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Hazrat Inayat Khan

Hazrat Inayat Khan

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La vie est ce qu'elle est,

Vous ne pouvez pas la changer,

Mais vous pouvez vous changer vous-mêmes.

 

La paix du cœur est la véritable alchimie

Qui transforme le mercure en argent.

 

Pour arriver à son idéal,

L'homme doit commencer par reconnaître ses folies,

Puis essayer de s'améliorer,

Avec la certitude qu'il peut changer.

 

Parvenir à la spiritualité,

C'est là le véritable but de chaque âme.

 

Lorsque l'homme doit choisir

Entre son profit spirituel et son profit matériel,

Il révèle alors où se trouve son trésor,

Sur la terre ou au ciel.

 

Tout le cours de la vie est un voyage

De l'imperfection vers la perfection.

 

Il n'y a pas d'autre source de bonheur

Que le cœur de l'homme.

 

Derrière nous tous,

Il n'y a qu'un seul esprit et qu'une seule vie ;

Comment pouvons-nous être heureux,

Alors, si notre voisin est triste ?

 

Quand l'homme atteint la vérité ultime,

Il s'aperçoit qu'il n'existe rien qui ne soit en lui.

 

L'homme recherche les merveilles ;

S'il savait seulement quelle merveille

Est le cœur humain !

 

Parce qu’il est homme,

L’homme peut aimer un être,

Mais son âme, qui est lumière de Dieu,

Peut aimer non seulement le monde,

Mais encore un millier de mondes,

Car le cœur humain est plus vaste

Que l’univers tout entier.

 

Lorsque le cœur humain prend conscience de Dieu,

Il devient comme l’océan qui étend ses vagues

A ses amis et à ses ennemis.

 

Le véritable bonheur se trouve

Dans le courant d’amour qui jaillit d’une âme ;

Celui qui permettra à ce courant de couler continuellement,

Dans toutes les conditions et dans toutes les circonstances de la vie,

Quelque difficiles qu’elles soient, possédera un bonheur

Qui lui appartiendra réellement.

 

Il n'y a rien sur terre ou au ciel

Qui ne soit à la portée de l'homme.

Si Dieu même est à sa portée,

Que peut-il y avoir au-delà ?

 

Ce n'est pas une religion particulière

Qui peut conduire à la spiritualité ;

La spiritualité dépend de l'harmonisation de l'âme.

 

La véritable spiritualité

N'est pas une croyance ou une foi déterminée.

Elle est l'anoblissement de l'âme du fait de son élévation

Au-dessus des barrières de la vie matérielle.

 

La vérité

Est un héritage divin

Déposé dans la profondeur

De tout cœur humain.

 

Celui qui voit clairement le but de la vie

Est déjà sur le sentier.

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"Je ne dis rien de nouveau quand je parle; je ravive seulement le souvenir de choses qui ne peuvent tomber dans l'oubli." Hazrat Inayat Khan

"Si quelqu'un demande ce qu'est le Soufisme, quelle sorte de religion c'est, la réponse est: le Soufisme est la religion du coeur, la religion dans laquelle l'importance première est mise sur la quête deDieu dans le coeur de l'être humain." Hazrat Inayat Khan

Hazrat Inayat Khan, (né à Baroda le 5 juillet 1882 et mort à Delhi le 5 février 1927), est le fondateur du « soufisme universel », un mouvement spirituel basé sur l'unité de tous les peuples et de toutes les religions. Il promut un soufisme ouvert à tous et pas seulement réservé aux musulmans, véritablement universel, pouvant entre autres partir de la contemplation de la Nature. Ici, dans cette prière, il s'adresse à Jésus, le Christ de la tradition chrétienne, en qui il voit l'exemple même de tous les envoyés de Dieu : au delà du Christ, ce sont tous les prophètes qui ont porté la Parole de Dieu à l'Humanité.


Biographie

Il est né en Inde au sein d'une famille musulmane de musiciens professionnels, Hazrat Inayat Khan est compositeur, chanteur et joueur de vînâ à la cour des maharajas.

Enfant, il marque un intérêt majeur pour la musique spirituelle après avoir rencontré des hommes de grande piété. En raison de son profond amour pour l'héritage musical indien, qui était alors fort décadent, il se consacra tout d’abord à réinstaurer la valeur spirituelle de la musique, et ce au cours de voyages et de représentations donnés dans le plus pur style classique.

En 1903, il trouve son maître spirituel, Murshid Sayyed Abu Hashim Madani, qui l'incite à travailler sur l'harmonisation de  l'Orient et de  l'Occident par la  pratique musicale et entame une carrière musicale de virtuose, comme compositeur, chanteur et joueur de vîna, ce qui l'amena à voyager à travers l'Inde. Il acquit la célébrité, par la vîna et par sa voix, à la cour de plusieurs princes indiens et excerça comme professeur de musique à l'académie musicale Gayan Shala (Baroda).

Profondément respectueux mais au-dessus de toutes appartenances religieuses, Inayat Khan tend à promouvoir la « religion du cœur » : celle qui consiste à faire connaissance avec sa nature profonde en s'éveillant à tout et à tous. Car son enseignement a ceci d'original qu'il montre que « la seule manière de s'éveiller à la vie au-dedans, qui est des plus belles, est de répondre d'abord à la vie au-dehors » et non de vivre comme un ascète. D'où l'importance de l'éveil au Divin par l'éveil à la beauté, c'est-à-dire, à tout ce qui génère l'harmonie. Et c'est en développant l'harmonie dans nos paroles, nos pensées et comportements que nous apprenons à nous connaître nous-mêmes et que nous pouvons réellement être utiles aux autres. Car l'Amour de l'autre est bien sûr l'élément majeur de l'enseignement du Maître. « Racine du phénomène entier de la vie », l'Amour est pour lui l'Etre même de Dieu mais aussi l'essence de notre nature profonde. Se découvrir soi-même c'est donc découvrir que notre plus grand pouvoir est celui d'aimer toujours plus.« Vous êtes l'amour, vous venez de l'amour, dit-il, vous êtes faits par l'amour, vous ne pouvez cesser d'aimer ». Alors, quand l'Amour s'éveille dans le cœur du soufi, tout ce qu'il fait, tout ce qu'il est exprime le Divin. Et il comprend que la compassion, le pardon, la tolérance, l'humilité, la discrétion, la sagesse… sont autant de vertus salvatrices générées par l'Amour qui est en lui. Aussi, à la suite du Christ qu'il se plaisait à citer, Inayat Khan exhorte chacun à aimer son ennemi, à ne pas répondre à la dysharmonie par de la dysharmonie mais par de l'Amour. Car, dit-il, « à chaque fois que vous résistez au manque d'harmonie comme le rocher dans la mer, vous augmentez votre force intérieure jusqu'au jour où elle aura acquis ce rythme puissant qui entraînera le rythme de tous les autres ».

Il mourut à New Delhi en Inde le 5 février 1927.

 

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