennies suivantes.


La musique soul

Le Fado

Patchanka

Patchanka, l'album culte de la Mano Negra, un groupe de rock alternatif français formé en 1987 autour de son leader Manu Chao est un exemple parmi tant d'autres car il se revendique comme un métissage engagé et festif d’influences musicales variées (en particulier hispaniques) : rock, chanson française, salsa, flamenco, raï, reggae, ska et rap mélangés forgent un son neuf et entraînant. Ce métissage se retrouve dans les textes, chantés indifféremment en français, en anglais et en espagnol. Il connait un assez beau succès, notamment avec le titre "Mala vida".

Mazagan

Mazagan est un groupe de jeunes musiciens marocains de Haiha Music créé pendant l'été 1998, entre trois amis, originaires d'El Jadida. Leurs textes traversent les différents états d’âme et propose des sujets variés d’ordre social, sentimental, les rythmes, allient tantôt des tempos occidentaux et tantôt orientaux, (Reggae, ragga, chaâbi, rock, alaoui, jazz, funk, Zouk, rap...) qui donne une dimension métissée à la musique de fusion, propre au style de cet ensemble musical. Reformé en 2005, les musiciens multiplient leurs représentations et concerts au Maroc et à l'étranger au grand plaisir des festivaliers gagnant ainsi leurs réputation internationale.

L' Enfance Rouge, métissage entre le rock et la musique orientale

Mohamed Ali Triki

Hors des canons occidentaux, elle est pratiquée dans la musique arabe et orientale. C'est en cela que nomadisme et métissage sont liés....


Contributions

“On s’est fait piéger par le musicalement correct français”. Catherine Ringer et Fred Chichin

Fred Chichin : On a surtout retrouvé un état d’esprit. Tout au long des années 90, on a été un peu largués. C’était l’époque du grand métissage, et on a commencé à mélanger un peu tout. Ça n’a rien donné. Ce n’est pas parce qu’on met un bassiste de funk, une guitare acoustique et un batteur chinois que c’est forcément plus intéressant. On y a juste perdu la pêche qu’on avait aux débuts des années 80. On s’est fait piéger par le musicalement correct français.

Voir aussi : http://www.sudouest.com/landes/actualite/cote-landaise/article/678854/mil/4998773.html



Festival Musiques métisses

Depuis plus de 30 ans, le Festival de Musiques Métisses fait vivre Angoulême à l’heure des Caraïbes, de l’Afrique, de l’Amérique Latine, de l’Océan Indien...Une programmation audacieuse et volontairement novatrice permet de faire découvrir de nouveaux talents évoluant aux côtés de valeurs sûres. Le sérieux et l’importance de ce festival en ont fait un interlocuteur incontournable dans le développement des échanges interculturels et du dialogue nord/sud.


Membre fondateur du "European Forum of Worldwide musics festivals", le Festival de Musiques Métisses est devenu l’une des plaques tournantes de la musique du sud. Il se veut être un catalyseur qui donne à des artistes reconnus en occident, notamment grâce au festival, la possibilité de créer dans leur pays et de générer une dynamique locale.


Bernard Lavilliers veut marier musiques latines et orientales

Bibliographie

  • Musiques du Brésil. De la cantoria à la samba-reggae, de Gérard Béhague. Éditions Cité de la Musique /Actes Sud, collection Musiques du monde, 2001. Toutes les musiques traditionnelles et populaires du Brésil sont présentées par un ethnomusicologue. Un disque accompagne l'ouvrage.
  • Brasil : a música. Panorama des musiques populaires brésiliennes, de Jean-Paul Delfino. Éditions Parenthèses, collection Eupalinos, 1998. Journaliste, l'auteur raconte l'histoire des musiques brésiliennes en s'appuyant sur des entretiens qu'il a réalisés auprès de musiciens. Il cite de nombreuses paroles de chansons.
  • Pop tropicale et Révolution, de Caetano Veloso. Éditions Le Serpent à plumes, 2003.

Liens externes

Voir aussi

Par Last Night in Orient
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Lundi 10 août 2009

Las du Brésil où il ne se sent plus dépaysé, le chanteur Bernard Lavilliers souhaite opérer la jonction entre le tango et la musique orientale, a-t-il déclaré en marge du concert qu'il a donné lors des  Francofolies de Montréal.

