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Kudsi Ergüner - "El sol del amor", entre Orient et Occident !

Kudsi Ergüner - "El sol del amor", entre Orient et Occident !

 Kudsi Ergüner - "El sol del amor"

L'art est une introduction au Mystère, une nostalgie, une intuition du divin, l'art authentique "éveille" !

 

Dans cette perspective, le projet des « Routes d'al-Andalus » vise à mettre en lumière les processus, les mécanismes et l'héritage du dialogue qui s'est développé dans l'Espagne médiévale et à analyser les conséquences actuelles des interactions dont elle a été le cadre .

L’opposition entre Orient et Occident qui représenteraient deux civilisations en conflit est une vue de l’esprit simpliste est une théorie dangereuse. Les deux entités sont parcourues par des dynamiques plurielles et l'on trouve, dans les deux pôles, des femmes et des hommes ont décidés à résister à la logique du rendement, de la productivité et du gain imposée par une « mondialisation » économiste et inhumaine. Les hommes de bonne volonté, juifs, chrétiens, humanistes et musulmans, doivent désormais faire face au périlleux défi de ne pas « se tromper d’ennemi » et agir ensemble pour défendre la dignité humaine.

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L'Orient et l'OccidentHommage à Ibn Arabi, Soufi d’Andalousie - Musique Soufie Ottomane et Flamenco - Un projet de Kudsi Erguner - 
Une production du Festival d’Eté de Barcelone


L’Orient et l’Occident sont plutôt associés, dans les cultures orientales, au lever et au coucher du soleil. Il s’agit peut-être là d’une distinction entre la lumière et l´obscurité. Aujourd'hui, ces deux mots désignent deux civilisations aussi contrastées que le jour et la nuit.
Le détroit d´Hercule et le Bosphore d’Istambul sont deux lieux autour desquels ces deux civilisations se sont rencontrées. Elles y ont fait naître une nouvelle culture riche dans ses inspirations, grâce aux multiples contacts entre les diverses populations. La venue des Arabes en Andalousie a amené l’esthétique orientale en Occident. Avec l’arrivée 
des Turcs, peuple d’Asie, en Anatolie et la conquête d’Istambul, le même phénomène s’est produit et l’art byzantin (de la Rome orientale) s’est fondu dans la culture islamique. Chacune selon sa propre odyssée, ces deux cultures ont donc été imprégnées du même Orient. 
Leur rencontre musicale nous a fait rêver et c’est pour la concrétiser que nous avons imaginé le projet “l’Orient de l’Occident”, qui nous permettra d’évoquer deux pages révolues de l’histoire : le Khalifat Omeyyade d’Andalousie et le Khalifat Ottoman d’Istambul. Huit siècles de domination arabe ont donné l’occasion aux traditions des cultures latines et visigothes de se mêler à travers les liturgies de Saint Isidor de Séville (565-657) et de Saint Eugène de Tolède, aux chants du génie d’Orient, le fameux Ziriab de la cour de Abd Er Rahman II (792-852).
http://www.publispain.com/viajes/cordoba/imagenes/ziryab.gif
Avec la conquête d’Istambul, l’héritage de l’Asie, déjà enrichi par les raffinements de la littérature persane inspirée de l’Islam, a été mêlé à l’extraordinaire subtilité de Byzance.
Ce mariage a fait naître une ère nouvelle appelée Ottomane durant laquelle Turcs, Arabes, Perses, Juifs, Arméniens, Grecs, ont contribué à son évolution. Ces deux périodes ont marqué l’histoire de l’humanité par l’extraordinaire profusion de la pensée et de la littérature.
D’une part l’Occident retrouve, dans les traductions de textes arabes, les philosophes de la Grèce antique et d’autre part de nouveaux philosophes comme Maimonides, Salomon Ibn Gebral et Averroes, qui vinrent aussi marquer cette fusion.
Averroes (Aboul Walid Ibn Rusd, né à Cordou en 1120 et mort au Maroc en 1198) disait, dans ses théories esthétiques : “L’oeuvre du véritable artiste doit élever et anoblir l’homme en le portant, par la vue, par l’ouie et l’intelligence, à la contemplation de l’éternelle et immuable
beauté”. Les confrontations d’idées entre celui-ci et Al Ghazali dans leurs livres “Tahafut” et “Tahafut al Tahfut” nous montrent que, déjà à cette époque l’Andalousie, “Orient de l’Occident”, était devenue très occidentale dans sa philosophie et se fiait surtout à la raison. 
Contrairement à cela, l’Orient insistait sur le bonheur et la certitude dans la foi. Cependant, le soufisme, la voie mystique de l’Islam et source d’inspiration en Orient, particulièrement dans l’Empire Ottoman, a également connu un rayonnement important en Andalousie. Parmi 
les nombreux soufis d’Andalousie, Ibn Arabi est sans nul doute le pilier de ce courant de sagesse islamique.

