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Mjarrad de la ‘isāwiyya de Sidi Bou Saïd

Mjarrad de la ‘isāwiyya de Sidi Bou Saïd

Al-Manga serait synonyme de al-Dokkana, surélévation en dur qu’on trouve dans les zāwiya-s et ou dans les hammam-s et utilisée pour s’assoir, ou se reposer. Les interprètes de la musique de la confrérie al-‘īsāwiyya parlent de ǧalsat al-manga, « la séance d’ al-Manga », pour se référer à la séance consacré au chant dit Mjarrad. La confrérie ‘īsāwiyya, initiée par Cheikh Muḥammad ibn ‘Īssa de Meknès (Maroc), est connue pour ses litanies qui aboutissent à des rites de transes où le disciple devient insensible à la douleur.

Dans la tradition de Tunis et de ses environs, les litanies de la ‘īsāwiyya commencent par une section purement vocale avant d’entamer le ‘amal, section accompagnée d’instruments de percussions, pour passer ensuite aux rites de transes. C’est la première partie des litanies qui a pris le nom de Mjarrad – littéralement « dépouillée » des instruments de musique –; le chant est alors accompagné seulement par le battement des mains, reproduisant un seul cycle rythmique à cinq temps.

La particularité de la ‘īsāwiyya de Sidi Bou Saïd est qu’elle s’est spécialisée dans l’interprétation du Mjarrad avec ses différents textes et mélodies.

Elle entretient une tradition bien ancrée dans le paysage sonore de Sidi Bou Saïd à tel point qu’une partie des recherches du Baron d’Erlanger et de son équipe de travail s’est focalisée sur le Mjarrad. Nous retrouvons en effet dans les archives du Baron des transcriptions de Mjarrad qui datent de 1919, réalisées par le cheikh Ahmed al-Wafi.

http://a21.idata.over-blog.com/1/50/59/42/sfax/FakhfakhThese.jpg

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