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Le roi squatteur et la monarchie « bilikiste » - par Salah Elayoubi

Le roi squatteur et la monarchie « bilikiste » - par Salah Elayoubi

Chaque jour à vivre dans cette exception que constitue « le plus beau pays du monde », inflige à nos compatriotes  son lot  d’humiliations et d’indignités. 

Jugez en plutôt. 

Dimanche 31 juillet, contre la promesse d’une médaille en toc, Mohammed VI s’est chargée d’humilier les « élites » du pays.

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Je ne reviendrai pas sur la cérémonie, tant celle-ci a été décrite et décriée. Elle constitue une réminiscence révoltante de pratiques moyenâgeuses que voudrait perpétuer un régime devenu lui-même anachronique. En cela, elle continue de nous valoir, jusque dans la communauté internationale, quolibets et moqueries.

Mais je rassure ceux de mes compatriotes qui sont révoltés par ces images dégradantes du commun des mortels se prosternant devant son semblable.

Cette cérémonie avilissante, ne nous concerne en rien.

Elle ne réunit, en réalité, qu’un chef de clan, convoquant ses thuriféraires et janissaires, des ennemis de la liberté, de la démocratie et de l’Etat de droit, pour lui prêter allégeance et lui jurer fidélité et admiration, dans un rituel initiatique, aussi brutaliste que machiavélique et qui ne manque pas de nous rappeler ceux en usage dans des organisations mafieuses  italiennes, telles « Cosa Nostra » ou « Ndrangheta » ou encore japonaises, comme la « Bōryokudan ».

Elus ou adoubés, les « humiliés » se plient, qui forcé et contraint, qui de bonne grâce à cette absolution cérémonieuse,  qui leur ouvre les portes de la prédation tous azimuts, des passe-droits et de l’enrichissement illégal.

Mais ce qui interpelle les consciences, par dessus tout, dans ce festival surgi du fond des âges, c’est le lieu de son déroulement, le parvis du Palais, qui n’a de Royal que le nom,  puisque vendu, comme tous les autres, par Hassan II, à l’Etat marocain, il revient de droit au peuple qui doit, de surcroît  en assurer la maintenance.

Le roi, imitant son géniteur, "oublie", non seulement  de payer le loyer de tous les palais au trésor marocain, mais pousse l’outrecuidance jusqu’à  y donner de somptuaires réceptions, dont  la facture est  entièrement  à la charge du contribuable.

C’est comme si quelqu’un squattait votre domicile, y donnait des fêtes à répétition et réglait la note du traiteur,  et les saccages des locaux, au moyen de votre carte bleue.

 

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Qui oserait mieux en matière de filouterie ?

Dans l’entourage même du monarque,  fusent les plaisanteries les plus salées, concernant son goût immodéré pour la transhumance d’un squatte à l’autre :

« Chkoun bhalou ? Saken be biliki ».  Qui peut faire mieux ? Il habite à l’œil !

Mardi 2 août. Premier jour du mois sacré du Ramadan. Poursuivant sur sa lancée, le roi, en tenue de « pourfendeur des croyants », a récidivé , pour en découdre, cette fois-ci avec les plus misérables d’entre nous.

Ainsi, contre un baise-main appuyé, dessus, dessous, de pauvres gens démunis, se sont vus remettre, après une attente interminable, sous les objectifs indiscrets des caméras de télévision et les yeux d’une foule rameutée par les autorités, un panier comportant dix kilos de farine, deux pains de sucre, cinq litres d'huile et deux cent cinquante grammes de thé vert.

Autant le dire, rien qui, dans un pays qui se respecte,  ne mérite le tapage qui en est fait.

Pour qui connaît la fierté légendaire du marocain et les recommandations particulières de l’Islam, pour une discrétion totale de l’aumône, ce misérable panier est pollué d’indignité.

En organisant cette lamentable opération de marketing, destinée à lustrer sa vitrine, ternie par une décennie de prédation économique de vaste envergure et de répression des libertés, Mohamed VI fait, une fois de plus, la preuve de son nombrilisme et son goût immodéré pour les futilités, incompatibles avec la posture d’un chef d’Etat.

Le prétendu « roi des pauvres », qui a été à bonne école, tente, par cette manoeuvre de mauvaise facture, de damer le pion aux organisations caritatives gauchistes et islamiques.

Révélateur de la personnalité du personnage et la nature du régime qu’il sous-tend, le financement de cette opération se fait au travers de la fondation Mohamed V, que le roi préside et dont on sait qu’elle se nourrit de financements occultes, provenant de détournements de fonds publics, d’abus de biens sociaux et de fraude fiscale, pour ne citer que la partie visible de cette nébuleuse.

Le roi qui a hérité d’une fortune colossale, à l’échelle de notre pays et bénéficie en prime, d’une liste civile exorbitante, continue à encourager le pillage de l’économie, en interceptant et détournant les flux financiers, à son profit et au détriment des caisses de l’Etat.

S’inspirant des méthodes de la mafia, la monarchie rackette au moyen du large réseau qu’elle a tissé, en cinquante ans de gouvernance douteuse, sociétés, offices, banques, entreprises et multinationales. En échange de ce « Pizzo », elle accorde protection et passe-droits à ceux qu’elle a rançonnés.

Ainsi, le roi qui évite de mettre la main à la poche, lorsqu’il joue les grands seigneurs, se construit, à moindre frais, la stature de champion des œuvres caritatives.

Tout ce tohu-bohu se déroule, au moment où le journal israélien « Maariv » révèle l’affaire du collier serti de trente diamants, que l’épouse du roi a offert à Tzipi Livni, lors d’une visite que celle-ci a effectuée à Rabat. A ceux qu'il a ruiné par ses années de prédation et qu'il surnomme les "Apaches" (Aoubache), le régime offre de quoi tenir chichement le mois du Ramadan. Aux puissants de ce monde, à qui il doit son existence et jusqu'à sa survie, il offre sans compter bijoux, fermes terrains, plages privées, immeubles aux frais de l'Etat marocain et à son détriment.

Dans le cas de la Bei3a, comme dans celui de cette ignoble opération de charité, le régime aura mobilisé et déployé des moyens techniques et humains considérables, pour un résultat, somme toute, plus que discutable.

Autant de moyens qui feront certainement défaut ailleurs, au fin fond du Maroc où des populations entières expérimentent la faim, le froid et le dénuement total et dont le régime exploite l’image, pour mendier, auprès de l’Europe, des USA et des organisations internationales, le financement…………..de son scandaleux train de vie.