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La Rafle du Vel d'Hiv, une chanson émouvante écrite par Gilbert Bécaud et interprétée par Annie Cordy

La Rafle du Vel d'Hiv, une chanson émouvante écrite par Gilbert Bécaud et interprétée par Annie Cordy

La Rafle du Vel d'Hiv, une chanson inédite  émouvante de Gilbert Bécaud interprétée par mon amie Annie Cordy qui commémore la rafle du Vélodrome d'Hiver (16 juillet 1942) qui a été est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale, essentiellement de Juifs étrangers ou apatrides réfugiés en France. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération : à Paris, 7 000 policiers et gendarmes raflent les Juifs. Moins de cent personnes, dont aucun enfant, ont survécu à la déportation. Quand on lit la haine qui infeste Internet et qui émane de gens qui réfutent la véracité de la Shoah, on espère que cette chanson leur fasse l'effet d'un coup de pied au cul de leurs pensées rétrogrades et moyenâgeuses. Annie Cordy nous prouve là qu'elle est l'une des plus grandes interprètes de la chanson française.

Annie Cordy - Oh ! Bravo

La guerre, un petit matin, on cogne à la vitre

Un cri "Debout la putain, fais ta valise et vite !"

Dehors l'aurore de juillet grouillait de flics

Mon Dieu, mon Dieu, ces Français plus pourris que les Fritz

Ils nous ont parqués au Vélodrome

Le soleil crachait sur Israël

Et, dans les gradins, nos étoiles jaunes

Qui faisaient honte au ciel

 

Du Vel d'Hiv jusqu'aux bus et des bus aux wagons,

Des wagons jusqu'aux camps : Terminus

 

Et pourtant, moi, la mort, j'en suis revenue

Et comment on s'en sort ? Je ne sais pas, je ne sais plus

Mais je suis là, je suis là et bien là !

 

Ah bravo, bravo, j'existe, je persiste à exister

Je suis bonne, je m'abonne ce soir à l'éternité

Donnez-moi des tonnes de sourires d'enfants

Et des hommes taillés dans des volcans

 

Ah bravo, bravo, et pardon si parfois j'y pense encore

J'ai baisé ces fils de putes et je leur crache au mirador

Ce mâtin du diable, ce chien autrichien :

Je l'emmerde dans son enfer chrétien !

 

Ah bravo, bravo, je vous jure que je ne vous oublierai pas

De mon étoile jaune là-haut, je veillerai sur vous en bas

Pleurez pas, mes chéris, sur ma terre promise

J'aurai votre amour dans ma valise

 

Du Vel' d'Hiv' jusqu'aux bus, et des bus aux wagons,

Des wagons jusqu'aux camps : Terminus

J'ai fait partie des veinards, de ces sacrés veinards

Qui ont revu leur gare

 

Ah bravo, bravo, tu as beau me tatouer un numéro,

J'ai tiré le bon et crève !

C'est moi qui ai eu ta peau

Je survis aux fanfares, à Lili Marlène

Je suis grasse, j'ai cent ans et je m'aime !

 

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/4054803.jpg

 

« Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français.

Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 4 500 policiers et gendarmes français, sous l'autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.

Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.

[...]

La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. »

 

Jacques Chirac

 

http://www.tv5.org/cms/userdata/c_bloc/195/195975/195975_vignette_P1110228.JPG