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Musiques algériennes

Dimanche 11 octobre 2009

Une dépêche vient de m'arriver dans le monde des stars du Raï ...Et elle vient d'Oran, on l'attendait donc c'est la bonne cette fois-ci !

 

 


 

Alors que les titres du  premier album de El Houari Sghir  de  "Paris-Oran"  retentissent toujours dans nos oreilles, le chanteur vient de lancer un deuxième album studio qui fera danser la jeunesse...Intitulé "Millénium", avec une belle pochette en prime, ces 8 titres feront danser toute la corniche d'Oran...Il lui a fallu  pratiquement une année pour réaliser ce nouveau projet discographique. Les fans du genre meddahate, du raï-gay (sa nouvelle appellation) seront ravi de découvrir un  tout nouveau visage des « medah » d'Algérie; celui que l'on aime surnommer, « la relève masculine des medahates ».


Millénium est le titre phare éponyme de cet album qui comporte 8 titres raï-medahatte Pour cet album, El Houari Sghir reste fidèle à sa maison de disque algérien Saint Crépain.

Les arrangement sont de CHOGARO, réputé dans le milieu du raï oranais. Notre raïman a  également travaillé avec le célèbre  parolier Sid Ahmed Tahari qui a également contribué avec des  artistes comme Kader Japoni, El Hindi, cheb Kadirou...

 

Finalement, pour les plus pressés, internet apparaît  la solution idéale pour télécharger l'album disponible en téléchargement légal le même jour que sa sortie officielle à Oran.


Ecoutez...

1- Millénium 05:45
2- Nezdom 05:43
3- Sedqa 05:52
4- Skant Galbi 06:33
5- L'avantage 05:11
6- La Haute Classe 05:08
7- Kayna Haja 05:24
8- Chiret (Bonus Live Oran) 05:00

Interview

1) Vous êtes le plus jeune des artistes de raï-medahates algériens. N’est ce pas difficile à votre âge (23 ans) de vous lancer dans un style aussi ancien ?

Je suis le plus jeune des artistes de ce style lancés sur le marché, c’est vrai, et j’en suis très fier. Vous savez… l’art du chant medahatte s’apprend très jeune et c’est en grandissant que l’on accède au titre de Cheikh. Mais étrangement, me concernant je ne cherche pas dans l’absolu à acquérir un tel titre. Ce qui m’intéresse moi, c’est de me démarquer et faire parler ma propre personnalité. A 23 ans, j’ai envie de montrer que l’on peut s’affirmer dans un style qui est certes ancien mais qui est loin d’être dépassé puisqu’il est largement écouté par les jeunes de ma génération.

2) Parlez nous de votre envie de chanter, votre carrière : comment a-t-elle débuté ?

J’ai toujours eu envie de pousser la chansonnette. Mes parents ont conservé plusieurs vidéos de moi où l’on me voit chanter très jeune. Pour l’anecdote… je me souviens d’une vidéo tournée à Alger chez un coiffeur lorsque j’avais 4 ans. Les clients m’avaient demandé de chanter « Abdelkader ya Boualem ». J’étais déjà demandé et applaudit du haut de mes 4 ans ! (rires). « Abdelkader ya Boualem » de Cheba Zohra était le titre phare à l’époque. C’est la première chanson que j’ai appris et c’est tout naturellement cette chanson qui m’a fait aimer la musique et qui m’a poussé à chanter. Quand à ma carrière, elle débute réellement en Janvier 2008 avec la sortie de Paris-Oran, mon premier album. Mais avant d’en arrivé là, depuis l’âge de mes 14 ans, j’ai multiplié les scènes, d’abord dans ma ville natale à Saint-Dizier où je faisais partie d’un collectif puis ensuite sur Paris à partir de mes 18 ans.

3) Parlons de votre nouvel album… Comment est venu ce projet d’un nouvel opus ?

A la suite de la sortie de mon premier album Paris-Oran et suite aux bonnes retombées en termes de ventes et de critiques, mon éditeur Fethi (Saint Crepain) et moi-même avons décidé de lancer un nouvel opus programmé pour l’automne 2009. Je me suis tout de suite mis au travail en parallèle avec les soirées et la promo du premier album.

4)Comment décrirez-vous ce nouveau projet musical ? S’inscrit-il dans la continuité du 1er ou bien est-ce quelque chose de nouveau ?

