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Musiques arabes

Lundi 21 septembre 2009


Sabah Fakhri (صباح فخري)  (né en 1933 à Alep, en Syrie) est lun célèbre chanteur du monde arabe, et  une voix reconnue du Proche Orient et au Maghreb. Il a perfectionné son art auprès des plus grands maîtres tels qu’Ali Darwich, Omar Batch ou Mohamed Rajab en apportant au Muwachchah une touche novatrice, en élargissant le champs d'utilisation des instruments aux cordes à la formation musicale. Sabah Fakhri interprète des mawwalims et des chants soufis avec passion. Il demeure l’un des derniers maîtres de l’héritage musical d’Alep, ville emblématique de la musique arabe où il a vu le jour en 1933. Baignant dans un contexte musical très riche, il a découvert sa sensibilité au chant et à la musique dès l’âge de dix ans en psalmodiant le Coran. 


Maîtrisant un répertoire très vaste incluant les grands poètes arabes classiques ou contemporains, tels que Abous Firas el Hamdani, Ibn Zeydoun ou Ibn Zuhr, c’est dans le style alepin que ce grand ténor excelle. Maître du Tarab, cette ivresse musicale qui saisit l’auditoire mélomane, Sabah Fakhri donne, depuis des décennies, d’innombrables concerts à travers le monde et a reçu en 1978 la Médaille d’Or de la Musique Arabe de Damas. Chantant les grands poètes mystiques de l’Islam, c’est en chantre des valeurs spirituelles, qu’il s’est produit récemment au Festival de Fès de la Culture Soufie

 

 

Quelques titres connus

  • Ya Lail Ya Ain
  • Ya Mal El Sham
  • Ya Sariq El Qubal
  • Ya Teyara Teery
  • Yama Asaad - El Sebheya
  • Zaman Ya Zaman
  • Al Hela
  • Al Salheya
  • Al Balbol Naghy
  • Ana We Habiby
  • Ebaat Le Gawab
  • Fel Amandeh
  • Khamrat Al Hob
  • Malik Ya Hawa
  • Qadoka Al Mayas
  • Qoul Lel Maleha
  • Roddi Aleh
  • Skaba Ya Dmou3 Al Ain
Par Last Night in Orient
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Jeudi 13 août 2009

C’est en 2008, qu’une rencontre musicale entre professeurs et étudiants de l’institut supérieur de musique de Sfax (Tunisie) a fait naitre la troupe "Awtâr wa Adwâr".
Cette rencontre est basée sur un seul objectif : redonner de la vie au répertoire musical classique arabe qui regroupe tous les pays et leurs discours musicaux et qui touche toute la population arabe sans considération régionale ou ethnique. Le programme de la troupe est un appel à un voyage à travers les âges et les époques importantes de la musique arabe à partir de la fin du XIXème siècle et jusqu’au milieu du XXème. La troupe se produit régulièrement en Tunisie et dans quelque pays comme l’Algérie, le Maroc, la France...

Le programme
Le répertoire de la troupe est une grande palette de morceaux instrumentaux classiques séculaires, comme le Bashraf et le sama’i, en plus d’une diversité de formes musicales chantées comme al-mouachah, al- dawr, al- taqtouqa, al oghnia etc..
Par cette diversité, la troupe voudrait faire renaitre la tradition de l’écoute musicale et développer l’imaginaire musicale des jeunes générations pour que ceci influe sur la création musicale contemporaine. 
L’autre exception de la troupe c’est que chaque spectacle est donné sous un thème très spécial concernant ou bien le mode dans lequel sont composés les morceaux, ou bien un thème qui concerne les paroles des chansons. C’est ainsi que sont donnés des spectacles dans les modes nahawand, sikah, rast,…ou des spectacles sur les chansons des roses, patriotiques...

Les musiciens du groupe interprètent le répertoire dans l’esprit le plus proche de l’époque où sont composés les morceaux en essayant de mettre le public dans l’ambiance même de la période de la renaissance de la musique arabe. 

Les membres du groupe
Dr. Ridha Benmansour : violoniste et docteur en musicologie de l’Université Lyon II et professeur à l’institut supérieur de musique de Sfax (Université de Sfax).
Wahid Triki : luthiste : professeur de Lûth (‘ûd) très connu exerce à l’institut supérieur de musique de Sfax. 
Anour Lajmi : violoniste et professeur de musique dans les collèges et lycée de Tunisie. 
Slim Dhouib : violoniste et professeur de musique au collège. 
Mohamed Ali Bouaziz : violoncelliste et professeur de violoncelle.
Houcem Jdidi : contrebasse : professeur de musique au collège et professeur de contrebasse.
Mohamed Ali Triki : Qanûn (Cithare) , professeur de Qanûn talentueux. 
Ayman Atitallah : percussionniste très talentueux il se produit dans plusieurs pays comme la France, Allemagne, le canada, …
Noureddine Kallel : chanteur très connu dans le domaine de la musique classique arabe il s’est produit dans les plus prestigieuses salle du monde arabe comme lOpéra du Caire, le théâtre romain de Carthage , et le théâtre de la ville de Tunis et Beyrouth .
Hassen Amara : l’une des plus belles voix jeune de la Tunisie et du monde arabe.
Nadia Khaless : une très belle voix maroco-tunisienne.