 

Depuis 2006, l'évasion, c'est au pays du cèdre que le baroudeur aux allures de Corto Maltese la trouve.

 

 

"Musicalement ça m'intéresse: c'est comme une cocotte minute énorme. Il y a la frontière avec la Syrie et Israël, puis plus loin l'Iran, l'Irak, la bande de Gaza, la Jordanie... c'est très chaud ! Donc il souffle des vents de toute sorte là-bas..." , dit le musicien-voyageur, revenant justement d'un séjour au Liban.

 

"Et c'est quand même toujours intéressant d'être là où ça se passe, où il y a les pires tensions et, à la fois où, comme à Beyrouth, les gens ont tellement la sensation que c'est fragile, qu'ils vivent les trucs très différemment."

 

Au Liban, il a beaucoup exploré la musique orientale, notamment en travaillant avec le compositeur Khaled Mouzanar, qui s'est fait remarquer pour la bande originale du film "Caramel".

 

Et l'objectif de Lavilliers est désormais de réaliser la jonction entre tango et musique latine d'une part, et musique orientale d'autre part. 

 

 

 

 

 

En savoir plus

 

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. AFP - 2 août 2009

 

 

Par Last Night in Orient
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Mardi 28 juillet 2009

Le Fado - chanson des ports, chanson de Lisbonne, est étroitement liée à la mer et à la diaspora portugaise grâce à laquelle elle s'est enrichie de divers apports musicaux (musique européenne, arabe, africaine, brésilienne). Le Fado, pure émotion, vit de ce moment mystique qui se crée entre la poésie, le chant, l’accompagnement musical et le public, moment musical unique, mais universel qui transcende les barrières culturelles, générationnelles ou socio-culturelles. Le fado est l’expression musicale portugaise par excellence et son legs culturel le plus diffusé.

Le fado (du latin fatum, « destin ») est souvent comparé au flamenco espagnol, qui exprime également l’âme d’un peuple, l’odeur de sa terre. Ayant pour origine le lundum brésilien qui est un mélange de rythmique noire et de musique de cour portugaise, le fado a subi par la suite des influences maures et arabo-andalouses.

Au début de la dictature (1939-1968) instaurée par Salazar, le fado est tout d’abord censuré à cause de son expression trop libre, puis une fraction de partisans de Salazar a vu dans cette musique un moyen de soutenir la dictature en célébrant les thèmes de l’acceptation des volontés divines, l’écrasement de l’attente, le désespoir métaphysique ; un moyen d’inverser dans leur propre intérêt cette musique populaire qui symbolise un temps la dictature portugaise. Amalia Rodrigues est d’ailleurs accusée à cette époque de soutenir le pouvoir en place, mais Mahado Soarés, chef de file de l’école de Coimbra a pris sa défense et dit que le fado « a aussi préparé la révolution d’avril 1974 » (la révolution des Œillets). Le fado, chanson strophique d’origine urbaine à la force pathétique et douce, a survécu aux épreuves du « destin » et reste aujourd’hui encore bien présent dans l’âme des Portugais avec l’essor de nouvelles générations et l’éclosion de nouveaux talents comme Camane ou Jorge Fernando. Le fado reste intimement lié à l’histoire du Portugal contemporain. Les années 90 sont marquées par la redécouvertedu fado par toute une nouvelle génération de musiciens qui contribueront à sa renaissance et à sa reconnaissance sur le plan international. Des fadistas comme Camané, Cristina Branco, Mísia et récemment aussi Mariza comptent parmi les figures de proue de ce mouvement.
Fado português - Fado PortugaisAmalia Rodrigues
Letra José Régio
Traduction : Jean-Charles Rosa

