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Soumeya Abdelaziz (clip vidéo de "Aouicha") - Ramadan 2010

Soumeya Abdelaziz (clip vidéo de "Aouicha") - Ramadan 2010

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Ceci est la version finale du clip vidéo de Aouicha (juin 2010) chantée par Soumeya Abdelaziz sur le travail et l'exploitation des enfants petites bonnes à tout faire au Maroc qui constitue un réel problème de la société marocaine. Ce clip rappellera aux familles qui exploitent ces enfants en période de Ramadan 2010 d'arrêter l'exploitation des êtres humains). A noter que le clip a été réalisé grâce au soutien du BIT (Bureau International du Travail), du programme IPEC, pour la lutte contre le travail des enfants et à celui de l’association Al Karam, en partenariat avec l’école ESAV de cinéma de Marrakech.

Des filles abandonnées très tôt par leurs proches, à travailler très dur dans des familles pas toujours bienveillantes, à devoir tout faire, ménage, cuisine, nourrisse, sans aucune couverture sociale…souvent malmenées, violées, jetées à la rue…petites bonnes, bonnes à tout faire. Entre vaisselle, ménage et garde d’enfants, les corvées pour ces fillettes sont longues et pénibles. Placées dès la petite enfance par leurs parents dans des familles, elles font office de domestiques. Main-d’œuvre très prisée,  "les petites bonnes" sont arrachées à leur foyer dès l’âge de 6 ans, pour servir d’esclaves corvéables à merci dans la bonne société de Casablanca, de Marrakech, ou encore de Rabat. Souvent battues ou maltraitées, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent que le jour où celui-ci vient chercher la paie, souvent ridicule, et dont la petite fille ne jouit nullement.

Une fois exploitées, c'est souvent le lot de la prostitution organisée par les familles pauvres et de réels réseaux en pieuvre, elle même. Hassan Benjelloun,  nous raconte notamment dans les oubliés de l'histoire, nous raconte la suite de ces filles véhiculées en Belgique.

Certaines filles adoptées au Maroc sont parfois de réelles esclaves non-scolarisées et terminent vieilles filles pour soutenir les personnes âgées adoptives sans rémunération. Une situation que j'ai pu notamment constater dans une famille du quartier Chrarda (Ouled Teima), non loin de Taroudant.

 

Ce clip à voir sur 2M et 2M monde,  “Aouicha”, et tourné comme un court métrage, le clip raconte l’histoire d’une petite bonne déracinée de sa campagne et arrachée à l’affection des siens, pour travailler en ville. Ballottée par un “semssar” de maison en maison, fuyant les sévices sexuels d’un employeur pédophile, elle finit par échouer dans la rue. 

 

Lutte contre l'exploitation de la petite bonne un phénomène typiquement du Souss

Quelques 600 000 enfants, soit 11 % des enfants âgés de 6 à 15 ans, travaillent au Maroc. Parmi eux, entre 60 000 et 80 000 fillettes sont employées comme domestiques ou « petites bonnes » chez des particuliers."Les petites bonnes représentent 72% des enfants qui travaillent dans les villes au Maroc", avoue une étude gouvernementale. Selon l'organisation "Human Rights Watch,"ce chiffre représente l'un des taux les plus élevés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Plusieurs associations marocaines dont Insaf (cf Un avenir pour les jeunes mères célibataires marocaines) condamnent le travail des enfants de moins de 15 ans.


 

      http://natureculture.org/wiki/images/f/fd/Ouled_teima.jpg

 

Rapport. Le drame des petites bonnes

Le Maroc se définit essentiellement comme étant un  pays musulman dont les normes de l’Etat se confondent avec celles de la loi coranique, cela ne signifie pas que toutes les lois soient d’une inspiration religieuse mais aussi de l’imaginaire sociale et les mentalités. Les personnes peuvent confondre l'origine et la définition des normes.

La honte « le hchouma » est utilisée au Maroc comme une valeur éducative. Cette «valeur » constitue la base même de l'éducation qui devrait impliquer le respect. On ne cesse de répéter aux enfants « awili hchouma !! » (en mettant l’annulaire sur la joue droite). Depuis de longues années cette « valeur » grandit avec eux et a engendré un grand phénomène social qu’on vit aujourd’hui appelé l’hypocrisie sociale.

Ce qui est inadmissible c’est que les marocains sont conscients de ce phénomène, savent qu’ils sont schizophrènes mais continuent à  fermer les yeux.

Mais pourquoi se sentent-ils obligés de ne pas dire et de faire ce qu’ils pensent mais plutôt de dire ce que les autres veulent entendre et d’agir de façon à ce que les autres acceptent leurs comportement ?

Outre des préoccupations grandissantes quant à l’impact de la récession économique, le Bureau international du Travail (BIT) avertit que les efforts déployés pour éliminer les pires formes de travail des enfants se relâchent et appelle à une campagne mondiale «redynamisée» pour faire cesser ces pratiques.

Dans son Rapport global sur le travail des enfants, le BIT indique que le nombre mondial des enfants qui travaillent a reculé de 222 à 215 millions, soit une baisse de trois pour cent, au cours de la période 2004 à 2008, qui montre un «ralentissement du rythme de réduction à l’échelle globale». En outre, le rapport souligne que la crise économique mondiale pourrait «freiner davantage» le progrès vers le but d’éliminer les pires formes de travail des enfants d’ici à 2016.
Le nouveau rapport du BIT, intitulé Intensifier la lutte contre le travail des enfants, présente de forme détaillée des estimations sur le travail des enfants. Les progrès ont été plus substantiels parmi les enfants âgés de 5 à 14 ans, une tranche d’âge où le nombre d’enfants au travail a baissé de 10 pour cent. Parmi les filles, le travail des enfants a considérablement diminué (de 15 pour cent). En revanche, il a augmenté parmi les garçons (de 8 millions ou 7 pour cent). Chiffre également alarmant, le nombre de jeunes gens âgés de 15 à 17 ans impliqués dans une activité économique a augmenté de 20 pour cent passant de 52 à 62 millions.

Liège : conférence-Débat : « Maroc : Vers de réelles avancées vis-à-vis du travail des enfants ? au CCAPL