Par Last Night in Orient
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Mercredi 8 juillet 2009

La musique musulmane est le produit d'une fusion entre l'art oriental et l'art des pays conquis. Dans son domaine propre, elle a été également une tentative pour accorder l'intelligence occidentale à la sensibilité orientale, réalisant pour sa part, bien avant la Renaissance italienne, la liaison entre l'Antiquité grecque et le Moyen âge roman.


Ces musiques arabes sont issues d'une vaste région géographique qui s'étend de l'Asie centrale à l'Atlantique constituent les branches d'une même famille musicale ayant pris naissance dans les foyers culturels du Proche-Orient et du Moyen-Orient. L'Afrique sub-saharienne et les Philippines méridionales possèdent aussi d'importantes communautés musulmanes, mais ces zones ont moins d'influence sur la musique islamique. Beaucoup de régions culturelles ont quasiment des identités propres, eu égard des origines ethniques et tribales des communautés qui les peuplent.

Toutes ces régions étaient reliées par le commerce bien avant les conquêtes islamiques du XIe siècle et il est probable que les styles musicaux aient, tout comme les marchandises, traversé les frontières. Comme l'Islam est une religion multiculturelle, l'expression musicale de ses adhérents est différente et variée. Les modèles musicaux indigènes de ces pays ont formé peu à peu une musique dévotionnelle appréciée par les musulmans contemporains.

 

Epoque arabe - des origines à la mort d'Ali (661)

L'esthétique musicale et la rythmique se confondent avec l'étude des genres poétiques, lesquels ne sont point de pures créations de l'esprit, mais correspondent à des besoins vitaux, à des fonctions sociales. Le chamelier ne saurait utilement mener par exemple son convoi sans lui imposer, une cadence d'ensemble et son chant, le Hidâ, répond à cet impérieux besoin. Ce rythme Hidâ nous est connu grâce aux métriciens arabes, qui en font le prototype de tous leurs mètres poétiques. C'est le rajaz, constitué par la juxtaposition de 6 pieds chacun de ces pied comprenant : deux longues, une brève, une longue ; la deuxième longue étant accentuée.

 Trompettes droites et timballes du peloton des étendards de la garde du khalife. Miniature d'un manuscrit arabe (XIIème siècle). Bibliothèque Nationale.

 

Le second rythme fondamental est le Khabab, aurait été suggéré par le galop du cheval.

Il eut même des chants de guerre, d’amour, des chants de voyageurs (rhina ar-rokbâne), des chants funèbres (marâthi), réservé aux femmes.

La phraséologie musicale était simple, et calquée sur la structure musicale de versification arabe, lui-même divisé en deux par une césure très rigoureuse.


La monotonie importait peu : le chant n’était qu’un support qui devait faciliter l’effort de la mémoire, un moyen d’action magique de l’auditeur. 

Outre le tounbour, les Arabes connaissaient un instrument à cordes frottées et à table de peau, dénommé : rebab-al-chaâir (le rebec du poète) ; cet instrument de musique rudimentaire, aux sonorités grêles et grésillantes, excellait à soutenir la déclamation véhémente ou railleuse du poète (châir) devin de la tribu. Certains chanteurs s’accompagnaient aussi d’une sorte de petite harpe appelée mi’zaf, que l’on gratte tout en étouffant le son de certaines cordes. Il y avait encore le mîzhar, sorte de petite mandoline à deux cordes, sorte de tounbour simplifié, à l’usage du petit peuple. Le rythme, enfin est soutenu et battu au moyen du douff, sorte de boîte plate à double membrane, qui donne suivant la manière de battre, les deux percussions fondamentale : le dom (coup vibrant) et le tek (coup sec). 
L'instrument le plus important de la musique islamique est la voix, qui est utilisée souvent seule ou avec un accompagnement simple. Il existe différentes sortes de luths à cordes pincées, possédant un manche plus ou moins long. Le luth le plus couramment utilisé est le oud qui ressemble au luth européen. Il a inspiré de nombreux écrits théoriques. Les luths à cordes frottées, proches du violon, dont une variété porte le nom de rabab, sont également courants. Les instruments à vent les plus fréquemment utilisés sont ceux à double anche, de la famille du hautbois, et différentes sortes de flûtes à conduit. Le tambour en forme de vase (tablah ou darbouka) et le tambour de basque (duff, riqq, bendir) figurent parmi les instruments à percussion les plus joués. Les tambours à deux membranes et les petites timbales sont aussi très populaires.

 

Ni la légende ni l'histoire n'ont retenu des noms de musiciens célèbres de cette époque. Notons cependant, que le soin de chanter était dévolu aux femmes et aux esclaves.

 

Le premier muezzin de l'Islam fut un chanteur nègre du nom de Billal ibn Rabah, fruit de l'union d'une esclave éthiopienne qui devint le protecteur des musulmans de couleur et surtout de leurs musiciens. Deux femmes, interprètes préférées du poète Hassan ben Thabit, ayant mis leur voix au service de la nouvelle cause, sont pour les musulmans un souvenir vénéré, malgré leur sexe et leur qualité d'esclaves. C'était Sirine, et son élève Azza el-Maïla.