"O Fado nasceu um dia, / Le Fado est né un jour
quando o vento mal bulia / Quand le vent bougeait à peine
e o céu o mar prolongava, / et le ciel prolongeait la mer
na amurada dum veleiro, / dans le rempart d'un voilier
no peito dum marinheiro / dans le coeur d'un marin
que, estando triste, cantava, / qui, étant triste, chantait
que, estando triste, cantava, / qui, étant triste, chantait
Ai, que lindeza tamanha, / Aï quelle grande beauté
meu chão, meu monte, meu vale, / mon sol, ma montagne, ma vallée
de folhas, flores, frutas de oiro, / de feuilles, fleurs, fruits d'or
vê se vês terras de Espanha, / Vois si tu vois les terres d'Espagne
areias de Portugal, / les sables du Portugal
olhar ceguinho de choro. / regard aveuglé de pleurs.
Na boca dum marinheiro / Dans la bouche d'un marin
do frágil barco veleiro, / du fragile voilier,
morrendo a canção magoada, / mourrant la chanson blessée
diz o pungir dos desejos / disent les désires qui commencent à poindre
do lábio a queimar de beijos / des lèvres brûlant les baisers
que beija o ar, e mais nada, / qui embrasse l'air, et plus rien
que beija o ar, e mais nada, / qui embrasse l'air, et plus rien
Mãe, adeus. Adeus, Maria. / Mère, adieu, Adieu, Maria
Guarda bem no teu sentido / Garde bien en toi
que aqui te faço uma jura: / Qu'ici je te te promet :
que ou te levo à sacristia, / De t'emmèner à la sacristie
ou foi Deus que foi servido / Ou c'est Dieu qui sera servi
dar-me no mar sepultura. / me donnant la mer pour sépulture.
Ora eis que embora outro dia, / Bien qu'un autre jour
quando o vento mal bulia / Quand le vent bougeait à peine
e o céu o mar prolongava, / et le ciel prolongeait la mer
à proa de outro veleiro / à la proue d'un autre voilier
velava outro marinheiro / veillait un autre marin
que, estando triste, cantava, / qui, étant triste, chantait
que, estando triste, cantava, / qui, étant triste, chantait 
Le fado, c’est se rendre compte que l’absolu ne fait pas partie de ce monde. Ce n’est qu’une caractéristique du désir humain, son fond fictif. Il tente d’exploiter au maximum cette ambiguïté dans une structure musicale où chaque point de repère est d’abord bien établi pour être ensuite directement relativisé : une ligne de base qui bat rigoureusement la mesure – dar chão – au moyen de la ‘viola’ (guitare acoustique) ou la main gauche du piano, et de la basse,un(e) fadista qui peut chanter contre ce rythme – contracantos, et une guitare portugaise qui se met librement entre chant et section rythmique (cithare anglaise à 12 cordes en forme de flamme datant du 18° siècle, aujourd’hui utilisée que dans le fado). Ainsi se construit un tissu subtil de mélodies qui s’entrelacent et se délient à nouveau, laissant libre cours à l’improvisation.


Le fado est un chant teinté de fatalisme, de nostalgie (saudade) très populaire depuis le milieu du xixe siècle. Sa mélodie comporte huit mesures, notées en 2/4, qui se décomposent en deux parties symétriques. Il est accompagné d’accords classiques de guitare, de rythme syncopé et d’un léger contre-chant de viola. Le fado inspire également la danse et son chant poétique exalte les mélopées douloureuses et rieuses. La sobriété de l’accompagnement instrumental impose aux chanteurs de se donner à corps perdu « jusqu’à ce que la voix fasse mal », selon Maria da Fé, l’une des principales interprètes du fado moderne.  « Le fado appartient à la famille des danses umbigada ( « nombril contre nombril » ) qui a donné naissance à la samba. Avec le fofa et le lundu, il serait l'une des nombreuses versions profanes des manifestations religieuses de terreiro apportée par les bantous du Congo, d'Angola et de Mozambique au Brésil, et nous le verrons bientôt, et au Portugal. Le lundu, dans un processus pour ainsi dire inverse à celui de la génèse du carnaval brésilien, aurait très vraisemblablement été dansé par les Noirs et regardé par les blancs au rythme de percussions africaines comme le batuque et l'agogo.  A côté ou plutôt en profonde interaction avec ces éléments afro-brésiliens, seraient intervenus des éléments chorégraphiques d'origine ibérique : en particulier le fandogo espagnol de Séville, qui appartient au genre du flamenco andalou et dont on peut estimer qu'il était connu au XVIII ème siècle à la fois au Portugal et en Amérique latine. Le fandango, dansé au rythme de la viola est notamment caractéridé par l'ondulation des bras en arc levés au dessus de la tête et les doigts écartés, ce qui est typique des danses méditerranéennes. 

