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Tindouf

Tindouf

"Nos aïeuls allaient à Tindouf. Ils y vendaient sel et dromadaires. Ceux de là bas venaient pour acheter nos céréales et nos ovins. Mes parents que Dieu ait leur âme allaient au moussem de Tindouf. Le trajet nécessitait une dizaine de jours environ. Moi-même je me suis rendu à Tindouf, en 1968, 1969, 1970. On amenait nos légumes à ce moussem d'où on ramenait dromadaires, tissus et quincailleries. On y vendait, on y achetait. Tout allait bien. Le moussem de Tindouf avait lieu le mois de mai. Les gens s'y rendaient pour en ramener des marchandises. Il passaient par Assa, Zag et puis Tindouf." - Brahim Assaka

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Tindouf est une localité d'Algérie (Béchar) qui se situe au nord‑ouest du Sahara, près de la sebkhra de Tindouf, sur la hamada du Draa. Oasis d'intérêt stratégique, aux confins du Marocet est au cœur d'une riche zone métallifère (fer du Gara Djebilet, à 120 km au sud‑est).

Ancien chef‑lieu du département de la Saoura, poste militaire Tindouf est devenu la principale base stratégique du Polisario, mouvement armé soutenu par l'Algérie et luttant contre les troupes d'occupation marocaine et défendant l'indépendance de l'ex‑Sahara espagnol. Tindouf fut longtemps, et reste encore aujourd'hui, un sujet de discorde entre l'Algérie et le Maroc.

Le climat est de type saharien désertique en été et modéré en hiver, la température de l'air est comprise entre 25 et 30°C en hiver et entre 35 et 45°C en été, elle est aussi connue pour ses nuits froides tout au long de l’année résultant des courants marins atlantiques, par ailleurs l’air très sec ne contient que 3% d’humidité. La ville de Tindouf est une région désertique dont le milieu naturel est caractérisé par divers reliefs dont les hauteurs qui l'entourent au Nord-Ouest telle que la montagne de Ouarkziz mais aussi de Hamadet telle que Hamadet Doraâ située au nord et Hamadat Rouida située au sud, Hamadet Doukal à l'est et Hamad et Tindouf à l'ouest. Elle est parsemée de dunes de sables représentant les Ergs tel que l'Erg Akli au Nord-Est, la région comporte aussi des marécages tel que le marais de Tindouf se trouvant au Nord-Est de la région.

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La wilaya de Tindouf fut créée en vertu du découpage administratif de 1984, elle est situé à l'extrême Sud Ouest, limitée comme suit :

  • Au Nord par le royaume du Maroc.
  • Au Nord-Est par la wilaya de Bechar.
  • Au Sud par la République Islamique Mauritanienne.
  • Au Nord Ouest par la République Sahraoui.
  • A l’Est par la wilaya d'Adrar.

 

Constituée par une daïra et deux communes, Tindouf et Oum El Assel.

  • Superficie : 158.874 Km².
  • Nombre de daïras : 1
  • Nombre de communes : 2
  • Nombre d’habitants : 47 965 habitants, auxquels s'ajoutent 90 000 réfugiés sahraouis.

Economie

Quelque 120 ha d’arganiers ont poussé naturellement, selon le représentant du Club vert. « En 2007, il existait 320 ha d’arganier. En 2008, on a recensé plus de 35 arganiers par hectare. Et c’est grâce à la direction des forêts et aux autorités de la wilaya qui ont permis la classification de cet espace comme zone protégée que 55 ha ont été plantés pour atteindre actuellement les 375 ha de superficie totale d’arganiers», affirme le représentant du Club vert. (source).

