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Saint Jean de la Croix

Saint Jean de la Croix

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"Ceux qui connaissent Dieu le plus parfaitement sont ceux qui perçoive le plus clairement qu'il est parfaitement incompréhensible."
 

A l’époque médiévale, les docteurs chrétiens d’Europe focalisent clairement leur intérêt pour les auteurs musulmans sur la pensée aristotélicienne. De Ghazâlî (« Algazel », m. 1111), ils traduisent les textes philosophiques mais non les écrits mystiques, pourtant bien diffusés en terre d’islam, et ils prennent d’Ibn Sab‘în le logicien et le philosophe, non le métaphysicien extatique de « l’Unicité absolue ». Que le maître andalou Ibn' Arabî (m. 1240) n’ait pas été connu en Europe avant l’époque moderne – son influence sur Dante, à ce jour, reste plus qu’hypothétique – n’est guère étonnant pour deux raisons au moins : en pays musulman même, son œuvre a circulé longtemps dans des milieux restreints, et les latins n’avaient pas les clés pour déchiffrer son langage le plus souvent hermétique. Mais que les manuels de soufisme rédigés aux Xe et XIe siècles n’aient reçu aucun écho en Europe ne cesse de surprendre. Le Catalan Ramon Lulle (m. 1315) a certainement eu accès à la littérature mystique de l’islam et côtoyé des milieux soufis, à Majorque et au Maghreb, mais sans réellement s'en pénétrer. La mystique juive médiévale, en revanche, témoigne d’une imprégnation profonde – et avouée – par le tasawwuf, au Moyen Orient, en Espagne musulmane, et jusqu’en Catalogne et en Provence. L’influence supputée du soufisme sur Sainte Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix aurait cheminé via les mystiques juifs espagnols. Par ailleurs, les sciences occultes telles que l’alchimie, l’astrologie ou l’arithmologie doivent beaucoup au monde de l’islam, mais elles ne sauraient être identifiées à la discipline du tasawwuf. Dans les milieux spiritualistes contemporains, d’obédience musulmane ou chrétienne, on affirme que les voies soufies, et les groupes ésotériques d'Orient en général, auraient alimenté sur le plan initiatique des organisations correspondantes d’Europe. Si certains historiens conviennent que l’art héraldique de la chevalerie européenne a une dette à l’égard du monde musulman, il faut être plus prudent quant à l’origine islamique de la chevalerie elle-même. (source :Le soufisme et la France (partie 1/1))

Jean de la Croix (en espagnol, Juan de la Cruz), né à Fontiveros en 1542 et mort au couvent d'Ubeda en 1591), est un saint et mystique espagnol. Il est souvent appelé le Saint du Carmel. Son nom de naissance est Juan de Yepes Álvarez. Il a réformé la branche masculine du Carmel, en développant l'ordre des Carmes déchaussés. Il fait partie des grands mystiques espagnols du xvie siècle, au même titre que Thérèse d'Avila, dont il fut d'ailleurs le confesseur et l'ami. Tous deux sont au nombre des docteurs de l'Église. Béatifié en 1675, canonisé en 1726, il a été proclamé docteur de l'Église entre les deux guerres mondiales, le 24 août 1926.

Juan de Yepes est né en Castille en 1542, à Fontiveros. Il perd son père très tôt, ce qui entraîne sa famille dans la misère. Il fait d'abord ses études au collège des Jésuites. Il est très doué pour la peinture et la poésie. En 1563, il entre au couvent des Carmes et prend le nom de frère Jean de Saint-Mathias. Il fait des études à Salamanque et est ordonné en 1567.

Il rencontre alors Thérèse d'Avila, et ce sera une étroite collaboration entre les deux saints pour la réforme du Carmel, doublée d'une profonde amitié. Il quitte le drap des mitigés pour la bure de la réforme et prend le nom de Jean de la Croix.