Telles seraient les deux composantes majeures à partir desquelles on peut tenter d'expliquer la généalogie du fado. C'est en tous cas ce qui peut être repéré aussi loinqu'il soit possible de remonter dans le temps depuis le XVII ème siècle jusqu'aux années 1825. Pour mieux comprendre ce processus de métissage et étayer l'hypothèse de la rencontre au brésil du lundu bantou et du thème de la saudade portugaise , un autre élément doit être mentionné : le mot lundu a la même racine que calundu, cérémonie religieuse afro-brésilienne dans laquelle la dimension chorégraphique est importante ainsi que kilundu, divinité bantou secondaire responsable du destin individuel. »
Cf Laplantine F., De Rio de Janeiro à Lisbonne, du fado danse au fado chanté. La question des origines afro-brésiliennes du fado.
Bien écouter le Fado
Dans cet univers où les frontières de la scène s'effacent, on invite l'étranger à s'associer au rituel, en lui rappelant : « N'est pas fadista seulement celui qui chante, mais aussi celui qui sait écouter ». Mais les gens de fado - ceux qui côtoient le fado au quotidien - défendent l'unité inaltérable de leur chant, soudé par une appréhension particulière des choses de la vie : une « Étrange manière de vivre », qui se perpétue depuis l'apparition du fado, dans le second quart du XIXe siècle. Pour bien écouter, comprendre et sentir l’esprit du fado, deux conditions sont essentielles. La première est le silence absolu. La deuxième est la lumière. Il est important de tamiser la lumière au plus bas ou encore mieux, de n’utiliser que des chandelles sur les tables. Cela fera ressortir encore plus la musique de la « viola », de la « guitarra » et surtout, la voix des « fadistas ». Aussi, de cette façon, on gardera l’intimité de la soirée.
Fado (translated as destiny or fate) is a music genre which can be traced from the 1820s in Portugal, but probably with much earlier origins. In popular belief, fado is a form of music characterized by mournful tunes and lyrics, often about the sea or the life of the poor. However, in reality fado is simply a form of song which can be about anything, but must follow a certain structure.
The music is usually linked to the Portuguese word saudade (that has no match in English but it could be understood as nostalgia felt while missing something or someone important), a word describing a sentiment. The word "pine", sharing the same root as the Portuguese word "pena" (which has evolved to express the feeling of being sorry for someone) seems to describe the meaning of the word saudade only in very crude terms as a feeling of nostalgia, or longing, which is agreed by translators not to be an accurate description. Furthermore, because the word "pine" is actually a verb in English whilst saudade is simply a noun, any translation using these two words would be inaccurate.

Some enthusiasts claim that fado's origins are a mixture of African slave rhythms with the traditional music of Portuguese sailors and Arabic influence.

There are two main varieties of fado, namely those of the cities of Lisbon and Coimbra. The Lisbon style is the most popular, while Coimbra's is the more refined style. Modern fado is popular in Portugal, and has produced many renowned musicians. According to tradition, to applaud fado in Lisbon you clap your hands, while in Coimbra one coughs like if clearing one's throat.

Mainstream fado performances during the 20th century included only a singer, a Portuguese guitar player and a classical guitar player but more recent settings range from singer and string quartet to full orchestra.

Par Last Night in Orient
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Lundi 27 juillet 2009



"Si, si, je suis une sorte de croisement entre le gospel, cette manière noire américaine de chanter le Sauveur, et le rhythm'n'blues, ce fils bâtard du jazz et du blues, ce père détourné du rock." (source).