Pour moi, chaque projet de musique dans lequel je me lance est quelque chose de nouveau que je m’efforce de faire à chaque fois avec le cœur et tout le savoir artistique que j’ai appris. Je reste attaché au style qui m’a donné envie de chanter et dans lequel je me suis reconnu : le medahatte. Que ce soit pour le 1er comme pour le 2ème album. MILLENIUM est plus original dans le sens où j’ai beaucoup appris en un an, artistiquement parlant, et je me suis donc efforcé d’enregistrer tout ce nouveau savoir faire dans ce nouvel album.

5) Pendant la promo de votre 1er album (Paris-Oran), vous aviez affirmé que vos titres étaient aussi un moyen « se rattacher à ses racines et à sa vrai culture ». Est-ce encore le but recherché dans votre deuxième enregistrement ?

Bien sûr. Je pense que cela restera mon thème principal que de vouloir affirmer en chanson ce que je suis, c'est-à-dire, un jeune franco-algérien qui assume parfaitement sa bi culturalité. Le fait d’être à la fois Algérien et Français est une chance énorme, celle d’appartenir à deux grandes cultures qui se révèlent être d’incroyables sources d’inspirations pour mes chansons.

6) Millénium est le nom que vous avez donné à votre album. A quoi fait-il référence ?

Tout est parti d’une blague avec un très bon ami à moi qui m’appelle souvent au téléphone grâce à son forfait illimité. Je lui ai promis une chanson qui parlerait de ce nouveau phénomène qu’est la gratuité au téléphone. On en a rit et je l’ai fait.

7) Avez-vous une préférence quant à l’un des titres de Millénium ?

J’aime beaucoup Millénium et c’est pour ça que l’album porte le nom de la chanson. Sinon, j’ai une préférence pour des chansons comme « Skant galbi (Tu a habité mon cœur) », « L’avantage » également.

8) Quels sont vos autres projets musicaux pour la suite ?

Je travaille sur un projet de live. J’ai envie de profiter de ma tournée pour créer plusieurs enregistrements qui feront intervenir le public et que je sortirai en album avec ma maison de disque. Aussi, je collabore en ce moment avec plusieurs réalisateurs de film pour l’utilisation de mes musiques en B.O dans leurs productions cinématographiques. J’ai aussi un projet de chansons en français. Mais c’est encore qu’au stade de projet. Je me laisse le temps de la réflexion…


Par Last Night in Orient
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Mardi 22 septembre 2009

Rabah Driassa
(
رباح درياسا.) (né à Blida en 1934) est un grand chanteur algérien doté d'immenses qualités morales.  A l'origine c'est comme artiste peintre et miniaturiste qu'il se fait connaître.

Il s'intéressa à la chanson qu'en 1953 au cours d'une radiodiffusion à l'actuelle salle Ibn Khaldoun à Alger. Le succès sera immédiat pour le jeune homme qu'il était. Il fut reconnu à partir de l'indépendance de l'Algérie comme ambassadeur de la chanson algérienne. Il a participé à de nombreuses tournées en Europe. Son fils Abdou est également un chanteur connu en Algérie.
Par Last Night in Orient
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Samedi 19 septembre 2009



Mohamed Lamari (né à Alger, le 11 octobre 1940)  a marqué de son empreinte la musique algérienne des années 50, si riche en talents. Un timbre de voix savoureux et charmeur fait de lui un des chanteurs les plus originaux, un artiste de variété aussi prisé que les artistes occidentaux de son époque.  Mohamed Lamari  doit un bon nombre de titres à Mustapha Toumi qui ont établi sa renommée comme Africa, que Mohamed Lamari a chanté et aussi la chanson sentimentale, Ya N'Djoum

 


En 1955, il a enregistré son premier disque sur la marque Eldjamal ; les chansons de cet album étaient des chansons oranaises sur des paroles de cheikh Khaldi et composées par Boualem (accordéoniste de l'orchestre Blaoui).

En 1957, le label Teppaz, s'intéressa à lui, comme elle le fit pour les jeunes talents de son époque.

En 1958, il travaille avec le label discographique Dounia.

