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Les modes de la musique andalouse algérienne

Les modes de la musique andalouse algérienne

Les modes fondamentaux de la musique andalouse algérienne sont au nombre de sept (07) à savoir: Moual, âraq, jarka, reml maya, zidane, sika, mezmoum.

  • Les modes dhil, rasd dhil, maya dérivent du mode moual.
  • Les modes h'sine et ghrib dérivent du mode âraq.
  • le mode rasd dérive du mode reml maya.
  • les modes m'jenba et reml dérivent du mode zidane.

En Algérie, la musique andalouse compte en tout seize modes sans compter le mode " Sahli " connu à Constantine sous la dénomination de " R'haoui ". Ce mode est propre à la musique populaire citadine comme le Chaâbi ou le Mahjouz, mais récemment le professeur Nour-Eddine Saoudi a composé une nouba dans le mode sahli et il lui a donné le nom: Nouba d'ziria

Les modes fondamentaux possèdent tous un istikhbar (prélude vocal improvisé sur un rythme libre). Le mode ghrib qui dérive du mode âraq possède lui aussi un istikhbar.

Le modes moual et jarka n'ont pas de nouba.

Le mode âraq possède une nouba incomplète avec seulement un inçiraf.

Le mode ghribat h'sine a une nouba incomplète avec seulement une touchia.

Inqilab

En plus de la " nouba ", nous avons aussi en Algérie, l'inqilab qui est une pièce vocale et instrumentale utilisant les mêmes textes que ceux de la nouba, mais les mélodies de ces chants " indépendants " de la nouba sont plus légères. L'inqilab occupe une grande place dans la musique andalouse algérienne. Avant d'interpréter l'inqilab, on exécute un istikhbar dans un mode musical choisi suivi d'un " koursi " qui est une petite composition musicale de quelques mesures qui sert d'introduction à l'inqilab. Le Koursi comme l'istikhbar sont construits sur le même mode de l'inqilab. Pour ses compositions musicales, l'inqilab utilise les sept modes fondamentaux.

Il arrive aux musiciens d'interpréter un inqilab tout au début d'une nouba, à la place de la touchia bien que l'inqilab ne faisant pas partie de la nouba.

Souvent les orchestres de la musique andalouse interprètent un " istikhbar " juste après le btayhi et avant le derj.

Qadiriyya.

Parfois à la suite d'un khlass on interprète une qadiriyya qui est une pièce vocale appartenant au répertoire populaire de la gent féminine, mais utilisant les modes de la musique andalouse algérienne.

 

Bibliographie

  • YAFIL E. 1904 : Ensemble de chants et mélodies andalouses. Alger
  • ROUANET J. 1920 : La musique arabe dans le Maghreb T.V. Encyclopédie de la Musique. ed. DELAGRAVE.
  • AL FARABI, abu naçr : kitab el mûsiqa al-kabir (grand traité de la musique). Le Caire 1967. Trad. Intégrale en Français par R. d’Erlanger in La Musique Arabe, T.1 et II Paris 1930 - 1935.
  • JARGY S. 1977 : La musique arabe. Collect. Que sais-je. Presses Universitaires de France
  • GUETTAT M. 1980 : La musique classique du Maghreb. Ed. SINDBAD. PARIS
  • SALVADOR-DANIEL F. 1986 : Musique et Instruments de musique du Maghreb. La boite à documents.
  • BOUZAR-KASBADJI N. 1988 : L’émergence artistique algérienne au XX° siècle. Office des Publications Universitaires. Alger.
  • SERRI Sid Ahmed 1997. : Chants andalous, Alger.

 

Texte proposé par Salah Masmoudi