Style musical dérivé du jazz, du gospel, du blues et du rhythm and blues la Soul est apparue aux États-Unis dans les années 1950 et popularisé essentiellement par les Noirs américains dans un contexte politico-culturel marqué par la ségrégation. Le mot soul signifiant « âme » en anglais, la musique soul évoque, l'âme de tout un peuple se référant à la communauté afro-américaine - ses aspirations et revendications sociales et ses spécificités musicales, dont James Brown apparaissait comme le porte-parole le plus incisif - I'm Black and I'm Proud of It (« je suis Noir et fier de l'être ») - affirme-t-il notamment dans l'une de ses chansons. Cette musique puise ses racines dans le jazz et dans le gospel et les negro-spirituals pratiqués dans les églises du sud des États-Unis. L'élément fédérateur de cette catégorie, c'est la voix, l'émotion, une pincée de funk et surtout, de grandes doses de passion soul. Cette musique est directement issue du rhythm and blues et préfigure l'avènement d'un mouvement contestataire. Dès ses premières années la soul est une réaction de la jeunesse noire face à la communauté blanche, férue de jazz et de rock and roll et au puritanisme ambiant. Elle tente une fusion de l'âme et de la danse au moyen d'une base rythmique omniprésente et très soutenue et d'une basse et batterie, d'autres instruments de musique pouvant également assumer cette fonction. La thématique de l'amour déclinée sous les aspects les plus ouvertement impudiques, jugée scandaleuse par la frange la plus conservatrice de la société des Etats-Unis.


Un peu plus tard, le rap sample les standards des années 1960 et 70 contribuera à une nouvelle popularité du genre musical. Certains groupes iront plus loin et fusionneront soul et rap pour donner naissance au new jack swing, devenu R&B/Hip-Hop, puis enfin au nu soul dans la seconde partie des années 1990 (fusion d'instrumentations organiques mais typées hip-hop et de textes et vocalises toujours dans l'esprit soul). À la fin des années 1970 et au début des années 80, de nouveaux artistes rendront populaire le genre musical, à l'image de Michael Jackson avec Off the Wall, Barry White ou encore Luther Vandross.

 

 

Aujourd'hui, il existe une forme plus moderne de soul : la soul pop (ou pop soul). Les artistes soul pop ne sont pour l'instant pas très nombreux et se limitent à Duffy, Amy Winehouse et Christina Aguilera. Cette dernière avait sorti un premier album dans un style teen pop et bubblegum pop, un second assez soul pop avec des influences rock, R'n'B et hip-hop, et un troisième (son dernier en date) totalement soul pop des années 1940-50-60. Cependant, la chanteuse souhaite, pour son prochain album, s'éloigner de son style soul pop pour aller vers un style orienté davantage vers l'Electro-pop.


Aretha Franklin "The Lady of Soul"

Aretha Franklin (née le 25 mars 1942), fille du révérend Franklin, l'un des plus célèbres Pasteurs Baptistes des Etats-Unis commence à chanter en solo la Gospel Music à l'âge de douze ans en fréquentant Mahalia Jackson et Clara Ward. Elle enregistre de 56 à 60 ses premiers titres gospel pour Cheker, JVD et Chess, puis encouragée par Sam Cooke de 60 à 66 pour CBS. Aretha Franklin gagna le surnom de « The Lady of Soul », étant devenue par la même occasion une artiste internationalement reconnue en devenant un symbole de fierté pour la communauté noire de son pays. Franklin a dit de cette période, « quand je suis allé chez Atlantic Records, ils m'ont juste assise près du piano et les tubes ont commencé à naître. » Après des années 1970 en demi-teinte, elle quitte cette maison de disque pour Arista en 1980. Elle continue à avoir un grand succès durant cette décennie, surtout aux États-Unis mais on lui reproche des disques trop fabriqués selon des formules passe-partout. Ses deux disques réalisés par Luther Vandross en 1982 Jump to it et l'année suivante obtiennent un immense succès ainsi que son duo de 1986 avec George Michael Get it rightI knew you were waitin' for me.


 


Elle revient sur le devant de la scène en 1998 avec A rose is still a rose, un album hip-hop, grand succès lui aussi.



Voir aussi

Par Last Night in Orient
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Samedi 18 juillet 2009


Faiz Ali Faiz
(né en 1962 à Sharqqpur au Pakistan) fait partie de la huitième génération de musiciens qawwals de sa famille et perpétue cette tradition de chants mystiques qui véhicule le message pacifique de la poésie soufie. Les poèmes de la tradition qawwali parlent du vin, métaphore de la foi, leurs longs sanglots d'amour sont ceux de la passion divine. On retrouve ce genre musical la dévotion islamique soufi. Originaire de  l'Inde du XIVe siècle, son fondateur est censé être Amir Khusrau Dehlavi. En dépit de son jeune âge pour un qawwal, Faiz Ali rencontre un succès croissant auprès de ses auditeurs.

