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La mode et culture vestimentaire au Maroc

La mode et culture vestimentaire au Maroc

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La 
mode est une culture ; une façon de voir les choses ; un savoir vivre qui influence et qui est influencée par la mondialisation. En effet la mode vestimentaire désigne la manière de se vêtir, en prenant en considération les couleurs de la saison. On peut constater que la mode influence beaucoup les jeunes surtout les adolescents. Elle change leur façon de voir les choses, de penser, leurs manières de s’habiller, leurs cultures et parfois même leurs identités… et de nos jours on peut voir des milliers de jeunes esclaves de la mode. La mondialisation joue un rôle très important dans l’évolution de la mode à travers les médias, Internet et la télévision par excellence. Elle bénéficie de l’influence qu’exercent les célébrités. La mode reflète aussi l’identité de la personne, on se fait de fausses idées sur la personne à travers son habit. Juste parce que cette personne s’est laissée emporter par cette vague de mode qui ne s’harmonise pas avec sa "réelle" personnalité. Contrôlons la mode et ne la laissons pas nous contrôler !
Ifrane 2355

Vêtements traditionnels

Le burnous, le caftan, la jellaba, le haïk, etc., témoignent du rayonnement du costume citadin marocain à travers le temps. L’épanouissement des traditions vestimentaires à partir de l’héritage andalou et de la mode hispano-mauresque n’a pas manqué de susciter l’admiration des voyageurs et des ambassadeurs occidentaux du XVIe au XVIIIe siècle, et la mode orientale a conquis les romantiques du XIXe siècle aussi bien que Matisse au siècle suivant.

Par la richesse et la diversité de l’ornementation spécifique à chaque région, par l’éclat des couleurs des étoffes et leur luxe, les vêtements masculins et féminins excellent dans le raffinement et l’élégance. Les ateliers de FèsTétouanMeknèsRabat ont produit les plus beaux caftans, les tissages les plus somptueux, notamment pour les costumes de mariées aussi bien musulmanes que juives. Le faste vestimentaire n’est complet qu’avec l’art de la parure en or, déclinant le bijou sous toutes ses formes, diadèmes, pendants d’oreilles, parures de tempes, boucles, fibules, bagues, colliers, bracelets, anneaux de cheville.

Cet artisanat du luxe perdure aujourd’hui à travers un renouveau des bijoux et du tissage, porté par l’essor de la haute couture marocaine, née il y a une vingtaine d’années pour maintenir et vivifier ce patrimoine précieux.

De forme immuable, le costume traditionnel n’a cessé d’évoluer, dans les tissus, les couleurs et les motifs, pour intégrer les influences étrangères - orientales, andalouses, ottomanes, européennes enfin - mais a toujours su, en dépit de la modernité et de l’apparition du costume occidental, sauvegarder sa place prédominante et son sens social.

Cette vitalité particulière n’a pas échappé aux grands couturiers français, tels Mariano Fortuny, Paul Poiret et Yves Saint Laurent qui, plongeant dans les coupes colorées et originales, l’ornementation et les motifs décoratifs de l’artisanat marocain, ont été irrésistiblement influencés par la splendeur envoûtante du costume marocain.

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La mode antique grecque et romaine est encore vivante dans les rues de Taroudant. Par pudeur et discrétion, certaines femmes portent le haïk traditionnellement blanc à Essaouira et bleu à Taroudant. Porté de manière à ce que le visage et le corps soit entièrement dissimulé, un oeil découvert délicatement et timidement par la "ouina". La femme berbère du haut et moyen-atlas, rurale, porte l'encombrant haïk. Il n'y a plus guère que dans certaines campagnes du sud du Maroc qu'on voit encore ces haïks qui drapent toute la silhouette des femmes. C'est une longue étoffe en coton ou laine, 2m par 6, entouré autour de la taille et noué par une ceinture, ramené par dessus les épaules et fixé par des fibules. Elle a subi beaucoup de changement et une importante transformation surtout pendant les quatre dernières décennies. Elle a gardée la même structure mais a perdu sa coupe rigoureuse et ses couleurs sombres d’origine, excepté quand elle est destinée aux vielles femmes conservatrices.

Dans les repères traditionnels marocains, les femmes portaient la jellaba et le nguab ou letham. Les grands-mères et arrière-grands-mères sortaient ainsi dans les venelles de la Médina.

A l’indépendance du Maroc en 1956, les femmes marocaines sont devenues de plus en plus actives en dehors de leurs foyers, le haïk est remplacé alors par la Djellaba qui est en faite un habille pour les hommes. Après l’indépendance, dans les années 60, elles se sont émancipées en adoptant des tenues plus modernes et plus fonctionnelles. Les femmes marocaines envahissaient petit à petit la vie active et libéraient leur corps. Un demi siècle plus tard, les choses ont changé. Un vent de conservatisme souffle dans les rues. Et partout on ne voit plus que jeunes femmes et moins jeunes opter, sans référence identitaire définie, pour diverses tenues, qui vont du hijab au khimar, nguab, niqab ou foulard. Au grand bonheur des marchand de fringues. Des ninjas, sombres silhouettes informes, aux jeunes audacieuses osant l’alliance d’un vêtement moulant et d’un foulard coloré. Pour les hommes, se dissimuler derrière les voiles devient un gage de respectabilité. Etre l’épouse « obéissante » ou la « bonne » mère est rassurant, être voilée aussi. La « bonne » mère, au même titre que la femme voilée est associée dans l’imaginaire collectif au dévouement total à la famille et aux enfants. C’est pour cela que la femme voilée croit en sa supériorité morale sur la « non-voilée ».

Babouche

La babouche est considérée comme chaussure traditionnelle marocaine utilisé dans la vie quotidienne

Au Maroc, le vêtement traditionnel est la djellaba, longue robe à capuchon et à manches larges. Pour les occasions spéciales, les hommes portent aussi des chapeaux appelés tarbouchs ou fez. Les hommes d’origine berbère porteront un turban blanc, des sandales en cuir de chèvre et des poignards finement travaillés. Les femmes marocaines demeurent nombreuses à suivre la tradition islamique et à porter le voile en public. À la maison comme aux réceptions, elles s’habillent de robes longues, ou cafetans. Si nombre de Marocains portent toujours les vêtements traditionnels, la mode vestimentaire occidentale est toutefois de plus en plus populaire.

Il suffit que la personne se trouve dans une cérémonie de mariage ou durant une fête religieuse pour remarquer à quel point les femmes et les hommes marocains sont fidèles à leur belle tradition.

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Liens externes

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