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Marocains du monde : Ali Aijjou invite le Roi du Maroc à croiser le verbe avec lui sur un plateau de télévision

Marocains du monde : Ali Aijjou invite le Roi du Maroc à croiser le verbe avec lui sur un plateau de télévision

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Notre ami Ali Aijjou vient de commettre un post intitulé "Renouvellement d'invitation à M6", et dans lequel il invite, une nouvelle fois, le plus sérieusement du monde, le roi du Maroc, à venir, sur un plateau de télévision, croiser le verbe avec lui, histoire de faire le point sur les réalités du régime marocain.

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Dans son nouvel appel, Ali évoque sa disposition à aborder n'importe lequel des sujets que Mohammed VI voudra bien aborder, et particulièrement l'histoire de la monarchie marocaine depuis l'indépendance, le 20 août 1953, à ce jour. Au passage, le plus vieil exilé marocain, se paie, même, le luxe de faire, comme à l'accoutumé, dans la provocation, et suggère de remonter le temps, jusqu'en 1640,pour faire une rétrospective complète de l'histoire du Maroc, particulièrement celle, controversée du makhzen.

La démarche qui pourrait paraître, à certains facétieuse, voire farfelue, n'en est pas moins très sérieuse, puisqu'on se souvient que quelques semaines auparavant, notre incomparable et brillant opposant au makhzen, avait lancé le même défi au chef de l'Etat marocain, l'appelant à débattre avec lui, en public.

Depuis, comme de coutume, c’est le silence !

Pourtant, le réseau social Facebook qui foisonne de thuriféraires du régime, d’inconditionnels de la monarchie ou d’admirateurs de Mohamed VI, n’aura pas manqué, à coup sûr, de répercuter l’information à qui de droit.

Comme on pouvait s’y attendre, aucune chance qu’un jour, le roi relève ce gant. Car celui qui prétend se situer au-dessus de la mêlée, ne fait, tout simplement, pas le poids, face au débatteur complet, qu’est notre champion et son immense culture politique. Ce qui fait s’interroger ce dernier en ces termes :

"Le Roi du Maroc aurait-il peur de faire face à un "fils de paysans berbères" ?

En vérité, rien de surprenant à ce nouveau silence gêné, d’autant que, pour qui connaît Ali et sa parfaite connaissance de l’histoire de notre pays, l’exercice est périlleux, à plus d’un égard, non seulement, pour le roi lui-même, s'il devait s'y risquer, mais également pour la grande majorité de ses proches et de nos hommes politiques, tant ceux-ci ne doivent ni à leurs compétences misérables, ni à leur instruction médiocre, ni à leur culture passable, les postes qu’ils occupent et dont ils se servent pour assouvir leurs sombres desseins, leur soif du pouvoir et leur vénalité.

On ne remerciera jamais assez Talleyrand, d’avoir énoncé si clairement, ce qui s’applique, aujourd’hui, encore si bien, au roi du Maroc et sa mafia :

"Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite"

Même si cette énième bravade ou pied de nez de Ali au pouvoir n'a aucune chance d'aboutir, ni trouver grâce aux yeux du roi et de son entourage, elle a le mérite de soulever les limites des tenants du régime marocain finissant et les innombrables coups que lui assènent, chaque jour, les démocrates, dans leur désir de le bouter hors de notre « champ de vie ».

Le roi qui, pour faire oublier le fait qu’il ne travaille pas, qu’il ne sert à rien et qu'il se sert royalement, au passage, sillonne les routes du pays, d’inaugurations minables en cérémonies infâmantes, de visites protocolaires en discours balbutiants, et n’en finit pas d’apporter les preuves, qui manquaient à ceux d’entre nous qui lui accordaient le bénéfice du doute, de l'obsolescence de son pouvoir.

On comprend, dès lors, un peu mieux, pourquoi ces derniers temps, fleurissent, de plus en plus, dans la bouche de nos manifestants, les slogans qui ont emporté trois dictateurs et menacent les survivants pathétiques d'entre eux:

« Asha3b youridou isqat annidam ! »


Par Salah Elayoubi