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Sfax, capitale économique du Maghreb ?

Sfax, capitale économique du Maghreb ?

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Sfax pourrait devenir la capitale économique du Maghreb United, et peut déjà rivaliser sur ce plan avec de nombreuses villes de l'espace économique européen. Sfax reste une ville d'oléiculture et le plus important centre de fabrication et de commerce d'huile de toute la Tunisie (on estimait à 7 millions le nombre d'oliviers au début des années 1990). D'autres activités sont venues compléter cette orientation fondamentale. La création d'un port moderne (devenu le principal de Tunisie, avec 4,2 millions de tonnes de trafic de marchandises en 1992), la construction de voies ferrées puis de routes ont fait de Sfax le débouché d'un arrière-pays qui s'étend à une grande partie du Sud et du centre de la Tunisie. Ce pays, pourtant si modeste dans ses proportions géographiques...

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Il suffit par exemple de se promener dans les dédales de la capitale économique de la Tunisie, Sfax, pour comprendre l’intelligence dont ont su faire preuve les compatriotes du Président Ben Ali. Cette ville située à 270 kms au sud-est de Tunis, sur les bords de la Méditerranée, est devenue le symbole de la compétitivité de ce petit pays du Maghreb central avec ses milliers d’ateliers de confection, tous dédiés à l’exportation. Jeans, vêtements féminins et autres articles de lingerie sont confectionnés par des ouvriers studieux et dociles (la grève est presque bannie sous ces cieux) et prennent immédiatement le chemin de ParisRome et Barcelone...Comme quoi, c’est la Tunisie qui habille aujourd’hui en partie l’Europe...

Bien entendu tout n’est pas rose et les Tunisiens doivent compter avec de rudes concurrents bulgares, roumains, bref ces pays de l’Est aux coûts de production très bas et qui ont l’avantage de faire partie de la famille européenne. Mais n’empêche, la stratégie tunisienne est si payante que son industrie absorbe aujourd’hui plus du tiers du PIB du pays et emploie 30% des actifs! Preuve s’il en est que le pays a su profiter du processus de désindustrialisation en cours sur la rive Nord de la Méditerranée.


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Contexte historique

Après la longue période de repliement consécutive aux invasions arabes du XIe siècle, l'essor de la ville commence dès le début du XIXe siècle. Il se manifeste déjà par des plantations d'oliviers dans les steppes environnantes. Sous le protectorat français, l'impulsion donnée par l'administration et l'apport de capitaux étrangers se conjuguent alors avec les aptitudes agricoles des Sfaxiens à créer une énorme forêt d'oliviers, dans un milieu particulièrement favorable à l'arboriculture sèche.

La ville constitue le pôle d'une vaste région qui connut depuis l'époque romaine une activité économique intense, essentiellement agricole et commerciale. Les prémices de l'essor économique moderne de Sfax sont apparues dès le XVIIème siècle. Cet essor devient réel au courant du XVIIIème siècle. Les activités artisanales se multiplièrent, la production de la pêche se développa et les champs d'arbres fruitiers et d'oliviers réapparurent sous forme d'un pourtour verdoyant. Son commerce avec le Levant devint le pivot de toutes ses activités d'échanges avec le reste de la Tunisie, l'Afrique et l'Occident par l'intermédiaire de Marseille, Gênes et Livourne. Depuis cette époque jusqu'à ce jour, elle passa du statut de petite ville à celui de la deuxième ville du pays.

Depuis le XIXème siècle, sous l'effet de l'expansionnisme colonial européen, l'économie de Sfax subit le poids de la domination industrielle. Un port moderne aménagé à la fin du XIXème siècle permit à Sfax d'accéder aux lignes transatlantiques et de diversifier ses échanges.

Le développement de Sfax, qu'il soit économique, urbain ou démographique, devint spectaculaire depuis l'indépendance concrétisée en 1956. L'économie de Sfax, a certes suivi une merveilleuse ligne de continuité, mais ses promotions actuelles trouvent leur explication dans la stabilité de la Tunisie et la politique ajustée et clairvoyante de son gouvernement. Premier producteur d'huile, premier port de pêche, deuxième pôle industriel, producteur d'énergie, pétrole et gaz, la ville de Sfax représente une belle expression du développement tunisien.

Le secteur de la Mer est un des secteurs économiques les plus dynamiques en Tunisie, vu son ouverture élargie sur la méditerranée (1300 km). Cette importance est fortement concentrée dans la région du Sud, et plus précisément à Sfax.

L'importance du secteur dans le développement économique du pays et la favorable situation géographique du pays, ont encouragé la famille Raouine à investir en 1987, dans la création de l'établissement Ahmed Raouine et fils " La Perle des Mers " ; une entreprise agro-alimentaire spécialisée dans la préparation et la congélation des produits halieutiques (crevettes,seichespoulpes et petits poulpes), implantée à Sfax au nouveau port de pêche.

