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Le jardin de Louardiri d’André Goldenberg et Jean-Pierre Pacaly

Le jardin de Louardiri d’André Goldenberg et Jean-Pierre Pacaly

 

Le jardin de Louardiri est un court métrage marocain d'André Goldenberg et  de Jean-Pierre Pacaly.

André Goldenberg est un anthopologue, spécialiste des traditions populaires et la littérature orale marocaines

Né à Marrakech, il a fait la plus grande partie de sa carrière au Maroc. Enseignant de formation, il a été pendant huit ans chargé de mission au service culturel de l’Ambassade de France. Il a étudié les traditions populaires et la littérature orale marocaines qui lui ont fourni la matière de sa thèse d’anthropologie culturelle et sociale. Professeur à l'Institut supérieur de journalisme de Rabat, il a réalisé des émissions de radio et de télévision, des films d'art et d'ethnologie (Le Jardin de Louardiri, Les Fauconniers des Doukkala, ainsi que d'autres en collaboration avec J. et M.-R. Rabaté : La Fibule, Mascarades berbères, Les Jeux de l'Achoura dans la vallée du Draa, Le Moussem d'Asrir…). Parallèlement, il a étudié les traditions populaires et la littérature orale marocaines qui lui ont fourni la matière de sa thèse d'anthropologie culturelle et sociale soutenue en 1983 à l'université de Paris V-Sorbonne.

Fiche technique

Durée : 26'. Année 1964.

Version Française. Tourné en 16 mm couleur. Sonore.

Numérisé en DVD (Béta sur demande).

Argument

À travers l’analyse d’une cinquantaine de tableaux, ce film révèle l’univers de Louardiri, un modeste jardinier devenu le peintre le plus représentatif de l’art naïf marocain.

Louardiri puise l’inspiration de son imagerie fantastique et haute en couleurs dans les légendes populaires, la tradition religieuse et la vie quotidienne.

Ses thèmes les plus significatifs sont la condition de la femme, l’intrusion du monde moderne dans une civilisation traditionnelle, les bouleversements de l’Histoire et la libération des peuples, le triomphe de l’Islam, mais aussi la nostalgie d’un Orient mythique et de l’Andalousie musulmane. Le texte écrit et dit par Josette Pacaly s’appuie sur la traduction des interviews du peintre.

La musique originale de Salah Cherki est interprétée au qanoun  par le compositeur. Notons également que le cinéma Marocain utilise toujours des compositions musicales hétéroclites qu'il collent tant bien que mal au film, créant souvent une inadéquation entre les différentes séquences de l'œuvre et la musique d'accompagnement. Salah Cherki a pu indiquer dans ce court métrage en 1964 une tendance (qui n'est pas suivie par les réalisateurs marocains toujours en 2010) que  les meilleurs morceaux de musique de films marocains sont des solos de Oud , de flûte (gasba et nay) ou de qanoun qui accompagnent les parties mélodramatiques des productions cinématographiques. 

En 1964, ce fleuron du cinéma marocain a été sélectionné pour représenter le Maroc dans la catégorie court-métrage à la Mostra internazionale d'arte cinematografica di Venezia et a obtenu le 1er prix du Festival de courts métrages de Cracovie.