Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LNO

LNO

Menu
Tariqa Ouazzania

Tariqa Ouazzania

La Tariqa Ouazzania ou Zaouïa Ouazzania, est une confrérie soufie du Maroc d’origine Jazoulite, fondée par Sidi Moulay Abdellah Chrif El Ouazzani (mort en 1089 h) à Ouazzane , ville qui resta jusqu'à nos jours une ville sacrée. La Zaouia El Ouazaniya s'appelait aussi « dar dmana » (la maison de garantie) car à l'époque, quiconque demandait refuge aux Chorfa d'Ouazzane était exaucé et bénéficiait d'une protection. La plupart de ces Tariqa ont disparues, à partir du 19éme siècle, devant l'expansion de deux zaouia plus récentes, à savoir : la Tijaniya et la Darqawiya.

La Zaouïa Ouazzania possédait une prestigieuse bibliothèque dont les ouvrages traitaient de thèmes aussi divers que la spiritualité, l'astronomie, le soufisme ou la philosophie. Ces collections uniques servaient de documentation aux disciples du Cheikh de la Zaouïa à l'’époque où la ville jouissait d'un grand rayonnement spirituel et culturel qui dépassait souvent le cadre de la religion et du soufisme.

De nombreux pèlerins viennent visiter chaque année ce haut lieu de la civilisation arabo-musulmane et rendre visite au tombeau de Sidi 'Moulay Abdellah Chrif El Ouazzani à Azjen, à quelques kilomètres de la ville.

Ouazzane est une des rares villes anciennes du Maroc à n'être pas ceinte de remparts; ici, pas de murs crènelés, ni de portes fortifiées monumentales comme partout ailleurs au Maroc. Cette particularité réside vraisemblablement dans l'histoire de la ville.

La puissance de la confrérie Ouazzania la mettait probablement à l'abri des menaces, de même le caractère sacré de la cité pour les croyants la rendait inviolable à leurs yeux. Toutefois, il existe des portes associées aux murs extérieurs des demeures anciennes. Ces portes, qui permettaient de clore la Médina à la manière d'une enceinte, ne présentaient pas un système fortifié réellement définitif.

La première porte, connue sous le nom de Bab Fatha, est en arc simple en plein cintre surbaissé en briques cuites et pierres sèches. Elle daterait du XVIIe siècle. La seconde porte, Bab Jmouâa, est constituée par un arc outrepassé brisé doublé par un arc à lambrequins, les écoinçons sont ornés de riches motifs géométriques sculptés et le tout est surmonté d'une console pilastre supportant un auvent de tuiles vertes vernissées.