La biotechnologie occupe une place grandissante dans les pays industrialisés. Cette place est essentiellement due à l'importance qu’elle occupe de celle-ci dans les domaines de l'agriculture, de l'alimentation et de la santé. Ceci ne fait que rendre plus urgente la nécessité pour les pays en voie de développement, pour lesquels ces domaines sont vitaux, de se doter des moyens nécessaires pour maîtriser cette technologie. La Tunisie a franchi ce pas par la mise en œuvre d'un plan Biotechnologique. Ce plan s'est matérialisé entre autres par la création du Centre de Biotechnologie de Sfax (CBS). (source).

Atouts majeurs

La population sfaxienne est estimée à 900 500 habitants (INS janvier 2008), 64,2 % parmi eux vivent dans les villes. La densité démographique (116 habitants/km2) est supérieure à la moyenne nationale. Sa population active occupée , connue pour son sens de l'entreprenariat, est estimée à 251 900 occupés répartie essentiellement entre l'agriculture et la pêche (14 %) , les services (45,0 %)et les industries manufacturières (27,8 %).

Le port de Sfax : est un des pôles majeurs pour l'économie tunisienne et régionale. Son port commercial est l'un des plus anciens du pays et le deuxième de Tunisie. Il est créé vers 1905. La quantité des produits exportés en 2006 est évaluée à 2290102 tonnes alors que les importations sont évaluées à 2282645 tonnes. Ces produits exportés viennent essentiellement du centre et du sud du pays : sel marinhuile d'olivephosphates traités et divers autres produits.
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En fait, la région de Sfax assure un important pourcentage (70%) des exportations nationales des produits de la mer, et ce, grâce à sa situation géographique limitée au nord par le gouvernorat de Mahdia, à l'ouest par Kairouan, le golfe de Gafsa,…., ainsi qu'à son port moderne doté de tous les services nécessaires à l'activité de la pêche.

Education

Sfax constitue aussi un pôle universitaire majeur : 20 établissements d'enseignement supérieur dans lequel étudie prés de 44 000 étudiants inscrits dans des filières variés (scientifiques, technologiques, informatiques, littéraires et d'ingénierie) et deux pépinières d'entreprises favorisant la diffusion de l'esprit d'entreprenariat et d'affaires auprès des étudiants et des diplômés.

  • Le gouvernorat dispose aussi d'un réseau de centres privés et publics de formation professionnelle composé de 9 centres dotés d'une capacité d'accueil de 3 975 postes. Ces centres offrent des spécialités de formation dans les domaines de l'électronique, l'habillement et la couture, la mécanique et le bâtiment.
  • Le technopôle de Sfax est consacré à l’informatique et multimédia. La formation et la recherche scientifique y sont présentes à travers plusieurs instituts et un centre de recherche en informatique et multimédia.
     

Infrastructures et voies de communication

  • Le gouvernorat dispose d'une infrastructure de base moderne et variée :
  • L'aéroport international de Sfax assurant des vols réguliers vers la capitale Tunis et vers Paris ainsi que le transport de marchandises.
  • Un important port commercial classé deuxième au niveau national.
  • Un réseau de routes nationales et internationales menant vers toutes les grandes villes du pays : Sfax est à 3h de route de la capitale Tunis.
  • Le tronçon de l'autoroute Msaken- Sfax est en cours de réalisation (Autoroute reliant Tunis à Sfax).
  • Un réseau de chemin de fer.
  • Des zones industrielles aménagées :15 zones dont 6 aménagées par des opérateurs privés et 2 par des municipalités.
  • Un réseau de télécommunication développé qui dessert l'ensemble du territoire de la région.
  • Un parc technologique dédié à l'informatique et au multimédia est en cours de réalisation.

Quelques investisseurs

Iheb taoufik dont les apparitions se font de plus en plus rares en tant que chanteur se serait tourné vers le monde des affaires et ce n’est pas pour nous déplaire puisqu’il s’est associé à son manager tunisien Mansour Jmal dans un investissement à Sfax dont le coût total est évalué à 14 millions de dollars, la durée des travaux serait de 30 mois. Il s’agit d'un complexe de 10 étages « Iheb Center » sis à l’avenue de Carthage au début de la route Gremda et comportera de nombreuses activités dont un bowling, un centre de Thalasso, une salle de sport, un restaurant tournant à vue panoramique, un jardin suspendu à la japonaise sur 700 m2 et une patinoire synthétique...

Et pourtant la compétitivité est menacée...