En 1969, habillé d'un élégant costume blanc et portant un nœud papillon, il avait interprété les chansons phares Bladna (notre pays), paroles écrites par le poète et parolier Mustapha Toumi (auteur de Seb'hane yaltif chantée par El Anka) et musique composée par Blaoui El Houari, Le Vietnam de Mustapha Toumi et composition signée Mohamed Lamari, Falestine (Palestine), écrite par Mustapha Toumi et musique de Tayssir Akla, Djazaïri (Algérien), paroles de Habib Hachelaf et musique de Haddad El Djilali et Rana h'na (Nous sommes là) dont la musique est composée par Lamari.

Par Last Night in Orient
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Vendredi 18 septembre 2009

Cheikh Hamada est le pseudonyme du regretté El Hadj Mohamed Gouaïch, né en 1889 à Blad Touhahria, près de Mostaganem. Il fit des études d'arabe et de français jusqu'à la fin du cycle primaire à Tidjit. Aimant la musique dès son plus jeune âge, il apprenait toutes les qasidas qu'il entendait et se constitua ainsi un très large répertoire. Il se lança dans la carrière artistique en étant découvert par les sociétés phongraphiques qui enregistrèrent une bonne partie de son répertoire dans lequel on peut encore entendre une beauté et une clarté dans la diction. Il pouvait chanter aussi bien le répertoire arabo-andalous, celui du chaâbi. Il était très lié avec le cheikh Larbi Ben Sari qui le recevait à Tlemcen.

Il est cité comme l'un des fondateurs du mouvement de musique raï. Mais il serait simpliste de penser cela. Il faudrait remonter à l'histoire des tribus zénètes, berbères et juives qui peuplèrent l’Algérie bien avant la conquête des Turcs et la colonisation française et le décret Crémieux, ensuite.


En fait, Cheikh Hamada est le chantre éternel du chant bédouin. Il a fait partie du bouillonnement musical de l'entre-deux-guerres (puisque le sort de l'Algérie était lié à celui de la France qui se remettait à peine de la Première Guerre mondiale. Ce poète hors pair a enclenché la citadinisation du Bédouin traditionnel. Phénomène majeur dans la musique maghrébine.

 

 

Il aura eu de son vivant révolutionné à lui seul la tradition musicale dans le genre bédouin et ce, en réussissant de façon magistrale à brosser la poésie citadine entre hadri, hawzi et aroubi.

Dans ses compositions, la gasba sera remaniée et à laquelle il lui apportera une touche propre à la région du Dahra, influençant ainsi le répertoire chaâbi qui entre sous sa férule, dans le mode bédoui.


Ami intime de Hadj M’hamed El Anka, autre artiste algérien de référence, ils avaient pour habitude, lors de dîners philosophiques avec les poètes, les musiciens comme Hadj Lazoughli, Hachemi Bensmir, Abdelkader El Khaldi, d'échanger, de travailler ensemble des qaçaïds (poèmes).


A son retour du Pèlerinage, le cheikh fut rappelé à Dieu le 9 avril 1968 après une courte maladie. Il avait consacré sa vie à la musique oranaise.

Par Last Night in Orient
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Jeudi 13 août 2009
le chanteur Ali Nasri connu sous le nom « Katchou », est mort ce soir mercredi dans un accident de la circulation vers 19h30 sur la route nationale RN3 près de Ain Touta (Batna).

« Katchou » est très connu à Sétif pour son style qui varie entre le Staifi et le Chaoui. Il devrait chanter son dernier album « Hey demi demi et Ana Wach Edani » au festival arabe de Djemila en cours du 5 jusqu’au 14 aout 2009.

Son premier tube, Babor Irouh, sorti en 1987, ne dépasse pas l’échelle régionale. Le raz-de-marée est provoqué par Nouara, son deuxième album qui déferlera sur tout le pays et qui constituera le cercle de ses premiers fans. Ce cercle ne cessera de s'étendre, au point de déborder largement du territoire national.
Entre-temps, l’arrangement qui avait démarré modestement avec l’orchestre Tazir s’est considérablement enrichi, donnant à la voix du chantre chaoui le support musical adéquat. Le travail est surtout intense entre 1992 et 1993. Le style s’enrichit d’apports musicaux de courants divers, en provenance de pays anglo-saxons, et le timbre de la voix, à force d’entraînement, a gagné en pureté et en vigueur. Ce n’est pas seulement la région est du pays qui est concernée par ce chant venu des Aurès, mais le pays entier et bientôt le Maroc, la Tunisie et même la France.