Dans la société musulmane, la nature de la musique a toujours fait l'objet d'une longue controverse. Traditionnellement, l'islam cherche à maîtriser la musique vocale et instrumentale afin de maintenir une certaine morale communautaire. Aucune musique ne remplirait mieux cet objectif que le chant coranique. Les autres musiques et les interprètes sont appréciés, acceptés ou bien condamnés par telle ou telle communauté islamique selon son degré de tolérance et selon la place qu'elle accorde à la musique. Le chant coranique est considéré comme le modèle parfait et n'a jamais été qualifié de musique, afin de ne pas être assimilé à des genres musicaux désapprouvés, ni influencé par eux. Cette conception morale de la musique n'a pas entravé son développement, mais demeure encore aujourd'hui une réalité culturelle.

 

 

 

Par Last Night in Orient
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Dimanche 5 juillet 2009


Grâce à l’Archéophone, le mélomane a actuellement la possibilité d'écouter d'anciens enregistrements sonores produits  à la Belle Epoque sur cylindres et qui concerne également la musique arabe...

 

Créé en 1998, l'Archéophone est le seul appareil moderne qui soit capable de lire tous les formats de cylindres phonographiques de cire ou de celluloïd, tels qu'ils furent produits entre 1888 et 1929, et même plus tard.

 

Ces enregistrements sonores sont fragiles et s'usent très vite s'ils sont lus sur des appareils anciens.

 

L'Archéophone, qui permet la transcription des cylindres sur CD, est désormais utilisé par les plus grandes archives qui possèdent de tels supports : Bibliothèque du Congrès, BNF, Musée Edison, ainsi que d'autres institutions et collections privées.


Il est désormais possible d' écouter sur ce site des enregistrements de cylindres au format mp3, et trouver de nombreuses informations sur l'histoire des enregistrements anciens.


Un film visible ici présente le mode de fonctionnement de cet outil de lecture.

 




Il sont en lignes :http://www.archeophone.org/cylindres_textes/liste_disques.php

 

 

Turkish and Arabic - Zonophone Records

A set of 11 rare double-sided Zonophone records
recorded in Constantinople and Le Caire.
Circa 1906-1907

marque - catalogue et matrice - couplage - titre - interprète - lieu - instrument
Pour écouter cliquez ici
1 - Zonophone - black label x109263 h490r - 230 Hedjaz Taxim (Kanoun Solo) played by Arif Bey - Constantinople - zither Pour écouter (mp3)
2 - Zonophone - blue label x102755 h1752r - 230 Hidjazkiar - Hafiz Sami Effendi - Kémani Memdouh - Dérdimé vakif déyil djanan béni kandan bilir - Constantinople - vocal male + violon Pour écouter (mp3)
3 - Zonophone - black label x107914 h1651r - 237 Kéman ilé - Yéguiah Taksim - Kémani Memdouh Effendi - Constantinople - violon solo Pour écouter (mp3)
4 - Zonophone - blue label x102762 h1759r - 237 Duguiah - Hafiz Sami Effendi - Kémani Memdouh - Né béyani halé koudrét né fighané takatim var - Constantinople - vocal male + violon Pour écouter (mp3)
5 - Zonophone - black label x107915 h1652r - 240 Kéman ilé - Saba Taksim - Kémani Memdouh Effendi - Constantinople - violon solo Pour écouter (mp3)
6 - Zonophone - blue label x102765 h1762r - 240 Mahour - Hafiz Sami Effendi - Kémani Ihsan - Boussélér vad éylémichdin achiki hayranina - Constantinople - vocal male + violon Pour écouter (mp3)
7 - Zonophone - black label x109265 h493r - 241 Hedjazkiar Kurdi Taxim (Solo Kanouni) - played by Arif Bey - Constantinople - zither (Kanoun Solo) Pour écouter (mp3)
8 - Zonophone - blue label x102766 h1763r - 241 Tahirboussélik - Hafiz Sami Effendi - Kémani Ihsan - Séri zulfi anbérini - Constantinople - vocal male Pour écouter (mp3)
9 - Zonophone - blue label x102770 h1767r - 245 Iki télli gazél - Hafiz Sami Effendi - Kémani Ihsan - Dilhanémi yikdin - Constantinople - vocal male Pour écouter (mp3)

10 - Zonophone - blue label x109266 h1779r - 245 Zéybek pichrévi - Kémani Ihsan vé Ibrahim - Constantinople - Instrumental