En 1572, il est envoyé à Avila comme confesseur du monastère des carmélites mitigées de l'Incarnation, dont Thérèse avait dû accepter la charge de prieure. Le nonce (ambassadeur du pape) Ormaneto, défenseur de la réforme, meurt en juin 1577; la querelle entre réformés et mitigés se trouve relancée et se traduit, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1577, par l'enlèvement de Jean de la Croix. Il est emprisonné au couvent de Tolède, dans un trou de 2 m par 3, ne sort que pour les repas (pain et eau) pris à genoux par terre au milieu du réfectoire et est fouetté tous les vendredis par les frères. Un beau jour, son gardien est remplacé par le frère Jean de Sainte Marie, qui lui procure du papier, de l'encre, puis du fil, une aiguille et des ciseaux. C'est grâce à lui que Jean de la Croix va pouvoir écrire dans un premier temps, puis s'enfuir plus tard. Il compose dans ces conditions difficiles quelques-uns de ses plus beaux poèmes, en particulier le Cantique spirituel. Le 15 août 1578, ayant reçu de la Vierge Marie la certitude de fuir, il s'évade et reprend sa place parmi les réformés, d'abord au couvent du Calvario. De 1582 à 1588, il est prieur du couvent des Martyrs à Grenade et va produire une grande partie de son oeuvre.

Ses adversaires sont cependant tenaces, y compris parmi ses proches, et quand, en 1583, Thérèse d'Avila meurt, ils ont les coudées plus franches, et l'envoient avec d'incessantes missions de couvents en couvents, ce qu'il accepte toujours avec une égale humeur, le Mexique est même envisagé pendant quelques temps. Il part alors avec un âne et un fidèle compagnon qui deviendra un ami. Il fait de nombreuses haltes dans lanature, des marches dans la montagne, des méditations au milieu des fleurs. Sentant sa fin proche, il brûle de nombreux documents; il meurt épuisé à 49 ans, le 14 décembre 1591, à Ubeda.

Celui que l'on nomme aussi le "Docteur mystique", nous introduit dans les aspects les plus sublimes du mystère de Marie. La doctrine mariale qui ressort des écrits de saint Jean de la Croix porte la touche du génie du Docteur Mystique. Elle nous introduit dans les aspects les plus sublimes du mystère de Marie. Il sera béatifié en 1675, canonisé en 1726, Le Pape Pie XI a proclamé Jean de la Croix Docteur de l'Église, le 24 août 1926.

Doctrine de Saint Jean de la Croix

Sa doctrine fait aujourd'hui référence dans les domaines de la souffrance et de la résignation. D'après elle, les épreuves aident à cheminer dans la foi. Néanmoins, aujourd'hui, beaucoup considèrent que pour profiter au mieux des écrits de Saint Jean de la Croix, il faut être passé par l'épreuve des nuits. Ceci permet de trouver un sens de l'épreuve par l'oraison. Ces épreuves aident l'âme à se revêtir des vertus théologales :

  • La foi. Il s'agit d'une tunique blanche protégeant contre le démon.
  • L'espérance. Il s'agit d'une tunique verte, permettant de se défendre contre le monde.
  • La charité. Cette tunique rouge donne grâce aux autres tuniques et elle relève l'âme vers Dieu. Elle protège contre la chair.

Un jour, un religieux a demandé à Saint Jean de la Croix comment atteindre la perfection. Ce dernier a répondu en quatre mots :

  • La résignation. Il s'agit de ne pas se préoccuper de ce qui se passe au sein du monastère.
  • La mortification. Le but du monastère est de travailler les religieux, afin que les âmes y soient éprouvées.
  • L'exercice des vertus. Pour toute tâche à faire, qu'elle soit pénible ou non, elle doit être réalisée pour Dieu. Chacun doit toujours prendre la dernière place.
  • La solitude. L'homme doit toujours être en prière. Quelle que soit son activité, il doit rester en solitude intérieure.

Odeur de sainteté

Bibliographie

Liens externes

Articles connexes