Discographie 
L'album Hey demi demi inclut les titres3:
Hey demi demi (05:00)
Yalala (05:19)
Delali Delali (04:56)
Hami Hami (04:43)
Lali Lali (05:17)
Ya Lala (05:41)

L'album Ana Wach Edani inclut les titres4:
Houzni Ala Bladi (05:17)
Ya laoulia (05:29)
Akal Akal (05:28)
Wach li biya (05:37)
Adjbouni Aynik (05:58)
Ayounek (05:06)
Tekabri ya lahmama (05:28)
Rouhi ou arouahi (05:12)
Ya lahwa (05:53)
Ana wach dani (05:25)
Haram Alik (05:28)
Ghabet Lamouima (05:29)
Mehbal (05:30)




 El Watan, 10/03/2009
Par Last Night in Orient
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Mardi 4 août 2009

Un excellent petit clip vidéo pour rappeler ô combien  la musique travaille pour la construction du dialogue interculturel, la fraternité et la Paix.

Après la "Reconquista", exilés de même façon, juifs et musulmans vécurent ensemble leur exil dans les pays du Maghreb où ils apportèrent bien des éléments de cette brillante civilisation. Le malheur qui les frappait a conduit les deux communautés au même chant de regret : "Assafi ala...diar elandalous" (Grand est mon regret de notre passé au pays d'Andalousie). Ils avaient participé pendant des siècles à la même histoire dans une même entité nationale. Ils retrouvèrent une ambiance comparable dans les pays d'accueil et assimilèrent vite cette culture arabo-berbère très voisine de la leur. Cette musique réunissait, sans conteste, Juifs et Musulmans du Maghreb et particulièrement ici l’Algérie qui a vu sa communauté juive disparaître !  Bien avant Tonton Macias, des chanteurs portaient les couleurs de la musique arabo-andalouse : Reinette l’Oranaise ; « Blond Blond », Line Monty, René Perez, Lili Boniche, Maurice el Medioni  et bien d'autres  encore...

Dans les dédales de la casbah d'Alger, c’est le « châabi » qui était à la mode : né au début du siècle dernier de la musique classique en Algérie, mais affranchie de certaines de ses règles parfois rigides, en ajoutant par exemple des instruments modernes aux orchestres ou en utilisant l’arabe dialectal et non plus littéraire pour le chant.  Amine Dellai rappelait que derrière chaque chanson du chaâbi il y a un nom à retenir, celui d’un homme ou d’une femme qui a mis ses qualités artistiques et ses capacités d’expression au service d’une cause sacrée.

Un orchestre judéo-musulman s’était constitué : et nous le retrouvons dans ce délicieux clip, avec ces émouvants vieux musiciens qui rejouent les airs de leur jeunesse !



Voir aussi

 

 

Par Last Night in Orient
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Vendredi 31 juillet 2009

Mouss & Hakim
sont deux frères  d'origines algériennes qui ont tracé leur chemin depuis leurs premiers succès au sein du groupe Zebda avec Rémi (ex  Zebda également ) et le parolier Marc Estève (Art Mengo et Henri Salvador). Depuis la sortie de leur album "Origines controlées" en 2007, le duo fraternel toulousain fait de reprises de chansons composées par les exilés algériens - Mouss et Hakim  partagent avec le public avec joie la culture algérienne et la thématique de la chanson de l'exil. Sur scène, ils balancent un rock-reggae qui s'enrichit de couleurs orientales ou vire au punk, mais ce qui frappe, c'est l'énergie pétillante des deux frères au point qu'il est presque impossible de ne pas danser tant ils ont poussé le sens de la mélodie et du rythme très loin !! En décembre 2008, l'ami du duo  Magyd Cherfi disait : « Nous avons juste l'envie de recommencer ensemble, on prépare le terrain. Mais pour l'instant, nos emplois du temps catastrophiques nous empêchent d'aller plus loin. »
.

Par Last Night in Orient
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Mercredi 29 juillet 2009

Karim Medouri Abdelkrim (né le 21 juillet 1984) alias Karim el Gang est un rappeur algérien originaire de la ville de Souk-Ahras en Algérie. Il compose, chante et se produit. A l'âge de quinze ans Karim fait son début dans le milieu hip-hop au sein d'une bande de jeunes passionné par le Rap citant Lame, Yacine, Lucio Od, Crazy et Dj Gabs, Karim était très influencé par son cousin Yazid Tnt23, ce dernier l'a invité à faire ses armes dans le milieu edu rap. En 2002 Karim rencontre Smail Hood Killer et apparait sur scène au festival national du Rap à Annaba avec Smail Hood Killer. Après ce festival, il devient l'ado fétiche de Smail Hood Killer qui lui propose de produire son premier album.