Le gouvernorat de Sfax a fait toujours preuve d’une compétitivité particulière. Cette dernière semble être en perte de vitesse depuis quelques années. Une étude réalisée, récemment, par le Pr. Salma Zouari confirme cette hypothèse et montre que la compétitivité de Sfax demeure «menacée». Intitulée «la compétitivité de Sfax: bilan, facteurs et opportunités», cette étude fera l’objet d’un atelier de travail en marge du séminaire sur la compétitivité et marketing de la région de Sfax qui sera organisé les 14 et 15 décembre par la Chambre de commerce et d’industrie de la région. Le Quotidien a réussi à avoir les résultats de cette étude qui montrent que les divers indicateurs, faisant auparavant la différence de Sfax dans l’ensemble du paysage économique de la Tunisie en matière de compétitivité notamment les faibles taux de chômage et l’importante productivité du travail, prouvent aujourd’hui que ce gouvernorat a tendance à converger vers la moyenne nationale et que les écarts à son avantage sont en régression depuis quelques années. Ces mêmes indicateurs montrent également que la compétitivité de Sfax est «menacée» et est en perte de vitesse. Selon cette étude, les analyses des stratégies et des comportements des entreprises de Sfax montrent qu’il y a une tendance aujourd’hui vers la création des microentreprises, en développement important depuis quelque temps. En matière des conditions relatives à la mobilisation des ressources et des facteurs de production, l’étude signale, entre autres, que les créations d’emplois à Sfax ont impliqué un coût particulièrement faible en termes d’investissement et qu’il existe aujourd’hui un déficit d’investissement remarquable qui risque d’handicaper sérieusement les potentialités futures du gouvernorat. Elle signale en outre, que la limitation des investissements publics a eu des conséquences sur les équipements collectifs et sur l’infrastructure de base. Le gouvernorat enregistre un certain retard notamment en matière d’infrastructures de transport, un des facteurs importants pour la conquête des marchés étrangers. Dans ce même contexte, l’étude montre que les dégradations de l’environnement subies suite au développement du secteur industriel ont eu des retombées négatives sur le cadre de vie dans la région et freinent même le développement des investissements. Selon la même étude, le projet Taparura demeure une opportunité exceptionnelle pour Sfax et ne peut réussir qu’à condition de réussir le défi de dépolluer la totalité de la côte. Au niveau des caractéristiques du tissu industriel de Sfax, l’étude précise qu’il existe un traditionnel avantage compétitif, notamment dans les secteurs des industries agroalimentaires, des industries mécaniques et électriques, le commerce et les affaires immobilières et réparation. Par contre, les secteurs du transport, des industries chimiques des mines et de l’énergie ont eu un faible potentiel d’accroissement de leurs effectifs à cause de leur caractère public. Par ailleurs, l’agriculture et pêche demeure un secteur en perte de vitesse bien que certains sous-secteurs restent particulièrement compétitifs, notamment les olives et les produits de la pêche. En revanche, le secteur des services présente un fort potentiel de croissance et mérite d’être appuyé. L’étude montre, également, que le technopole des nouvelles technologies est une opportunité exceptionnelle de développement des activités high tech et de développement des services affiliés porteurs.
 

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Indicateurs économiques

Agriculture Huile d’olive : 464 000 tonnes Amandes : 12 000 tonnes Œufs : 650 millions d'unités Lait et dérivés : 82 millions de litres Produits de la mer : 21 000 tonnes

Industrie et Commerce Sfax, deuxième pôle industriel de Tunisie, se distingue par une activité commerciale intense et reflète ainsi l’essor économique du pays.

Industries

Huileries : Huileries Traditionnelles : 182 et Huileries Modernes : 190 Production de Pétrole : 1,186 millions de tonnes/an Production de Gaz naturel : 5 millions m3/jour Nombres d’unités industrielles : 2 300

Répartitions des sociétés exportatrices

Sociétés totalement exportatrices : 172 soit 21,5% Sociétés partiellement exportatrices : 531 soit 66,3% Sociétés de commerce international : 98 soit 12,2%

Trafic des ports commerciaux

Le gouvernorat compte 2 ports commerciaux Sfax et Skhira dans lesquels l’activité à l’export est importante. Volume des exports : 6 millions de tonnes Volume des imports : 3,4 millions de tonnes.

  • 1. Nombre de conseilles villageois : 15
  • 2. Taux de croissance démographique : 1,54%
  • 3. Densité démographique : 118 habitants / Km2
  • 4. Taux des habitants au milieu municipal : 64%
  • 5. Nombre de familles : 218 milles familles
  • 6. Nombre de logements : 233058 logements
  • 7. Population active (entre 18 – 59 ans) : 268974
  • 8. Taux de chômage (2004) : 11,2% par apport à 13,9% au niveau national
  • 9. Taux d’éclairage : 99,7%
  • 10. Taux d’approvisionnement en eau potable : 99%
  • 11. Taux de couverture du réseau d’assainissement : 67%.

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Voir aussi