"L'étendue exceptionnelle de la voix du pakistanais Faiz Ali Faiz et son timbre particulièrement riche rappellent son illustre prédécesseur Nusrat Fateh Ali Khan, qui fit connaître au monde entier le qawwali, et dont Faiz Ali reprend les compositions, avec un talent incontesté."

En 1978, il fonde sa propre structure musicale ,"La nouvelle voix du Qawwali",.et sort son premier album  en 2002 et démontre à son public la volonté de suivre les traces du maître Nusrat Fateh Ali Khan. C'est dans cet esprit de fusion musicale qu'il participe à un projet associant les chanteurs de flamenco Miguel Poveda et Duquende, et le guitariste Chicuelo, pour présenter une création qui rappelle que le duende et le  flamenco puise ses racines dans les régions indo-pakistanaises.

En 2004, paraît "L'amour de toi me fait danser".

 

Il reçoit un grande aura lors de la rencontre entre la formation Qawali et le gospel de Craig Adams au Festival des Musiques Sacrées du monde à Fès en juin 2008.

 

Le Qawwali fait aujourd'hui un incessant voyage entre le sanctuaire et des situations plus séculières comme les fêtes privées de notables, la musique de film, ou les scènes internationales, et continue de fait à opérer des changements formels, il n'oublie jamais sa fonction : interroger le fond de son coeur pour y retrouver la joie d'aimer. (Martina CATELLA)


 

Flamenco is the music of the gypsies of Spain. The raw power of the cante jondo, wrenched as if from the very core of the earth, evokes great depths of emotion, echoing the hollow cry that comes from the innermost heart of man.
Flamenco music bears witness to a strength that carries both the listener and the artist well beyond the frontiers of all that is called art. It speaks to man of the depths of joy, solitude and sadness. Flamenco music has an intrinsic relationship with the Sacred via its ability to arouse emotions that transcend all rules and conventions.

The origin of Qawwali music on the Indian subcontinent stems from the foundation of Sufi brotherhoods which started to proliferate from the beginning of the 13th century.

It is said that Qawwali was created by Ameer Kushraw, a mystic, poet and musician of that period. The music is in the form of Samaa (spiritual songs) peculiar to the Indo-Muslim culture, although there is a substrata of Hindustani music in its melodies and rhythms. Qawwali songs are sung in the shrines of saints and spiritual masters of the Muslim world in India and Pakistan.

The Qawwals, (from the Arabic qaul meaning voice or call) are organized around a spiritual leader, himself connected by an uninterrupted chain of initiates (silsila) to the group of masters and to the founder of the order. They are often connected with the Chishitiya fraternity, named after its founder, Moinuddin Chishti, who lived in the 13th century.

Between these two musical styles, and between these two cultures, lies a bond of common emotion.

 


Par Last Night in Orient
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Vendredi 17 avril 2009

Hanine Y Son Cubano est un groupe musical formé en 1999 qui fusionne musique cubaine et musique arabe. C'est un projet de l'artiste visionnaire et producteur d'avant-garde libano-grec Michel Elefteriades (directeur du label Elef Records), qui un jour, assis dans un café-cantanté de la Havane, entouré de sons afro-cubains, se surpris à chantonner un classique de la musique arabe, « Ya habibi ta'ala » de la diva arabe Asmahane. L'idée lui vint alors instantanément de fusionner les genres musicaux cubains et arabes.


Michel Elefetriades mit deux ans à réaliser ce projet. Il sélectionna sept des meilleurs musiciens cubains, leur choisissant pour chanteur le légendaire Marcelino Linares, qui décéda en 2000, deux jours avant le premier concert de lancement du concept. Il auditionna ensuite une centaine de chanteuses avant de choisir Hanine Abou Chakra, jeune chanteuse libanaise de musique classique arabe qui terminait sa dernière année au conservatoire Le projet connu un succès fulgurant. La musique Arabo-Cubaine était née.


En 1999, à mi-chemin entre Beyrouth et Cuba, est né Hanine Y Son Cubano. Hanine est une jeune libanaise, Son Cubano est un groupe cubain qui possède déjà une certaine notoriété sur l'Ile. Le tout a donné une fusion arabo-cubaine qui marche très fort au moyen orient, et notamment en Egypte.