Pour écouter (mp3)
11 - Zonophone - black label x102717 h1518r - 247 Hidjaz Ghazél - Ey siné sana - Nuzhi Bey, Ney ilé - Constantinople - vocal male + flute Pour écouter (mp3)
12 - Zonophone - blue label x102772 h1769r - 247 Hidjaz Charki - Hafiz Sami Effendi - Kémani Ihsan - Tasdi éyédim yari bir az - Constantinople - vocal male Pour écouter (mp3)
13 - Zonophone - black label x100504 h366r - 248 Huséini Pechref - Anastas, Nassib et Karékin - Constantinople - orchestra Pour écouter (mp3)
14 - Zonophone - blue label x102773 h1770r - 248 Husseïni Charki - Hafiz Sami Effendi - Kémani Ihsan - Bir yana éydir fissini - Constantinople - vocal male Pour écouter (mp3)
15 - Zonophone - black label x107909 h1648r - 249 Kéman ilé - Rast Taksim - Kémani Memdouh Effendi - Constantinople - violon solo Pour écouter (mp3)
16 - Zonophone - blue label x102774 h1771r - 249 Rast Charki - Hafiz Sami Effendi - Kémani Ihsan - Néylédi gueur bana o mahouri - Constantinople - vocal male Pour écouter (mp3)
17 - Zonophone - orange label x102688 7843b - Ji Daoulat-El-Housni - Mohamed Effendi Sadek - Le Caire - male song Pour écouter (mp3)
18 - Zonophone - orange label x102687 7870b - Yahafizil-Widd - Mohamed Selim - Le Caire - male song Pour écouter (mp3)
19 - Zonophone - orange label x107906 7809b - Taksim (Saba) - Ibrahim Sahloun - Le Caire - violon Pour écouter (mp3)
20 - Zonophone - orange label x102472 7813 -1/3b - Lissan El Damee III - Abd-El-Hai. Acc. Ibrahim Sahloun and Mohamed Ibrahim - Le Caire - male song Pour écouter (mp3)
21 - Zonophone - orange label x103148 7909b - Ala Baladi - Mounira El Mahdia - Le Caire - female song Pour écouter (mp3)
22 - Zonophone - orange label x103147 7912b - Oulouli-Oulouli - Mounira El Mahdia - Le Caire - female song Pour écouter (mp3)

 

The Archeophone pages : www.archeophone.org

 

The Archéophone is a modern, electric version of the phonographs and ediphones from the early 20th century. It is specifically designed to transfer phonograph cylinders and other cylinder formats to modern recording media. Designed in France by Henri Chamoux, the machine is used to transfer and preserve recordings at The Library of Congress, the Bibliothèque Nationale de France, Edison National Historic Site, UC Santa Barbara[4], University of North Carolina, University College Dublin[6], the Canadian Museum of Civilization and many other libraries and archives. Weighing almost 25 kg and costing over US$ 10.000, the Archéophone is a specialist's tool and not available to the general public. CDs with transferred cylinder recordings have been made available by various record labels and organisations, though. "Archéophone" is the registered French trademark for the machine. It's not to be confused or affiliated with Archeophone Records, an American record company.

 

 


Par Last Night in Orient
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Dimanche 17 mai 2009


A la fin des années 1920, au Caire, les mélomanes constatent la décadence de la musique classique arabe. Assouplissements, corruption, inculture, disent-ils, appelant de leur voeux un modernisme inspiré de la musique occidentale, déjà largement diffusée au Caire. La ville possède un opéra et plusieurs écoles de musique. Accompagnant l'émergeance des mouvements nationalistes panarabes, musiciens et musicologues cherchent à créer un mode, ou maqâm, unique pour tous les pays de la zone (l'équivalent, en tant que principe unificateur de la gamme occidentale. Les traditions de ces pays différemment pourtant profondément. Le maqâm permettrait de jouer différemment une musique identique de Damas à Marrakech, de Tunis au Caire. Poussant le jeu plus loin, certains théoriciens proposent de mettre au point une échelle tonale universelle, utilisée à la fois par l'Orient et par l'Occident.



Fin 1929, le gouvernement égyptien inaugure l'Institut Oriental de Musique, et le roi Fouad décide de marquer le coup. "Tous les  compositeurs, tous les musiciens ambulants et tous les improvisateurs de l'Islam y seront convoqués avec leurs instruments de musique. Nous débattrons du meilleur moyen de développer le meilleur le génie musical de nos races, en conservant les vieilles traditions tout en suscitant de nouvelles originalités créatrices". Sachant  également que les théories musicales de ces cultures sont différentes (le congrès du Caire (en 1932) a mis en évidence des disparités sensibles dans les échelles (toutes non tempérées), et dans le moyen de les construire), les instruments  de musique montrent des particularités selon l'aire d'usage, utilisant des gammes propres chacune à ces musiques respectives (par exemple dans la flûte ney les micro intervalles nécessaires pour rendre parfaitement ces échelles sont obtenus en éloignant légèrement la flûte de l'axe de la bouche). La justesse obtenue est remarquable de précision, c'est d'ailleurs indispensable puisque la mélodie dans la modalité non tempérée ne supporte pas d'approximations s'agissant de la justesse. Le Congrès du Caire de 1932, qui constitue une avancée majeure dans l'histoire de la musique arabe, contribue, tant bien que mal, à la standardisation d'un système modal reconnu par toutes les musiques arabes. Le système proposé au Congrès est basé principalement sur une échelle générale de vingt quatre notes à distance de quart de ton. Mais cette normalisation n'admettant qu'un seul référencement tendrait à négliger les spécificités locales de chacune de ces musiques.