En 2004, ce sera chose faite et Karim enregistre au studio Barbess pour enregistrer  FACH'HADOU (Témoignez) avec ses complices Yazid Tnt23, Smail HK, Crazy, Double l, Cheb Nadjib et  Dj Frank qui lui fera la composition. 2 titres le font connaître auprès du public (Adi fi biladi, Rak libre). Juin 2005 l'album voit le jour aux l'édition SKS  et est commercialisé. avec succès. Il fera la même année une scène en Tunisie.

 

Il n'en reste pas là et enregistre et fait graver un deuxième album en duo avec Smail HK sous le label Orphie qui portera le nom de "Mayna".  En 2007 Karim et Smail HK forment le secteur Les soldats de l'Est et enregistrent le 3ème album intitulé "Avertissement".

 

Karim collabore avec plusieurs rappeurs comme  BOSS L, BIGGIE G, SAG , LUCIO, KALAMTY,FUGI,REALITY,CDS, MAYSTRO, HAFFA, CRAZY,VOLCANO,SOLDATESK.

 

 

 

Discographie

  • Fach'hado (2005)
  • Mayna (2006)
  • Avertissement (2007)
  • Guantanamo (2009)

 

 

Par Last Night in Orient
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Vendredi 10 juillet 2009
Grâce à ce  projet musical, Mehdi Haddab, musicien d'origine algérienne et  intrépide joueur de oud déjà connu chez Ekova et DuOud, invente (ou réinvente) le rock arabe. Armé d'un oud électrique, il collabore désormais avec le bassiste Pascal Teillet et Hermione Frank, une dompteuse de machines, pour injecter des riffs dévastateurs dans des compositions marquées par la transe.

Le groupe à joué à plusieurs reprises au festival des Solidays en 2006 et 2007 et au festival FNAC Indétendances à Paris Plage en 2008 en première partie de Keziah Jones.


Leur premier album intitulé Kalashnik Love est sorti en 2008 et a vu la contribution de nombreux artistes tel MC Spex de Asian Dub Foundation, Rachid Taha ou Rodolphe Burger.

 

Dans cette aventure sonore mêlant musique orientale, rock and roll et beats électro, Mehdi Haddab, avec son jeu furieusement électrique transforme radicalement l'image du Oud.

 

 


Par Last Night in Orient
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Lundi 6 juillet 2009

Slimane Azem
(né le 19 septembre 1918 à Agouni Gueghran en Grande Kabylie en Algérie - décédé le 28 janvier 1983 à Moissac en France) est un poète et chanteur kabyle algérien . Sa carrière musicale débute en France en 1940 et possède plus de 200 chansons à son actif. « Son verbe et sa poésie sont étroitement liés la destinée humaine ». Il est vénéré par tous les artistes kabyles des générations suivantes jusqu'à nos jours. Son titre la Résidence est devenu un standard de la chanson de l'immigration.


Biographie et évolution musicale

Première émigration vers Alger

En 1933, à 14 ans, Slimane rejoint son frère aîné Ouali à Staouali, près d'Alger. Il est travailleur saisonnier chez les colons et fait toutes sortes de travaux. La fréquentation des adultes, dans le monde de travail, lui fait découvrir la poésie de Si Muhand U M'hand.


Les ouvriers lisaient des poèmes pour meubler les soirées passées entre hommes, loin des familles restées dans les villages de Kabylie. À cette époque, les deux frères font des ballades des plus ou moins prolongées à Alger; il visitent les rues de la Casbah et y découvrent la musique qui se donne dans les cafés. Dans l'un des cafés de la rue de la Lyre, le tenancier, un musicien juif du nom de Sassi, se produit souvent. N'ayant pas les moyens d'entrer dans le café, où il faut consommer moyennant argent, les frères Azem se contentent d'écouter et de regarder depuis le trottoir. Slimane apprécie ce que fait le petit orchestre populaire qui accompagne Sassi. Parfois, en lieu et place d'artistes, c'est le photographe qui susurre des chansons en vogue pour attirer le passant. Comme son grand frère, Slimane a déjà appris à jouer de la flûte au village. Mais la découverte de nouveaux instruments de musique l'émerveillait.