Né à Murcia en 1165, il a été reconnu plus tard comme “Sheik al Akbar”, grand maître dans le monde musulman. Il voyagea en Afrique du Nord puis dans toutes les capitales d’Orient. Il vint en Turquie dans la ville de Konya en 1210 où il fut reçu avec les honneurs par le sultan Kay Kaus. Le sultan aménagea pour lui un palais de grande valeur. Selon la légende, un mendiant passa par là quelques temps plus tard et lui demanda l’aumône. Sur quoi, il lui dit de prendre le palais car c’était là tout ce qu’il avait à donner. Il continua ensuite ses voyages en Asie mineure pour revenir enfin à Damas où il mourut en 1240.
L'influence d'Ibn'Arabî dans l'histoire de la spiritualité islamique est immense. Non seulement elle comprend l'école d'Ibn'Arabî mais elle s'étend à de nombreuses confréries soufies telles que la Chadhiliyya, la Khalwatiya, la Mawlawiya (les fameux Derviches tourneurs), la Tchichtiya, toujours vivantes aujourd'hui.
Au delà du soufisme, les œuvres d'Ibn'Arabî on été méditées et commentées par de nombreux mystiques et théosophes persans d'obédience chiîte. Osman Yahia a recensé 130 commentaires perse des seuls Fosûs. Plus tard encore, son influence s'étendra encore lorsque se produira la jonction de cette école avec l'Ishraq de Sohrawardi et la théosophie chiite des Saints Imams (Haydar Amoli, Ibn Abi Jomhur, Molla Sadra Shirazi). Malgré un aussi grand nombre d'adeptes et de défenseurs prestigieux aussi bien sunnites que chiites, elle fut l'objet de violentes critiques tout au long de l'histoire, de la part des théologiens orthodoxes qui lui reprochent sa conception de l'unicité de l'être qu'ils assimilent à une forme de panthéisme. Aujourd'hui encore, Ibn'Arabî reste un auteur controversé chez les islamistes pour ses approches exégétiques, sa conception du messianisme à travers la figure emblématique du Mahdi suscitent des polémiques. Il reste une référence pour les écoles soufies qui voient en lui l'héritier spirituel de Sidna Mohamed.

Pour notre projet qui se veut un hommage aux Soufis d’Andalousie, le voyage de cet homme depuis l’Andalousie jusqu’en Turquie et son immense talent littéraire symbolisent la volonté de faire rencontrer les hommes et leurs expressions artistiques dans leurs quêtes les plus
profondes. Si nous ne doutons pas de l’influence de la musique arabe sur les musiques populaires d’Espagne, il est hélas impossible de retrouver des traces vivantes de l’héritage de la musique de la cour Omeyyade d’Andalousie. Par contre, l’art flamenco, étant actuellement la seule expression musicale de source orientale en Occident, représente pour nous la continuité de la même esthétique à travers le peuple gitan. Pour nous en convaincre, il suffit d’écouter les chants profonds, le Jondo, la Seguiriya et la Soleá. Aussi nous sommes nous réunis, musiciens flamencos et musiciens soufis d’Istambul, autour de nos origines orientales communes.

A curious album concept from Kudsi Erguner, arguably the best-known ney player today. At the core of the album is the combination of flamenco and Turkish music as the Occidental and Oriental of the Mediterranean. At the same time, flamenco was informed by the earlier combination of Occident and Orient under the Umayyad caliphate and Turkish music was informed by both Sufist principals and Byzantine Greek principals. Two differing combinations of the East and West are then combined in another iteration, with qanun, oud, and ney joining the usual guitar over and under both basic flamenco song and cante jondo. The result tends to waver between being more strongly one form, then the other, rather than solidly acting as a fused whole. Nonetheless, the musical proficiency here is striking, and the flamenco singers are noteworthy. There are a number of arguably better albums of both flamenco singing (i.e. Cante Flamenco) and Turkish music available, but this is a valiant attempt at fusion worth hearing for those already in the know for the component genres. ~ Adam Greenberg, All Music Guide