Le roi demande au Baron Rodolphe d'Erlanger de mettre sur pied le premier concrès Congrès de musique arabe, qui s'ouvre le 28 mars 1932. Il y travaille avec l'aide de musiciens tunisiens et proche-orientaux ainsi que du baron Carra de Vaux. Malheureusement, sa santé ne lui permet pas de se rendre au Caire pour participer au congrès et il décède le 29 octobre de la même année.

 

Ce rassemblement a permis de constater que l'échelle musicale utilisée par les musulmans orientaux est foncièrement différente de la gamme en usage chez les musulmans du Maghreb. Ces derniers - sans doutes au contact avec de l'Europe durant leur séjour en Espagne - ont adopté une échelle sensiblement analogue  à la gamme dite naturelle que l'oeuvre de Jean Sébastien  Bach et l'usage des instruments à clavier ont rendu tempérée du contraire des Turcs, des syriens, des irakiens, et les égyptiens demeurés fidèles à des habitudes millénaires qui ont conservé un goût prononcé pour des intervalles inférieurs au demi ton.


Le Congrès du Caire de 1932, qui constitue une avancée majeure dans l'histoire de la musique arabe, contribue, tant bien que mal, à la standardisation d'un système modal reconnu par toutes les musiques arabes. Le système proposé au Congrès est basé principalement sur une échelle générale de vingt quatre notes à distance de quart de ton. Mais cette normalisation n'admettant qu'un seul référencement tendrait à négliger les spécificités locales de chacune de ces musiques. (Mohammed Zied Zouari - Projet de thèse : L'évolution du langage musical tunisien à travers le temps. L'impact du Congrès du Caire de 1932).

 

Dans le Proche-Orient arabe, la musique traditionnelle, savante et populaire, s'étend sur un espace géographiquement vaste et hétérogène et touche plusieurs millions d'êtres humains. Des traditions populaires, régionales ou trans-régionales, côtoient de grandes traditions savantes qui sont aussi bien panarabes, comme les mouashah, interprétés dans tous les centres urbains, que locales, propres à des centres urbains particuliers, comme Alep, Damas, Bagdad, Mossoul, ou d'autres cités qui représentent chacune une école, avec des caractéristiques et un style reconnus. En général, une différence de perception avec le monde moderne se situe d'abord au niveau de la définition même de la musique. La musique traditionnelle est enracinée dans une vaste réalité sociale et culturelle aux significations complexes, dans laquelle l'aspect sonore n'est qu'un élément aux côtés des éléments poétiques et gestuels. Être ensemble, communiquer et transmettre l'émoi, vivre la créativité esthétique en groupe est essentiel pour la musique dans les sociétés arabes. Ces conceptions contribuent à transmettre les valeurs, les préceptes sociaux, spirituels et esthétiques. (Tradition et modernisme, Le cas de la musique arabe au Proche-Orient - Schéhérazade Qassim Hassan Paris ).

 

 

Cheikh Hadj Larbi Ben Sari (1863-1964); musicien, compositeur algérien, pédagogue, figure emblématique, il fut le doyen de la musique arabo-andalouse algérienne et fut invité à ce congrès où il fit entendre les œuvres de l'école de Tlemcen, inspirées, par la musique gharnati.



Bibliographie
  • Bartók, Béla, with contributor Benjamin Suchoff (1992). Music/History and criticism series. University of Nebraska Press. ISBN 080326108X.
  • Danielson, Virginia. "Musique Arabe: Le Congres du Caire de 1932 by Philippe Vigreux." Yearbook for Traditional Music, vol. 26 (1994), pp. 132-136.
  • Musique arabe: Le congres du Caire de 1932. Cairo: Cedej, 1992.
  • Racy, A. J. (2003). Making Music in the Arab World: The Culture and Artistry of Ṭarab. Cambridge University Press.
  • Shannon, Jonathan Holt (2006). Among the Jasmine Trees: Music and Modernity in Contemporary Syria. Social life and customs series. Middletown, Connecticut: Wesleyan University Press. ISBN 0819567981.
  • Mohammed Zied Zouari.  L’évolution du langage musical tunisien à travers le temps. L’impact du Congrès du Caire de 1932: Directeur de thèse : Nicolas Meeùs