Émigration vers la France

En janvier 1936, son frère Ouali émigre en France et s'installe à Longwy (Meurthe et Moselle) et Slimane reste seul à Alger. Il travaille d'abord à la pêcherie de la marine « chez un gargotier italien ou maltais » pendant deux ou trois mois. Ensuite il s'installe à Médéa où il est employé comme jardinier dans un petit village.


L'année suivante, Slimane reçoit de son frère l'argent pour les frais de son voyage et rejoint celui-ci à Longwy, le 2 janvier 1937. Il est aussi tôt embauché dans la section « train-fil » chez Lachère où Ouali travaille déjà.


Les deux frères Azem vécurent dans l'indivision en terre d'émigration; le frère aîné garde et gère les finances communes. Une partie de leurs deux salaires est mise à la caisse d'épargne ou envoyée aux parents restés avec les frères et sœurs au village. Pendant que le grand frère prend des cours de soir de promotion sociale pour étudier l'électricité, Slimane fait des courses et prépare la popote commune dans la chambre. Avec son argent de poche, Slimane fréquente la salle de cinéma de la ville deux à trois fois par semaine. Mais il a une grande envie d'apprendre la musique. Il demande un peu d'argent de la bourse indivise et, avec l'accord du grand frère, il achète une mandoline. Tout en surveillant la marmite sur le feu, il passe une grande partie de ses soirées à gratter les cordes de sa mandoline, desquelles il parvient, tant bien que mal, à reproduire quelques airs déjà entendus et retenus de mémoire. Mais nous ne savons pas lesquels.


Dans le courant de cette année 1937, comme son frère, Slimane adhère au Parti nationaliste algérien, dont il devient un membre actif. À l'occasion du défilé des travailleurs de Longwy, le premier mai 1938, Slimane sort dans la rue parmi la foule de ses compatriotes, coiffé de la fameuse chechia « stambouli », qui marque son appartenance à ce mouvement.


Le 22 février 1939, Slimane est convoqué comme milicien À la caserne, où il est affecté (aux environs d'Issoudun, dans l'Indre), il faut occuper les soirées des jeunes tirailleurs algériens qui y sont rassemblés. Comme Slimane chantait déjà dans l'intimité en s'accompagnant de son instrument, on lui demande de se produire. Au début, il le fait avec certaine retenue; il disait: « j'étais timide ». Mais quand il eut l'audace de jouer, « il a été félicité par tout le monde », raconte son frère. Et, ces encouragements l'ont poussé à continuer dans cette voie. Mais le jeune Slimane, n'aime pas la vie militaire. Ce qu'il déteste le plus, c'est : « Exécution d'abord, réclamation après! ». Alors, il fait tout pour être réformé. Il avale du bouchon de liège et, au bout de quelques mois, il est définitivement réformé. On est au début de 1940. C'est une époque où les Kabyles parlent beaucoup de politique, nous dit Slimane Azem. D'Issoudun, il remonte à Paris où son frère Ouali le fait entrer dans la compagnie du métro parisien. Il est alors affecté dans l'équipe de son frère, et devient aide-électricien. Après quelques mois, il quitte la RATP et est recruté dans une usine de rafia à Issy-les-Moulineaux. Après cette expérience, des amis de Maatka lui conseillent de faire colportage. Il se met alors à vendre dans des valises des étoffes et des vêtements. Au bout de deux ou trois mois, il arrête ce commerce peu lucratif. Tout en travaillant à Paris, il va, en tant que musicien amateur répétant les chansons des autres, exercer son art dans les cafés parmi ses compatriotes ouvriers. De temps en temps, avec son petit orchestre composé d'amateurs comme lui, il se rendait dans le nord de la France faire des tournées des travailleurs émigrés. En 1942, six mois après son frère, Slimane est réquisitionné par les Allemands. Il est envoyé en Allemagne, dans la région de Cologne, où se trouve déjà Ouali. Logé dans des baraquements en bois, il est affecté au service du Travail Obligatoire. Là encore, il vit dans l'indivision avec avec son frère et fait face aux affres du travail obligatoire sous la garde des soldats allemands.