Des gisements d'or et d'hydrocarbures dans les mines algériennes de Tindouf

"Le groupe pétrolier public algérien Sonatrach, et des compagnies étrangères, ont découvert des indices sur l'existence de gisements d'or et d'hydrocarbures dans les mines de Tindouf, près de la frontière avec le Maroc. Des indices sur l'existence de gisements d'or et d'hydrocarbures ont été découverts dans la wilaya (département) de Tindouf, à l'ouest de l'Algérie, près de la frontière avec le Maroc. Cette découverte revient au groupe pétrolier public Sonatrach et à des compagnies étrangères, selon la direction des Mines de Tindouf. Celle-ci n’a pas donné de détail sur l’importance des gisements. Ces indices ont été décelés à la suite de travaux d'exploration effectués à l'issue d'appels d'offres nationaux et internationaux lancés par le ministère algérien de l'Energie et des mines. Trois millions de tonnes d'or. "Ces zones ont fait l'objet de fouilles ayant mené à ces indices, suscitant un grand intérêt de la part des opérateurs étrangers qui ont déjà visité la région", notamment les gisements de "Ghar Djebilet" et "Mechri Abdelaziz", a-t-il été précisé. Parmi les opérateurs étrangers figurent des Brésiliens, des Coréens et des Sud-africains. La direction des mines de Tindouf a par ailleurs indiqué qu'un opérateur étranger avait obtenu un acte d'exploitation de gisements d'or de la part du ministère de l'Energie et des mines. L'Algérie, qui a produit trois tonnes d'or de 2001 à 2007, compte porter sa production à trois millions de tonnes par an à partir de 2008, selon l'Agence nationale du patrimoine minier."

Population

La densité de la population environs 80%, au niveau de la commune de Tindouf chef lieu de la wilaya. Le nombre d’habitants de la région de Tindouf dont la wilaya se compose d’une daïra (Tindouf) et de deux communes (Tindouf et Oum Lassel). En 2010, sa population est estimée à 47 965 habitants, auxquels s'ajoutent 90 000 réfugiés sahraouis. Tindouf est ambitieuse par son programme de développement intense et promoteur dans tous les domaines économiques sociaux et culturels par un avenir meilleur.

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Culture à Tindouf

La wilaya de Tindouf dispose d’importantes potentialités sur le plan touristique : les paysages pittoresques, des sites naturels féeriques, des sites archéologiques d’une rare beauté, des stations de gravures rupestres d'une valeurs inestimable et d’un folklore authentique. Les vestiges laissés par l’homme préhistorique, notamment les gravures rupestres, ajoutent un cachet particulier au caractère historique de la région. Cependant, c’est la position stratégique qui lui donne le privilège d’être l’interface entre les régions Ouest, Est et Sud, pour en faire un centre de savoir et un pôle commercial important.

Tindouf est caractérisée par la diversité culturelle, elle se distingue par son caractère folklorique comme le guenka, karkabou, el houl qui est une sorte d’art lyrique local duquel découle plusieurs troupes parmi elles : Naïlia, l'art et le patrimoine antique, la troupe Guenka, la troupe El Badr. Le patrimoine culturel non dénué d'originalité renferme en outre d’énormes potentialités artistiques et culinaires. Tindouf vit toujours au rythme de son folklore musical et son artisanat traditionnel d’articles et d’objets d’art est toujours là.

Festivités

Maarouf Sid Ahmed Rekibi est une annuelle qui suit de dix jours après la fête du Mouloud, la tradition veut quelle dure une semaine, durant laquelle des chameaux sont égorgés pour les repas organisés durant trois jours au profit des habitants de la ville et des passants, accompagné de manifestations folkloriques locales, et d’une mélange de rythmes tambour et d'arts populaires.

  • La célébration du Mawlid ennabaoui Charif : C’est la nuit durant laquelle les habitants de la région s’abstiennent de dormir jusqu’à l’aurore, la veillée se tient généralement dans les mosquées et les maisons, et les éloges durent jusqu’à des heures tardives de la nuit.
  • La célébrations du festival de Sidi El Mokhtar Belaâmach fondateur de la Zaouïa qui est fêté le 10 octobre.
  • Festival de Tifeski (festival du printemps) : fête locale célébrée par les habitants de la commune Oum El Assel pour fêter l’arrivée du printemps consistant en plusieurs manifestations culturelles dont la plus importante est le folklore local et la course de chameaux (el liz).
  • Une grande foire traditionnelle, le mouggar, est organisée à Tindouf tous les ans au mois de mai.

