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Protestations marocaines de 2011

Protestations marocaines de 2011

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Les protestations marocaines de 2011 constituent une vague de contestations populaires, sociales et politiques, qui se sont manifeté depuis le 20 février 2011 au Maroc. Ce mouvement contestataitre s'inscrit dans un contexte de protestations dans les pays arabes. Comme en Tunisie ou encore en Égypte, les manifestants marocains demandent plus de libertés et de démocratie, moins de corruptionainsi qu'un plus grand respect des droits de l'homme.

Le roi Mohammed VI avait promis, lors de son accession au trône en 1999, d'importantes réformes démocratisant la monarchie marocaine et avait également entrepris une réforme sur le statut des femmes et un débat sur les années de plomb. Cependant, le processus de démocratisation du régime est resté statique et demeuré bloqué selon un groupe de jeunes marocains appelé « Mouvement du 20 février »4. Ces derniers, encouragés par la vague contestataire du début 2011, lancent sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) plusieurs appels à manifester, le premier le 30 janvier. Les appels à manifester, peu suivis, se renouvèlent, désignant le 20 février 2011 comme étant la « journée de la dignité ».

Contexte

Selon le « Mouvement du 20 février », il s'agit de « revendications politiques et non pas une demande de remise en cause du système monarchique, c'est un appel à des réformes constitutionnelles »5. Cet appel à manifester est soutenu par le mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane (Justice et spiritualité)4 et 20 ONG et associations de droits humains notamment l'AMDH5 . Quant aux partis politiques marocains, comme le parti de la justice et du développement, principal parti islamique de l'opposition, ont appelé à ne pas participer à ces manifestations craignant des « débordements »6.

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20 février 2011

Le ministre de l'intérieur, monsieur Taib Cherkaoui a révèlé le lundi 21 février que 5 personnes ont perdu la vie à l'intérieur d'une agence bancaire qui a été incendiée par "les fauteurs de troubles"1. Selon les témoins oculaires, ces personnes auraient été eux-même des émeutiers qui tentaient de piller la banque7. Le ministre a ajouté que 128 personnes, dont 115 éléments des forces de l'ordre ont été blessées lors des actes de vandalisme qui ont suivi les manifestations "pacifiques", des actes qui auraient été perpetrés notamment par des mineurs et des repris de justice1Des incidents dans 7 villes: Tanger, Tétouan, Larache, Al Hoceima, Sefrou, Marrakech et Guelmim.

Le ministre de l'intérieur à signalé que "les fauteurs de trouble" ont endommagé et mis le feu à 33 établissements et édifices publics, 24 agences bancaires, 50 commerces et édifices privés, 66 véhicules et 2 vélomoteurs. Les mineurs arrêtés sur les lieux des événements ont été remis à leurs tuteurs, alors que 120 personnes ont été interpellées par les services des forces de l'ordre et seront déférées devant la justice. Les recherches se poursuivent pour l'arrestation du reste des personnes impliqués1.

Un jeune homme dénommé Karim Chaib a succombé le 23 février à des blessures qu'elle avait eu lors des émeutes du 20 février à Sefrou2

26 février 2011

Un millier de personnes manifestent à Casablanca. Le 27, les manifestants revendiquent la fin d’un des piliers du régime, du système du makhzen, mais aussi contre la corruption, les injustices, les inégalités et l’affairisme jusque dans le palais royal.

Mars 2011

Devant la mobilisation stable, le souverain chérifien annonce la formation d'une commission, composée de proches du pouvoir et dirigée par Abdeltif Menouni. Cette commission est chargée de rédiger des réformes constitutionnelles pouvant conduire à une monarchie constitutionnelle : reconnaissance de certaines minorités, justice indépendante, Parlement indépendant et librement élu, gouvernement responsable devant le Parlement. Cependant, un sit-in à Casablanca est violemment dispersé le dimanche 13 mars. La répression fait des dizaines de blessés. Les promesses de réforme n’abordent pas, entre autres, le pouvoir de droit divin du monarque, qui le rend intouchable et lui permet de passer outre la constitution ; Ahmed Benchemsi note toutefois le caractère contradictoire de ce droit divin avec la procédure référendaire choisie pour valider les réformes projetées.

Les personnalités politiques les plus impopulaires d'après les manifestants

En fonction des slogans qu’ils scandaient lors des différentes marches organisées au Maroc et principalement à Rabat et Casablanca, sont les suivantes (source):

  • Mounir Majidi, le secrétaire particulier du Roi Mohammed VI
  • Hassan Bouhemou, le directeur général du holding royale Siger
  • Anas Sefrioui, le PDG du groupe Addoha
  • Abbas El Fassi, le Premier ministre
  • Fouad Ali El Himma, le fondateur du Parti Authenticité et Modernité (PAM)
  • Moncef Belkhayat, le ministre de la Jeunesse et des Sports
  • Taïb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères
  • Ali Fassi Fihri, président de la FRMF
  • Yasmina Baddou, ministre de la Santé
  • Salahedine Mezouar, ministre des Finances
  • Khalid Naciri, ministre de la Communication
  • Fayçal Laraïchi, PDG de la SNRT
  • Salim Cheikh, DG de 2M
  • Karim Ghellab, ministre du Transport
  • Mohamed Sajid, maire de Casablanca
  • Taïb Cherkaoui, ministre de l’Intérieur
  • Mustapha Mouzouni, préfet de police de Casablanca
  • Mohamed Halab, wali du grand Casablanca

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Références