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« S’occuper de traditions, ce n’est pas transmettre des cendres, mais transmettre la flamme ». Stravinsky
Si l'on trouve que de très rares légendes à propos de la stérilité masculine, il en va autrement de la fécondité féminine et des mythes qui lui sont rattachés. A croire que chaque village avait sa méthode » infaillible » pour assurer la fécondité à une femme. La stérilité chez la femme a souvent été attribuée au Diable ou à la malédiction. Heureusement chaque région a su trouver le contre sort idéal, qui selon la mythologie était capable de rendre une femme stérile parfaitement féconde. Ces curiosités pratiquées autrefois par nos ancêtres rappellent le culte que les romains vouaient à Priape, dieu obscène et permettent de mesurer la distance qui séparait le culte romain des rites religieux en usages dans nos campagnes, et combien était fragile le vernis de la christianisation de la Gaule, associant à des personnages bibliques tout un panthéon de petites divinités d'origine antique dans un métissage spirituel d’une richesse dont on ne soupçonne qu’une faible part aujourd'hui.
Cet ermite du VIIe s. vivait dans les profondes forêts ardennaises. On raconte qu'il avait évangélisé les sangliers, comme plus tard François d'Assise prêcha aux oiseaux. Les paysans des environs le prenant pour une divinité païenne le supplièrent de les aider à se marier ou à assurer leur descendance. Selon la légende, toutes les femmes qui venaient prier seule en sa compagnie et dans les bois devenaient enfin fertiles. Saint Greluchon fait l'objet de nombreux pélerinages car ses statues possèdent le pouvoir de vaincre la stérilité. Il est le patron des collectionneurs d'andouillers. A Montoire, un culte particulier lui aurait été voué laissant quelques stigmates sur sa statue auxquels remédiait le curé.

Un mythe produit une explication concrète de certains aspects fondamentaux du monde : sa création (cosmogonie), les phénomènes naturels, le statut de l'être humain, ses rapports avec le divin, la nature ou encore avec les autres humains par un récit porté à l'origine par une tradition orale. Il s'agit d' un métissage spirituel entre les rites religieux et prières font bon ménage avec des rites païens.
Saint-Greluchon (ou Grelichon, ou Guerluchon), également dénommé Saint-Génitour ou Saint-Phallien,
« saint fabuleux du Berry censé guérir la stérilité », comme l’illustre le dicton aller au pélerinage à Saint-Greluchon pour avoir des enfants frisés. Le nom de
ce saint repose sur un calembour avec grelot par analogie de forme avec
« testicule », suffixé avec -uche et -on.Saint Greluchon vénéré jadis un peu partout en France et cité par George Sand à Gargilesses, était invoqué par la gente féminine en mal de progéniture. Les femmes stériles rapaient à l'endroit du
sexe le gisant, et buvaient pendant 9 jours dans du lait la poudre de pierre ; le chiffre 9 symbolisant les 9 mois de grossesse, et le lait, la maternité. ( B. Lucas ).

Sainte Greluche est la pendante de saint Greluchon qui a évangélisé les sangliers de les Ardennes -le résultat est là- et rendu fertiles les femmes qu’il recevait dans son ermitage. Et c’est ce saint que l’on retrouve plus tard dans le Berry, statufié avec le saillant attribut de Priape que les femmes stériles venaient gratter en l'implorant.
L'enclos de l'Auberge du Vieil Engreux s’enorgueillit aujourd'hui de la présence des statues de la sainte et du saint.
Saint Guerlichon (or Saint Guerluchon) was a syncretic phallic saint venerated at Bourg-Dieu near Bourges, France.
At Bourg-Dieu, there existed, during the Roman occupation of Gaul, an old priapic statue, which was worshipped by the surrounding country. The veneration in which it was held and the miracles with which it was accredited made it impolitic as well as impossible for the early missionaries and monks to remove it; it would have created too much opposition. It was therefore allowed to remain, but gradually changed into a saint, St. Guerlichon, which, however, did not detract any from its former merit or reputation. Sterile women flocked to the shrine, and pilgrimages and a set number of days of devotion to this saint were in order. Scrapings from this statue infused in water were said to make a miraculous drink which insured conception. Similar shrines to this same saint were erected at other places, and we are told that the good monks, who must have had an intense and lively interest in seeing that the population was increased, were kept busy supplying the statues with new members, as the women scraped away so industriously, either to prepare a drink for themselves or for their husbands, that a phallus did not last long. At one of these shrines, so onerous became the industry of replacing a new phallus to the saint, that the good monks placed an apron over the organ, informing the good women that thereafter a simple contemplation of the sacred organ would be sufficient; and a special monk was detailed to take special charge of this apron, which was only to be lifted in special cases of sterility. By this innovation the good monks stole a march on their brothers in like shrines in other localities, such as those of St. Gilles, in Brittany, or St. Rene, in Anjou, where the old-fashioned scraping and replacing still was in vogue.
Vous voyez, qu’ici aussi la culture populaire a aussi des réponses » magiques » aux problèmes sexuels qui pouvaient exister au sein des campagnes françaises.

mystéres, et ses miracles
Et comme la fertilité a été de tout temps
cruciale pour perpétuer la reproduction,
il fallait bien que les divinités s'y penchent.....
Sourires .....
Bonjour Carmina, oui, tu as raison...Dis-moi quel saint tu vénères et je saurai quelles sont tes préoccupations !