Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LNO

LNO

Menu
Futûh Rabbani

Futûh Rabbani

http://df.img.v4.skyrock.net/dfa/scolas/pics/2799647937_1.jpg

Le rituel de 
transe des Aïssâwa est une cérémonie qui se déroule la nuit et est appelé lîla qui est commun à différents groupes confrériques du Maghreb(tels que les Gnawa, les Hamadcha ou encore les Jilala) ; animée par les Aïssâwa, cette soirée est souvent appelée « nuit Aïssâwa » (lîla Aïssâwiyya) ou parfois même et depuis peu au Maroc, « nuit soufie » (lîla sûfiyya). La Lila commence enchaînée par des danses de transe et de possession jusqu'à l'aube.

Futûh Rabbani (désignant l'Ouverture divine ou plus précisément la Sublime Révélation). Le Rabbani ( "divin" ) est une danse structurée en deux parties ; la première est composé d'un chant introductif appelé "ouverture" (Futûh) suivie d'une danse collective appelée simplement Rabbani. Après une très courte litanie au cours de laquelle les Aïssawa réitèrent à haute voix le nom de Dieu (dhikr Allah), le moqaddem (le Maître) entame le chant soufi d'ouverture du Rabbani en s'accompagnant d'un tambour digital à cymbalettes (Buznazen). Il fait face aux danseurs qui reprennent en chœur le refrain. Parfois vêtus de la handira (vêtement traditionnel rayé de rouge et blanc) et pieds nus (symbole du dénuement du mystique), les danseurs se tiennent la main et forment une ligne (saff). La chorégraphie qu'ils réalisent est d'une grande simplicité et se déroule sur deux temps : il s'agit simplement d'un balancement du buste d'avant en arrière sur les premiers et seconds temps du rythme mère joué par le moqqaddem qu'ils appellent at-tahayur ou al-'imâra ( "la plénitude" ). Pendant le chant d'ouverture du Rabbani, on assiste toujours à la danse d'enfants, d'hommes et de femmes du public qui se joignent aux Aïssawa pour chanter le refrain et imiter leurs mouvements corporels.

Selon les Aïssawa il est inutile d'appeler l'esprit du Cheikh El Kamel à se manifester lors d'une Lila. La Lila en elle-même est pour eux un voyage mystique, un pèlerinage symbolique, une visite ascendante et descendante vers le saint fondateur de la confrérie soufie, vers les saints et vers le Prophète Sidna Mohamed. C'est une élévation vers les sphères supérieures dont l'homme n'as pas accès de son vivant. Pour se faire, il emprunte la Tariqa (Méthode) propre à la confrérie et qui découle de la doctrine de Jazouli. De nombreux musicologues ont affirmé à tort que la dernière danse Rabbani qui clôt la hadra est le sommet du rituel. Or, cette dernière danse est le moyen pour les Issawa de redescendre dans le monde des hommes, après avoir emprunté la Tariqa pour se rapprocher du monde réel.

http://df.img.v4.skyrock.net/dfa/scolas/pics/2802674709_small_1.jpg
Source et écoute

Article connexe