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Sherazade - vendredi 23/10 et samedi 24/10 à Molenbeek-Saint-Jean

Sherazade - vendredi 23/10 et samedi 24/10 à Molenbeek-Saint-Jean

 

Fécondité d'un malentendu : alors que les Arabes se considéraient depuis toujours comme "le" peuple poète, les Européens leur ont décerné la palme du récit.

Ainsi, Cervantès attribue la paternité de Don Quichotte à un historien arabe, et Antoine Galland note que Les Mille et Une Nuits "font voir de combien les Arabes surpassent les autres nations en cette sorte de composition"....

Chaque nuit, le Roi déflore une vierge et la tue au petit matin pour ne jamais être trahi. Shérazade échappe à ce triste sort en lui racontant des histoires dont la fin est toujours remise au lendemain. Le roi l’épargne par curiosité, et petit à petit, ces histoires sans fin le font réfléchir. Voici venu le tour de Shérazade. Elle lui raconte des histoires qu’elle prend bien soin de laisser inachevées. Le roi lui laisse la vie sauve pour connaître la fin de l’histoire qui bien sûr ne finit jamais...



Le bâtiment est en intérieur d'îlot, il a 2 entrées:
la principale au n° 4 rue Mommaerts, et l'entrée de la salle de spectacle se trouve au n°67 Chaussée de Merchtem. Descendre à la station de métro comte de Flandre.


C’est donc bien le théâtre qui sauve 
Shérazade de la mort.
La parole la maintient en vie.
En même temps, ses histoires transforment le roi.
Grâce à la magie de l’illusion, le roi est forcé de reconnaître son aveuglement.
On voit plus clair au théâtre que dans la réalité.
Les histoires ont-elles donc la faculté de guérir ?
De guérir l’homme de ses erreurs, de son ignorance, peut-être même de le rendre meilleur ?

Abdelmalek Kadi revisite ces histoires splendides, avec ce qu’il y a en elles de choses extraordinaires, d’enseignements, de merveilles, de prodiges, d’étonnements et de beauté. 
Il reprend cette figure de Shérazade, quasi mythique et de toute première importance dans la littérature arabe pour en réalité raconter une autre histoire, bien réelle et qui se déroule aujourd’hui. Celle d’un jeune Maghrébin, assis sur la plage d’Ostende et qui observe avec étonnement et naïveté la mer du Nord et qui se prend d’affection pour Spilliaert et James Ensor. Une façon originale de faire se rencontrer des époques et des cultures différentes.

Avec la complicité du musicien 
Dick van der Harst, Abdelmalek Kadi livre un spectacle qui laisse la part belle au jeu et où la musique agit comme un personnage à part entière qui non seulement porte le jeu mais crée un univers tout à fait original et intemporel qui permet à ces histoires magnifiques de résonner de manière tout à fait nouvelle et contemporaine.

Michiel van Cauwelaert, pour la scènographie a travaillé dans le même sens.
Essayer de créer un contexte, une atmosphère qui puisse aider ces histoires à se déployer loin de tout cliché et des images toutes faites qu’on se fait de ces histoires.

Production: Moussem Nomadisch Kunstencentrum et WCC Zuiderpershuis.