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Hamdi Hached dit non au site nucléaire de Shkira en Tunisie

Hamdi Hached dit non au site nucléaire de Shkira en Tunisie

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Hamdi Hached, un jeune scientifique tunisien et expose le danger de la production d'énergie nucléaire en Tunisie et s'oppose au projet de Shkira qui est prévu à l'horizon 2020.

Utilisée depuis plus de 50 ans pour produire de l’électricité, l’énergie nucléaire assure près de 15% de la production électrique mondiale et quelque 22% dans les pays occidentaux et la hausse des besoins énergétiques prévue pour les 50 prochaines années représente un véritable défi pour les sociétés du monde entier qui doivent produire l’énergie nécessaire à la croissance économique et au développement social sans dégrader l’environnement.

Il est certain qu’en Tunisie, il y a peu de gens qui savent que l’énergie nucléaire est utilisée depuis plusieurs années dans divers domaines. La majorité des Tunisiens n’a en revanche commencé à en apprendre davantage que récemment, et plus exactement lorsque des politiciens ont étudiés la possibilité d’introduire l’énergie nucléaire en tant que nouvelle alternative énergétique.

En Tunisie, une centrale nucléaire s'érigera en 2020 sur un site de Skhira, (الصخيرة), une ville située sur le golfe de Gabès, à environ 370 kilomètres au sud de Tunis.

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Comme nous l'avons vu dans cet article, le Golfe de Gabés est déjà une zone fortement polluée et écologiquement dans un contexte catastrophique à tel point que les indicateurs affirment que 10 % de la population de la région est atteinte ou menacée de l'être par des maladies cancérigènes, et il est sérieux de croire qu'ils vivront un jour un scenario Tuniso-Hollywoodien acocalyptique !

Je m'oppose donc contre ce projet et voici mes arguments :

  • Une solution non durableLes centrales nucléaires n'offrent pas une solution durable puisqu’elles utilisent un combustible fossile disponible qu’en quantité limitée.
  • Déchets radioactifs
    Les centrales nucléaires transforment ces combustibles en déchets radioactifs qui eux sont durables : quand il n’y aura plus d’uranium pour faire tourner les centrales, les générations futures devront encore veiller à ce que les déchets radioactifs restent confinés très longtemps à leur endroits de stockage. Les centrales elles-mêmes constituent en fin de vie un embarrassant déchet nucléaire. Compte tenu des dangers qu’implique dans cette durée le stockage des déchets nucléaires, il n’est donc pas facile de trouver une localité qui accepterait un dépôt sur son territoire.
  • Accident nucléaire Le risque d’un accident nucléaire dans une centrale existe et ne peut en aucun cas être exclu.
  • Lien avec le nucléaire militaire, terrorisme
    Comme on le voit par exemple dans le cas de l’Iran, on peut craindre que le nucléaire utilisé pour produire de l’énergie puisse servir au développement du nucléaire militaire. Par ailleurs, les centrales et les dépôts de déchets nucléaires peuvent servir de cible aux actions terroristes. Les combustibles nucléaires et les déchets peuvent leur servir d’armes aux terroristes même sans disposer d’une bombe nucléaire.

La question qui se pose aujourd'hui est simple: le nucléaire est une source d'énergie peu polluante (hors déchets dont il faut se débarrasser), mais aussi une source d'énergie effroyablement destructrice si on ne peut pas la contrôler. Construire des centrales nucléaires sur des zones potentiellement polluées est d'une extrême dangerosité. Cela signifie que le Tunisie,sera potentiellement victime dans l'ensemble de son territoire.

Le principe de précaution le plus élémentaire s'impose, surtout pour un pays qui a renoncé symboliquement à la pollution chimique et pétrochimique (celle qui ne sert à rien pour des états qui ne sont pas dirigés par des "fous").

Hamid Hached