Ramadan: des jeux traditionnels encore populaires à Tindouf

"Des jeux légués par les aïeux n'ont pas perdu de leur popularité au sein de la population de Tindouf. Ces jeux traditionnels, encore pratiqués, notamment durant le mois de Ramadhan, constituent une occasion pour les citoyens pour se réunir, perpétuer maintes formes de solidarité et protéger ainsi tout un patrimoine social séculaire, explique un intéressé. Des associations locales s'intéressent à vulgariser la pratique de plusieurs de ces jeux parmi les jeunes dans le souci de les préserver en tant que patrimoine culturel propre à cette région de sud-ouest du pays. L'association "Le patrimoine séculaire" consacre un important espace de son programme annuel à la relance de la pratique de certains jeux traditionnels notamment ceux tombés dans l'oubli. Historiquement, les jeux traditionnels dans la région de Tindouf s'apparentent à des jeux virils à l'instar du jeu "Arah", appelé par d'autres "Debli", consistant en une lutte opposant un "combattant" à un groupe de personnes formant un cercle autour de lui et qui tentent de le "cogner". Dès qu'elle est touchée, la personne au centre du cercle cède sa place à une autre et ainsi de suite jusqu'à ce que chaque lutteur passe par la même épreuve, explique Mohamed Belaid, président de cette association. Parmi les autres jeux de détente, le jeu appelé "Zerak Houili" et "El Damma" dont la pratique diffère des autres régions du pays. Du sable et des morceaux de bois sont utilisés dans ces jeux, les joueurs se trouvant au milieu de spectateurs qui dans une ambiance particulière tentent d'attiser la concurrence entre les compétiteurs. Les femmes de leur côté préfèrent la pratique du "Sig", un jeu, pratiqué généralement lors des fêtes et durant le Ramadhan, et qui consiste à dessiner certaines formes sur le sol en utilisant des petits bâtonnets. "Ces jeux contribuent à l'ancrage du sens de l'entraide chez les citoyens et, outre leur aspect récréatif, ils servent aussi à développer les capacités mentales" des joueurs, a-t-il estimé. Plusieurs quartiers de la ville de Tindouf s'animent grâce notamment à la pratique de ces jeux récréatifs, surtout parmi les personnes âgées pour lesquels "El Damma" constitue le seul moyen leur permettant de meubler leur temps. Quant aux habitants des régions éloignées, ils se contentent de pratiquer, les nuits de pleine lune le jeu "Arah", parés de leurs uniformes connus localement par "astom". Selon son responsable, l'association "Le patrimoine séculaire" s'emploie à trouver les moyens susceptibles de préserver ces jeux indissociables du patrimoine de la région à travers leur vulgarisation en milieu juvénile".

Mode vestimentaire

Le costume traditionnel de Tindouf se caractérise par ce qui suit :

  • Masculin : costume se compose de la Draa qui est une tunique en soie fendue des deux côtés qui s’adapte avec le climat désertique, brodée en haut avec des poches pendantes en plus d’une chemise ou d’une cape et un pantalon (Setm) une ceinture (Hzam) et des mules.
  • Féminin : la Mlehfa qui est une sorte de tissu large de couleurs et de qualités différentes de la qualité supérieure à la qualité moyenne.

Cuisine

La cuisine de Tindouf se distingue par une variété de plats locaux comme :

• Les mets préparés

  • El Benaka Mélange de foie, de maïs, de bosse de chameau et de viande d’El Felka
  • Belghmane Mélange de blé frit, d’eau bouille, de lait.
  • Tidkit Viande écrasée ou hachée + bosse de chameau fondue.

• Boissons

  • Lemris Mélange d’orge grillé il est présenté comme boisson fraîche en été en plus des autres boissons telles que Bouder, Kahmini , Koufia, Lait…
  • Charab Cannelle, Cacahuètes moulues + une quantité de sucre.
  • Encha Blé ou lentilles qu’on fera cuire avec une quantité de farine.

