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Youssef Temimi

Youssef Temimi

Youssef Mouldi Ahmed Hamème, le chanteur Youssef Témimi est né le 20 septembre 1921 à Menzel Témime dans une maison située à la rue Ali Belhaouane n° 40. 

Après l’école coranique, un «kouteb» dirigé par Mohamed Ayed et Chedly Hamème, il fut admis à la mosquée Sidi Youssef où il se distingua en psalmodiant les versets du Coran, et attira l’attention de son entourage, notamment le cheikh de la mosquée. Celui-ci l’encouragea à persévérer dans ce domaine et lui donna des cours de diction.
Non loin de là se trouvait le local de la troupe de soulamia Mahmoud Jamil. Youssef Témimi n’avait que onze ans, on l’accepta cependant avec tous les honneurs.

Les airs du bon vieux temps
Dans ces années-là, les disques des grands chanteurs et musiciens égyptiens Sayed Dérouiche, Salama Higazi, Abdou El Hamouli et autres connaissaient un grand succès, les mélomanes se les arrachaient et les apprenaient par cœur.
Youssef Témimi les chantait volontiers à ses confrères de la soulamia. Le cheikh de la soulamia, Mahmoud Jamil, qui l’a vu chanter, lui recommanda de rejoindre la capitale et de nouer des contacts avec les troupes musicales ou celle de la soulamia, et, pourquoi pas la maison de Radio-Tunis.
Cependant, son père refusa catégoriquement, car il ne voulait pas voir son fils se consacrer à la chanson.

La soulamia
Youssef était parti quand même à Tunis, en faisant croire à son père qu’il poursuivra ses études à la mosquée de la Kasbah, où il fut admis. Il avait comme enseignant Cheikh Hadj Béchir Ben Fadhel qui ne tarda pas à découvrir que Youssef Témimi a toutes les qualités vocales pour être chanteur. Il le recommanda à un ami, Hamouda Mahdi, directeur d’une troupe de soulamia.
S’étant distingué au sein de cette troupe, il fit la connaissance de Cheikh Mohamed Ben Mahmoud qui dirigeait la plus grande troupe de soulamia en Tunisie.
En 1943, Youssef Témimi interrompit ses études à la mosquée de la Kasbah, pour s’inscrire à la Rachidia, qui avait Mustapha Kaâk comme président.

Entre de bonnes mains…
Les grands musiciens, Khémaïes Tarnane et Mohamed Triki, s’intéressèrent de près à Youssef Témimi après avoir découvert en lui la voix d’un grand chanteur. Il passa cinq ans au sein de la Rachidia, et continua, toutefois,à participer aux concerts de la soulamia de Mohamed Ben Mahmoud.
En plus de la chanson, Youssef était intéressé par le théâtre. Il assistait en spectateur assidu aux représentations théâtrales de la troupe «El Ittihad El Masrahi», de celles d’«Al Mostakbal El Tamthili» et «Jamaïet El Masrah».
Grâce à la qualité de sa voix, Youssef Témimi fut admis au sein de «Jamaïet El Masrah», et participa aux pièces musicales comme Mejnoun Leïla

Premier succès…
Dans la chanson, le premier succès figurant dans son répertoire a été écrit par le poète de la jeunesse, Mahmoud Bourguiba, et composé par Ismaïl Ferjani «Mara fi warda ou mara fi fella».
Puis, Youssef Témimi chanta un tube, repris plus tard par le chanteur Hédi Kallel, «kif ghabet» paroles de Belhassen Abdelli et musique du violoniste Ahmed Sabahi.
En 1946, Youssef Témimi composa sa première chanson intitulée Hobbi el awel ya mahleh, écrite par l’homme de théâtre, le regretté Mongi Ben Yaïcha.
Il composa d’autres tubes comme Yelli auyonnek sehrouni, El aîn échahla paroles de Abdelmejid Ben Jeddoun Wahachtini y a baïda et Ana jitek ya ramel, écrites par le regretté Mongi Sahli, ce dernier tube connut un succès sans précédent.
Par la suite, Youssef Témimi abandonna la composition musicale au profit de ses confrères compositeurs : Chedly Anouar, Ali Chalgham, Ouanès Kraïem et autres, qui lui composèrent la plupart de ses chansons à succès.
En 1956, il effectua sa première tournée en Libye. Après qu’il fut admis à la radio, il accompagna sa troupe musicale dans plusieurs pays, dont la Belgique et l’Allemagne.
 

 

 


 

 


Source

 Tahar MELLIGI, Les immortels de la chanson tunisienne : Youssef Témimi : le rossignol de la verte Tunisie