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Pollution sociale

Pollution sociale

 

La pollution sociale désigne une notion assez récente de pollution induite par notre environnement humain bien plus subtile à identifier que les autres formes de pollutions physiques ou chimiques. Néanmoins, ses effets commencent à être étudiés. La pollution sociale avec une déstructuration préoccupante de la société favoriserait en outre, un étalement urbain sans cohérence.

Les sociétés consuméristes et matérialistes sont caractérisées par des environnements pléthoriques, des pressions massives exercées sur les capacités attentionnelles et décisionnelles des citoyens. Or l'étendue du choix n'est pas synonyme de bien-être. Des expériences l'ont démontrées : le fait par exemple de devoir choisir, sur un linéaire de supermarché, entre 20 marques de limonades ou 30 sortes de poudres à lessiver entraîne tension psychique et épuisement de nos ressources cognitives. Nous savons également comment la société de gaspillage pousse à la consommation en produisant des objets utilitaires dont la durée de vie a été volontairement raccourcie.

Si l'on considère que notre bonheur, nos relations avec les autres, sont plus importants que l'accumulation de biens pour stimuler la croissance économique, alors la remise en cause de l'automobile devrait être un des premiers enjeux de la décroissance. L'automobile est en effet un outil majeur de la conception économique actuelle du monde.

Bien que maintes et maintes fois répétés, les méfaits de l’automobile ne sont jamais entendus et sont étouffés par une idéologie qui ne veut absolument pas en entendre parler. Dans notre monde qui se veut rationnel et logique, l’automobile est l’outil le plus passionnel et le plus aberrant qui soit. La croissance automobile ne peut pas s’inscrire dans le long terme et n’est encore possible aujourd’hui que parce que seule une minorité privilégiée de l’humanité en a fait l’outil de son développement économique. Si nous voulons que la vie puisse être possible sur Terre dans les décennies à venir, notre seule issue est donc d’abandonner ce fléau en remettant en question, de manière radicale et profonde, les causes qui font que l’idéologie automobile est devenue dominante dans les pays industrialisés. La sortie de l’automobile doit se faire par une réduction de notre consommation matérielle et énergétique, une diminution des flux de transports, une réorganisation de nos sociétés et une remise en cause de nos objectifs.

http://denis.chey.net/autodecroissance

 

Pour une régulation des pollutions sociales

Lorsqu’un pétrolier s’abîme en mer en déversant des résidus d’hydrocarbure sur les côtes européennes, ce qui est choquant c’est que le désastre aurait pu facilement être évité si la compagnie pétrolière avait engagé un minimum de dépenses pour la sécurité de ses transports. Il existe pourtant des raisons objectives pour lesquelles cette dépense n’a pas été faite. Si des associations écologistes et des volontaires prennent en charge gratuitement le nettoyage des plages dévastées, c’est à dire si la compagnie n’a pas à supporter les conséquences de sa négligence, pourquoi devrait-elle dépenser pour la prévention des naufrages ? Après tout, les mouettes des côtes de Galice n’ont jamais contribué aux bénéfices de l’industrie pétrolière et clients et actionnaires de ces sociétés n’ont pas à se soucier des pertes financières du secteur touristique.

La pollution a ceci de particulier que ceux qui la créent sont rarement ceux qui la subissent. Dans la théorie économique on appelle cela des « externalités », c’est à dire des effets qui échappent au calcul des individus qui en sont responsables. Pour cette raison, il est légitime que les pouvoirs publics interviennent en imposant des normes ou des taxes qui vont contraindre le pollueur à intégrer dans son choix le préjudice qu’il fait subir à la collectivité.

http://vuedegauche.canalblog.com/archives/2005/03/25/4562824.html

 

Voir aussi