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Nabil Ayouch

Nabil Ayouch

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Nabil Ayouch
 (né le 1er avril 1969, à Paris) est un réalisateur marocain d'origine marocaine. Après des cours de théâtre et de mise en scène chez Sarah Boréo et Michel Granvale, Nabil Ayouch débute comme assistant réalisateur et réalise à partir de 1992 des spots publicitaires, un téléfilm pour Arte et, surtout, un soutien à la création cinématographique dans les pays du Sud grâce à 'Meda Films Development'. L' artiste engagé, au service d'un devoir de mémoire et d'un humanisme exigeant et l'autodidacte, formé à l'école de la vie, a tracé son sillon avec un regard critique et militant.

En 1992, il réalise son premier court-métrage « Les Pierres Bleues du Désert » avec Jamel Debbouze. Suivent ensuite : « Hertzienne Connexion » et « Vendeur de Silence », tous deux largement primés dans divers festivals internationaux.

En 1997, et après avoir tourné trois courts métrages dont Vendeur de silenceHertzienne Connexion et Les Pierres bleues du désert, il réalise son premier long, "Mektoub", sélectionné en 1998 pour représenter le Maroc aux Oscars.

En 1999, il met en scène le spectacle de Gala marquant l’ouverture du « Temps du Maroc » au Château de Versailles puis il tourne son deuxième film, Ali Zaoua prince de la rue en 2000.

Entre 2000 et 2003, il crée le Prix Mohamed Reggab qui récompense les meilleurs scénarios et produit huit premiers courts métrages de jeunes talents.

En 2001, il produit des séries pour la télévision marocaine et co-fonde le G.A.R.P. (Groupement des Auteurs Réalisateurs Producteurs).

En 2002, il participe à la collection « Masculin / Féminin » pour Arte réalisant Une minute de soleil en moins.


La censure Marocaine

Nabil Ayouche avait préféré retirer son film Une minute de soleil en moins du festival international du film de Marrakech, pour « échapper » aux foudres de la censure qui visait une scène « osée ». C'est en effet la commission de contrôle marocaine qui a suggéré au cinéaste de couper dix à quinze secondes du film.


Coalition marocaine pour la Diversité Culturelle

En 2003, Nabil Ayouch fonde la Coalition marocaine pour la Diversité Culturelle. Les négociations entre le Maroc et les États-Unis d’Amérique en vue de la mise en place d’une zone de libre-échange, entamées en 2003 et conclues le 2 mars 2004 à Washington, ont provoqué la naissance d’une coalition pour la diversité culturelle marocaine. Avouant son ignorance des termes de la négociation, la coalition a tenu pour responsable les pouvoirs publics qui ont entouré ces négociations d’un black out total. La coalition ne dénonçait pas tant l’accord, ni la culture américaine, mais affirme militer pour « protéger notre identité parmi d’autres identités distinctes » et garantir la pérennisation de « l’appui moral et financier de l’Etat au développement du bien culturel au Maroc ». L’accord n’aborde pas de front la question de la diversité culturelle et le terme « culture » y est absent. La partie marocaine a émis des réserves relatives à des dispositions contenues dans le chapitre 11 sur « le commerce transfrontalier des services ». Elles concernent plusieurs domaines parmi lesquels : l’enseignement privé, les industries culturelles et la communication (services de sondage ; services de distribution par opérateurs de services par câble et de fournisseurs de services par satellite). S'agissant des « activités culturelles », le Maroc se réserve le droit d’accorder « un traitement différencié » à des pays en vertu d’accords internationaux déjà signés ou à venir. Par ailleurs, il est précisé que les subventions accordées par le Maroc en soutien aux activités culturelles « ne sont pas sujettes à cet accord ». S’agissant de politique culturelle, l’accord avec les États-Unis prend acte de la politique marocaine et des engagements internationaux du Maroc en la matière.(Cf. Mohamed Othman Benjelloun, « La question de la diversité culturelle à l’aune de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis », colloque "Développement durable : leçons et perspectives", Organisé par l’Organisation internationale de la francophonie, 1-4 juin 2004, Ouagadougou,Burkina Faso).

Il crée en 2005 « Film Industry Made in Morocco » et produit trente longs métrages. Il fonde ensuite Meda Films Developpement, structure accompagnant producteurs et scénaristes des dix pays de la rive sud de la Méditerranée en les aidant à développer leur projet.

Depuis 2008, il est membre du 1er collège de l’Avance sur Recettes au CNC. Whatever Lola Wants est son troisième long métrage.

En 2009, Nabil Ayouch a créé et mis en scène le spectacle de clôture du Forum Economique Mondial de Davos, en Suisse et également le projet « Images pour tous », qui consiste en la création de salles de cinéma numériques (10 en 2009) dans le monde rural et périurbain.


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