Après quelques années de travail obligatoire imposé par l'Allemagne nazie, il prend un café en gérance à Paris et s'y produit les weekends. Il entame alors une immersion précoce dans les tourments de l'exil. Sa première chanson, A Mûh a Mûh, consacrée à l'émigration, paraît dès le début des années 40 : elle servira de prélude à un répertoire riche et varié réparti sur près d'un demi-siècle. Il chantera également contre l'occupation française dans Effegh A ya jrad tamurt iw (criquets, sortez de mon pays). Mais ses chansons traitent aussi des problèmes de ses compatriotes.


Après l'indépendance de l'Algérie, Azem fut très critique à l'égard du régime algérien, et sera en conséquence interdit de diffusion sur les ondes algériennes entre 1967 et 1988.


En 1995, Matoub Lounès reprend le titre Effegh A ya jrad tamurt iw, dirigé cette fois contre le pouvoir algérien.


Il décède le 28 janvier 1983 à Moissac en France, où l'artiste est inhumé, le pouvoir algérien ayant interdit le rapatriement du corps en Algérie. Le chanteur Rabah Asma a repris plusieurs de ses titres.

 

 

Discographie

  1. Ma teddudh anruh (amuh amuh première version 1948)
2. Attas i sevregh (avec Bahia Farah)
3. Nek ak ed cem (avec Bahia Farah)
4. Nec delmir ( en kabyle et en arabe)
5. Akagugi di fagh lexvar
6. Amec a nilli susta (en arabe et en kabyle)
7. Debza oudmagh (avec Mohamed Hilmi)
8. Lalla Margaza
9. Ezhar ddi China
10. Ennagh A yaabudh version 1
11. Seliw af envi
12. Ayuliw uthuv
13. Ellah Ghalev
14. Arrabi Almouddabar version 1
15. Atha Elqum
16. Tikhras i laavdd addihhddar (avec Mohamed Hilmi)
17. Iddrimen Iddrimen
18. Dounith thesghuru
19. Urideqar
20. Rebi Cetch Damaiouen
21. Ayuliw ilik delhar
22. Ezman ixarwadh
23. Ahviv buliw iruh
24. Afrukh Ifileles
25. Effegh ay ajrad tamurt-iw
26. Daghriv davarani
27. Ezux del mechmel
28. Idhahred wagur
29. Nedhlab rabbi add aghyafou
30. Berkayi Thisith nechjav
31. Netsruhu netsughal
32. Ikfa laman
33. Inas i leflani version 1 (perdue)
34. A yatmuthiw version 1 (perdue)
35. Therroui Theberroui
36. Azger yaaqel eggmas
37. Lahvav lwaqta
38. Zman elghatti
39. Akmikhdaa rebbi a dunith
40. Baba ghayu
41. Amuh Amuh (version 2 1967)
42. Amkerker bumddun
43. Thaqsitt bumkerker
44. Inas i leflani (version 2 1967)
45. 19 Mars
46. A tamurt-iw azizen ( sur 2 rythmes)
47. A Thigejdit
48. Aha lala lala
49. Annagh ay aabudh (vers2 1967)
50. Argaz T Mattouth
51. Arrebbi almuddebar ( Version 2 1967 ou 68)
52. Ayamodhin
53. Ayuliw henniyi
54. Chfigh etsough
55. Uc Aayigh
56. A naker lahsan
57. Wah rebbi Wah
58. Muhand u kaci
59. Iya ouiyac Ahmed
60. Elqarn Erbatach
61. Elfoull Di Vaouen
62. Tlata Yoqjan
63. Diminou
64. Atsnaddi add echtcigh
65. A Madame encore à boire
66. Amenttas
67. Aouin ilan del fahem ( disque d'or 1970)
68. Elwaqth aghedar
69. Gumagh Ademcthigh
70. Ilukan di ulach lukan
71. Uliw baqi isxamim
72. Wiyak al fahem
73. A nkhemem
74. A taguitart-iw
75. A ya t-murt-iw (version 2 avec guitare seulement)
76. Asefru
77. Bu n Adem
78. Da Meziane
79. Ddunit
80. Ezhar iaawjen
81. Lejdud n zik
82. Nukni id nukni
83. Si moh u mhand yenna-d
84. Si zik
85. Tabrat
86. Takvailit
87. Thaqsitt en Mouh
88. Taqsit el w huc
89. Thaqsitt en Muh
90. wa ivenu wa itshudu
91. Ya mohand 01
92. Yir lekhvar nelmut
93. Zic ghilagh dda qessar
94. La résidence

Par Last Night in Orient
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