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Mondialisation et universalité par Saïd El-Magrebi

Mondialisation et universalité par Saïd El-Magrebi

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La mondialisation, proposée aujourd'hui, ne dégage pas nécessairement le sens d'universalité, aspect proprement accompli dans l'exercice coutumier des temps humains. En fait, l'homme ne visait pas, par ses actions et ses actes, une telle perspective ou plutôt n'en est pas conscient. Les peuples se sont retrouvés, dans leurs élans de découvertes et d'observations, face à des similitudes de raisonnements déterminant leurs réactions et leurs comportements.

Le constat de réaliser qu'il y ait des choses communes à toutes les sociétés et de pouvoir les reconnaître, par la suite, a tout changé. Cela a donné naissance à ce qui est conventionné d'appeler universel, admettant ainsi la suprématie de l'homme et justifiant une certaine ressemblance de l'ensemble de ses actes, partout où ils se trouvent. Jusqu'ici, rien n'empêche de désigner, ce qui est commun, d'universel, en opposition à ce qui est particulier et spécifique dans la démarche humaine.  La mondialisation a une connotation autre que le sens noble d'universalité. Car téléguidée afin de créer des situations favorables, suite à une fiction préalablement planifiée par quelques décideurs du devenir politique, économique ou industriel du monde, et ce, afin de confondre ce qui réside en nous (à caractère universel) et ce qui ne l'est pas forcément. Le but de cette opération, falsificatrice, est d'instaurer dans l'immédiat et la précipitation des types de connaissances et de comportements manquant de leurs qualités proprement universelles, dont l'impact, si lent et si tendre, s'est fait dans la durée des temps.

Forcer l'existence d'une chose ou d'une réalité, sans que l'espace d'en elle découle soit apte ou adéquat, est une aberration et prétentieuse thèse. L'aspect universel d'une chose ne résulte ni d'un acte volontaire des Hommes ni d'une action sociale voulue. Et elle ne dépendra pas, non plus, d'un exercice mental voulant rendre universel ce qui ne l'est pas par essence. Un acte humain universel est un état de fait accompli d'une façon ayant comme conséquence une représentation collective dont on ne peut guère définir ni le départ ni les acteurs et non plus l'initial formel matériel et immatériel employé. Ceci explique, bien entendu, l'apparition de plusieurs disciplines scientifiques ayant pour tâches de décortiquer les vérités intrinsèques que cache l'histoire cognitive et manuelle de l'Homme.

Un produit universel est celui ayant un caractère humain, ou issu d'une activité dont l'objet est de servir l'exercice lent de l'activité humaine à travers les différentes tâches qu'entreprenait l'homme et dont l'utilité est si liée à son existence, ou potentiellement ayant une perspective (commune) synonyme d'universel, sans le vouloir.

À titre d'exemple, une forme d'expression, tel le rythme, ou plutôt la mesure, fut réellement un des agents essentiels de la démarche humaine. Là où se trouve l'Homme se trouve une trame rythmique menant ses actions, ses expressions, mêmes articulées différemment, comme suite aux intuitions, aux émotions et surtout aux cultures de chacune des identités de groupes humains. Un instrument de musique exprime bien évidemment des sons, qui, en substance, sont universels. Sauf que, pour identifier ou plutôt localiser le genre et les mélodies exprimées ou les gammes usitées, il faudrait lui greffer un territoire humain délimité sur la surface terrestre. L'écriture, les expressions artistiques, les qualités de penser, de réfléchir, de créer, d'innover, de se distraire, de communiquer, de manger, de marcher, et de procréer les formes et les codes de conduite..., sont des spécificités ayant leurs qualités humaines et sont, par essence, universelles.

Le monde humain s'est partagé cet état de fait, sans que cela ait entravé sa marche et ses progrès. Ça a toujours été ainsi. Malgré les diverses progressions des modes de vie, l'humanité a pu échanger ses conceptions, ses cultures, ses nourritures même dans des rapports de force défavorables sans prétentions de ruiner cette diversité par l'unifier.

Le monde des civilisations, des nations, des sens, des notions, des croyances tendait toujours à cohabiter, faisant de la terre un carrefour humain plus distinct, mais joyeux dans sa diversité. Il faudrait rappeler que, ce qui a fait le monde c'est cette capacité de reconnaissance mutuelle des uns et des autres. L'œuvre humaine a toujours voyagé et transité dans le globe, en faisant seulement appel à un concept important celui de la fascination, destinée à convaincre. Je dirais bien fascination, car l'histoire, que nous avons héritée en ce qui concerne la diffusion des civilisations et du savoir, est pleine de renseignements sur le caractère impact de la diversification de la réalité humaine, donnant, suite à cela, plus de couleurs, de nuances et de reliefs à sa suprématie. L'expansion paisible, des cultures et des formes aussi politiques que philosophiques, religieuses que morales, fut un des vecteurs conventionnels de la démarche humaine. C'était un des attributs de l'universalité.

Mondialiser, dans le sens véhiculé aujourd'hui, c'est, modifier le parcours des identités et des cultures. C'est, unifier la désintégration. C'est, propager le particulier par le crime afin de forcer son universalité. C'est, résoudre le paradoxe qui faisait de notre monde un fait humain riche en complexité et divers dans son autonomie interne, par nous imposer une ligne de conduite et de soumission, tel un troupeau de moutons prédestinés au sacrifice au nom de l'unification, plutôt au nom de ce que les Américains appellent l'empire de la technologie globale (comme allure) afin de stimuler l'adhésion du globe c'est ridicule.

Nos Américains n'ont rien à perdre dans cette perspective. Leurs perceptions des anciennes civilisations du globe les complexent. Ils croyaient établir un monde à leur guise, sans âme ni coeur ni couleur que ce désastre répondu à tort et à travers pour façonner l'univers des hommes autrement, mais pas dans ses paramètres universels. Élargir l'utilisation d'une machine électronique où le savoir-faire qui l'accompagne, dans l'espace mondial, ne justifie en rien les visées de cette civilisation qui tue.

Les Romains ont propagé un mode de vie par étendre la fertilisation des terres méditerranéennes en blé donnant ainsi, sens nutritif à leur généreuse civilisation sans être sanguinaire, comme il l'est aujourd'hui la globalisation de la peur, dégénérée par ses Américains qui ne comprennent rien au monde, c'est vraiment barbare!...

Saïd El-Magrebi

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saidelmaghrebi@yahoo.fr


Source 

 

http://planete-dechet.wifeo.com/images/mondialisation_exclusion_A4nb.jpg