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Tourisme à Saïdia (Maroc) - Tourisme irresponsable ?

Tourisme à Saïdia (Maroc) - Tourisme irresponsable ?

Atouts

Bordée par la Méditerranée au Nord et le présaharien au Sud du Maroc, la région de Saïdia bénéficie d'un ensoleillement moyen d'environ 300 jours par an, et d'un climat doux quasi-constant.

Sa côte fait de Saïdia l'une des plages les plus longue du Maroc, elle est caractérisée par son sable fin et couleur dorée, et son climat méditerranéen, elle tente après plusieurs échecs de de devenir une destination touristique. La ville est desservie par trois aéroports internationaux : celui de Oujda-Angad à 50 km, celui de Nador-Aroui à 70 km et enfin l'aéroport espagnol de Melilla situé à 75 km de là et avec des vols plus économiques.

Inconvénients

Comme dans beaucoup de station balnéaires, la propreté des plages laisse à désirer, l'affût de mendiants et vendeurs ambulants empêchent la tranquillité des touristes, le bruit des automobiles dégageant des émanations de diesel qui empêchent la farniente.

Cette destination touristique reste toutefois appréciée de communautés marocaines vivant à l'étranger. Il s'agit toutefois d'un tourisme balnéaire bas de gamme par le manque d'infrastructures publiques et culturelles.

Les déclarations inhospitalières et fracassantes en 2012 du tout puissant ministre islamiste Mustafa Ramid sont toutefois inquiétantes en terme d'hospitalité et de sécurité pour la venue de touristes étrangers au Maroc.

 

Avec plus d'un million de visiteurs par an, la ville balnéaire avait pour ambition de devenir une concurrente directe pour Marrakech et Agadir, mais survient un nouveau coup dur pour la station balnéaire marocaine pourtant prisée l'été par les MRE. Barcélo, le gestionnaire espagnol d'hôtel a décidé de plier bagage et de quitter la station balnéaire, indique "Le Soir Echo" du mardi 20 mars 2012. Malgré cet optimisme des professionnels du tourisme marocains, d’autres groupes hôteliers songent également à quitter le développement du tourisme balnéaire dans cette ville.

Une des plus belles réalisations est l'hôtel Barceló Meditterania Saïdia dont l'architecture rafinée est s'inspire des médinas traditionnelle. Mais beaucoup de voyageurs disent qu'il s'agit d'une bunkerisation hotelière et de privatisation de l'espace public.

Pour rappel, la station balnéaire de Saïdia avait été lancée en juin 2009 dans le cadre du Plan Azur de 2001, une stratégie était alors censée redynamiser le tourisme et attirer quelque 10 millions de touristes en 2010, en créant au total six stations balnéaires : Saïdia, Port Lixus près de Larache, Mazagan à El Jadida, Mogador à Essaouira, La plage Blanche près de Guelmim et Taghazout au Nord d'Agadir.

Aujourd'hui seulement deux stations ont été ouvertes : celles de Saïdia et celle d''El-Jadida. « Tous les projets ont connu des difficultés et des retards dus à la révision des plans d’aménagements, le retard des travaux, les problèmes du foncier et les changements d’investisseurs, si bien qu’en avril 2009, le ministre du Tourisme Mohamed Boussaïd avait  redimensionné le plan et a repoussé l'échéance à 2016. »

Un désastre environnemental

Le projet, était sujet à controverses pour les défenseurs de l'environnement et accusé de dégrader l'écosystème fragile du littoral et d'être responsable de pollution vu l'absence de station d'épuration des eaux usées et l'évacuation de ces dernières directement dans la mer à travers des tranchées creusées à la va-vite à même les champs en dépit des allégations des responsables du projet qu'une station d'épuration existerait.

L'ire des écologistes a été constante pour s'opposer au projet. A Berkane, Oujda, Saïdia...partout dans l'Oriental, des voix s’élèvent et dénoncent l’impact du projet Mediterrania-Saïdia sur l’environnement: Déforestation, rupture du cordon dunaire, destruction du littoral, de la faune & flore, désertification…

Le cauchemar touristique est surtout d'ordre écologique et durablement...Quant au "titanesque gros bébé", on finira sans doute par le filer à la filiale spécialisée de la CDG, dans un premier temps, avant que la filiale des SNI/ONA ne rafle la mise pour un 1 Dirham symbolique.

Les dents longues du "Makhzen palatial économique" qui possède ses logiques prédatrices et son plan business très particulier...

 

 

Projets immobiliers foireux

Comment un projet touristique titanesque censé propulser la Région orientale du Maroc vers des horizons prometteurs tourne au cauchemar par la faute de gens incompétents, voraces et peu soucieux de la protection de l'environnement.

Aujourd'hui, de nombreux voyageurs européens sont sensibles à l’impact de leur périple sur la région qui les attire, et privilégient de nouvelles formes de voyages en étant cohérents avec les principes de citoyenneté qu'ils appliquent par ailleurs dans leur pays d'origine, mais aussi à améliorer la qualité de vie de leurs vacances, pour réaliser lors du séjour à l'étranger une expérience unique et authentique.

L'écotourisme est un autre exemple de tourisme responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés. Ce tourisme écologique a pour but de faire découvrir la nature ou des paysages tout en respectant les écosystèmes.

L'information et la sensibilisation aux valeurs du tourisme durable devraient rester au cœur des préoccupations des opérateurs touristiques et aux voyageurs partageant ces valeurs un espace de rencontre d'une forte demande de consommation touristique responsable.