Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LNO

LNO

Menu
Thérèse d'Ávila - "Si Satan pouvait aimer, il arrêterait d'être mauvais."

Thérèse d'Ávila - "Si Satan pouvait aimer, il arrêterait d'être mauvais."

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f2/SantaTeresa.jpg

Thérèse d'Ávila a été une grande religieuse catholique espagnole au 16ème siècle. En plus de son talent à réformer les couvents, elle s'est imposée comme un maître de la spiritualité chrétienne, fait remarquable à cette époque pour une femme. Sa riche personnalité a séduit ceux qui l'ont approchée de son vivant et séduit toujours ceux qui, même n'étant pas chrétiens, ont appris à la connaître par ses écrits, par ses traités et, plus encore, par ses lettres. Elle occupe par ailleurs une place de choix dans la littérature espagnole. Animée par son enthousiasme, Thérèse sut rendre par écrit sa foi au travers de poèmes aux vers faciles. Le style ardent et passionné est témoin de cet idéal d'amour embrassé par le choix de la vie monastique.

Le redressement dogmatique, moral et disciplinaire promu par le concile de Trente, le réveil chez les catholiques, traumatisés par la sécession protestante, d'une religion intérieure fondée sur l'Évangile ont été puissamment secondés par ce que cette femme a su faire partager à ses contemporains de son expérience personnelle de Dieu.

"Ses visions se succédèrent sans interruption pendant deux ans et demi (1559-1561). Soit par méfiance, soit pour la mettre à l'épreuve, ses supérieurs lui interdirent de s'abandonner à cet ardent penchant pour les dévotions mystiques, qui étaient pour elle comme une seconde vie, et lui ordonnèrent de résister à ces extases, dans lesquelles se consumait sa santé. Elle obéit, mais en dépit de ses efforts, sa prière était si continue que même le sommeil ne parvenait à en arrêter le cours. Simultanément, embrasée d'un violent désir de voir Dieu, elle se sentait mourir. Cet état singulier déclencha à plusieurs reprises la vision qui serait à l'origine d'une fête particulière dans l'ordre du Carmel"

Elle dit :

"Si Satan pouvait aimer, il arrêterait d'être mauvais."

Elle dit aussi :

"Je vis un ange proche de moi du côté gauche… Il n'était pas grand mais plutôt petit, très beau, avec un visage si empourpré, qu'il ressemblait à ces anges aux couleurs si vives qu'ils semblent s'enflammer … Je voyais dans ses mains une lame d'or, et au bout, il semblait y avoir une flamme. Il me semblait l'enfoncer plusieurs fois dans mon cœur et atteindre mes entrailles : lorsqu'il le retirait, il me semblait les emporter avec lui, et me laissait toute embrasée d'un grand amour de Dieu. La douleur était si grande qu'elle m'arrachait des soupirs, et la suavité que me donnait cette très grande douleur, était si excessive qu'on ne pouvait que désirer qu'elle se poursuive, et que l'âme ne se contente de moins que Dieu. Ce n'est pas une douleur corporelle, mais spirituelle, même si le corps y participe un peu, et même très fort. C'est un échange d'amour si suave qui se passe entre l'âme et Dieu, que moi je supplie sa bonté de le révéler à ceux qui penseraient que je mens… Les jours où je vivais cela, j'allais comme abasourdie, je souhaitais ni voir ni parler avec personne, mais m'embraser dans ma peine, qui pour moi était une des plus grandes gloires, de celles qu'ont connu ses serviteurs" (Vie de Sainte Thérèse, chap. XXIX).

Etre en odeur de Sainteté !