 

 


 

Discographie

  • Arabo cuban (2002)

Y figure des morceaux de Mohammed Abdel Wahab, Abdel Halim Hafez, Farid el Atrache, Fairouz et Asmahane ... Arabo Cuban a été numéro un au Liban pendant un an, et a rencontré un succès similaire au Moyen-Orient et d'autres pays méditerranéens.

  1. La llave - "Albi W Mouftahou"

  2. Afro blue/Zum Zum - "Ana Wel Azab We Hawak"

  3. Cuando - "Emta Ha Taaraf"

  4. El mambo de los recuerdos - "Aala Bali"

  5. El huerfanito - "Ya Habibi Ta'ala"

  6. El gallo - "El Helwa Dih"

  7. La flor - "Ya Zahratan Fi Khayali"

  8. El dia feliz - "Kan Agmal Yom"

  9. Descarga Arabo-cubana

  10. Pot-pourri

  11. El mambo de los recuerdos "Aala Bali" (remixed by Michel Eléftériadès)

  12. Presentations : Hanine, Marcelino Linares, Michel Elefteriades

  13. Bonus : phrase "Ya se me acabo el repertorio"

 


  • 10908 km (distance à vol d'oiseau de Beyrouth à La Havane)

  1. Baladi (salsa salsita)

  2. Zourouni (visita me)

  3. Lama aa tarik el ein (la fuente)

  4. Chaghalouni (ojos del alma)

  5. Zeh'ani (soledad)

  6. Bhebak w menak khaifi (no llores)

  7. Imlali (llena me la copa)

  8. Arabo-cuban improvisation

 

Liens externes

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Samedi 17 janvier 2009

Les Boukakes est un groupe de 7 membres qui font de la musique métissée depuis  9 ans,

 

Membres actuels
Bachir, né en Algérie est la voix du groupe ; puis viennent Thierry, le guitariste corse, Haki du kurdistan au clavier et accordéon, Bubulle, bassiste du nord, Imed, drabki tunisien, Pascal, batteur du sud et le rital de l'équipe Massimo.




Leur nom c'est un limonadier en mal de poésie qui leur a inspiré. Qu'à cela ne tienne, la bande prouvera que "boukake" n'a rien d'insultant, qu'il est même l'expression d'un métissage réussi.


Après quelques années à affûter ses arguments, de rues en bistrots, de petites salles en grandes scènes, le groupe s'est affirmé et a rencontré un large public à l'affiche de nombreux festivals Français et Européens, aux côtés de Manu Dibango, Cheb Mami, Taraf De Haïdouks, Cheikha Rimitti, Rachid Taha, Jean Louis Aubert, Bernard Lavilliers, Zebda, Gnawa Diffusion...




En 2001, ils enregistrent l'album Makach Mouch'kil.


C' est en 2004  que leur musique se fait remarquer : Les Boukakes sont finalistes des Découvertes du Printemps de Bourges 2004 ; ils sont également lauréats de Fair 2004.


Sans compter que la chaîne européenne ARTE a choisi de suivre leur parcours pour une série de documentaires consacrés aux coulisses du Printemps de Bourges. L'année ne pouvait que bien se fêter, avec la sortie de leur nouvel album Bledi (Mosaïc / Mimouna Prods).


Le disque regorge de savants mélanges entre raï, rock, pop, musique gnawa, électro, arabo-andalou, reggae... Et prouve que le mariage de l'Orient et de l'Occident est possible ; il peut même être heureux !


2005-2007 fut consacré au public, avec une tournée de 150 concerts à travers une vingtaine de pays. A noter les participations au Womex 2005, au Festival International de Jazz de Montréal, Paléo Festival, Sziget Festival, Amsterdam Roots, Sakifo Festival, Timitar, etc...


Les Boukakes ont été nominés, aux BBC Awards de Musiques du Monde 2007.



Ils ont publié  ''Marra'' (en collaboration avec Philippe Eidel et Franck Redilch).


Liens internet


http://www.myspace.com/lesboukakes

Le pari des Boukakes -Marra, l'auto-prod' de luxe


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