Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LNO

LNO

Menu
La datte tunisienne, la meilleure pour le Ramadan

La datte tunisienne, la meilleure pour le Ramadan

Les dattes sont une précieuse denrée pour les habitants des régions chaudes et arides. En effet, ces fruits sont digestes, riches en vitamines et en oligo-éléments. Ils contiennent beaucoup de sucres rapides. Les dattes fraîches ont une teneur en eau relativement élevée et servent donc aussi de coupe-soif aux voyageurs du désert. Le couscous constitue, avec les dattes, la base de l’alimentation tunisienne. La semoule de blé dur ou de millet mélangée à la farine et cuite à la vapeur est le plat national au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Cette spécialité berbère adoptée par les Arabes est un accompagnement substantiel des viandes et des œufs.

http://natureculture.org/wiki/images/3/3b/173638428.jpg

Les dattes, trésors de la palmeraie

Fruits aux multiples vertus, les dattes règnent dans le désert tunisien comme d’innombrables trésors. Elles sont autant de dons précieux de la nature que les oasiens continuent de vénérer et de récolter en suivant scrupuleusement d’immuables rites.Il balance majestueusement son feuillage au gré des caprices du vent.

Le désert est sa terre d’élection. Tel un miracle de la nature, un pied de nez au soleil, à la chaleur et à l’air sec, il respire et donne la vie. Car sous ce sol sec, à première vue stérile, se cachent de riches nappes d’eau souterraines où sa soif est étanchée.

Planté au milieu des oasis, le palmier-dattier se déploie, triomphant, sur les terres arides de l’erg tunisien.

Symbole de majesté et de prospérité, cet arbre mythique assure au Sud tunisien des ressources multiples.

Les lourds régimes de dattes, accrochés à ses panaches géants, sont toute la richesse des oasis.  

Les palmiers femelles sont majoritaires pour une raison simple : un seul mâle suffit à en féconder une centaine.

Toutefois, à la pollinisation, technique naturelle, se sont substituées des méthodes artificielles. Cette tâche revient au khammès, ouvrier agricole payé du cinquième de la récolte (d’où son nom, khamsa signifiant « cinq » en arabe).

Muni d’une brindille mâle chargée de pollen, il se hisse au sommet des arbres femelles. La nature fait le reste.Des régimes atteignant dix-huit kilos chacun.

Au printemps, le fruit se découvre. Il s’apparente alors à une petite boule verte, ronde comme une olive.

Au fil des mois, la datte atteint sa taille définitive. Elle s’allonge et jaunit. Seules les chaleurs estivales et automnales engendreront sa maturation. La datte se fripe, devient ambrée, parfumée, sucrée et prête à consommer. Le mois de novembre signe le début de la récolte. Selon un rite inchangé, le plus agile des khammès grimpe le long du palmier, jusqu’à trente mètres au-dessus du sol.

Arc-bouté sous le bouquet, il coupe les régimes pouvant peser jusqu’à dix-huit kilos chacun. Quatre hommes sont placés à intervalle régulier sur le tronc et se passent les grappes jusqu’à ce que la récolte soit entièrement coupée et descendue. Selon un rituel savamment orchestré, chaque palmier sera débarrassé de tous ses fruits.

La deglet nour, reine incontestable des dattes

Au royaume des dattes, la palme revient à la deglet nour, littéralement « doigt de lumière ». Sur les soixante-dix variétés de dattes existantes, elle est de loin la plus appréciée au monde.

Une réputation qu’elle tire de son goût mielleux, sa couleur ambrée, son aspect lisse et sa forme parfaite. Kenta, allig et khouat allig sont autant d’autres sortes appréciées par les tunisiens mais moins faciles à exporter car plus sèches et moins sucrées. Si les dattes sont aujourd’hui largement considérées comme une simple gourmandise, tel n’a pas toujours été le cas.