Discographie

  • 1988 - Congrès du Caire, 1932: musique arabe savante & populaire / Muhammad al Qubbanji, Dawud Hosni, Muhammad Ghanim, etc. 2 CDs made from historical recordings in the occasion of Cairo Congress in 1932: v. 1. Musique savante de Bagdad/Irak; Musique populaire/Égypte -- v. 2. Musique citadine de Tlemcen/Algérie; Musique savante de Fès/Maroc; Musique citadine de Tunis/Tunisie. Includes a special booklet in Arabic, English, and French. Paris: Édition Bibliothèque Nationale - L'Institut du Monde arabe (Ma'had al-'Alam al-'Arabi), APN 88-9,10.
  • 1989 - Maroc: Musique Classique / Congrès du Caire 1932 Cheikh Mohamed Chouika and Omar Jaïdi / Moroccan famous musicians. Paris: Club du Disque Arabe/Artistes Arabes Associés AAA006.
  • 1994 - Le Maqam en Iraq vol. I Congres du Caire 1932 / Mohamed Elkabandji / Iraqi singer Mohamed Elkabandji (b. 1901), et al. Paris: Club du Disque Arabe AAA087.
  • 1994 - Malouf Tunisien: La Musique Classique Tunisienne - Congrès du Caire 1932. Tunisian classical music performed by Mohamed Ben Hassan and Mohamed Cherif. Paris: Club du Disque Arabe AAA094.
  • 1994 - Le Maqam en Iraq vol. II Congres du Caire 1932 / Mohamed Elkabandji / Historical recordings of Iraqi Mohamed Elkabandji (b. 1901), et al. Paris: Club du Disque Arabe AAA097.
  • 1995 - Musique Classique Arabo-Andalouse - ECOLE DE TLEMCEN Congrès du Caire 1932 / ELHADJ ELARBI BENSARI et RODWANE. Historical recordings of Algerian El Haji El Arabi (1857-1954) and his son Rodwane. Paris: Club du Disque Arabe AAA098.


Voir aussi

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Dimanche 23 novembre 2008

Kadhem Saher est un chanteur et compositeur irakien né le 12 septembre 1957 à Mossoul.


Sa vie
Son nom complet est Kadhem Jabbar Ibrahim Assamarani كاظم جبار ابراهيم السامرائي est né dans une famille pauvre de Mossoul comptant 7 enfants dont cinq garçons; Abbas, Hassan, Houssain, Ali, Mohammed, Salim et Ibrahim et deux filles; Amira et Fatima. Sa famille déménagea vers Bagdad pour des raisons de travail du père.

 

Son œuvre
Son parcours artistique démarre en 1989 avec la sortie de ladghat al Hayya (لدغة الحية) et ne pris son essor qu'à partir de 1995 avec la chanson de Ha Habibi (ها حبيبي ) qui reçu le prix de la meilleur chanson arabe pendant la première édition du festival du Caire de la chanson arabe en Égypte. Kadhem a vendu 30 millions d'albums et vit depuis quelques années au Canada avec sa famille.

 

Il a reçu depuis 1995 plusieurs prix dans divers festivals dans des pays arabes et d'instances internationales dont le prix de l'Unicef pour sa chanson Dalaâ (دلع) de son album Qissat habibayne (قصة حـبـيـــبــيــن) En juin 2005, après avoir participé au Festival de Fès des musiques sacrées du monde avec deux nouvelles créations; la première patriotique Ne souffre point, Baghdad بـغـداد لا تـتـألّـمـي rappelant la guerre en Irak et la seconde plus en phase avec l'esprit du festival, intitulée ( رأيــت ربـّي بعــين قـلـبـي) J'ai vu mon Dieu avec les pupilles de mon cœur basé sur le genre poétique arabe du Hallaj. La même année, il s'est vu offrir la clé de la ville marocaine de Fès et devient le deuxième artiste à recevoir cet honneur après le virtuose syrien Sabah Fakhri.

Le 14 mars 2006, le Kaiser de la chanson arabe comme l'avait surnommé un jour le défunt poète Nizar Qabbani, organise un concert à Londres dans la fameuse salle Royal Albert Hall dont tout les gains ont été versés en faveur des enfants orphelins dans les pays arabes et plus spécialement en Irak et en Palestine. Il a reçu une lettre de congratulations et de remerciements de la part du prince Charles de Galles et de son épouse Camilla à l'issue de ce concert.

Le 28 mars 2009, il se présente en concert à Paris pour soutenir les enfants de Gaza.

 

Kadhem Saher se produira au Bozar de Bruxelles le 21 novembre 2009. 

Beaucoup de gens lui reprochent sa nouvelle stratégie musicale  et sa nouvelle manière de chanter, ses thèmes plaisent moins au renouvellement de son public. Il perd beaucoup de fan, avec un style qui plaît moins au public.

 

 

Discographie

Albums

  * Shajart AL-Zaitoon'
  * Ghazal (1989) Music Box
  * Al-Aziz (1990) Al-Nazaer
  * Haza Allon (1992) Stallions
  * Banat Alaebak (1993)
  * La Ya Sadiki (1993) Music Box
  * Salamtek Min Al-Ah (1994) Rotana
  * Baad Al-Hob (1995) Relax-In
  * Aghsili Bilbard (1996) Rotana
  * Fi Medreset Al-Hob (6/29/1996) Rotana
  * Ana Wa Laila (11/28/1998) Rotana
  * Habibeti Wa Al-Matar (1/1/1999) Rotana
  * Al-Hob Al-Mustaheel (7/27/2000) Rotana
  * Abhathu Anki (9/28/2001) Rotana
  * Qusat Habebain (1/1/2002) Rotana
  * Hafiat Al-Kadamain (6/29/2003) Rotana
  * Ila Tilmitha (11/11/2004) Rotana
  * Entaha al Mushwar (11/1/2005) Rotana
  * Yawmiyat Rajul Mahzoum (3/29/2007) Rotana
  * Souwar - Pictures (8/30/2008) Rotana


Droit d'auteur : Tous les textes sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL). Texte tiré de Wikipédia

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Samedi 25 octobre 2008

Soutenance de thèse : Saima Samoud, Propositions méthodologiques d’analyse comparée des arts d’une même culture


Soutenance de thèse, au rez de chaussée de la Maison de la recherche (28 rue Serpente, Paris 75006)

La thèse est intitulée "Propositions méthodologiques d’analyse comparée des arts d’une même culture : Introduction à l’analyse des relations entre les arts musicaux et visuels arabo-musulmans" sous la direction de Madame la Professeure Michèle Barbe (Paris 4).