Architecture et sites historiques

  • Kasabat (nom local de ksar) Ahl Bellamech, qui abrite la zaouia Bellamech, la mosquée El Atik et le mausolée de siki El Mokhtar Belaâmach (1203-1287 de l’hégire), père spirituel et fondateur de la zaouia, sise dans l’antique quartier Moussani.
  • l'architecture impressionnante de ses ksour…
  • Kasabat Ahl El Abd : Espace ksoutien de regroupement situé dans le vieux quartier Remadiq, d’autres kasabats de moindre importance à signaler comme la maison Dimani dans le quartier casbani la maison des nobles et la maison Es Senhouri El Ouasri. Cependant, ces kasabats renferment un nombre appréciable de manuscrits anciens. L'architecture de ses ksours, appelés localement Kasabat Tindouf. La casbah de Belaâmach a fait l'objet d'un classement en 1999 comme patrimoine national en tant que centre urbain vivant
  • La Zaouïa Belameche qui tient son nom de son marabout « Mohamed El Mokhtar Belameche ».

Ce lieux possède les dépendances suivantes :

    • La vieille Mosquée, la Zaouïa doté d'un mausolée où se trouve une armoire contenant plus de 600 riches et précieux manuscrits. Ce lieu est situé dans le vieux quartier Moussani à proximité de l'ancienne mosquée qui est considérée comme étant la première mosquée actuellement en procédures de classification comme sites archéologiques et historiques remarquable (en vertu de l'arrêté daté du 10/02/1998, journal officiel n°20/98). La mosquée à récemment bénéficié d’une étude d’amélioration et de restauration des k’sar.
  • La Douira Ahl El Abd regroupe les dépendances suivantes : La mosquée, la douiria qui renferme une armoire contenant un grand nombre de précieux manuscrits et documents historiques. Son architecture est caractérisée par un style Islamo-Marabout et est situé au quartier Ramadhine. Le dossier de classification de cet immeuble est en cours d’étude.
    • Dar El Dimani El Ouassri : Demeure en brique séchée de forme cubique comporte des chambres, elle est située dans le quartier Kassabi, au centre ville et se trouve en état de ruine et qui nécessite de profondes rénovations.

Potentialités touristiques

En terme d'infrastructure Tindouf dispose d'un aéroport, situé à 7 km au sud de la ville et dessert des vols opérés par la compagnie Air Algérie qui relient Tindouf à AlgerConstantine et Oran. Une route quasi rectiligne de 800 km la relie à Béchar située au nord-est.

Tous les aspects culturels font que Tindouf est un musée naturel à ciel ouvert. Malheureusement, ces sites et ces vestiges historiques demeurent actuellement inexploités. «La wilaya n’est plus une destination touristique», regrette le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Tindouf, Dahane Mallem. Celui-ci évoque, comme cause, «la conjoncture actuelle que vit la wilaya sur le plan géopolitique». Allusion faite au conflit du Sahara-Occidental qui demeure toujours sans solution.

Ainsi, pour que la wilaya retrouve sa vocation touristique, M. Dahane lance un appel aux opérateurs dans le domaine du tourisme (ONAT, ONT, Touring Club) et les agences de voyages privées pour l’exploitation touristique de la région, notamment le tourisme et l’expansion du tourisme d’évasion et de recherche, d’aisance, de circuit et de découverte du parc national de la région.

De même que l'exploitation de la route du sel (l'une des routes commerciales d'échanges et de commerce, par laquelle le sel fut transporté depuis les régions de production vers les régions qui en manquaient) pour lui redonner sa vocation d'antan. Le même responsable demande aussi à ce qu’on intègre dans le chemin de wilaya le volet tourisme saharien. Autant de décisions qu’il faudrait au plus vite faire pour la promotion du tourisme et permettre ainsi à la wilaya de se relever un tant soit peu au plan économique en raison des faibles investissements dans les autres domaines. (source)

Source