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Sœurs de la Perpétuelle Indulgence

Sœurs de la Perpétuelle Indulgence

Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence se définissent comme des « nonnes du xxie siècle » pour les communautés lesbienne, gaie, bisexuelle et transsexuelle.
Le premier « couvent » de cette organisation militante a été fondé le 15 avril 1979 à San Francisco. Unies au sein de l'Ordre de la Perpétuelle Indulgence, ces associations utilisent l'image et « l'habit » des religieuses catholiques de façon festive et théâtralisée, elle n'est en aucun cas un ordre religieux mais en reprend le champ lexical.
L'organisme compterait environ 1500 membres. Depuis, partout dans le monde, des Couvents se sont ouverts: aux États-Unis, en Australie, en Amérique du Sud et en Europe, à Londres, à Paris (1991), ...Les thèmes de la diversité, de la tolérance et de la prévention y sont développés.

Si leur mission est aujourd’hui associée à la lutte contre toutes les maladies qui font le sexe moins beau et moins libre, il n’est pas accessoire de rappeler que leur première vocation est de se battre contre cette culpabilité qui fait le cœur et l’esprit moins larges.

Mais pourquoi parler de « sœurs » ? Elles ont le militantisme et la foi des religieuses, elles en ont également le folklore avec des prières, des vêtements (en particulier la cornette) faits pour qu’on les identifie.

Elles suivent, comme les sœurs de l’église, un chemin initiatique qui commence par le noviciat, prononcent des vœux et partent en mission pour aider leur prochain et appuyer là où ça fait mal (oui, les sœurs sont parfois en colère).

Bref, c’est un ordre tout à fait respectable, et leur habit n’a pas pour but de choquer, mais de rappeler qu’elles ont fait un chemin spirituel et qu’elles donnent beaucoup autour d’elles.

Partout, les Sœurs font vœu d'aider leur communauté et la société entière, de lutter contre les exclusions, de prôner la tolérance, la non-violence et la paix, de lutter contre le sida en apportant leur aide charitable. Elles répandent à tout moment des messages de prévention par la promotion du sexe sans risque.

Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence se veulent visibles, outrageantes et même provocantes car elles pensent qu'il est parfois nécessaire de choquer pour faire réfléchir et changer les habitudes. Mais elles le font toujours dans la joie et dans un esprit de fête!

 

 

Les Sœurs du Couvent de Paris ont formé les vœux suivants :

  • La promotion de la joie multiverselle
  • L’expiation de la honte et de la culpabilité stigmatisante
  • La paix et le dialogue entre communautés
  • La charité
  • L’information et la prévention du VIH et des IST
  • Le droit et le devoir de mémoire

Pour réaliser ces vœux, les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence ont recours au happening, à l'animation théâtrale et costumée dans la rue, les lieux publics et privés. Elles redistribuent à d'autres associations (aide aux malades du sida, prévention-éducation, ...) les oboles qu'elles recueillent. Elles proposent enfin d'apporter leur soutien à d'autres associations pour leurs manifestations ou leurs campagnes de récolte de dons.

Depuis 20 ans, les folles radicales que sont les Sœurs, accueillent lors de séjours de ressourcement et de Jouvences des personnes âgées de quelques mois à 77 ans, touchées directement ou indirectement par le VIH.

Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence: Trainées en justice par des cathos ! -

Président de l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française, une association catholique traditionaliste et ancien membre du Front National, Bernard Antony annonce une action en justice pour “détournement de fonds publics au profit du groupe grotesque se dénommant Les soeurs de la perpétuelle indulgence – couvent de Paname” par le Conseil Régional d’Ile-de-France et la Mairie de Paris. Selon lui, le Conseil Régional d’Ile-de-France s’apprêterait à voter jeudi prochain une subvention de 23.000 euros à l’organisation LGBT “qui utilise par dérision anti-chrétienne l’image et l’habit des religieuses catholiques”, selon les termes de son communiqué. La Mairie de Paris s’apprêterait à financer la même association à hauteur de 19.927 euros. Selon les informations du site e-llico, les sommes citées par l’AGRIF ne correspondent pas aux subventions accordées par les collectivités en question à l’association et d’une manière générale aux montants alloués aux organisations LGBT. Pour le militant traditionaliste, les Soeurs sont une “association de pitoyable carnaval exhibitionniste” qui “se promènent dans les gay pride généralement habillées par devant et dénudées par derrière” et “agissent pour une banalisation des moeurs qui sont leur affaire mais qui ne vont pas à l’encontre du développement de cette maladie”. L’AGRIF, au nom de laquelle agit Bernard Antony, estime que subventionner l’association constitue “une injure à toutes les religieuses” et “un cynique et intolérable détournement de fonds publics”. C’est pourquoi il annonce une série de plaintes contre l’association, contre le Conseil Régional d’Ile-de-France et contre la ville de Paris. Berbard Antony et son association n’en sont pas à leur coup d’essai dans ce domaine. Il a déjà fait condamner en justice deux militants de l’association Aides Midi-Pyrénées, en 2003, pour “injures” pour avoir utilisé le slogan “Sainte Capote, protège nous”. Il a également attaqué – sans succès – le quotidien Libération pour un dessin présentant le Christ arborant pour tout vêtement un préservatif en novembre 2005.

source: e-llico.com