Les membres du jury sont Messieurs les Professeurs : Jean-Jacques Nattiez, François Picard et Samir Triki.


Partant de l’intuition qu’il devait exister une unité reliant les arts arabo-musulmans, unité confirmée par les écrits s’intéressant aux arts de cette civilisation, cette thèse tente de répondre à une problématique plus générale, celle de savoir en quoi différentes expressions artistiques d’une même culture peuvent-elles être comparables et de chercher les méthodes et approches permettant cette comparaison. Sont donc d’abord abordés les problèmes inhérents au comparatisme en général. Puis, visant les relations d’ordre culturel existant entre les arts en général, et plus particulièrement entre les arts musicaux et les arts visuels, sont investiguées les méthodes d’analyse permettant éventuellement la déduction de ces relations. En dernier lieu, enfin, sont suggérées les pistes pour l’analyse des liens entre les arts d’une même culture, et par extension, ceux entre les arts « appartenant » à la culture arabo-musulmane.


Saima Samoud a notament collaboré à plusieurs articles dans Saramusik le site du musicologue tunisien Anas Ghrab


Sources

http://www.paris-sorbonne.fr/fr/spip.php?article7942

L'ornementation dans les arts arabo-musulmans

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Lundi 13 octobre 2008






Polémiques autour de l'hymne national espagnol




La Marcha Real (La Marche Royale)  est l'un des plus vieux hymnes d'Europe mais ses origines restent officiellement inconnues.


Si vous avez l'oreille musicale, je vous invite à reconnaitre les accord d'une musique arabe d'Al Andalus  Nuba al-Istihal  attribuée à Ibn Bayyah, connu aussi sous le nom latinisé de Avempace : (né à Saragosse vers 1095, mort à Fès vers 1138) qui a inspiré l'hymne actuel de l'Espagne. Il était  philosophe, médecin, astronome et géomètre arabe qui eut pour maître Avenzoar. Esprit universel, musicien, compositeur, poète, scientifique et vizir, auteur de la Lettre d'adieu, l'Epître de la conjonction de l'Intellect agent avec l'Homme et le Régime du solitaire. Il compose également des chansons et des poèmes populaires et s'adonne à l'étude des mathématiques, de l'astronomie et de la botanique.



La nouba arabo-andalouse



 

 

 

L'Hymne espagnol

 


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Dimanche 12 octobre 2008
Latifa Arfaoui, de son nom complet Latifa Bint Alayah Al Arfaoui (لطيفه بنت عليه العرفاوي)  mais plus connue sous le nom de scène Latifa (لطيفة), née le 14 février 1961 à La Manouba, est une chanteuse tunisienne originaire du gouvernorat de Béja.



Elle naît dans une famille nombreuse (cinq frères et deux sœurs). Fréquentant l'école primaire de Sidi Omar, où elle fait partie de la chorale, elle participe en 1978 au Club des talents et obtient le titre de meilleur chanteuse, ce qui la fait repérer par le ministère de la culture qui la choisit pour représenter la Tunisie au troisième Festival arabe pour les jeunes organisé en Irak. Elle y présente des morceaux du patrimoine musical tunisien et de la chanteuse Oum Kalthoum.


En 1983, peu après la mort de son père, Latifa et sa famille se rendent en Égypte pour s'y recueillir. Durant cette période, elle rencontre le compositeur Baleegh Hamdi qui lui suggère de rester en Égypte dans l'intérêt de sa carrière. Néanmoins, celle-ci souhaite se concentrer sur son éducation : elle retourne donc en Tunisie pour terminer ses études secondaires au lycée Khaznadar où elle est aidée par son professeur Taoufik Thouidi et chante avec l'artiste Oussama Farhat qui a aussi fréquenté ce lycée durant sa jeunesse. Lors de l'une de ses représentations, elle rencontre le musicien Ali Sriti qui lui donne des cours journaliers de chant et d'oud. Pourtant, en raison de problèmes financiers, elle ne peut retourner en Égypte et suit donc le collège en Tunisie, apprenant alors la littérature néerlandaise durant une année et demi. Sa famille décide tout de même de l'aider à réaliser son rêve en l'envoyant en Égypte. Latifa quitte donc le collège et rejoint l'Académie arabe de musique du Caire où elle obtient un bachelor. À ce jour, et malgré son emploi du temps chargé, elle préparerait son master[1].

