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Parution à Oran (Algérie) d’une nouvelle publication sur le Melhoun

Parution à Oran (Algérie) d’une nouvelle publication sur le Melhoun

Un diwan du Melhoun intitulé "Egalité et souffrance" contenant 35 qacidas (poèmes), ouvrage de Bensafi Houaria, dont les thèmes sont inspirés de la société et du patrimoine culturel et populaire vient d’être publié à Oran.

Selon la poétesse, cette nouvelle publication éditée par "Dar El Gharb" d’Oran est venue enrichir la bibliothèque nationale dans le domaine de la littérature populaire algérienne authentique.

Cet ouvrage, le premier né de cette poétesse, renferme des poèmes de Madih (louanges), d’amour de la patrie et de la femme, dans une variété de rimes et de rythmes qui donnent plaisir à lire.

Ce recueil contient également plus de dix qacidate glorifiant les chouhada, des événements et des batailles de la Révolution Algérienne.

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Le lecteur trouvera également dans ce diwan des poèmes faisant l’éloge de pionniers et de leaders du Melhoun dont Sidi Lakhdar Benkhelouf et cheikh El Hachemi Bensmir, auteur de la célèbre qacida du "Biya dak el mor",  interprétée avec brio par l’artiste Blaoui Houari. Il s'agit d'une œuvre poétique-phare du chant Bedouin oranais. Un pur lyrisme conciliant foi divine et sentiment d’amertume à l’endroit de l’ordre colonial, vaudra au poète, durant les années vingt, un séjour en prison. Car en fait, les cinquante deux vers de cette sublime inspiration « subversive » renvoient à un dialogue qu’entreprend le poète dans un cimetière avec une femme éplorée à la suite du décès de son frère qui n’est autre que Houari Ould El H’biche. L’endeuillée, à l’image de la grande poétesse arabe El Khanssa, étale dans ses pleurs tous les mérites de son frère qui était un réconciliateur (Jah) célèbre sur la place d’Oran. La rengaine du poème et du poète, prédication et consolation, revient entre chaque strophe pour rappeler dans la résignation « qu’il est écrit que l’homme peut être vaincu et que ses malheurs augmentent ». Et dans une longue litanie, l’affligée entend dire « que peut représenter ton malheur face à celui de tous ces hommes qui, humiliés et fouettés, s’en vont, boulets aux pieds, dans les bateaux du non-retour ». Ici, l’allusion est faite au « bateau blanc » qui emmenait les rebelles avant l’heure vers le bagne de Cayenne.

La poétesse Bensafi Houaria s’apprête à publier un autre livre sur les proverbes et les dictons connus dans la région de l’ouest algérien intitulé "Murdjajo".

(APS)

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