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Hamdi Hached a une alternative au pétrole en Tunisie ?

Hamdi Hached a une alternative au pétrole en Tunisie ?

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Hamdi Hached est ce jeune tunisien  âgé seulement de 24 ans, originaire des  îles Kerkennah, étudiant en aquaculture à l'Institut Supérieur de Pêche et d’Aquaculture de Bizerte qui a inventé et mis au point un procédé d’extraction de biocarburants à partir des macro-algues.

Mon ami à l’allure timide, est peut être en passe de résoudre l’un des problèmes majeurs auquel fait face la société actuelle : l’amenuisement progressif des ressources pétrolifères. Sans doute avez-vous déjà entendu parler de la méthode Kerkenométhanol ? Cette méthode d’extraction de biocarburant, utilise une procédure 100% tunisienne. Il s’agit là de l’invention de ce jeune chercheur, anciennement technicien supérieur en aquaculture et qui termine actuellement sa première année de cycle d’ingénieur à l’Institut national d’Agronomie de Tunis (INAT). Portrait.

 

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Ethymologie

Le vocable biocarburant (du grec bios, qui signifie vie, vivant, et du latin carbo, qui signifie carbone, charbon) peut prêter à confusion étant donné que, même s'ils sont obtenus à partir d'êtres vivants, les biocarburants ne sont pas systématiquement issus d'une agriculture biologique. De ce point de vue, le mot agrocarburant (par référence à l'origine agricole du carburant) est préférable bien que moins usité. Les expressions "carburant vert" et "carburant végétal" sont aussi employées.

Les biocarburants (ou agrocarburants) sont au sens strict des carburants liquides produits à partir de plantes cultivées. Suivant les filières, on cherche à produire de l'huile ou de l'alcool par fermentation alcoolique de sucres ou d'amidon hydrolysé. On y inclut aussi parfois (biocarburants au sens large) les carburants gazeux obtenus à partir de biomasse végétale ou animale (dihydrogène ou méthane) et les carburants solides comme le charbon de bois.

Description

Les agrocarburants peuvent substituer partiellement (ou totalement) aux carburants pétroliers, notamment pour faire rouler les véhicules à carburants alternatifs. Les agrocarburants (ou biocarburants) obtenus à partir de plantes terrestres résultent principalement de deux filières : la filière huile, à partir de colza, de palme, de tournesol, de jatropha curcas, et la filière alcool, à partir de la fermentation de sucres de betterave, de blé, de canne à sucre, de maïs ou de déchets végétaux.

Le Brésil utilise aujourd'hui massivement un agrocarburant dérivé de la canne à sucre. En 2005 près de deux voitures sur trois vendues peuvent utiliser au choix de l'alcool ou de l'essence. Seuls l'éthanol et les huiles végétales sont utilisés dans les transports, le méthane (ou biogaz) issu de la fermentation des déchets est généralement destiné à la production d'électricité et pour chauffer des bâtiments. Son utilisation pour propulser un véhicule, comparable à celle du GNV, reste encore très marginale.

Pour utiliser les biocarburants dans les moteurs, deux approches sont possibles. Soit on cherche à adapter le biocarburant (par transformation chimique pour obtenir du biodiesel par exemple) à des moteurs conçus pour fonctionner avec des dérivés du pétrole ; c'est la stratégie dominante actuellement mais ce n'est pas celle qui a le meilleur bilan énergétique et environnemental. Soit on cherche à adapter le moteur au biocarburant naturel, non transformé chimiquement. Plusieurs sociétés se sont spécialisées dans ces adaptations. La substitution peut être totale ou partielle. Le moteur Elsbett fonctionne par exemple entièrement à l'huile végétale pure. Cette stratégie permet une production locale (décentralisée) des carburants.

Un biocarburant ou agrocarburant est un carburant produit à partir de matériaux organiques non fossiles, provenant de la biomasse. Il existe actuellement deux filières principales :

D'autres formes moins développées voire simplement au stade de la recherche existent aussi : carburant gazeux (biogaz carburant, dihydrogène), carburant solide.

L'utilisation du tabac comme biocarburant envisagée aux Etats-Unis

C'est une piste évoquée pour lutter contre la crise énergétique aux Etats-Unis: selon des chercheurs, les plantations de tabac dans le pays pourraient être utilisées pour produire du biocarburant, après une modification génétique de la plante destinée à augmenter sa teneur en huile. Les scientifiques soulignent que le tabac présente l'avantage de ne pas être une source alimentaire, contrairement au maïs, soja et à d'autres cultures utilisées pour produire des biocarburants. Et tiennent à préciser qu'il n'y aucun risque de tabagisme passif pour les automobilistes qui se retrouveraient bloqués dans des embouteillages derrière des voitures "roulant au tabac": la plante ne serait en effet pas brûlée, mais simplement utilisée pour en extraire l'huile et le sucre. Le tabac est une "plante énergétique" séduisante car elle peut donner une grande quantité d'huile et de sucre, plus efficacement que d'autres récoltes, souligne Vyacheslav Andrianov, chercheur à l'université Thomas Jefferson de Philadelphie. M. Andrianov est le co-auteur d'un article publié en ligne en décembre sur la modification génétique du tabac pour augmenter la teneur en huile des feuilles. Selon les chercheurs, cette manipulation permet de tirer jusqu'à 20 fois plus d'huile de la plante. "Le tabac pourrait certainement être utilisé. Toute plante est une source potentielle de biocarburant", note Matt Hartwig, porte-parole de l'Association des carburants renouvelables. "Je sais que les plantations de tabac ont été durement touchées ces dernières années et ce pourrait être une opportunité pour certains de ces producteurs."

En mars 2010, l’Agence de l’Énergie pour la recherche appliquée (ARPA-E) a attribué un accord d’investissement à DuPont pour le développement d’un processus de conversion des sucres produits par des macro-algues en isobutanol. Le bio laboratoire d’architecture sera sous-contractant dans ce programme. La dotation est de 8.8 millions US $. Butamax, une entreprise en participation entre Dupont et BP, sera responsable de la commercialisation de la technologie. Le projet de « Macroalgue à isobutanol » devra établir la technologie et la propriété intellectuelle pour d’utilisation des macro-algues comme biomasse à bas coût. Les efforts se focaliseront sur :

  • l’amélioration de l’aquiculture domestique des macro-algues,
  • la conversion des macroalgues en sucres bio-disponibles,
  • la conversion de ces sucres en isobutanol,
  • l’optimisation économique et environnementale du processus de fabrication.

Plus de 60 scientifiques travailleront sur ce programme de recherche et développement en Californie. (Source : Biofuels Digest Newsletter du 2 juin 2010)

Liens externes

 

Voir aussi