 

Durant ses études en Égypte, elle se produit en direct sur une station de radio. C'est alors que le compositeur Mohammed Abdel Wahab l'entend et se rend deux jours plus tard à l'académie pour la trouver, ce qui étonne beaucoup Latifa qui, à cette époque, chante principalement de longues chansons tarab mais s'intéresse aussi à d'autres répertoires. Elle commence donc à travailler avec le compositeur Ammar Al Sherai'ei et le poète Abdulwahab Mohammed qu'elle avait rencontré durant sa première visite au Caire[1].

 

Dans Akthar Min Roohi (Plus que mon âme), qui sort en 1986, elle commence à interpréter des chansons pop sur une musique d'Ammar Al Sherai'ei et des paroles d'Abdulwahab Mohammed. L'album connaît un grand succès à travers le monde arabe alors que ses chansons touchent des idées originales et des styles distinctifs. Elle retouche par ailleurs ses titres et y ajoute différentes influences comme le tango. Elle tourne également un clip pour le single Ew'ah Tegheer (Ne soit pas jaloux). Le succès de cet album lui permet d'acheter la moitié des parts de La Reine, compagnie et studio de son producteur. Dès lors, elle coproduit tous ses albums et clips[1].

 


Dans le titre principal de l'album Hobbak Hadi (Amour frigide), sorti en 1993, Latifa demande ouvertement de l'amour en raison de l'ennui qu'elle ressent vis-à-vis de son couple. Avant la sortie de l'album, aucune femme arabe n'avait utilisé des mots aussi directs dans une chanson populaire à propos de ses sentiments amoureux[1].

 

En 1997 sort l'album Al Ghinwa (La chanson) dont le titre principal est considéré comme la seconde partie de Akthar Min Roohi[1]. Elle décide ensuite de se lancer dans un nouveau style appelé qasa'ed fos'ha. L'album sorti en 1998, Taloomoni Al Donya (Le monde me blâme), la voit interpréter des paroles du poète Nizar Kabbani[1].

Après avoir passé dix jours à l'hôpital pour cause de dépression nerveuse, elle revient en 1999 avec un album connu dans le monde arabe sous le nom de Wadeh (Clair) et connu internationalement sous le titre Inchallah (Si Dieu le veut). Distribué par Universal Music France, il s'agit du premier album qu'elle interprète dans une autre langue. La chanson franco-arabe Inchallah qui y figure est déclarée comme la cinquième chanson la plus populaire au monde par le magazine ELLE. Dans le monde arabe, Inchallah, Kerehtak (Je t'ai haï) et WadehKerehtak[1]. connaissent un succès populaire. Jusque-là, aucune chanson pop n'avait été chantée en arabe comme

 

En 2002, l'album de variétés Desert Roses and Arabian Rhythms II la voit interpréter un mawwal (poésie arabe) dans la chanson Take Me I'm Yours et en chanter une partie en anglais avec Chris Difford et Glenn Tilbrook du groupe Squeeze[1].

 

Grâce à l'alubm Ma Etrohsh Ba'ed (Ne part pas), produit en 2003 par Alam El Phan (Mazzika TV), elle remporte l'année suivante le World Music Award de la meilleure artiste au Proche-Orient et en Afrique du Nord remis à Las Vegas. Son discours de remerciement est toutefois censuré sur la chaîne ABC lorsqu'elle prononce une phrase très applaudie par le public présent : « Ma joie restera incomplète jusqu'à ce que la Palestine et l'Irak soient libérés. » La même année, elle produit un album intitulé Les plus belles chansons de Latifa chez Warner Brothers France. Collection de ses plus grands tubes, il inclut aussi un titre inédit de raï, Khalleoni (Laisses moi), qui constitue sa première expérience dans ce style musical[1].

 

En 2005, elle fonde une société caritative qui porte son nom, le quart des revenus de ses concerts étant désormais versés à cette dernière. En novembre 2006, elle signe à nouveau un contrat avec Rotana pour diffuser ses créations à travers le monde arabe[2].


Références 

  1. abcdefghi  (en) Biographie succincte de Latifa (Latifaonline)



Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Latifa_Arfaoui »..
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Samedi 20 septembre 2008

Tarab (mot arabe qui a son équivalent Duende dans la musique flamenco) désigne selon Ridha Benmansour le plaisir indissocié du musicien et de l'auditeur. L'instrumentiste ou le chanteur dans la musique arabe trouve satisfaction par sa musique aux yeux des autres. Tout comme le mawwâl le tarab demande une très grande maîtise vocale.

 


On le joue rarement seul, ou plus exactement on n'atteint le plaisir suprême du jeu qu'en présence d'un auditeur satisfait. Cette satisfaction se manifeste par plusieurs actes, allant du sourire à la transe en passant par les soupirs ou les cris (les mots Allah, yâ Salam , teslam, yâ lil, ... accompagnent souvent ces soupirs et ces cris (le Olé espagnol), l'applaudissement, le soulèvement etc...


La
  musique soufie intègre le tarab : la musique religieuse, conservatrice par essence conserve certaines des caractéristiques de la musique arabe qui, auparavant, dominaient également la musique profane, mais qui ont progressivement disparu pour des raisons liées aux changements politiques, sociaux et économiques modernes.



Voir aussi

 

 

Lofti Bouchnak - el'ain elli ma tchoufekchi
Video

Envoyé par Mario-Scolas sur wat.tv


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