Lorsque la palmeraie était l’unique ressource des oasiens, la consommation annuelle d’un adulte atteignait les 200 kilos. Laitages et céréales complétaient le menu. Aujourd’hui encore, dans l’esprit des Tunisiens, le pays est divisé en deux types de cultures : au nord, le blé, au sud, les palmiers. Ce qui vaut aux habitants du Sud tunisien le surnom de « mangeurs de dattes » par opposition aux « mangeurs de pain ».

Aliment de base hier, richesse économique aujourd’hui, les dattes sont bien plus qu’un simple fruit.

Des vertus médicinales et sociales millénaires. Qui plus est, ces trésors de l’oasis présentent aussi des vertus médicinales. Leur décoction a des propriétés sédatives, favorise le sommeil, soigne les ulcères.

Excellente source de fer et de potassium, le fruit est conseillé aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux enfants. Enfin, une poignée de dattes infusée dans un litre de lait aura raison de n’importe quel rhume.

Porte-bonheur millénaire, les dattes occupent une place de choix au cours des fêtes religieuses. Ainsi, les mariés s’offrent mutuellement une datte lors de la cérémonie, premier partage amoureux. Pendant le mois du ramadan, les musulmans rompent le jeûne en mangeant un de ces fruits.

Enfin, accompagnées d’une coupelle de lait, elles sont une façon de souhaiter la bienvenue aux visiteurs. L’expression d’une générosité toute orientale.

Dattes tunisiennes

Symbole de fertilité et de prospérité des zones sahariennes et pré sahariennes, le palmier dattier vénéré par toutes les religions au Moyen-Orient, en Inde, en Chine, à travers l’Afrique et jusqu’aux lointaines îles du pacifique, est un grand arbre de 15 à 20 m de haut.

Cet arbre cultivé par l’homme depuis des millénaires est dont l’origine demeure controverse épanouie à merveille dans les oasis du sud tunisien où il aurait élu domicile depuis son introduction par les phéniciens qui, à partir du 3ème millénaire avant J-C, diffuseront la culture du dattier, la phœniciculture, à travers toute la méditerranée. Les oasis tunisiennes offrent un système écologique sain où l’arbre produit un fruit fort délicieux et de grande valeur.

Ces oasis sont localisées dans les gouvernorats de TozeurKébiliGabès et Gafsa. Selon leur situation géographique et bioclimatique, on distingue les oasis continentales du Djérid (Tozeur et Nefta) et de Nefzaoua (Kébili et Douz), les oasis côtières de Gabès et les oasis d’altitude de Gafsa.

Cette diversité bioclimatique des régions de production permet la production de plus de 150 variétés de dattes sur une période qui s’étale de début octobre jusqu’à fin décembre.

Les variétés les plus commercialisées sont: Deglet Nour, Allig, Khouat Allig et Kenta. L’excellente capacité de conservation de la variété Deglet Nour en chambre froide permet sa commercialisation pendant toute l’année.

La conduite de la production se fait d’une manière naturelle, douce et biologique.

Les régimes sont récoltés d’une manière ancestrale et manuelle.

90 % de la production nationale de dattes proviennent de terroir protégé : Il s’agit de l’IP « Deglet Nour du Djérid » qui représente 30 % de la production et l’IP « Deglet Nour de Nefzaoua » qui en représente 55 %. Les dattes de l’IP « Deglet Nour du Djerid » est à fort pourcentage de dattes demi-molles. Les dattes de l’IP « Deglet Nour de Nefzaoua » est à fort pourcentage de dattes molles.

Après la récolte, les dattes sont acheminées vers les stations de conditionnement. Certifiées Iso et HACCP, ces unités de conditionnement sont dotées de laboratoires d’analyses physico-chimiques et bactériologiques permettant un suivi rigoureux de la qualité.

Les opérateurs de la filière, conscient de l’importance de la préservation de la qualité des fruits avant et après la récolte, ne lésinent pas sur l’emploi des nouvelles prouesses techniques en matière de pratiques culturales, de conditionnement et d’emballage. Les différents intervenants du secteur des dattes sont affiliés à un système de traçabilité rigoureux et ce depuis la zone de production jusqu’à la sortie de l’usine.

http://natureculture.org/wiki/images/d/d2/Nourdattes.jpg

Articles connexes