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Qasida Al mouloudia

Qasida Al mouloudia

 


La Qasida Almoulidia est une poésie marocaine apparue avec le grand poète Alkadi Ayad qui consacrait un immense amour pour le Prophète Sidna Mohamed, plus fort que ce que les montagnes ne peuvent supporter.

Il n' a  malheureusement pour lui pas eu l'occasion de se recueillir sur la tombe du Prophète à Médine en Arabie Saoudite. Tout son amour a été évoqué à travers des poèmes lyriques.

Au temps des Rois Morabites au Maroc avec Marrakech comme capitale, la qasida d'Almaoulide (la poésie marocaine qui parle du mouloud, c'est à dire de la naissance du Prophète). Les Marocains venaient donc de  fêter pour la première fois l'anniversaire du Prophète.

Des théologiens ignorants et fanatiques de l'Islam ont refusé cette idée de célébrer l'anniversaire du Prophète car ils étaient incapable de trouver dans la sunna (les paroles et les faits du Prophète) qu'ils pouvaient fêter cela. Il allaient juqu'à accuser les fidèles à imiter les chrétiens qui fêtaient la naissance du Christ.

Les musulmans ont vu que Mohamed, le Prophéte de l'Islam méritait bien évidemment cette réjouissance cette fête. Ils le font en récitant le Coran et des chants soufis. Les zaouias (lieux des mausolées ) fêtent Almaoulide chaque année . Des centaines de chanteurs se rassemblaient lors de soirées. Al fiachia est l'une de ces chansons soufies. Elle se chantait avec les voix seulement sans accompagnement d'instruments de musique.

Mais puisque dans la musique arabo-andalouse, il y a une gamme spécialisée dans les chants religieux soufis, ils ont commencé à chanter cette chanson avec des accompagnements instrumentaux. Il y a même au Maroc des mausolées où il est permis de jouer avec un instrument de musique dans le lieu de prière.

"Je t' appelle mon Dieu pour que tu viennes à mon aide avec tes serviteurs sur la terre

Les gens ont de l' argent et du bien pour lutter contre le besoin et moi j' ai le Prophète.

Je ne me fâche pas de ce que j' ai dans la journée ou de ce que j' aurai ,

Puisque tout est aux mains de Dieu et c' est Lui qui me donne.

Je ne suis qu' un serviteur d' un Dieu puissant,

Tout devient faible devant la puissance de mon Dieu, même les choses les plus difficiles.

Si j' ai une faible force , mon Dieu à la force pour tout faire.

Je ne suis qu' un serviteur et les choses se font selon le destin, je suis certain.

Mon Dieu me voit et ma vue est limitée , je vois peu les choses

Mais c' est Lui qui voit ce qui est bien pour moi"

Puis le poète donne l' exemple de "notre naissance où on était faible , nu et le Dieu nous avait tout donné." 

La  tradition des Sept Saints de Marrakech est née suite à une décision politique prise par le sultan Moulay Ismaïl (1672-1727) pour contrebalancer l’influence grandissante des sept saints Regraga autour d'Essaouira. Il en confia l’institution à Hassan El Youssi, grand savant et fin connaisseur du Maroc de l'époque. Celui-ci choisit donc sept saints, dont le seul point commun était d’être enterrés dans divers endroits de la ville. Deux d’entre eux seulement sont nés à Marrakech :  Sidi Youssef Ben Ali et Sidi Abdelaziz Tebbaâ
sidiyoussefbenali.jpg
 
Le Cadi Ayyad et Sidi Bel Abbas sont originaires de Sebta, Sidi Ben Slimane du Souss, Sidi Abdellah El Ghazouani des Jbala, dans le nord, et l’Imam Souheili d’Andalousie. Un pèlerinage sur les tombes des sept protecteurs de la ville fut institué pour redorer le blason de Marrakech qui souffrait, sur le plan religieux, de la concurrence du pèlerinage des sept saints Regraga. Cette manifestation annuelle eut beaucoup de succès. Elle fut, à partir du XVIIIème siècle, vivement contestée par les intégristes musulmans. Ces derniers affirmaient que le croyant ne pouvait prétendument adresser de prières qu'à Allah seul. 
Tous ces Saints étaient de grands savants en théologie islamique ou de grands mystiques soufis. Et bien qu’ils soient tous sur un même pied d’égalité du point de vue du culte qui leur est consacré, l’un d’entre eux se distingue dans l’imaginaire des gens : Sidi Bel Abbès Sebti, considéré comme le véritable saint patron de la ville. Les patrons de Marrakech sont tous cités dans une qasida composée par Cheikh El Youssi lui-même. La rime de ce chant ancestral est “aïne”. La qasida s’appelle donc “el Aïna” et invoque les sept saints dans l’ordre où doit s’effectuer la tournée.


Mais de quoi me plains-je ?
Après tout que crains-je ?
Gémir sur mon sort ?
  Dieu est mon réconfort ?

Je ne suis que l'esclave du Tout-Puissant,
Dieu seul défait les maux angoissants.
Je ne suis que son esclave docile,
Pour Lui, tout se résout tout est facile.

Oui mon âme lui appartient toute !
Dieu m'observe, mon regard est hagard,
D'une goûte il me fit concevoir !

Mais de quoi me plains-je ?

Dieu ordonne et Sa loi se réalise,
il entreprend tout et le finalise !
Il agit sur le monde à Sa guise.
La terre entière Lui est soumise ?
Dans l'utérus obscur il m'a conçu
Et m'a gratifié de bienfaits en sus :
Boire, manger et bonté qui surabondent.
Je suis dévêtu dans ce monde,
Il m'a enveloppé à la seconde !

Mais de quoi me plains-je
Mais après tout que crains-je ?

Et Dieu ne cesse de me protéger,
Je ne cesserai de Le louanger.
Mon action et ma force n'ont de sens
Que par Sa Grâce et son omniprésence.
Je suis né dévêtu ne sachant rien,
Son assistance me comble de biens,
Ses bienfaits fusent, je mange et je bois.
La Terre est mon gîte le Ciel mon toit

Louange à Allah dont les bienfaits sont grands !
Rendons-lui grâce en conséquence,
Car Dieu nous comble de tant de bontés
De la Terre jusqu'au Ciel et en quantité.

Le royaume de Dieu est la Terre, j'y suis avec les hommes, mes frères !
Dieu seul réparti les subsistances, j'aurai ma part, cela me paraît évident !

Mais de quoi me plains-je
Après tout que crains-je ?


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